* JESUS REVIENT *

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Daniel Guegain


L'huile et le vase (5 ) et fin

Ceci fait suite aux quatre précédentes parties du livre de Daniel GuegainPremière partie://www.michelledastier.org/index.php/2006/01/13/1475-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain

Deuxième partie : //www.michelledastier.org/index.php/2005/06/14/1478-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-deuxieme-partie

Troisième partie : //www.michelledastier.org/index.php/2005/06/16/1481-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-troisieme-partie

Quatrième partie //www.michelledastier.org/index.php/2005/06/13/1477-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-quatrieme-partie

Ma question au Seigneur concernait aussi le vase.

Et Il me donna pour le vase la référence de l’habit de noces. – Matt 22/11 -

Puis Il ajouta Rom 13/I4.

Se revêtir de Christ c’est prendre Christ comme habit.

Inutile d’expliquer que cet habit est un véritable habit de noces. L’homme invité au repas de noces qui n’avait pas revêtu l’habit adéquat n’était donc pas revêtu de Christ. Or Christ est la Parole de Dieu.

 

L’habit de noces est donc la Parole de Dieu.

Et dans la parabole des dix vierges, le vase des sages est donc la Parole de Dieu.

 

Il peut paraître étrange de considérer la Parole de Dieu comme un habit et un vase !

Mais la Parole de Dieu n’est-elle pas le fin lin précieux dont sont formées les œuvres justes des Saints ? – Apoc 19/8 – Car les œuvres des Saints n’ont pas d’autre matériau que celui fourni par la Parole Vivante de Dieu.

De plus n’est-Elle pas aussi le vase qui contient la Vérité ? Et rien que la Vérité ?

Ce n’est pas pour rien que le Seigneur Jésus précise Lui-même à Jean la tenue que portera son Épouse lors des Noces. Un fin lin éclatant et pur qui n’est autre que les œuvres justes des saints.

Le mot grec que l’on traduit généralement par « juste » signifie d’abord « droit ». Les œuvres des Saints sont des œuvres qui n’ont pas à être rectifiées ni même contrôlées par Dieu. Elles possèdent toutes les qualités des œuvres de Dieu Lui-même et sont donc marquées du sceau de Dieu: Dieu connait ce qui est à Lui et sait qu’il n’y a en elles aucune ombre ni pensée d’iniquité.

(C’est ce qui fait dire « Justice» à beaucoup de traducteurs).

Mais comment produire de telles œuvres si ce n’est pas Christ qui les accomplit Lui-même ? Et Christ peut-Il accomplir ces œuvres si la Vérité n’est pas au fond du cœur ?

Si le chrétien se contente de la théologie de son église ou fédération d’églises ou de ses théologiens sans vérifier, non pas la conformité aux Ecritures, mais les fondements dans ces mêmes Écritures, Christ ne peut accomplir ces œuvres faites de lin.

Car c’est une chose de se conformer aux Écritures et c’en est une autre de chercher les fondements dans les Écritures.

Pourquoi « les fondements » ? Parce que si la Parole de Dieu n’a qu’UN fondement: Christ, les œuvres des Saints ont DES fondements dans cette même Parole de Dieu. Cela dépend de chaque œuvre et de ce qu’elle représente.

De plus l’habit de fin lin peut-il revêtir un être qui ne soit pas vérité comme son Seigneur est Vérité ? Tant que Philadelphie ne sera pas constituée, les chrétiens ne seront vérité qu’en espérance, du moins ceux qui ont le cœur pur (non pas quant aux intentions mais quant aux actes eux-mêmes, car tous ceux qui disent « Seigneur ! Seigneur ! » ont certes de bonnes intentions mais cela ne veut pas dire que leurs actes soient agréés de Christ).

Je ne reviens pas sur ce que j’ai dit plus haut concernant la condition des chrétiens morts « en Christ », et donc devant la face de Christ et des saints vivants qui vont composer Philadelphie.

Les œuvres des églises actuelles sont certes conformes aux Écritures (et sont donc fondées par de bonnes intentions) mais elles n’ont pas les fondements des Écritures dont le premier est la Volonté de Dieu.

Ce sont les hommes qui dominent actuellement les églises et non plus Christ.

Il y a trop de ténors qui tiennent beaucoup à ce qu’on les entende et qui s’accrochent avec fermeté à la même partition alors qu’ils devraient céder leur place à une autre voix jusqu’à ce que le Seigneur les rappelle à ce pour quoi ils ont été formés: ténor ! Et rien que ténor. Mais presque tous prennent la place des basses, des soprano, des alto, etc …

On me pardonnera cette image: c’est le Seigneur qui me l’a Inspirée. Mais si dans un orchestre cela se passait ainsi l’orchestre ne ferait pas long feu.

Seulement on se permet tout dans les églises. C’est tellement commode puisque le « chef » n’est pas là. Il a délégué ses pouvoirs aux chrétiens, avec un rôle pour chacun et aussi un temps de repos pour chacun, mais une délégation n’est pas une abdication. Les chrétiens l’oublient facilement.

L’Elie qui vient va actualiser les fondements en les rétablissant dans leur intégrité (Je ne dirai rien ici, cela faisant l’objet d’une autre étude). Il ne va pas former le vase, ni l’habit. Ce n’est pas pour cela qu’il est envoyé. Il va agir sur le contenu du vase de façon à ce qu’il soit pur et parfumé, sur le fin lin de façon à ce qu’il soit éclatant et pur. Le mot pur signifiant non pas que le fin lin a des impuretés mais qu’il n’a simplement besoin que d’une action spéciale du Seigneur pour être vu dans sa pureté inaltérable.

C’est ce que Jésus a fait à ses disciples en leur lavant les pieds – Jean 13/10 – Le sens du mot grec est « propre » (en vue de..), « prêt à ».

En somme c’est la dernière touche du Maître pour en signifier la perfection.

Nous sommes dans ce temps où « Elie » va venir.

Dieu a appelé. Son appel prend fin.

Ce que l’on entend encore n’est que l’écho de sa Voix.

Mais bientôt cet écho va se perdre. C’est la sécheresse qui s’installe.

Elle ne se fait pas encore sentir car il y a toujours de l’eau dans les ruisseaux des églises mais les sources célestes sont fermées.

Pendant des mois il ne pleuvra plus sur l’Eglise.

Mais va-t-on reconnaître cet « Elie » ?

Le vase a aussi une particularité que le Seigneur m’a montrée:

C’est Lui qui le façonne comme Il l’entend.

On pourrait en douter, mais Dieu ne tient pas à mettre l’huile pure et parfumée dans un recipient qui ne correspond pas à ses Vues.

Si la masse d’argile ne se laisse pas travailler alors Il refait la forme, ou Il jette l’argile qui n’est bon à rien.

L’argile n’est pas seulement notre personnalité, mais c’est aussi notre service. Les deux vont ensemble: ou notre personnalité est aux ordres de Dieu – et elle s’épanouit alors – et les oeuvres qu’elle produit sont la lumière qui vient de Christ ou elle ne l’est pas – elle est centrée sur elle-même, inquiète de son impact – et les oeuvres produites ont toutes la marque de l’orgueil. Un orgueil d’autant plus difficile à déceler qu’il ne se met jamais en avant mais se sert à tout moment du Nom de Christ et de sa Parole pour s’en couvrir.

J’ai dit cependant que le vase était la Parole de Dieu. Et voici que je viens d’écrire qu’il pouvait être mal façonné ! N’y-a-t-il pas là une contradiction ?

C’est bien ce qui m’est apparu et j’ai demandé à Dieu de m’éclairer. Voici sa réponse.

Les vierges folles ont certes un vase mais pas d’huile. Elles vont en acheter chez ceux qui en vendent et reviennent, trouvent la porte fermée et supplient l’Epoux de leur ouvrir. L’Epoux refuse, disant qu’Il ne les connait pas.

Parce qu’elles ont mélangé la Parole de Dieu, la Volonté de Dieu avec leur propre parole, leur propre volonté.

Le vase ainsi fait n’est pas un vase d’honneur. Il ne peut contenir l’huile parfaite. Étant ouvrières avec Dieu,

les vierges folles ont sondé leurs propres intentions et non celles de Dieu, et elles ont donné à leur vase une texture que Dieu n’agrée pas.

Malgré leur savoir, malgré leur appartenance à la classe des vierges (refus du monde, etc… ) elles n’en sont pas moins folles car elles ont copié les moyens du monde en les couvrant de la Parole de Dieu.

Elles ont toujours agi par intention et par désir du grandiose, du spectaculaire, oubliant que tout cela était le signe de l’Ancienne Alliance, mais que celui de la Nouvelle Alliance est fondée sur l’imitation de Christ.

D’où le résultat.

Quand on copie les moyens du monde, on ne doit pas dire que c’est Dieu qui les a inspirés.

Dieu veut des matériaux purs. Les vierges folles disent imiter le Seigneur. Il attirait de grandes foules et de grandes foules Le suivaient et croyaient en Lui parce qu’Il faisait beaucoup de miracles.

Elles étaient étonnées de l’autorité qui imprégnait ses discours, mais acceptaient rarement ces discours quand le Seigneur enseignait le renoncement, les peines, la Croix. Presque tous ses disciples L’ont un jour quitté parce que ses Paroles étaient dures et finalement Il s’est retrouvé presque seul.

La Pentecôte a amené 3000 âmes. Une autre occasion 5000 ! L’Eglise a augmenté en nombre mais il n’apparait pas qu’elle ait été une force spectaculaire par ses rassemblements et ses édifices.

Le Seigneur l’appelle « petit troupeau » et les Apôtres ont toujours parlé de  » l’église qui est dans la maison …. ».

A mesure qu’on lit les Actes on découvre que les grandes manifestations du début font place à une rencontre de plus en plus personnelle avec les individus, plutôt qu’à des discours du haut d’une estrade à une foule plus ou moins dense. L’expérience de Paul à Athènes le prouve bien, même si la ville présentait un caractère un peu spécial. Mais toutes les villes Grecques avaient des « aréopages » , lieux où les philosophes discouraient et où l’on pouvait apprendre les dernières nouvelles.

C’est le seul texte qui nous montre Paul se servant d’un lieu païen pour y annoncer la bonne nouvelle. Ce ne sera du reste pas un franc succès parce que les lieux païens offrent toujours l’incrédulité et la superficialité.

C’est bien pourquoi Paul a dit de l’imiter aussi, complétant l’exemple du Seigneur qui se méfiait beaucoup du nombreCe dont les chrétiens actuels ne se méfient plus.

Et notamment ceux qui ont pourtant l’intégrité du message de Dieu après tous les réveils qu’Il a suscités.

Le vase n’est pas d’honneur.

Un vase d’honneur ne peut servir qu’à un usage noble et dans un lieu noble. L’usage réclame l’assentiment du propriétaire – les chrétiens ne sont pas propriétaires de leur vase – et on ne peut jeter des perles devant les pourceaux.

Le Seigneur n’a jamais réclamé des siens de semer l’Evangile « à tout vent » mais dans un champ.

Le champ c’est la terre qui a été préparée par Dieu en personne et quand cela n’a pas été préparé, Il en interdit l’accès et les semailles.

Témoigner de Christ n’a jamais été d’évangéliser partout, mais là où on est certain qu’il y aura une récolte malgré les déchets inévitables dus au chemin, aux pierres, à la sécheresse des sentiments peu profonds, aux préoccupations d’environnement et d’avenir.

On ne peut semer que dans le champ du propriétaire et avec son accord, car Il est seul juge du temps et des moyens. Les Eglises actuelles n’ont que très rarement cette pensée.

Les vierges folles disent que l’Esprit leur parle mais on ne le dirait pas.

Ce ne sont pas les résultats qui comptent mais les fruits produits par les résultats. La parabole du semeur nous le montre bien: ce n’est pas ce qui lève qui importe mais combien un grain a rapporté au bout du compte.

Il ne semble pas que les vierges folles s’en soient soucié. Et leur vase s’en ressent. Pour qu’elles puissent posséder l’huile pure et parfumée, il faut un vase d’honneur, un vase qui fasse honneur, non aux chrétiens, donc à des hommes, mais à Dieu. C’est différent.

Le Seigneur m’a en effet montré que dans la Jérusalem Céleste, on verra des Saints qui n’ont gagné que quelques âmes et qu’on n’y verra pas des chrétiens qui ont fait quantité de choses pour Lui,mais sans LUI.

Il y a beaucoup de versets dans la Parole de Dieu qui le prouvent, mais je laisserai le soin à ceux qui ne sont pas d’accord avec moi de me démontrer – par la Parole de Dieu – qu’ils ont raison.

Je ferai une simple remarque : en elle-même, l’action de présenter l’Evangile ne perd pas sa récompense, mais cette action passe aussi au travers du feu et il n’en résulte que ce que nous avons vu plus haut concernant ce passage dans le feu.

Pour ce qui est du fin lin on peut appliquer les mêmes remarques, mais le qualificatif « fin » nécessite une précision.

Si le lin représente, comme le vase, le travail qui est fait avec Dieu, la finesse du lin est déterminée par les attitudes du coeur et donc de notre attitude devant Dieu.

- Lui sommes-nous agréables, comme son Fils l’a été ?

Pas autant qu’on le voudrait certainement et les raisons en sont nombreuses. Ce n’est pourtant pas de cette façon que le Seigneur considère notre amabilité à son égard.

Lui être agréable c’est demeurer en Lui afin qu’II demeure en nous. Demeurer en Lui c’est accomplir sa Volonté que certains peuvent trouver difficile à comprendre, mais que ceux qui vivent au contact permanent de Dieu trouvent agréable, bonne et parfaite – Rom 12/2 -

(Remarquons que ce verset commence par les mots :  » Ne vous conformez pas au siècle présent mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin que… », ce qui est bien explicite concernant les agissements des chrétiens et des églises actuellement).

L’agrément à cette Volonté permet la contemplation de Dieu (qui est contrairement à ce que beaucoup croient, non pas le fait d’admirer Dieu au propre et au figuré, mais de voir l’épanouissement de la Nature de Dieu au travers de ses Oeuvres si merveilleuses pour ses Enfants, jour après jour).

Quand on contemple Dieu ainsi Il nous invite alors à demeurer en Lui – ce qui est : entrer dans le repos de Dieu – et Il demeure ensuite en nous. Ce repos conduit alors le chrétien à laisser Dieu agir pour lui et à simplement entrer dans les oeuvres que Dieu accomplit et qu’II place sur sa route pour vraiment glorifier son Nom.

Aucun chrétien ne peut glorifier le Nom de Dieu si ce n’est pas Dieu qui fait cette action de glorifIcation.

Les vierges folles pensent que glorifier Dieu, c’est faire ceci et se tenir comme cela.

Rien de ce qui est humain ne peut glorifier le Seigneur, pas même si c’est le plus parfait des chrétiens qui en est l’auteur.

En fait c’est là le fin lin .. Il reflète la Gloire de Dieu mais n’est visible que lorsque Dieu le veut (et encore pas à tous les chrétiens) et seulement quand le Seigneur le veut.

II n’y eut que trois disciples qui virent la transfiguration du Seigneur et la blancheur immaculée de ses vêtements. Même le chrétien qui est revêtu de fin lin peut ne jamais en voir la finesse. Il ne vaut mieux pas, du reste, qu’il la voit.

Il n’est donc pas étonnant que le fin lin soit déclaré « éclatant et pur ».

Une dernière précision m’a été donnée concernant le « ministère » de l’Elie qui vient. Malachie dit qu’il ramènera le coeur des pères à leurs fils et le coeur des fils à leurs pères. J’ai toujours compris, par la Grâce de Dieu, que l’Elie qui vient ramènerait la foi des pères, c’est-à-dire, leur exemple de vie, à nous, leurs enfants dans la Foi, et notre consécration à Dieu, à leur exemple.

Mais je n ‘avais jamais eu d ‘illustration dans la Parole de Dieu de cette pensée. Et pour cela le Seigneur me fit comprendre que le fin lin représentait le résultat de l’action sur le coeur des pères vers leurs fils, et le vase, le résultat de l’action sur le coeur des fils vers leurs pères

Le Seigneur me conduisit d’abord dans Hebreux 11/4-40. Je saisis alors que ce chapitre qu’on intitule la Foi par excellence est en fait la description de la vie des pères en question, vie que le Seigneur désire que nous vivions comme eux.

Il leur avait été promis le fin lin mais ils ont du attendre notre époque pour s’en voir revêtus et c’est bien ce que le Seigneur m’avait montré ( que j’ai décrit plus haut), à savoir que les morts en Christ ne recevraient la perfection que devant la Face de Christ.

Puis le Seigneur me conduisit dans Jer 15/19:

« .. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. » ct 2 Thess 2/13-15 -

Jérémie fut le seul de son temps à proclamer la Parole de l’Eternel, parce qu’il n’y avait en lui qu’un seul désir: celui de demeurer fidèle à Dieu, non pas seulement en paroles mais aussi en esprit, ce qui est beaucoup plus difficile, contrairement à ses concitoyens, dont la foi reposait plus sur les affirmations des sacrificateurs de l’époque, qui interprétaient les Ecritures selon la mouvance du jour, que sur la Parole de Dieu.

C’est à Jérémie que Dieu donna l’image du potier et il fut bien le prophète qui fut façonné par la main de Dieu, au point que nul chrétien ne voudrait être Jérémie.

En affirmant à Timothée ce qu’un chrétien doit être – 2 Tim 2/19-21 – Paul explique comment Dieu forme le vase pour qu’il soit d’honneur. Travailler le lin pour qu’il soit plus fin et façonner le vase pour qu’il soit d’honneur n’est certes pas des plus agréables mais le résultat vaut bien plus (et c’est sans comparaison) que le manque d’agrément.

C’est ce qui attend les chrétiens qui veulent faire partie de Philadelphie.

En quelque sorte le travail a déjà été commencé car Dieu a déjà choisi des futurs partenaires de Philadelphie. D’autres vont s’y ajouter car la parole de l’Elie qui vient aura un écho dans bien des coeurs (Ce qui ne signifie pas qu’il s’agit d’un réveil de masse, loin de là !), mais ces coeurs-là ne sont nullement les coeurs des vierges folles.

Uniquement des sages, c’est-à-dire des chrétiens qui actuellement ont une soif intense du Dieu Vivant, mais qui vivent encore sous un joug, celui d’une confession de foi, qui pour être entièrement biblique n’en est pas moins un carcan dont il est interdit de sortir

(Je ferai remarquer que la confession de foi en elle-même n’est pas dangereuse, mais c’est son interprétation par les dirigeants qui l’est).

Que le Seigneur vous dirige donc et qu’II vous conduise dans sa Parole, non selon votre idée mais selon l’ Esprit de sa Parole.

Qu’Il vous donne d’ouvrir les yeux afin que de tout votre coeur vous souhaitiez avoir cet esprit de repentance qui est la condition sine qua non pour faire partie de Philadelphie.

Et je le rappelle encore ce n’est pas la repentance de ses péchés, mais celle d’avoir vécu la Parole de Dieu d’une façon qui ne correspondait pas au désir du Saint Esprit .

Tel fut le message de Jean-Baptiste, l’Elie déjà venu, et tel sera le message de l’Elie qui vient.

D.GUEGAIN

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Note sur l’huile concassée pure et le parfum unique (Condensé d’une étude plus détaillée)

Le mot « concassées » souligne que les olives étaient auparavant débarrassées de leur noyau, coupées en morceaux. Mais Exode 27/21 nous donne un détail précieux: on ne pouvait presser les olives que dans le sanctuaire, dans le Lieu Saint, c’est-à-dire en face du Lieu Très Saint et au milieu des meubles qui servaient au culte : table des pains de proposition, chandelier, autel des parfums

L’application dans la vie chrétienne est ici très facile: Christ, dépouillé de sa Vie purement divine (le noyau) pour pouvoir être brisé en plusieurs parts et écrasé sous le poids de la souffrance à cause du péché (le pressoir) et cela devant la face de Dieu (le Lieu Tres Saint) au milieu du Lieu Saint, c’est-à-dire au milieu de ses frères les sacrificateurs et de tout ce qui était au service de Dieu.

Les composants du parfum unique étaient :

1- Le stacté provient d’un arbre épineux qui laisse couler goutte à goutte une sève blanche très odoriférante mais d’une saveur amère

2- L’ongle odorant provient de l’opercule corné en forme d’ongle fixé au pied de certains mollusques dont la fonction est de fermer la coquille quand l’animal s’est retiré dedans. C’est une substance tres odoriférante.

3. Le galbanum provient d’une plante dont la base de la tige et des feuilles donne une résine très odoriférante mais d’une saveur très amère. L’odeur déposée sur les doigts demeure très longtemps malgré plusieurs lavages des mains.

4 – L’encens pur provient d’un arbre résineux : c’est une gomme résine qui s’écoule sous forme de larmes jaunâtres ou rougeâtres et qui en brûlant produit une flamme blanche.

Remarque.

Il est bien évident que le chiffre 7000 qui est cité dans cette étude n’est pas le chiffre du nombre des vierges sages ! Il n’est employé que par rapport à la similitude de situation entre le peuple d’Israël et les églises de nos jours. Dieu seul en connaît le nombre. Cependant on peut aussi en déduire que les vierges sages ne sont pas légion par rapport au nombre évalué d’hommes et de femmes que se disent chrétiens, nombre déjà peu important par rapport à la population mondiale.

Si beaucoup entendent la proclamation de l’Evangile, il y a cependant beaucoup de perte parce que chaque homme a toujours une bonne raison de ne pas répondre à l’appel de Dieu.

L’Eglise de Philadelphie est vraiment petite ! Mais précieuse et tellement vivante aux Yeux de Dieu que ses ennemis s’inclineront devant elle, non pas d’une manière visible car le verset signifie simplement que la puissance de la synagogue de Satan sera sans effet sur elle.

                                             Michèle D'Astier de la Vigerie 

 

 

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29/07/2014
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" L'huile et le vase ( 4 )

Ceci fait suite aux trois précédentes parties du livre de Daniel Guegain:

Première partie ://www.michelledastier.org/index.php/2006/01/13/1475-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain

Deuxième partie : //www.michelledastier.org/index.php/2005/06/14/1478-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-deuxieme-partie

Troisième partie : //www.michelledastier.org/index.php/2005/06/16/1481-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-troisieme-partie

Note M.A.V.: Cette quatrième partie entre dans la profondeur du sujet et va déranger beaucoup d’idées reçues, de fausses doctrines « confortables », et, on peut l’espérer, ramener une sainte crainte de Dieu chez beaucoup. Alors, avant de vous précipiter pour faire des commentaires contradictoires, munissez-vous de votre Bible, réétudiez les textes qui parlent de ce sujet épineux, et cherchez la sagesse d’en Haut et les réponses du Seigneur… pas celles des hommes qui caressent agréablement les oreilles… mais qui envoient à la perdition ! 

Eph 3/17 dit que les chrétiens doivent être enracinés et fondés.

Autrement dit, les chrétiens doivent être la chasse enracinée et fondée dans la monture (l’Amour de Christ) qui enserre la pierre précieuse ou le métal précieux et pur qu’est Christ.

Mais tout dépend de la manière dont ils puisent en Christ.

Si c’est selon la Volonté du Père, ce sera ce qui est précieux. Mais si c’est fait selon la volonté des chrétiens, même avec la meilleure intention et le plus parfait désir de faire ce qu’il y a de mieux et de plus beau, ce sera ce qui va se décomposer avec le temps et qui peut brûler.

 

Cela peut sembler étrange que nous puissions ainsi utiliser Christ. Mais Il nous a fait don de sa Vie:

« Je donne ma Vie … »

C’est à nous qu’II l’a donnée et non aux hommes du monde.

Il a expié le péché du monde mais Il a donné sa Vie à ses Amis.

Il est paradoxal de penser que la Vie de Christ revêt différents aspects: or, argent, pierres précieuses (Je ne dirai rien ici sur la signification spirituelle et pratique, cela étant l’objet d ‘une autre étude) mais ces trois aspects ne sont pas une gradation de valeur. C’est une différence d’approche qui est voulue par le Seigneur Lui-même.

Il apparait bien alors que le chrétien peut apporter dans la vie des églises une part qui n’est pas désirée par Dieu et c’est cette part que le Seigneur dénonce, qu’Il personnifie sous les traits de cadavres ayant tout ce qu’il faut pour vivre, mais qui n’ont pas ce qui fait la vie: l’animation de l’Esprit Saint.

À ceux-là, et ils sont très nombreux, il est réservé un sort terrible: ils ne seront pas dans la Jérusalem céleste. Ils ne feront pas partie de l’Épouse de Christ. Ils auront droit au salut mais en dehors de la Ville.

C’est ce à quoi correspond 2 Cor 5/10 et trouve ici son explication car en Christ il n’y a plus de condamnation mais attribution. Ceux-là sont sauvés « comme au travers du feu ». Leur salut ne peut être « brûlé» mais les œuvres qui suivent leur salut le seront bel et bien.

Or il ne suffit pas d’être sauvé pour avoir la Vie Éternelle, il faut avoir fait toute la Volonté du Père, c’est-à-dire Le connaître – Jean 17/3 -

Or pour connaître Dieu, il faut Lui obéir et ainsi demeurer dans son Intimité.

Et Lui obéir ce n’est pas observer les sacrifices et les holocaustes, c’est Lui plaire en tout.

Que l’on médite sur l’exemple du peuple d’Israël et l’on comprendra. Mais les églises, les chrétiens de nos jours acceptent-ils d’être comparés au peuple d’Israël ? N’avons-nous pas tendance à dire que nous ne lui ressemblons pas? Nous nous reposons très fortement sur le salut acquis à Golgotha, tout comme le peuple d’Israël se reposait fortement sur la promesse faite à Abraham et à ses descendants en Isaac.

Sommes-nous meilleurs que les israélites du royaume de Juda ?

Ne serait-il pas lamentable d’avoir vécu tout proche des mystères de la Vie Éternelle et d’être privé de la présence de Celui qui est la Vie Éternelle ?

C’est la Parole de Dieu qui le dit:

« Si l’oeuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense … » -1 Cor 3/15 -

La récompense n’est pas la Vie Éternelle car la Vie Éternelle est un don de Dieu par Jésus-Christ et non une récompense,

Or l’état actuel des églises, des chrétiens donc, ne permet pas cette récompense car on bâtit avec du bois, du foin et du chaume.

La récompense n’est pas non plus un grade que l’on obtiendrait dans la Nouvelle Jérusalem, où il n’y aura que des « Rois et des Sacrificateurs »

La récompense c’est la présence de Christ à nos côtés en permanence.

C’est LE voir. C’est voir DIEU dans toute la plénitude de sa Divinité. C’est surtout LE vivre dans une plénitude qu’il n’est pas possible de décrire ici. Ce qui n’est pas encore réalisable maintenant, ni dans les Cieux (pour ceux qui sont morts en Christ) ni sur la terre.

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Esprit, souffle sur ces cadavres et qu’ils revivent !

Le Seigneur demande à tous de se repentir car voici II vient pour séparer l’ivraie du bon grain. Il vient pour rendre la VIE à ceux qui ont soif de LUI et les mettre de côté en les protégeant de la paume de sa Main. Mais du revers de la même Main Il va déblayer le chemin afin que les Vierges sages, les chrétiens Vainqueurs puissent aller à la rencontre du Seigneur Jésus qui va les appeler.

Il est bien évident que le Seigneur ne m’a pas dévoilé le contenu des quatre dimensions de son Amour, ni comment Il allait opérer, ni par quoi II allait commencer. Je n’ai pas cherché à savoir car cela aurait été faire office de devin. À quoi du reste cela me servirait-il, puisque ces choses doivent nous être enseignées par le Grand Berger Lui-même, aucun homme n’étant capable de le faire actuellement.

Mais ce dont je suis certain c’est que le Seigneur Jésus va préparer les chrétiens sages pendant un temps qui sera un temps de sommeil durant lequel ils vont « user» l’huile contenue dans le flambeau, afin qu’au réveil ils trouvent l’huile pure qu’il auront eue la précaution de mettre de côté et qu’ils pourrons utiliser puisque ce sera la seule qui leur permettra d’aller à la rencontre de l’Époux

Le mot sommeil a attiré mon attention, mais immédiatement dans mon esprit est venu le mot sécheresse. Apparemment il n’y a aucun lien entre « sommeil » et « sécheresse ». Pourtant aux yeux du Seigneur il y a un lien: la pensée me vint avec la profonde conviction que sait donner le Saint-Esprit que lorsque la nature connait un temps de sécheresse, c’est qu’elle est en sommeil.

Ou plus exactement, c’est que la pluie est en sommeil.

Et il m’apparut que le sommeil des dix vierges étaient le sommeil dû à la sécheresse spirituelle.

La nuit est venue et selon les Paroles du Seigneur Jésus, il n’est plus possible de travailler pendant la nuit. Pourquoi ? Tout simplement parce que le temps est venu où Dieu règle le salaire des ouvriers qu’II a appelés dans sa vigne.

Nous sommes les ouvriers de la onzième heure et si nous n’avons pas peiné comme les autres ouvriers qui sont venus avant nous et souvent ont travaillé dans des conditions très pénibles, nous allons recevoir le même salaire.

Ce salaire n’est pas la Vie Eternelle, car Dieu n’aurait pas employé dans sa vigne des ouvriers non qualifiés (ce qui ne veut pas dire que tous sont hautement qualifiés) mais ce salaire, c’est un denier – Matt 20,116 – Il faut savoir qu’au temps du Seigneur un denier était le salaire normal d’une journée de travail et non le taux horaire.

À ceux qui pensent que Dieu n’est pas juste, le Seigneur a bien répondu car ce denier représente la dépense nécessaire à la nourriture d’une personne pour une journée. Ce denier n’est pas accordé en fonction de la peine qui a été prise pour le travail mais c’est un forfait tout horaire, qu’on accepte ou non.

Ce denier, c’est le prix que Dieu estime devoir nous donner lorsque nous prenons la peine de garder sa Parole et de l’entretenir soigneusement.

Que nous ayons été appelés le matin ou à la onzième heure, c’est un denier.

Ce denier, c’est le prix d’un vase, un beau vase puisque c’est le prix d’une journée de travail.

Or ce qui est important de noter, c’est que le denier n’est donné qu’au soir de la journée, comme Il est logique de payer le salaire après le travail et non avant. Comme tous les ouvriers étaient qualifiés il n’y a pas eu inspection du travail (comme dans la parabole des talents), mais paiement du salaire. Le propriétaire a fait confiance en embauchant ces ouvriers et il paie sans marchander.

Bienheureux sont les ouvriers de la dernière heure car ils profitent sans doute des heures de travail des autres présents avant eux, mais leur travail est sans doute plus délicat, car si ce sont les autres qui ont débroussaillé, ce sont eux qui doivent donner la finition au travail afin que l’ensemble soit parfait.

Dans tous les travaux, c’est la finition qui demande le plus de délicatesse dans les mouvements. (Ceci dit la parabole des ouvriers de la onzième heure signifie aussi bien autre chose). Les apôtres connaissaient bien cette règle : l’un laboure, enlève les pierres, l’autre sème, etc, etc … – 1 Cor 3/6-9

Pourquoi les ouvriers de la onzième heure sont-ils payés autant que ceux de la première ? D’abord parce qu’ils ont convenu du salaire et en ont été d’accord. Ensuite parce que Dieu considère que le travail de la onzième heure est bien plus délicat, parce qu’il s’ exécute alors que le soleil n’éclaire plus franchement les personnes et les choses.

Pour donner des soins à une vigne il faut normalement travailler en pleine lumière. Quand le soleil est bas sur l’horizon le viticulteur ne laisse dans sa vigne que des ouvriers qui savent exactement ce qu’il faut faire: ils ne taillent plus, mais ils préparent le travail du lendemain. Or un travail bien préparé est déjà à moitié exécuté.

Cependant dans les églises actuellement c’est la préparation du travail pour le lendemain qui laisse à désirer.

On ne devrait y trouver que des ouvriers capables et attentifs aux conseils du viticulteur. Ils sont tous capables mais tous ne sont pas attentifs au souci du viticulteur et beaucoup font ce qui leur parait bon. Certes ils reçoivent le vase en prix.

Mais ce qui va remplir ce vase est fonction de l’attention que l’on va apporter au souci du Divin Vigneron. Car c’est Lui qui remplit le vase.

Une remarque s’impose à ce moment. Le Seigneur Jésus a parlé de n’importe quelle journée et non d’une en particulier. Cela signifie que chaque jour nous devons renouveler le vase. Il ne faut pas se contenter du vase que nous avons obtenu il y a ..X . temps, mais d’avoir le vase du jour. A cet instant m’est venu l’histoire de la veuve de Sarepta -1 Rois 17/8-16 – Cette veuve ne conservait pas son huile dans un vase trop petit, ni dans un vase trop grand mais dans un vase dont elle avait jugé la contenance suffisante pour l’huile de tous les jours en ces temps difficiles (la réserve étant en temps normal conservée dans des jarres d’une grande contenance ).

 Le vase que le chrétien reçoit donc chaque jour a une certaine contenance. Elle doit être suffisante pour une journée. Et de plus il faut aussi avoir soin de le remplir sinon ce vase ne sert à rien. Or dans la parabole de Matt 25 lorsque les vierges se réveillent, les folles ne demandent pas un vase mais de l’huile.

Elle ont le vase mais il ne contient point d’huile.

La raison en est simple.

Pendant la famine la veuve de Sarepta avait un vase et c’est le Seigneur qui le remplissait chaque jour car cette veuve avait sacrifié ce qui restait pour elle et son fils à l’Éternel. En l’occurrence le prophète qui avait travaillé comme l’Éternel le voulait. Sa remarque prouve qu’elle n’avait juste que de quoi faire un dernier gâteau. Mais avec ce qui lui restait elle en fit cependant deux.

Cela nous prouve que le chrétien de la onzième heure gagne son vase (même si c’est par la Grâce de Dieu), mais que l’huile qui doit remplir ce vase est un don direct de Dieu.

De plus ce vase est de la contenance de circonstance: temps difficiles, disette spirituelle, agressions continuelles de l’ennemi. Et il faut aussi faire remarquer que les chrétiens qui vivent ces moments sont arrivés au soir du temps de l’Église. Ce soir précède juste le jour de l’Éternel. (N’oublions pas que les Juifs ne faisaient pas commencer la journée le matin comme nous, mais le soir au coucher du soleil. D’où Gen 1).

Je ne mets pas en doute que les églises actuelles, les chrétiens donc, gagnent un vase et que c’est Dieu Lui-même qui le remplit. Mais Il le remplit avec l’huile qu’Il a tirée dans son pressoir des éléments que les chrétiens Lui ont donnés. À part les 7000, tous les autres ont avec leur huile fait des gâteaux pour eux-mêmes et ont du même coup fait des libations à Baal et à Astarté.

Ils se sont d’abord servis eux-mêmes de l’huile, c’est-à-dire qu’ils ont fait des œuvres totalement humaines puisque l’origine de l’huile était due aux oliviers humains et ils ont ensuite offert à Dieu ces œuvres qui n’étaient pas agréées de Dieu parce qu’elle n’avaient aucunement la marque de la Volonté Divine.

Leur propre volonté c’est Baal, et leur zèle religieux c’est Astarté.

Ils se sont servi de l’Amour de Christ pour eux-mêmes, bien qu’il y manquât une dimension.

Les 7000 ont d’abord fait un gâteau à l’Éternel puis, avec le reste, ils en ont fait un pour eux.C’est-à-dire qu’ils n’ont pas travaillé dans la vigne pour leur propre compte mais pour celui de leur Seigneur: toute leur œuvre n’a jamais été selon leur propre estimation ou pensée, mais comme leur Seigneur l’entendait. Ils ont entendu sa Voix sans écouter leur raison, ni leur raisonnement. Ni même leur logique, si élevée fût-elle. Même spirituelle. Ils ont rendu les 4 dimensions.

Autrement dit l’huile qu’ils ont reçue du pressoir de Dieu a été de l’huile pure d’olive concassée et parfumée selon le goût de Dieu. Les olives provenaient de l’Olivier par excellence. Les autres ouvriers ramassaient leurs olives sur des oliviers sauvages (le fruit de leur travail selon leurs pensées), mais eux ramassaient les olives de l’Olivier franc (le fruit du travail du Saint Esprit en eux et par eux). Et de plus, ils donnaient le résultat de tout cela à Dieu seul sans en attendre une récompense pour eux-mêmes car la plupart du temps il ne voyaient pas dans leur travail le succès que les autres obtenaient.

Mais cela se comprend puisque tout était offert à Dieu, alors que les autres gardaient tout pour eux et pouvaient donc en tirer gloire.

Mais Dieu n’oublie rien et Il avait recueilli Lui-même l’huile ainsi donnée parce qu’elle Lui était agréable et Il l’avait conservée afin de la rendre au moment où les 7000 en auraient besoin. La Parole de Dieu nous dit que Dieu n’oublie pas le travail de chacun et qu’Il rend à chacun selon ses oeuvres – Apoc 2/23 -Heb 6/10 -

Et les 7000 en ont besoin au moment du réveil. Parce qu’il y a eu sécheresse, l’huile des lampes n’a pu se renouveler. Les 7000 découvrent alors que ce qu’ils ont eu soin de confier au Seigneur n’a pas été perdu ni consumé mais leur a été rendu dans le vase, tandis que les autres, ayant tout dépensé, n’ont plus rien. Pendant le temps où les 7000 sages vont aller à la rencontre de l’Epoux et recevoir les bienfaits de l’huile pure et parfumée qui les éclaire, les autres vierges folles devront refaire tout le travail.

Mais elles n’au- ront pas le temps d’aller re- joindre l’Époux qu’accompa- gnent déjà les sages.

Elles se rendront donc directe- ment à la salle du festin de noces,

mais l’Époux ne les recevra pas, la porte étant fermée.

On retrouve là aussi l’idée contenue dans Apoc 3/8. La porte ouverte ne peut être fermée et la porte fermée ne peut être ouverte. L’huile pure garde la porte ouverte et ne permet pas de la fermer et l’huile non purifiée ne peut garder la porte ouverte, mais ne peut l’ouvrir non plus.

(Non purifiée ne veut pas dire « impure » dans le sens démoniaque ou dans le sens du péché, mais « qui n’a pas été raffinée »).

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Suite prochainement.

                                                       Michèle d'Astier de la Vigerie


29/07/2014
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" L'huile et le vase ( 3 )

Les fils de Coré étaient des chantres de l’Eternel.

Ils louaient l’Eternel dans sonTemple et nul doute que cette louange n’était pas rudimentaire Mais les fils de Coré vivaient dans un temps pénible où l’oppression se manifestait – Ps 42-44 – mais leur cri était:

« Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant ! »

Non pas le Dieu intérieur mais le Dieu de toute la Création, le Dieu dans toute sa Gloire, le Dieu dans toute la Divinité de ses Personnes – Père, Fils, Saint Esprit – (les courants d’eau).

…Pour découvrir les Sources des Ecritures, il faut avoir constaté et avoir éprouvé la soif de Dieu. Non pas la soif de percer les Ecritures mais la soif de la Parole de Dieu.

 

Comment pouvaient-ils avoir soif, eux qui louaient Dieu avec des paroles magnifiques

Ps 45 – 47 – 48 -etc ..

Si nous avions seu- lement de telles lou- anges dans nos églises, ne serions- nous pas comblés ?

Mais les fils de Coré avaient soif. Ce qu’ils buvaient de Dieu était entaché de leur propre limitation. Et ils sentaient bien une autre soif qui venait du plus profond d’eux-mêmes, ce fond où leur amour de la Parole Vivante de Dieu s’enracinait jour après Jour et créait la Vérité après laquelle ils soupiraient comme les cerfs soupirent après l’eau.

Cette Vérité c’est l’Eau Vive que le Seigneur Jésus promettait à la Samaritaine

Elle est pour nous dans la parabole des vierges l’élément qui va faire naître l’huile qui doit être mise dans un vase.

Non pas que l’Eau Vive se soit transformée en huile, mais elle permet de retirer l’huile du pressoir qui s’est mis en route sous l’effet du courant de cette Eau Vive.

Cette huile provient du coeur même de Christ qui est étreint (pressé) par l’Amour qu’Il nous porte.

Et c’est une huile pure, parfaite, sans aucune odeur désagréable mais au contraire parfumée avec un parfum dont la composition est unique* – Exode 27/20 -30n4-38 –

  • Voir en appendice du livre quelques remarques sur cette huile et ce parfum décrit en Exode.

C’est cette huile qui va dans le vase.

Si l’Ancien Testament en donne la composition matérielle, le Nouveau Testament en donne la composition spirituelle – Eph 3/17-19 – C’est la description des composants de l’huile qui n’est fabriquée que par le Seigneur Lui-même: cette fabrication ne se fait qu’avec les composants qui proviennent seulement des dimensions de son Amour.

L’apôtre Paul nous donne les dimensions de l’Amour de Christ. C’est un Amour qui se mesure en quatre dimensions selon son critère: largeur -longueur -hauteur -profondeur.

L’homme n’a que trois dimensions, les deux dernières se confondant selon que l’on mesure du bas ou d’en haut. En effet si l’homme a la perception de la hauteur ct de la profondeur, il n’y a pour lui que trois dimensions.

Pour le Seigneur il y en a quatre:

- largeur, parce que Dieu ne donne jamais rien avec parcimonie –

- longueur, parce que Dieu donne en ne se limitant jamais à l’endroit, au temps et aux circonstances

- hauteur, parce que Dieu donne toujours d’une manière qui n’a son origine qu’En-Haut

- profondeur, parce que Dieu donne d’une manière aussi profonde que sa Nature l’est.

Les dimensions de l’Amour de Christ – c’est-à-dire de l’Amour du Père révélé et vécu en Christ et par Christ – sont le summum de la connaissance que le chrétien peut avoir de Dieu sur cette terre.

Il s’agit d’une connaissance qui ne peut être fondée sur notre communion avec Lui, ni sur notre fidélité, quoique communion et fidélité soient nécessaires pour entrer dans cette connaissance.

Mais une fois passé la porte qui permet d’entrer dans cette connaissance, communion et fidélité, si elles sont toujours présentes, ne sont plus les piliers de la connaissance.

La communion et la fidélité sont une grâce de Dieu accordée à ceux dont le coeur retient la Vérité et qui parlent et agissent selon la Vérité de leur coeur. – Ps 51/8 – et qui marchent donc dans la Vérité – Ps 86/11 -

(que Segond traduit malencontreusement par fidélité).

S’il s’agit d’une grâce divine il n’en faut pas moins une volonté de l’homme pour la mettre en application. Or tout ce qui est participation de l’homme, même chrétien lavé et purifié, est entâché aux yeux de Dieu d’imperfection. Parce que les chrétiens sont encore sur terre, Dieu tolère cette imperfection, puisque Christ a rétabli la perfection pour eux, mais elle n’en existe pas moins.

La réalisation de la connaissance de l’Amour de Christ ne peut donc pas se faire sur terre.

Tant que le chrétien n’est pas mort il promène avec lui cette imperfection, contre son gré. Une fois son âme et son esprit recueillis auprès de Dieu, l’imperfection cesse. Il jouit alors d’une félicité qu’il ne peut connaître sur terre et se trouve donc, par la présence permanente de Christ dans ces lieux de félicité, enseigné sur toute la personne de Christ.

Cela ne veut pas dire qu’il connait tout sur Dieu.

Il lui faudra attendre la resurrection pour tout connaître sur les Personnes de Dieu, puisqu’à ce moment-là il sera semblable à son Seigneur -1 Jean 3/2 -1Cor 13/10-12

Ceux qui sont morts en Christ ont donc un avantage sur nous les vivants. Et au moment de l’enlèvement, ils auront encore cet avantage.

Mais Dieu a aussi voulu que les vivants qui participeront à cet enlèvement aient aussi la même connaissance que ceux qui seront ressuscités afin que tous soient au même niveau de connaissance, afin de revêtir l’Immortalité et l’Incorruptibilité de Christ.

On pourrait penser que le même niveau pour tous est inutile, le principal n’étant-il pas d’être Jugé par Dieu digne d’être enlevé.

C’est justement ce qui importe aux yeux de Dieu. Nul élève ne peut obtenir son diplome final s’il n’a pas acquis toutes les connaissances requises. Nul héritier ne peut gérer seul son héritage s’il n’a pas acquis la maturité jugée necessaire (Les hommes pensent que c’est à la Majorité).

Sur cette terre le chrétien acquiert une certaine connaissance de Dieu. Dieu en juge le niveau, non sur la quantité que nous en avons reçue mais sur la Vérité que nous avons mise à mettre en pratique la connaissance reçue.

Tout autre forme de critère serait inique. Et ainsi c’est Christ qui parachève la connaissance et pour participer à l’enlèvement chaque mort en Christ (on remarquera bien qu’il n’est pas dit : « chaque chrétien ») aura prouvé que l’Amour de la Vérité (paroles -pensées -actions) a été le seul mobile de ce qu’il a été pendant sa vie sur terre.

Les vivants seraient donc désavantagés mais Dieu ne fait pas ce que les hommes font. Il a préparé un temps où les vivants qui seront transformés en un clin d’oeil au moment de l’enlèvement recevront cette même connaissance sans être passés par la mort – quoique morts à eux-mêmes.

Ce temps est celui qui est compris entre le moment où les vierges sages se réveillent et celui où elles rencontrent l’Epoux après avoir été à sa rencontre.

Temps très court – quelques années selon la Parole de Dieu – divisé en deux parties, l’une concernant le ministère de l’Elie, celui qui est annoncé en Mal 4/5-6 et l’autre concernant la conduite et l’enseignement par Christ LUI-même de ces vivants qui forment l’Eglise de Philadelphie.

Mais on le voit bien par la parabole des dix vierges :

tous les chrétiens ne font pas partie de Phila- delphie.

Si on en croit les tenants du grand réveil de masse avant la venue de Christ, l’Eglise de Philadelphie devrait être une église aux nombreux membres, une église puissante, à la fois par sa masse et par sa vie spirituelle.

Mais une fois de plus, c’est contraire aux Ecritures qui disent qu’elle a peu de puissance – Apoc 3/8

Peu de puissance par rapport aux hommes ct non par rapport à Dieu !

Dans les églises, le mot puissance est toujours compris d’abord comme manifestations plus ou moins éclatantes: nombre, bâtiments, oeuvres et argent qui rentrent dans les caisses. Ensuite on considère la vie spirituelle (Souvent on la déduit de ce qui précède).

Pour Dieu, puissance, c’est la vie spirituelle. Et le Seigneur ne se place pas ici de son point de vue mais du point des hommes.

Philadelphie n’a pas pignon sur rue. Philadelphie ne fait pas de spectacle ni de bruit

Philadelphie est insignifiante, mais elle possède un trésor: elle a la garde de la Parole de Dieu – et elle l’a bien conservée – et elle n’a pas renié le Nom du Seigneur.

Garder la Parole, c’est la respecter pour l’appliquer, non selon la volonté des chrétiens ou des confessions chrétiennes, mais selon la volonté de Dieu, et ne pas renier le Nom de Christ, c’est avoir refusé de donner la gloire à un autre que Christ.

Tous les chrétiens vont dire qu’ils ont agi comme Philadelphie et qu’ils continuent de le faire.

Mais l’Esprit nous dit expressément que c’est faux.

Car tout ce qui est fait n’est pas fait dans la repentance et dans l’esprit de la repentance.

Ce n’est que gloire personnelle, gloire ecclésiale, gloire ministérielle.

L’Esprit demande aux églises de se repentir, mais elles ne le veulent pas.

Elles ne le veulent pas parce qu’elles ne ressentent pas la soif. La vraie soif: celle du Dieu Vivant. Elles ont soif mais de tout autre chose que du Dieu Vivant. Et elles boivent autre chose que l’Eau Vive que le Seigneur voudrait leur donner.

Elles boivent les eaux des théologiens

qui répandent des théologies entachées de l’Orient,
des théologies déformées par la dégénérescence de la pensée occidentale matérialiste,
des théologies fondées sur les apparences d’une vie extérieure brillante, de spectacle et de bruit,
des théologies qui craignent les réactions des chrétiens et taisent la Vérité qui doit sortir de la bouche des sacrificateurs et des rois.

Le tout est accepté parce qu’il apparait sur le tout une bénédiction de Dieu.

Il y a des prophéties (beaucoup), des guérisons du corps (beaucoup moins) et de l’âme, dites intérieures (beaucoup mais par rapport à la courbe montante de ces maladies intérieures le pourcentage diminue rapidement). Il y a agrandissement des œuvres, rassemblements spectaculaires et propagation comme jamais dans le passé de la Parole de Dieu.

Tout cela n’est-il pas encourageant ? Tout cela n’incite-t-il pas à poursuivre les efforts ?

Dans le fond, les églises sont identiques au peuple d’Israël, au royaume de Juda qui répliquait à Jérémie qu’il était le peuple de Dieu et qu’il n’avait rien à craindre.

Il affirmait que Jérémie mentait ! Mais les Juifs de Juda ne voyaient même plus leur état lamentable et ne se fiaient qu’aux apparences.

Même quand Nébucadnetsar vint les assiéger ils ne virent rien.

Quel est celui qui vient dire que Dieu n’est pas là ?
Quelle est cette voix qui crie que les églises sont à côté du chemin de l’Église ?

Ce sont ceux, et la voix de ceux qui sont passés par la repentance selon l’Esprit et qui ont mesuré tout le néant de ce qu’ils pratiquaient ou vivaient avant la repentance.

Ce sont ceux qui ont bien vu que toutes ces œuvres et manifestations étaient belles sans doute, avaient toutes les marques et les couleurs de la Parole de Dieu.

Mais elles n’étaient que des corps sans vie, avec un squelette, une chair, une peau et des nerfs, mais elles demeuraient des cadavres sans vie.

Esprit, où es-Tu ? Esprit de la Parole de Dieu, où es-Tu ?

Souffle sur ces cadavres et qu’ils revivent !

Le Seigneur veut pré- parer ses « vierges» et Il leur dit de prendre les mesures nécessaires pour recevoir l’huile pure, concassée de l’Olivier divin qu’est le Seigneur Jésus-Christ, et parfumée selon le critère de Dieu d’un parfum qui est unique parce que c’est celui de la Vie de son Fils.

Pour recevoir les quatre dimensions de l’Amour de Christ, il faut plus que la vie spirituelle que les chrétiens ont l’habitude de mener actuelle- ment.

Non pas qu’il faut vivre une vie d’ascète ou d’isolement du monde à la façon des moines, mais une vie plus profonde dans l’Amour de Christ. Parce que les chrétiens ont jusqu’à maintenant vécu sur trois dimensions de cet Amour. Car l’homme ne perçoit que trois dimensions (la troisième, rappelons-le enfermant hauteur et profondeur).

Celle qui manque est la profondeur.

Les trois autres sont présentes parce que les chrétiens sont conscients de la richesse de cet Amour, de sa portée et de son origine, mais à cause des temps difficiles et troublés que nous vivons nous n’en connaissons plus le fondement.

Il n’en a pas toujours été ainsi: les églises du temps des Apôtres ont connu cette quatrième dimension et par la suite les églises qui ont été formées par les réveils successifs jusqu’au dernier, celui qui a ramené la plénitude du Saint Esprit aux normes de la Parole de Dieu.

Mais de nouveau la quatrième dimension a été oubliée car elle est la plus difficile.

Bâtir est très simple mais on ne peut pas le faire n’importe comment. Paul l’affirme quand il dit:

« J’ai posé le fondement…… Que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus … »-1 Cor 3/10 -

Or, en dehors de la période des réveils, les chrétiens ont toujours bâti sur le fondement sans s’enraciner dedans mais en posant simplement dessus. C’est-à-dire en utilisant le fondement comme une base et non une véritable fondation.

Tout maçon sait qu’il y a deux façons de bâtir sur des fondations. La première est de simplement poser les murs sur les fondations. La deuxième est de lier les murs aux fondations par des fers qui seront à la fois enracinés et fondés dans les fondations et dans les murs.

On remarquera que l’apôtre Paul donne les deux images: la deuxième manière en la désignant par des métaux précieux et la première manière en la désignant par des matériaux dont la consistance varie avec le temps. On enchâsse les pierres précieuses dans la châsse d’une monture (la châsse est alors fondue avec la monture et se referme sur la pierre précieuse par des griffes) mais on ne peut enchâsser des matériaux dont la texture et la composition chimique vont varier avec le temps, ce qui fait d’ailleurs perdre peu à peu du volume à ces matériaux…

Eph 3/17 dit que les chrétiens doivent être enracinés et fondés. Autrement dit les chrétiens doivent être la chasse enracinée et fondée dans la monture (l’Amour de Christ) qui enserre la pierre précieuse ou le métal précieux et pur qu’est Christ.

Mais tout dépend de la manière dont ils puisent en Christ.

Si c’est selon la Volonté du Père, ce sera ce qui est précieux.

Mais si c’est fait selon la volonté des chrétiens, même avec la meilleure intention et le plus parfait désir de faire ce qu’il y a de mieux et de plus beau, ce sera ce qui va se décomposer avec le temps et qui peut brûler.

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Suite à venir

                                                             Michèle d'Astier de la Vigerie


29/07/2014
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" L'huile et le vase ( 2 )

 

Le réveil tant annoncé dans les rangs évangéliques de tous bords ne viendra pas car il y manque ce qui en est le carburant: la repentance.

Je ne vais pas revenir sur ce qu’est la repentance, l’ayant déjà fait ailleurs. Les églises ont besoin de repentance. Une repentance non pas centrée sur les péchés inhérents à notre vieille nature bien trop présente encore, mais sur notre abandon de la Souveraineté du Seigneur sur les églises.

 

Je devrais commencer par dire sur soi-même. Les chrétiens ont trop tendance à se croire sauvés, donc libres (ce qui réel et vrai), mais ils n’ont pas reçu la liberté de se diriger eux-mêmes et de choisir eux-mêmes leur chemin.

C’est sans doute Celui de Christ, Christ Lui-même, mais le chemin que Dieu nous a choisi est trop vaste pour qu’un chrétien l’emprunte en entier lui seul.

Il est dans ce chemin avec d’autres et chacun a reçu d’avancer en ligne droite, devant lui, sans essayer de faire ce que son voisin fait et qu’il n’a pas à faire.

Et plus encore d’entrer dans la ligne directrice de son voisin et d’oublier ainsi complètement la sienne. Or c’est ce qui arrive la plupart du temps.

C’est du à l’oubli qu’ont les chrétiens de se charger de leur croix.

On connait la Parole du Seigneur Jésus:

« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-rnême, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive » – Matt 16/24 -

Le texte dit bien « sa » croix et non « la » croix. Cette croix dont il faut que nous nous chargions en tant que chrétiens est donc personnelle. Elle est pour chacun ce qu’elle a été pour Adam (l’obéissance pour ne pas manger de l’arbre de l’intelligence du Bien et du Mal) et pour Christ (l’obéissance pour plaire à son Père de donner sa Vie).

Cette croix, c’est l’obéissance,

non pas aux commandements de Dieu car ce n’est pas une crucifixion que d’obéir aux commandements de Dieu, qui sont Esprit et Vie pour nous. Mais l’obéissance de renoncer à soi-même, ce qui ne signifie pas le même renoncement pour tous, mais le renoncement à ce qui fait de nous un être indépendant, c’est-à-dire un être capable de déterminer ce qui est bon et agréable pour lui.

Or tant que le péché n’aura pas été exterminé, détruit mais restera présent (et il le sera jusqu’à l’anéantissement de cette création), aucun être ne pourra se passer d’obéir et d’apprendre à obéir par les choses qu’il souffre.

Car c’était une souffrance pour Adam que de tout connaître sauf le Bien et le Mal alors qu’il était fils de Dieu et de côtoyer jour après jour le fruit qui pouvait lui en donner l’intelligence

C’était une souffrance pour Christ que de passer par la mort – et quelle mort, puisque maudite par Dieu – LUI qui était Fils de Dieu et de côtoyer jour après jour le péché qui est la porte de la mort.

C’est une souffrance pour le chrétien que de n’être sauvé qu’en espérance (puisque selon Paul il n’est pas encore ce qu’il sera) et de côtoyer jour après jour ses droits sur lui-même, alors qu’il est fils de Dieu et cohéritier de Christ assis sur le Trône de Dieu, son Père et le Père de tous les chrétiens.

Renoncer à soi-même n’est pas mener une vie minable, ni être l’objet des Circonstances ou des personnes,

mais c’est apprendre à entrer dans la Vie éternelle comme Dieu désire que ses fils doivent y entrer: en se dépouillant des droits qu’ils ont sur eux-mêmes, droits accordés par le Créateur à tout homme, mais qui ne permettent pas à la Vie de Dieu de s’épanouir en eux, car tout est don en Dieu et un don n’a sa pleine valeur que lorsqu’il n’y a rien entre le donateur et celui à qui il est donné.

- Rien du coté de Dieu parce qu’Il a renoncé à toutes ses prérogatives – et le Seigneur Jésus-Christ en est l’illustration -

- et rien du côté du chrétien parce qu’il a accepté qu’un autre meure à sa place sur la croix.

Se repentir devant la face de Dieu est un retour à ce renoncement que Dieu nous demande de souffrir, non pas que le renoncement fasse souffrir, mais c’est après avoir renoncé que la souffrance se fait sentir, car elle nous fait côtoyer jour après jour nos anciennes exigences qui nous font horreur et nous font nous tenir dans l’humilité, tout comme l’horreur du péché a fait tenir le Seigneur dans l’humilité afin que le sacrifice de la Croix soit à la Gloire de son Père en Qui Il trouvait sa nourriture et Qui avait mis tout son Amour en Jésus Emmanuel son Fils Unique.

Or c’est ce manque de repentance que le Seigneur dénonce de nos jours:

«une voix crie dans le désert . »

Cette voix demande d’aplanir les chemins de Dieu. Sans la repentance du peuple de Dieu, des églises, il n’y aura pas de chemin aplani car le non-renoncement à soi-même est un obstacle qui se dresse sur ce chemin, ces chemins, car il y a autant de chemins que de chrétiens, même si ces chemins sont tous compris dans LE CHEMIN, Les églises oublient la seule requête de Dieu, l’Eternel Dieu:

« C’est que tu pratiques le droit, que tu aimes la loyauté et que tu marches humble- ment avec TON Dieu » -Michée 6/8 -

Ici pas question d’oeuvres, ni d’expériences, ni de faits éclatants, ou de nombre ou de représentation ! Mais au contraire de fruits visibles (donc de qualité), d’état de coeur régénéré(ce qui correspond à esprit nouveau fruits et coeur nouveau) et surtout d’humilité dans le pas à pas avec Christ. (L’humilité n’étant pas dansl’attitude mais dans la prudence afin de ne pas marcher sur les pierres coupantes jetées çà et là par le diable sur notre chemin, tout comme il y en avait sur le chemin de Christ [et à cet égard Il refusa d’utiliser la puissance de Dieu pour le garantir de ces pierres pour y substituer le recours aux Ecritures – Matt 4/6-7 6 où Il manifesta toujours la plus belle preuve de son humilité).

Il est bien évident qu’ensuite les églises prospereraient comme les églises d’après la Pentecôte car elles y gagneraient en qualité mais pas forcément en nombre, même si la force de leur témoignage leur procureraient bien entendu de nouvelles âmes. Car à cet égard ce n’est pas pour rien que le Seigneur déclarait aux Apôtres

« J’ai un peuple nombreux dans cette ville …» -Actes 18/10 -

et ailleurs:

« … l’Esprit Saint ne leur permit pas d’y aller. .. » – Actes 16/6-7 -(signe évident que le Seigneur n’y avait aucun peuple !)

Et ce malgré l’ordre de Christ d’aller par tout le monde.

Cela montre bien que le critère du nombre dans les églises n’est pas toujours selon notre désir mais bien selon le nombre d’’âmes que le Seigneur voit prêtes à entrer dans l’Eglise.

La repentance produite selon ce qui vient d’être défini constitue un nettoyage radical de la lampe qu’est le chrétien, Cette lampe se remplit journellement de l’huile que le Saint Esprit y verse par la Parole de Dieu. Le chrétien n’a aucun effort à faire pour briller. Il est « la ville sur une montagne …. la lampe sur la table .. » qui ne font aucun effort pour briller

Mais ce chrétien a aussi l’obligation d’emporter de l’huile dans un vase, s’il veut être classé parmi les sages de la parabole.

Il est à remarquer que le mot lampe employé dans la parabole des dix vierges est incorrect car le mot grec utilisé est « lampadès » qui signifie textuellement « torche, flambeau ». Ce qui est plus exact quand on songe à la petitesse de la flamme d’une lampe qui ne pouvait éclairer qu’une très petite surface alors qu’un flambeau donnait une plus forte clarté.

Du reste dans l’antiquité on ne sortait pas la nuit avec une lampe à huile mais avec un flambeau qu’on imbibait d’huile. D’où la nécessité d’avoir, par prudence, toujours avec soi une fiole d’huile pour le cas où le trajet ou le temps s’avèrait trop long.

Ainsi donc le chrétien n’est pas une lampe, mais un flambeau.

Ceci nous amène à l’apôtre Paul qui dit :

« ….parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde » – Phil 2/15 –

Mais là encore le mot est mal utilisé et mal traduit car le Grec dit « phoster » qui signifie « luminaire ».

Autrement dit le chrétien doit être une lumière éclatante et doit bien éclairer à la fois le chemin pour éviter tout écueil et les autres hommes afin qu’ils voient dans la lumière la réalité de l’existence de Christ, mais aussi que leur vie n’est pas exempte du péché.

Cette huile, si elle est toujours donnée par le Saint Esprit au moyen de la Parole n’est plus l’huile qui va dans la lampe. C’est une huile de qualité supérieure. Non pas que l’autre soit de qualité inférieure mais c’est selon l’expression du Seigneur dans une autre parabole:

« Mon ami, monte plus haut.» – Luc 14/10.

Belle leçon que cette parabole qui est trop souvent appliquée pour l’humilité de la conduite au milieu de nos semblables.

Mais un chrétien a-t-il besoin d’une telle leçon ? S’il ne sait pas comment il faut se tenir en la compagnie de ses semblables, c’est qu’il n’est pas chrétien. En réalité cette parabole s’adresse à nos facultés intellectuelles bien plus qu’à une position sociale enviée dans un quelconque rassemblement. Nous devons aborder la Parole de Dieu comme nous aborderions une personne, bien mieux, un être aimé. À ce dernier on manifeste des égards, non pas pour le flatter (ce qui serait le contraire d’aimer), mais par pur respect.

Or la Parole de Dieu est une Personne: aucun chrétien ne doit en douter lorsqu’il lit les Ecritures.

Ce qui est paradoxal c’est que les Ecritures, (ou l’Ecriture pris dans le sens collectif) sont la pensée écrite de la Parole de Dieu, ce que Jean appelle le Verbe. Pensée qui traduit aussi bien la réflexion que l’action et le fait.

Mais peu de chrétiens de nos jours sont conscients qu’en abordant la Parole de Dieu ils abordent la Personne de Dieu que nous appelons Fils de Dieu, l’une des composantes de la Trinité Divine.

Ceci ne signifie pas que nous devons adorer les Ecritures. C’est le Père et le Fils qui doivent être adorés. Mais la Parole de Dieu qui est révélée par les Ecritures doit être respectée, car c’est Christ que nous respectons. Le diable s’est acharné pendant des siècles à vouloir détruire les Ecritures parce qu’il savait qu’elles révélaient le Fils qui nous fait connaître le Père.

Mais de nos jours la Parole de Dieu est devenue un instrument dans la main des chrétiens, un moyen de confirmer toute action entreprise au nom de Christ et pour Christ alors qu’Elle est ESPRIT et VIE.

Or qui a l’esprit et la vie sinon l’homme et par excellence le Fils de l’Homme ?

En se nourissant de la Parole de Dieu, en étudiant les Ecritures, il faut être animé de sentiments modestes. Il faut garder constamment à l’esprit que la Parole de Dieu est vivante et, comme tout ce qui a vie; Elle est constamment en train de manifester sa vie, non pas dans une constante évolution (Elle demeure éternellement: Elle ne peut changer) mais en se renouvelant et en s’approfondissant parce qu’Elle est divine et non humaine et qu’en tant que telle, Elle est insondable et sans limite.

C’est l’esprit limité de l’homme qui Lui dresse des limites.

Les églises se servent de la Parole de Dieu comme moyen, et, à ce stade Elle perd une grande partie de son efficacité parce que les chrétiens La limitent en l’associant aux moyens du monde après avoir demandé à Dieu de bénir ces moyens.

Mais ce qui vient du monde reste du monde et ne sera jamais divin: les chrétiens le constatent, eux qui demandent à Dieu de bénir les efforts et les moyens mis à la disposition de ces efforts, quand ce n’est pas de demander de bénir la Parole. Dieu a béni sa Parole pour l’Eternité en faisant de Christ Parole Vivante, Dieu béni éternellement. On ne trouvera nulle part dans les Ecritures que les Prophètes ou les Apôtres aient demandé à Dieu une bénédiction sur leurs moyens : ils n’en avaient pas hormis leur propre voix et leur propre corps. D’où leur requête en Actes 4/29-30 .

Seulement leur corps était celui de la Sainteté et leur voix était celle de la Vérité, non pas la Vérité qui vient de la Parole Elle-même, mais la Vérité que Dieu désire trouver au fond d’un coeur, un coeur qui aime la Vérité et veut la vivre, même en souffrant dans l’obéissance.

Or nul d’entre eux n’était parfait loin s’en faut ! Pécheurs ils étaient et pécheurs ils se sentaient, et cela les ramenait constamment à poser les fondements de leurs actions et de leurs dires dans le seul fondement que Dieu admet: Christ et non sur la base de telle ou telle doctrine caractéristique de leur origine spirituelle.

Il n’est qu’à lire de quels milieux ces apôtres venaient pour s’en convaincre. Pourtant, même si nous n’avons pas le témoignage écrit sur tous, on peut ne pas douter que chacun avait gardé ce qui faisait sa personnalité. Ce que nous avons permet de l’affirmer.

La repentance seule permet un retour aux sources. Non pas aux Ecritures – car chacun puise dans les Ecritures ce dont il a besoin pour son action – mais aux Sources des Ecritures. C’est un autre programme.

Ces Sources ne peuvent pas être découvertes, ni par la réflexion, ni par la méditation du chrétien (pasteurs et théologiens compris).

Ce n’est pas que ces exercices utiles à la piété soient dérisoires: ils peuvent être très riches mais ils font partie de l’Espérance du salut, Espérance qui ne peut pas être concrétisée sur cette terre, ou plutôt dans ce monde. Et comme tout ce qui appartient à ce monde, il y a une limite.

Pour découvrir les Sources des Ecritures, il faut avoir constaté et avoir éprouvé la soif de Dieu. Non pas la soif de percer les Ecritures mais la soif de la Parole de Dieu.

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Suite à venir….

                                                        Michèle d'Astier de la Vigerie


29/07/2014
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" L'huile et le vase ! ( 1 )


Note de Daniel Guegain : C’est dans le recueillement el la prière que cette étude m ‘a été donnée d’une manière particulière. En effet elle me fut accordée comme si on me dictait dans mon esprit les lignes que j’ai écrites. Après relecture j’ai cru bon d’y ajouter plusieurs fois une réflexion personnelle mais afin de la différencier du texte lui-même je les ai écrites en italique, comme ici. Ainsi le lecteur n’aura aucun mal à s’y reconnaître.

 

Tous les chrétiens ont en mémoire la parabole des dix vierges. Cette parabole a servi et sert encore de base à bon nombre de méditations, pas seulement fondées sur le retour du Seigneur, bien que de nos jours ce soit beaucoup plus le cas. En fait, comme pour tout texte des Écritures, il y a un sens littéral et un sens caché.

Le sens littéral est celui que l’on tire par une simple explication du texte, quand ce n’est pas pour en faire une sorte d’allégorie. C’est le sens que l’on trouve couramment dans les églises liées à la tradition catholique, protestante réformée ou évangélique (eh oui !), sens qui n’est pas dépourvu d’intérêt dans la mesure où il essaie de stimuler la foi, le reste du discours n’étant que de pure forme.

Le sens caché est celui que l’on tire de l’espérance de participer, ou de voir avant de participer au retour du Seigneur Jésus-Christ.

C’est évidemment bien mieux que l’autre mais là où le bas blesse c’est que s’il est toujours expliqué qui sont les vierges sages, il est rarement démontré qui sont les folles. Je devrais dire jamais car une démonstration ne doit pas contredire ce qui a déjà été dit pour amener à ladite démonstration. Or c’est toujours ce qui se passe: on a certes raison sur les vierges sages mais on dit une absurdité sur les folles, prétextant qu’il s’agit des chrétiens qui ne seront pas prêts pour l’enlèvement, autrement dit: les tièdes. les rétrogrades et que sais-je encore ?

Il y a absurdité car le mot grec traduit par vierges est « parthenois » ce qui signifie textuellement: jeune fille non mariée, et il est interprété faussement en ce qui concerne les vierges folles. Pour les sages on donne l’image de chrétiens sages, baptisés dans le Saint Esprit et qui vivent donc par le Saint Esprit (l’huile) et pour les folles on donne l’image de chrétiens qui ne sont pas baptisés dans le Saint Esprit et qui n’ont donc pas d’huile (le baptême d’Esprit donc) el qui doivent alors faire une sorte de quête (une réunion d’attente ?) auprès des théologiens

Ce serait bien si vraiment cette explication était véridique mais l’argument des anti-pentecôtistes ou anti-charismatiques est bien différent, car, puisque tout chrétien est baptisé dans le Saint Esprit au moment de sa « conversion», les vierges sages représentent donc ceux qui ont du zèle pour Dieu et les vierges folles ceux qui n’en n’ont pas.

D’autres préten- dent encore que les sages sont les chrétiens qui sont fidèles jusqu’au bout (la mort) et les folles sont ceux qui perdent leur fidélité et ne prennent pas garde de revenir à Dieu.

Mais en règle générale on commente bien plus Matt 25 chez les partisans du baptême dans le Saint Esprit comme expérience de Pentecôte que chez ceux qui le présentent comme introduction dès la « conversion»

Une autre théorie serait que cette parabole ne concerne que le peuple d’Israël. l’épouse étant confondue dans l’époux qui revient pour régner mille ans sur la terre

On trouve bien çà et là chez des prédicateurs une plus subtile méditation, qui est vraie mais incomplète dans sa définition et que je résume ici: les chrétiens sages (ceux qui vont à la rencontre de l’époux) sont ceux qui sont réveillés ou qui ont été réveillés par les grands mouvements de l’Esprit de ces dernières années dont les vagues successives portent des noms parfois bizarres comme celui de « troisième vague … ».

L’actuelle serait le trop fameux mouvement de Toronto que je me garderai bien d’expliquer ici tant il est impossible le plus souvent d’en retrouver un fondement biblique sinon en forçant le sens des Écritures. Or les tenants de cette affirmation oublient que les vierges folles « se réveillent » aussi et il faut donc ajouter un postscriptum, ce qu’ils font en disant que le réveil n’est pas accepté dès le début.

En somme les vierges folles voudraient bien dormir encore un peu !

Il y a bien d’autres explications encore mais à quelques détails près elles tournent autour de ce que je viens décrire et n’en modifient pas vraiment le sens.

Devant toutes ces explications qui ne m’ont jamais satisfait, hormis celle qui préconise une division des chrétiens juste avant le retour du Seigneur je dis «juste avant » car les vierges sages vont à la rencontre du Seigneur, donc il ne peut s’agir de l’instant même de l’apparition du Seigneur enlevant les Siens j’ai demandé au Seigneur de me révéler non pas qui étaient les vierges, sages et folles, mais qu’étaient l’huile et le vase que les sages prennent avec elles car il m’était apparu que le point important de la parabole n’était pas la condition des vierges mais ce qu’elle transportaient ou ne transportaient pas avec elles.

Bien entendu je n’ai pas agi sur le Seigneur comme sur un presse-bouton. Quand il m’arrive de ne pas comprendre tel ou tel passage je le confie au Seigneur qui est le Maître de la Parole et j’attends qu’Il m’éclaire : je sais alors s’Il désire le faire immédiatement ou si c’est pour plus tard.

Je dois avouer aussi que jusqu’à ces derniers jours je n’avais jamais pensé à approfondir la parabole des vierges bien qu’en y pensant parfois au cours d’une méditation personnelle mais sans plus.

Or depuis le mois de Juin 1995 le Seigneur m’a averti que des jours sombres viennent sur les églises, à l’inverse de ceux qui prétendent dans les milieux évangéliques et charismatiques que viennent des jours lumineux de réveil et de « conversions » de masse.

Car si je crois à un réveil, celui-ci, me disent les Écritures, sera dirigé par le Grand Berger (ou Pasteur) au moment où Il va enseigner Lui-même ses brebis et ne sera pas le réveil tant annoncé de nos Jours qui serait effectué par des chrétiens réveillés et consacrés.

Car le Seigneur Jésus nous dit:

« Quand le Fils de l’Homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? » et « En raison des progrès de l’iniquité l’amour du plus grand nombre se refroidira » -Luc 18/8 – Matt 24/12.

Ces deux affirmations du Seigneur suffisent pour montrer que les annonces du grand réveil de masse du à une effusion du Saint Esprit juste avant le retour du Seigneur sont un leurre de l’adversaire qui trompe ses ennemis.

Dans l’anarchie actuelle qui règne au sein des églises le diable a semé son ivraie. Avez-vous déjà vu de l’ivraie’) C’est une plante qui est toute pareille au blé mais seul le fruit en diffère.

Tant qu’il n’y a pas d’épi formé, on ne peut distinguer l’ivraie du bon grain, et c’est seulement ensuite que des yeux experts peuvent reconnaître l’ivraie car elle a des épis aplatis et distiques.

Mais il y a un double danger avec l’ivraie : elle pousse très bien avec le blé, se mélangeant harmo- nieusement avec lui de sorte qu’il est impossible de l’arracher sans arracher aussi le blé (et ainsi elle suce à son profit les éléments du sol au détriment du blé).

Et l’autre danger. plus grand encore, est que les graines de l’ivraie sont vénéneuses et souvent mortelles, car elle produisent un effet d’ivresse qui annihile les besoins d’alimentation de sorte que le corps meurt lentement tout en étant dans une joie euphorique semblable à celle que l’abus d’alcool produit.

Il faut du reste savoir que le nom « ivraie» vient du mot latin « ebrius » qui signifie ivre.

Il apparait donc bien que Satan a semé de l’ivraie dans la terre des églises et que les chrétiens qui se laissent entraîner par les courant de pensées sans les observer à la loupe de la Parole de Dieu ont mangé non seulement le blé mais aussi les graines de l’ivraie.

Et ils sont devenus ivres, ivres de fausses doctrines et de faux enseignements.

Certes l’ivresse n’a pas été visible dès le début. Comme l’ivresse physique elle a eu d’abord les effets de joie et d’une certaine détente qui ont permis une certaine libération, libération d’autant plus bénéfique qu’elle a été accompagnée de miracles et de prodiges,

On pourrait penser que jamais le diable ne va permettre des miracles et des prodiges qui vont manifester la puissance de Dieu en réponse et en accompagnement de sa Parole. C’est ne pas connaître la finesse des ruses de l’adversaire de Dieu.

L’euphorie produite par la libération des contraintes ecclésiastiques (les églises évangéliques en ont malheureusement) a permis une plus grande foi dans la Parole de Dieu, mais une foi qui n’était pas fondée sur la volonté du Seigneur mais sur les circonstances et les besoins du moment. Et aussi sur les désirs d’annoncer Christ. Ce qui est louable mais a besoin d’être tempéré, car ces désirs sont exactement semblables à ceux des nouveaux « convertis » qui sont tout feu tout flamme, mais agissent très rarement avec sagesse – les pasteurs en savent quelque chose – et qui très rarement écoutent les conseils de modération qu’on leur prodigue.

Toute découverte dans la Parole de Dieu entraîne le désir d’en faire profiter les autres. Voilà qui est tout naturel car le trésor n’est pas personnel. Mais Satan connaît la nature de l’homme, même donnée à Christ. Il sait qu’il reste toujours en lui une trace d’orgueil, des relents de la vieille nature que le chrétien doit maintenir crucifiée tous les jours et qu’il n’y réussit pas à chaque fois pour diverses raisons. Satan ne l’ignore pas et il en profite.

La joie devient vite euphorie puis peu à peu elle devient ivresse.

Le stade de l’euphorie est signalé par la démesure qui se manifeste dans les églises. Démesure dans les manifestations, dans les comportements mais aussi démesure dans l’organisation des assemblées qui deviennent vite des centres d’affaires chrétiens tant elles possèdent d’activités, qui, si elles reposent sur des fondements bibliques, n’en sont pas pour autant voulues par Dieu à qui on impose le plus souvent les décisions prises, malgré une apparence de recherche de sa Face.

Ceci est d’autant plus visible que les églises se copient les unes les autres et se sentent entraînées à faire de même.

Tout cela est du à l’ivraie dont on a avalé les graines. Les chrétiens ont perdu le sens de l’analyse par le Saint Esprit au profit de l’analyse par le résultat. Même si dans les Épitres il arrive du reste assez souvent qu’un résultat négatif soit la promesse d’une moisson par la suite. Il n’est, pour s’en convaincre, qu’à regarder les résultats de l’œuvre de Christ parmi les Siens. Échec total le Vendredi Saint mais triomphe après la Pentecôte. Et c’est arrivé maintes fois dans l’histoire de l’Église.

Les enseignements qui sont donnés de nos jours – et ce depuis de nombreuses années – ont tous une base biblique mais n’ont pas de fondement biblique.

Il y a une différence de sens entre les mots « base » et « fondement » :

La base est le point de départ et le fondement est ce qui vient du fond. (Je résume).

 Les ténors qui professent un grand mouvement de retour de milliers d’âmes à Dieu avant la venue de Christ pour enlever son Église sont certes des hommes qui publient l’Évangile mais non l’Évangile profond où ils ne peuvent aller, car ils sont ivres ivres de succès, ivres de grands mouvements, ivres de grands rassemblements, ivres de manifestations et donc de bruits, ivres de résultats.

Tout ce qui n’est pas cette ivresse mais sobriété est classé comme faiblesse, timidité, manque de foi, manque de vision, opposition même.

On finit parfois par cataloguer comme division et c’est alors l’anathème, plus ou moins virulent.

C’est bien là les signes caractéristiques des gens ivres: si on les reprend trop, beaucoup finissent par devenir méchants et violents. Encore que pour l’ivresse éthylique on peut attendre qu’elle perde ses effets,mais pour celle qui est procurée par l’ivraie il n’y a aucune rémission. La seule porte de salut consiste à une rentrée en soi-même, rentrée toujours possible malgré la force de l’ivresse mais d’autant plus difficile à effectuer qu’il faut désavouer tout ce qui a été fait pendant l’ivresse.

En fait il faut un profond dégoût qui doit faire vomir celui qui est ivre.

Mais là encore, tout comme pour l’homme sous l’empire de l’alcool, on arrive difficilement à faire vomir.

Dieu a besoin de la volonté humaine car Il ne fera rien sans elle ou plutôt contre elle.

On va sans doute me taxer de folie ou bien d’ultra, que sais-je encore ? J’y suis peu sensible en fait. Si j’étais un pasteur chinois ou japonais, ou disons d’un pays lointain, et que je vienne annoncer ces choses, on me croirait sans doute car ce que je dis se trouve dans la Parole de Dieu. Mais voilà, nul n’est prophète en son pays. On ne me croira pas : là n’est pas mon souci, d’être cru ou non ! Mon souci est d’avertir et de laisser chacun libre.

Sans vouloir me comparer à Esaïe ou Jérémie, je tire quand même de leur exemple le réconfort de savoir qu’ils avaient rai- son :

leurs avertis- sements allient à l’encontre des idées reçues et propagées dans leur époque mais elles étaient vraies.

Je ne suis pas en effet contre ce qui se fait dans les églises actuelles, mais je suis contre la manière dont c’est fait et, ce n’est pas « mon » opinion, mais c’est en lisant la Parole de Dieu et en évitant l’ivraie qui se trouve autour d’Elle (et NON PAS EN ELLE) que j’ai compris ce qui se passait dans les églises actuellement.

Et c’est ainsi que j’ai été conduit à demander au Seigneur ce qu’il en était de l’huile et du vase. Je viens d’écrire le début de la réponse.

Suite prochain article…

                                                         Michèle d'Astier de la Vigerie


29/07/2014
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