* JESUS REVIENT *

* JESUS REVIENT   *

Gérard Fruhinsholz


QUAND LA DÉSINFORMATION FAIT LOI, PAR LE PASTEUR GÉRALD FRUHINSHOLZ

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Alors que le Moyen-Orient est en proie à un déchaînement de violence incroyable, y menaçant l’existence même de la communauté chrétienne, et d’autre part qu’une 3e guerre mondiale se prépare en Europe, qu’est-ce qui mobilise les fonctionnaires de La commission des Affaires étrangères de l’Union européenne ?…

 

 

Présenter à l’encontre d’Israël, le seul ilôt de stabilité dans la région, un « document comportant une batterie de sanctions applicables contre Israël soumis aux 28 états membres. Ce document, qui n’est pour l’instant qu’une ébauche, a été établi en réponse aux  »activités israéliennes en Judée Samarie qui entravent la possibilité d’une solution à deux états » – (coolamnews.com)

 

Revenir aux textes de loi

Il y a heureusement des spécialistes pour connaître les textes et souligner la vérité des faits.

Le Dr Jacques Gauthier est un canadien chrétien, avocat et spécialiste du droit international. Selon le chercheur, la résolution de San Remo qui donnait à l’Etat d’Israël la totalité de la ville sainte est encore valable aujourd’hui. Le texte a été signé le 25 avril 1920, deux ans après la fin de la première guerre mondiale et à la suite de la Conférence de Paris qui avait officiellement mis fin aux hostilités.  Il a  été paraphé par le conseil supérieur des alliés (Etats-unis, Grande-Bretagne, Italie, France). Par ailleurs un accord avait été signé entre les responsables juifs et arabes juste avant la conférence, accord selon lequel les responsables arabes reconnaissaient aux Juifs le droit de construire un Etat en Palestine, et les Juifs celui des Arabes d’en former un sur les ruines de l’empire ottoman. « Par la déclaration de San Remo qui a force de loi dans le droit international, le peuple juif s’est vu confirmer ses droits de reconstituer son état », a expliqué le Dr Gauthier, et d’ajouter : « La déclaration de San Remo constitue la pièce angulaire des droits du peuple juif et à ce titre est plus important que la déclaration Balfour de 1917 ». (alliancefr.com)

 

La désinformation de l’AFP, relayée par nos médias  

Notre ami David Pasder d’Ofra en Judée, nous montre combien les médias entretiennent le mensonge sur Israël : l’information de l’AFP est basée sur des éléments inexacts, démontrant une mauvaise connaissance de la réalité : « Des affrontements ont opposé  des Palestiniens à des policiers israéliens dans le quartier d’Al-Tur, à Jérusalem-Est, annexée et occupée par Israël ». (le Figaro)

Réponse de David Pasder : L’utilisation du vocable  »palestinien » n’a aucun sens dans ce contexte, puisqu’il n’existe aucun peuple arabe de ce nom. Il était utilisé jusqu’en 1948 pour désigner les habitants tant juifs qu’arabes de la Palestine mandataire, c’est à dire le Foyer National Juif devenu en mai 1948 l’Etat d’Israël. Il est conseillé aux journalistes de l’AFP de lire le Larousse de 1939 et d’acquérir ainsi un minimum de connaissances fondées concernant l’histoire d’Israël. La partie Est de Jérusalem, y compris la Vieille Ville, a été conquise en 1967 suite à l’agression de la Jordanie qui l’occupait illégalement depuis 1948. Elle est aujourd’hui – après une interruption de près de 2000 ans sans qu’aucune puissance n’en ait fait sa capitale – partie intégrante de Jérusalem, capitale d’Israël depuis 3000 ans ».

 

Une page du Larousse de 1939 avec le drapeau bleu-blanc étoilé
Une page du Larousse de 1939 avec le drapeau bleu-blanc étoilé

Oups ! la Palestine était juive !

Le journaliste Jean-Patrick Grumberg (dreuz.infos), a fait cette trouvaille géniale ! Voici (ci-dessus) le drapeau de la Palestine de 1939 : « Dans le Larousse de 1939, est représenté le drapeau de la Palestine. Les Arabes de l’OLP et les pro-palestiniens soutiennent qu’il y avait une Palestine. Cette page du Larousse de 1939 leur donne raison. Cependant, ils cachent jalousement ce drapeau. Personne ne doit le voir, ils ne veulent surtout pas que l’on sache à quoi il ressemblait ». 


Alors, Messieurs les fonctionnaires de Bruxelles, révisez l’Histoire et les textes de loi ! Israël est à sa place et y restera. Et lisez la Bible tant qu’à faire ; vous verrez qu’elle se réalise sous nos yeux.

 

« Je les planterai dans leur pays, et ils ne seront plus arrachés du pays que je leur ai donné, dit L’Eternel, ton Dieu » - Amos 9:15

18/11/2014
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LAISSE-MOI VOIR TA GLOIRE ! PAR LE PASTEUR GÉRALD FRUHINSHOLZ

 

« Grâce » à la rébellion et au péché du peuple, et alors que Moïse, le grand libérateur des enfants d’Israël, était exaspéré à un point extrême, considérant sa mission comme un échec, le Seigneur nous donne dans ce passage de l’Exode, l’image de Sa grande compassion, dans la révélation de Sa gloire !

Nous croyons que ce temps est proche, et que, dans ce monde en décomposition, qui voit des hommes agir avec tant de violence et de barbarie, qui voit l’Occident tomber dans l’incrédulité, qui voit autant de persécution dans le monde chrétien… Dieu va se révéler puissamment, en manifestant sa Gloire.

 

 

« L’Eternel descendit dans une nuée, se tint là auprès de lui, et proclama le nom de l’Eternel. Et l’Eternel passa devant lui, et s’écria : L’Eternel, l’Eternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille génération… » - Exode 34 :5-7.

 

Moïse, le grand intercesseur

Il est important de connaitre le contexte de cet épisode : Moïse avait conscience que recevoir de la main de Dieu les Tables de la loi, la Parole divine, était en soi un aboutissement. Tout ce qu’Israël avait vécu au travers de la sortie d’Egypte, prouvait la réalité de Dieu ; Moïse connaissait la grandeur de sa mission, son importance, et il mesurait sa propre responsabilité. Mais lorsque, descendant du Sinaï avec les précieuses tables de la Loi, il vit le peuple danser autour d’un veau d’or, on peut imaginer sa colère et son découragement : 

« Et, comme il approchait du camp, il vit le veau et les danses. La colère de Moïse s’enflamma ; il jeta de ses mains les tables, et les brisa au pied de la montagne » – Exode 32 :19.

La colère de Dieu également tomba sur le peuple – 3000 hommes périrent en ce jour-là, tués par l’épée des Lévites eux-mêmes (32 :27). Son frère lui-même, Aaron, avait déçu Moïse :

« Que t’a fait ce peuple pour que tu l’aies laissé commettre un si grand péché ? » (32 :21).

Moïse aurait pu tout abandonner, et baisser les bras. Et pourtant… Moïse prouva sa grandeur, en confrontant même Dieu pour qu’Il se repente ! « Reviens de l’ardeur de ta colère, et repens-toi du mal que tu veux faire à ton peuple » (32 :12). Il argumenta disant : « Que diraient les Egyptiens ?… Ils riraient de toi, Seigneur, ton nom serait piétiné… Souviens-toi des tes promesses que tu as faites à Abraham… » (32 :12).

Wouah ! Quel intercesseur, quel excellent avocat ! Et Dieu s’est repenti. Et Dieu a même accepté de revenir sur sa décision, et de marcher à nouveau au milieu de Son peuple.

Moïse a trouvé grâce aux yeux de Dieu !  « Je ferai ce que tu me demandes », dit le Seigneur (33 :17).

 

« Taille deux autres tables ! »

Malgré ces choses, Moïse a besoin d’être renouvelé. Il est celui qui parle avec Dieu, « face à face ». Mais il a besoin de plus, il veut voir Sa gloire !…

Avant cela, considérons la portée prophétique de cet épisode tragique, lorsque Moïse se trouve devant ce constat d’échec total.

Il vient d’avoir dans les mains les Tables de la Loi, la Parole de Dieu, après avoir passé 40 jours sur le Sinaï, dans la présence de Dieu, et s’attendant à être reçu comme un héros au sein du peuple, il voit l’incommensurable, l’inimaginable se passer – le peuple se livrant à la débauche adorant une idole, un veau d’or…

C’est ainsi qu’il jette au sol les Tables de la Loi et les brise !

Réalisons une chose, voyons-là un parallèle incroyable. Et posons-nous la question : qui est « la Parole » pour nous chrétiens, qui est-ce qui l’incarne ?… Jean l’a magnifiquement écrit :

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu » – Jean 1 :1.

Jésus EST la Parole. Nous voyons qu’avec Moïse, « la Parole a été brisée » – nous avons de suite cette image prophétique, celle de l’Agneau de Dieu cloué sur une croix (« Il a été brisé pour nos péchés » – Es 53 :5) – cette mort semblait être pour les disciples également un terrible échec. Sa venue comme Messie semble être avortée. De même Moïse a-t-il dû penser que sa mission avait lamentablement échoué. L’entrée en Canaan semblait compromise à jamais.

Et soudain, voilà que Dieu propose à Moïse de tailler d’autres tables de pierre !! Cela ne semble pas être un problème pour Dieu, il faut juste refaire des tables…  Cela ne nous évoque-t-il pas une « deuxième » Parole, correspondant finalement à une deuxième venue, celle du Mashia’h ? Wouah !… Jésus est la Parole vivante, Parole incarnée.

Quelle source d’espérance pour Moïse : Dieu donne « une deuxième » chance, et en prime, Il révèle Sa gloire, et Il traite une nouvelle alliance avec Israël ! « Je vais conclure une alliance avec vous. En présence de tout ton peuple, Je ferai des prodiges tels qu’il ne s’en est jamais produit sur la terre entière ni chez aucune nation, et tout le peuple qui t’entoure verra combien est impressionnante l’œuvre de l’Eternel que J’accomplis par ton intermédiaire » - Ex 34 :10. Nous sommes dans ces temps déjà où Dieu accomplit des choses « impressionnantes » au travers d’Israël.

 

Dieu se révèle

Devant un Moïse découragé et désespéré, Dieu s’est révélé avec gloire et tendresse – Ex 33 :18-23 : « Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et Je proclamerai devant toi le nom de l’Eternel ; Je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. L’Eternel dit : Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre… tu te tiendras sur le rocher… Quand ma gloire passera, Je te mettrai dans un creux du rocher, et Je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Et lorsque Je retournerai ma main, tu me verras par derrière, mais ma face ne pourra pas être vue ».monnaie de Judée

Dieu réconforte son prophète, Il lui donne une nouvelle source d’espérer. Avoir une révélation de la gloire de Dieu transforme notre être, lui redonne vie et espoir pour l’avenir. Il nous communique « la paix surnaturelle » (Phil 4 :7) dont nous avons besoin dans les temps difficiles.

Et plus loin, Dieu donnera sa propre description :

Je suis le « Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité ». 

Arrêtons-nous sur cet aspect : « riche en bonté (‘HESSED) et en fidélité (‘EMET) » – littéralement, « en compassion et en vérité ». Ce sont les deux faces de Dieu comme celles d’une pièce de monnaie – d’un côté l’amour-COMPASSION de Dieu, de l’autre sa VERITE, liée aux alliances divines. La vérité biblique est reliée au choix souverain de Dieu : c’est vrai pour le Juif comme pour le chrétien. Le choix d’Israël, son rachat inconditionnel, les alliances avec les enfants d’Israël, l’établissement de l’Israël actuel, tout cela relève du choix divin. Pour certaines personnes de pensée humaniste, ce choix peut paraître « injuste », mais pour nous chrétiens qui bénéficions de la grâce de Dieu, c’est « la justice » de Dieu, véritable et souveraine.

 

Laisse-moi voir ta gloire !

L’exigence de Moïse, celle de voir la gloire de Dieu, doit nous interpeller. En notre temps où les choses empirent, et où tout semble désespéré pour le monde, je crois que nous pouvons avoir la même attitude que le libérateur d’Israël : « Seigneur, montre-nous ta gloire ! ».

Cela fait 26 siècles que la Schekhina, la gloire de Dieu, a quitté Israël : « La gloire de l’Eternel s’éleva du milieu de la ville, et elle se plaça sur la montagne qui est à l’orient de la ville » (sur le Mont des oliviers) – Ezéchiel 11 :23. C’était en -586 av JC., juste avant la destruction de la ville par Nebucanetsar.

Aujourd’hui, nous sommes près de 70 ans après la restauration d’Israël, et surtout bientôt 50 ans – un jubilé – après la libération de la ville de David en 1967. Comme nous devons le savoir, 1917 était la libération de Jérusalem par le général chrétienEdmund Allenby[1] de 400 ans d’occupation des Ottomans. En 2017, nous serons donc dans un autre jubilé. Sera-ce la reconstruction du Temple ?…

  • En 1917, Dieu a ouvert la porte pour la terre – un Foyer national juif,
  • En 1967, Dieu a ouvert la porte pour avoir Jérusalem comme capitale d’Israël,
  • En 2017, Dieu ouvrira-t-il la porte pour le Temple… et le retour de laShekhina ?

 

Je crois que, d’une certaine manière, le Seigneur nous pousse à crier à Lui, comme Moïse !

« Seigneur, je veux voir ta gloire ! »

«  Seigneur, on veut te voir à l’œuvre, avec des guérisons, des miracles, des conversions, notamment dans le monde arabe (et l’accomplissement de Esaïe 19 !)… C’est le temps de crier à l’Eternel, de voir l’Eglise se réveiller pour que le ciel descende sur la terre, de voir l’humanité bouleversée par la grandeur du Dieu vivant, du Dieu de Jacob.

A nous aujourd’hui d’être assoiffés de Dieu, de Sa gloire !

GF – le 7 sept 2014

 

[1] Le général britannique Edmund Allenby était un chrétien consacré, lisant sa bible chaque jour. Alors que les Britanniques se dirigeaient vers Jérusalem pour prendre la ville, Allenby croyant en la prophétie biblique, savait qu’il était en « Palestine » pour faire tomber l’empire turc et rétablir Israël. Le 10 Déc 1917, Allenby demanda à Dieu comment prendre cette ville sans la détruire. Le Seigneur lui parla de Esaïe 31:5 – « Comme les oiseaux volent, de même le Seigneur des armées défendra Jérusalem ». C’était la stratégie qui lui fut donnée par Dieu. Allenby demanda alors à Dieu, « Qu’est-ce que cela signifie? », et Dieu lui donna l’inspiration. En 1917, il n’y avait pas beaucoup d’avions dans le monde. Allenby eut l’idée de rassembler tous les avions qu’il put trouver dans tout le Moyen-Orient, et de les faire voler en formation serrée au-dessus de Jérusalem. A cette époque, les Turcs et les Arabes n’avaient pas vu beaucoup d’avions, certains pas du tout. Allenby fit alors jeter des avions des tracts. Sur ​​les tracts était écrit en arabe « Abandonnez la ville aujourd’hui – Allenby ». L’interprète arabe, ne comprenant pas le nom Allenby, écrivit alors « Alla Bay », qui signifie « Fils de Dieu » pour les Musulmans. On imagine les Turcs n’ayant jamais vu un avion et lire des tracts disant : « le Fils de Dieu vous ordonne de quitter de la ville ». C’est ainsi que Jérusalem fut conquise sans coup férir.

 

                                                                       Gérard Fruhinsholz

 


13/09/2014
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<< L'ordre de bénir Israêl >>

 

« Nul n’est semblable à Dieu, ô Yeshouroun ! Chevauchant dans le ciel, il vient à ton secours, il est majestueux, monté sur les nuages. Le Dieu d’éternité est un refuge, il est depuis toujours un soutien ici-bas. Et il met devant toi l’ennemi en déroute et il dit : « Extermine ! »

Car Israël demeure dans la sécurité, la source de Jacob jaillit bien à l’écart vers un pays où poussent le froment et la vigne et où le ciel distille la rosée.

Que tu es heureux, Israël, car qui est comme toi un peuple secouru par l’Eternel lui-même ? Il est le bouclier qui vient à ton secours, il est aussi le glaive qui te mène au triomphe ! Tes ennemis te flatteront, mais toi, tu marcheras sur les hauteurs de leur pays » - Deut 33 :26 (SEM)

 

Combien j’aime ces paroles de Moïse, le Libérateur des enfants d’Israël. Et pourtant, Moïse était le premier à se « plaindre d’eux », il a payé le prix, celui de ne pas entrer dans le pays promis. Prêtons donc attention à ses dernières paroles : elles s’adressent d’abord à Dieu pour Le louer, mais elles sont toujours liées à Israël : « Que tu es heureux Israël, toi le peuple sauvé par l’Eternel ! ». Le mot Yeshouroun n’est pas anodin : c’est un terme d’affection, mais il signifie aussi « celui qui est droit ».

Quoi ?… Après tout ce que Moïse a subi, après la révolte de Koré, celle de Myriam et de Aaron, après les murmures perpétuels, le grand Moïse qualifie Israël de « peuple droit » ?… On doit réaliser que Deutéronome 33 est une suite de prophéties, adressées à chaque tribu comme Jacob l’avait fait en Genèse 49. Ces derniers versets (26-29) sont comme une clé de voute – Moïse parle dans l’Esprit, il est submergé d’émotion et d’onction. Cela nous fait penser aux paroles de Paul en Romains 11 :33-36. Egalement, mais sans comparaison de personne, ce sont les paroles de Balaam : « Voici, j’ai reçu l’ordre de le bénir (est-ce différent pour nous ?) : (Dieu) Il a béni, je ne peux faire autrement : Il n’aperçoit en Israël aucune iniquité, ne voit point d’injustice : l’Eternel, son Dieu, est avec lui ; Il est son roi, l’objet de son allégresse (SEM : chez lui résonne l’acclamation royale)».

Balaam a eu « l’ordre de bénir Israël », comme Moïse, comme Paul. Qu’en est-il de nous ?… (cf Gen 12 :3). Moïse n’est pas, comme on pourrait le penser, d’une alliance révolue ! N’oublions pas que Moïse était auprès du Seigneur sur le Mont de la transfiguration. Il n’est pas un « has been », et les paroles de Moïse comme celles de Balaam ou de Paul sont issues directement du cœur de Dieu.

 

Ouvrir les églises à l’enseignement sur Israël

Pourquoi alors dans notre pays, ceux qui défendent Israël, ceux qui enseignent sur Israël et sur la fin des temps, sont conspués, mis à l’index, et sont même accusés d’être de « faux prophètes » ?… Pourquoi l’Eglise ne porte-t-elle pas Israël, comme Hur et Aaron qui soutenaient les bras de Moïse, quand Josué combattait Amalek (Ex 17 :10) ?… Bras droit de Moïse, Hur est de Juda, de la maison de Caleb, et il est le grand-père de Beetsalel, l’artisan génial.  Aaron est souverain sacrificateur, frère de Moïse – Deux tribus majeures : Juda et Lévi, la royauté et la prêtrise, ils représentent : 1) le combattant sur le terrain, et 2) l’intercesseur, le combattant spirituel. Le Messie contient ces deux ministères, selon Zach 6 :6 : « (le Messie) Il bâtira le temple de l’Eternel ; il portera les insignes de la majesté ; il s’assiéra et dominera sur son trône, il sera sacrificateur sur son trône, et une parfaite union régnera entre l’un et l’autre ». N’est-ce pas le propre de l’Eglise de manifester ces deux onctions ?

 

Agir de manière politique

Comment pouvons-nous ne pas porter Israël ?… « Nous ne faisons pas de politique… », disent certains. Mais Dieu est éminemment politique, c’est Lui qui place les autorités. Combattre dans la prière est une chose, combattre « sur le terrain » en est une autre ; c’est agir sur un plan social, au sein d’organisations caritatives par exemple. C’est également agir politiquement : le pasteur Martin Luther King a agi politiquement contre l’apartheid, le pasteur William Hechler a soutenu Théodore Herzl et l’a conduit dans les cours des grands de l’Europe, comme le Kaiser. Le pasteur Dietrich Bonhoeffer (assassiné sur ordre d’Hitler), et Martin Niemoller[1] ont élevé leurs voix contre le nazisme, de même le pasteur Marc Boegner contre le régime de Vichy, de même André Trocmé et les pasteurs du plateau du Chambon, pour sauver les enfants juifs… La liste est longue. Je veux mentionner également le pasteur Wurmbrand qui a passé des années d’emprisonnement et de torture dans les geôles roumaines de Ceausescu. Toutes ces actions, au service de Dieu.

C’est durant la guerre du Golfe en 91, alors que les Scuds de Saddam Hussein tombaient sur Israël, que Dieu a parlé à des intercesseurs, à Jérusalem : « C’est le temps de ramener mon peuple du Nord ». Il a fallu alors mettre en place des stratégies, des programmes, collecter de l’argent, affréter des avions, des bateaux, pour ramener les Juifs du Nord - des actions éminemment politiques.

Je mentionne pour finir le « lobby » chrétien au Parlement européen - The European Coaliton for Israel, et, toutes les grandes organisations chrétiennes à Jérusalem – Chrétiens Amis d’Israël (CFI), l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem (ICEJ), Bridges for Peace, etc.

 

Des ennemis actifs

Avec le conflit avec Gaza, surgissent à nouveau les manifestations anti-Israël. Ces gens-là ne prennent pas de vacances, ils sont super-actifs et agissent sur tous les plans – médiatique, économique, politique, juridique. BDS (Boycott, Désengagement, Sanctions) par exemple, est une vraie entreprise de déstabilisation et de délégitimation d’Israël aux yeux du monde. Voir sa Charte (LIEN). Ils vont sur les marchés, dans les centres commerciaux, ils manifestent, ils agissent dans tous les milieux, etc.

Est-ce que nous n’avons pas le devoir de nous élever contre cette offensive, de contrer ces manifestations (je ne parle pas de violence), de rechercher des stratégies ?… N’avons-nous pas à nous impliquer en brandissant fièrement notre amitié à Israël ?… Le drapeau d’Israël, le Magen David entre les deux bandes bleues (le Nil et l’Euphrate), est explicite. Ce drapeau est comme un étendard.

Bien sûr agissons comme Daniel avec sagesse, mais avec détermination et courage. Nous avons à manifester notre soutien à Israël ; c’est impératif.

 

Au temps marqué

Dans les réflexions à propos d’Israël, on entend aussi : « Tant qu’ils n’ont pas reçu Jésus… ». Une manière de dire qu’on ne peut rien pour eux, tant qu’ « ils » s’entêtent à refuser le message évangélique. Pourtant, la prophétie de Balaam (celle de Dieu) est claire : « Je le vois du sommet des rochers, Je le contemple du haut des collines : C’est un peuple qui a sa demeure à part, et qui ne fait point partie des nations » - No 23 :9. Israël n’est pas compté comme faisant partie des nations. Il y a les nations, et il y a Israël – Israël redeviendra avec la venue du Messie, « la première des nations » (Jér 31 :6). Ce peuple appartient à Dieu ; c’est « son trésor » - ‘am segoula.

 

Examinons cette parole – No 23 :23 : « Au temps marqué, il sera dit à Jacob et à Israël quelle est l’œuvre de Dieu ». On pourrait traduire ainsi : Quand Dieu le jugera bon, Il enlèvera le voile placé sur le peuple juif, et celui-ci comprendra alors les choses qui lui avaient été cachées jusque-là. On peut faire le parallèle avec l’histoire de Joseph : à un moment précis, Joseph devenu Pharaon, se révéla à ses frères. Et alors les fils de Jacob purent comprendre que Dieu avait tourné le mal en bien, et que ce frère qu’ils avaient jeté dans une fosse et vendu pour 20 deniers, était devenu leur sauveur.

 

Une Eglise combattante

« Sur Asher il dit : Béni soit Asher entre les enfants d’Israël ! Qu’il soit agréable à ses frères, et qu’il plonge son pied dans l’huile ! Que tes verrous (souliers) soient de fer et d’airain » - Deut 33 :24-25. Le Seigneur veut équiper Asher pour le combat de la fin des temps. Je crois que cette tribu désigne l’Eglise d’aujourd’hui.

1 – Dieu attend de l’Eglise qu’elle « plonge ses pieds dans l’huile » sainte ! Qu’elle agisse avec l’onction et la force du Saint-Esprit.

2 – Et qu’elle chausse ses brodequins de fer – le mot hébreu désigne des chaussures hautes, « verrouillées », comme des rangers, ou bottes de combat.

 

Asher a un défaut, il aime se prélasser. Dans Juges 5, nous lisons l’histoire de Déborah la prophétesse : pour combattre l’occupant cananéen, Déborah a appelé les tribus à se lever. Des tribus ont répondu : Issachar, Nephtali et Zabulon, entre autres. Il est dit que les autres étaient inopérantes, et étaient occupées par des choses stériles, des discussions sans fin, des voyages, des vacances…

Quand à Asher, il se reposait au bord de la mer (v 17), il se prélassait. Voilà le problème de Asher !

L’Eglise est devant ce choix : soit elle combat et s’engage, soit elle se trouve des excuses – des problèmes d’églises, le financement du local, des discussions théologiques stériles, ou la crainte de perdre sa tranquillité. L‘ennemi, Amalek ou Satan, ne prend pas de vacances. Et il n’a pas peur d’une église faible.

Eglise, plonge tes pieds dans l’huile et chausse tes brodequins de fer ! Israël a besoin de toi, le Seigneur t’attend !…

 

Gérald Fruhinsholz,

Shabbat 12 juillet 2014,

après une alerte rouge sur Jérusalem

 

Actions concrètes :

- Que les prières montent des églises ; que ce sujet ne soit pas le fait de quelques individus, mais d’un temps de prière officiel pour Israël, et le conflit.

- Prions pour les croyants qui sont appelés actuellement au front, à Gaza, mais aussi pour tous les jeunes soldats, et les réservistes qui n’aspirent qu’à une chose, vivre dans la paix. 

- N’oublions pas également de prier pour les populations civiles, tant israélienne que palestinienne, afin que le Seigneur les protège.

- N’annulons pas vos voyages prévus en Israël, tant que c’est possible.

- Manifestons pacifiquement votre soutien devant les consulats ou l’ambassade d’Israël.

- Achetons des fruits et des produits d’Israël !

- Apportons vos offrandes pour bénir Israël. Cela inclut des ministères qui s’occupent des Arabes.

- Prions que Dieu se révèle aux chefs du Hamas ! Corneille le Centurion était le chef d’une armée d’occupation qui n’était pas tendre envers les Juifs, et Dieu l’a touché.

- Prions les psaumes 90 et 121 notamment, que les « flèches », les roquettes et les missiles n’atteignent pas leur but.

- Que l’ennemi tombe dans ses propres pièges, et soit détruit…

                                                         Gérard Frunhinshlz


22/07/2014
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