* JESUS REVIENT *

* JESUS REVIENT   *

Guy Millière


APRÈS L’IMPOSTURE, PAR GUY MILLIÈRE –

Source :http://www.dreuz.info/2015/01/apres-limposture/

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J’aimerais me réjouir des immenses manifestations qui ont eu lieu partout en France dimanche 11 janvier. 

J’aimerais penser qu’un élan s’est dessiné qui va permettre une fraternité générale, un effacement des haines et des divisions, une résolution de tous les problèmes que compte ce pays. Je ne doute pas qu’il existe en France des millions de braves gens qui ont été profondément heurtés par les actes terroristes qui ont marqué ces derniers jours.

Je dois considérer que tout n’est pas si simple. J’ai eu dimanche, la sensation d’assister à une immense opération politique…

 

François Hollande, cet homme qui n’a pas été à la hauteur de ses fonctions et qui a montré mille fois qu’il avait crevé son seuil d’incompétence en devenant Président, s’est retrouvé maître d’une cérémonie planétaire : nul doute qu’il va en bénéficier dans de prochains sondages, et nul doute non plus qu’il était en campagne électorale. Les grands médias français qui se sont évertués à édulcorer depuis des années et à tout reconduire vers le politiquement correct ont pu contribuer à une grande opération de communication au service de l’édulcoration et du politiquement correct.

Je dois dire qu’avoir vu plusieurs membres du gouvernement, dont Christiane Taubira, venir samedi soir devant le supermarché cacher de la porte de Vincennes m’a semblé particulièrement écoeurant : si l’assassin ignoble retranché dans le supermarché n’avait pas été relâché par des décisions judiciaires voulues par madame Taubira, il n’aurait pas assassiné, et il aurait été en prison. Je me suis un instant demandé si les pyromanes venaient constater les dégâts causés par un incendie qu’ils ont contribué à allumer.

Je dois ajouter qu’avoir vu, dans le défilé dimanche à Paris, des gens venant de pays où la liberté de parole est constamment bafouée « manifester » en faveur de la liberté de parole m’a paru relever d’une ignominie grotesque, et qu’avoir vu des représentants de régime qui financent l’islam radical venir commémorer la mort de victimes de l’islam radical m’a semblé relever du cynisme le plus abject. Il y avait même le Président d’une entité terroriste, comme une cerise moisie sur un gâteau empoisonné, un certain Mahmoud Abbas qui, entre deux cérémonies de célébration de djihadistes tueurs de Juifs a trouvé un instant, grâce à l’invitation de la France, pour venir faire semblant de pleurer sur des crimes djihadistes.

Je dois dire que j’ai vu beaucoup de panneaux disant « Je suis Charlie » portés par des gens qui ne sont pas Charlie, mais très peu de panneaux disant « Je suis policier », et moins encore de panneaux disant « Je suis Juif » : les Juifs assassinés sont pourtant les seuls à avoir été tués en raison de ce qu’ils étaient, puisqu’ils ne travaillaient pas dans la police et ne faisaient pas de dessins satiriques et étaient simplement des Juifs en train de faire leurs courses.

Je n’ai vu aucun rejet clair et net de l’antisémitisme parmi les manifestants, et moins encore de rejet de l’antisémitisme qui tue et qui est le seul à tuer depuis des années : l’antisémitisme islamique. Il fallait éviter les mots qui fâchent. Je n’ai pas vu évoquer le djihadisme, alors que c’est lui qui a tué, et pas un terrorisme abstrait. Je n’ai pas vu évoquer le fait que la cause des morts à Charlie Hebdo a été le blasphème envers Mohamed. Il fallait éviter les sujets qui fâchent.

J’ai entendu les quelques Musulmans venus manifester dire craindre la « stigmatisation » : je les comprends. S’ils avaient ajouté une compassion envers les victimes du djihadisme et une horreur de l’antisémitisme, cela aurait été mieux. S’ils avaient regardé en face le fait que ceux qui ont tué étaient musulmans, cela aurait été mieux encore, et les aurait incité à se demander ce qui fait que la religion musulmane poussée à son extrême produit la quasi-totalité des terroristes actifs depuis trois ou quatre décennies, ce qui entraîne, effectivement, une peur de l’islam et des effets de stigmatisation.

Les discours de dirigeants politiques disant, comme l’uléma François Hollande, que ce qui se passe n’a rien à voir avec l’islam, ne contribuent certes pas à la réflexion, et contribuent plutôt à un accroissement de la stigmatisation. On le verra, sans doute.

J’ai vu, en somme, un festival de l’imposture, et je dis seulement : nous sommes après l’imposture.

Les zones de non droit qui sont de véritables bombes à retardement vont-elles se résorber par miracle ? Les prisons, qui sont des centres de formation au djihadismevont-elle connaître une mutation ? Le laxisme judiciaire va-t-il cesser dès la semaine prochaine ? Le dynamisme économique va-t-il revenir, et des mesures à même de permettre ce retour vont-elles être votées incessamment ? Va-t-on, aux fins de favoriser l’intégration des Musulmans effectivement modérés en France, tenir enfin un discours courageux et lucide sur l’islam et l’islam radical, et prendre des mesures enfin drastiques pour combattre ce dernier ?

Je crois que je connais les réponses à ces questions, hélas. Outre la présence dans la manifestation de Paris de l’émir du Qatar, du Premier ministre turc, et de Mahmoud Abbas, j’ai noté que Binyamin Netanyahou ne semblait pas le bienvenu : c’est ce que des sources bien informées ont fait savoir à la presse internationale, et c’est en soi une réponse supplémentaire. J’ai noté qu’à la synagogue de la Victoire, il n’était apparemment pas prévu que Binyamin Netanyahou puisse prendre la parole, et les officiels français se sont précipités pour quitter la synagogue avant qu’il parle : c’est une réponse de plus.

On invite Mahmoud Abbas, mais on se conduit ainsi vis-à-vis du Premier Ministre d’Israël alors que quatre Juifs viennent d’être assassinés ? Tout commentaire est inutile.

Il semble que les seules mesures fermes qui seront envisagées seront dans le domaine de la lutte contre « l’islamophobie ». Des Juifs sont assassinés, mais c’est l’ « islamophobie» qui constitue le danger : c’est une évidence. Des gens tels que Mohamed Sifaoui sont prêts à déverser des bordées d’injures chargées d’excréments sur tout « islamophobe », cela va de soi.

J’ai appelé mon dernier livre Voici revenu le temps des imposteurs*. Nous sommes effectivement au temps des imposteurs.

J’aimerais me réjouir. Je ne vois aucune raison pour cela. Vraiment aucune.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

Note MAV: j’ajoute ceci. Cette immense manifestation était censé défendre la liberté de parole, la liberté de conviction, la liberté religieuse. Or il semble que c’est tout le contraire qui se passe: tous les liens internet donnant des nouvelles de tueries ou d’attaques dans divers lieux de la France ou de la planète, ou encore montrant des scènes de liesse assorties de menaces de mort, prises dans nos quartiers « civilisés », ont été pulvérisés, les vidéos ôtées et censurées. Je suis d’accord avec Guy Millière: toutes ces foules enthousiastes ont été kidnappées par des imposteurs dont le seule visée est leur côte électorale. Et effectivement, Benjamin Netanyaou semble avoir dû forcer la porte pour qu’on lu permette de venir relever le moral des Juifs de France et leur dire qu’Israël était leur terre d’accueil ! L’invitation ne pouvait être refusée, mais la pire des gifles a été faite à tout Israël et tous les Juifs de France en invitant leur pire ennemi,  à l’égal d’un chef d’Etat, alors qu’il n’est que chef d’une bande d’assassins, et de preneurs d’otages parmi les Palestiniens, transformés par eux en boucliers humains …

Oui, l’écœurement de cette gigantesque mystification m’atteint ! Je sais que je peux dire aux Juifs: « Votre shalom est désormais en Israël, nulle part ailleurs » et aux Chrétiens: « Relevez votre tête, votre délivrance approche »… Mais avant, il va y avoir beaucoup de douleurs et d’épouvante !

 

Note, quand je suis tombée sur cette image prise hier d’un hélicoptère, ce que j’ai vu, ce n’était pas la foule, c’était LA CROIX !

 

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13/01/2015
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NOUS SOMMES EN GUERRE CONTRE LE TERRORISME DJIHADISTE, PAR GUY MILLIÈRE

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Guy Millière – Je suis, comme nombre de gens en France et sur la planète, absolument horrifié par ce qui s’est passé mercredi 7 janvier au siège de Charlie Hebdo, cela va de soi.

Je le suis d’autant plus que mon itinéraire a croisé celui de plusieurs de ceux qui sont morts. Nous étions en désaccord sur bien des sujets, mais j’appréciais leur impertinence et, je le dis, c’étaient des gens sans méchanceté, et à même de se montrer courageux lorsqu’il s’agissait de liberté individuelle.

 

Ce qui a été assassiné, c’est l’impertinence. C’est aussi le droit de se montrer irrévérencieux vis-à-vis d’une religion que je n’ai nul besoin de nommer ici.

Charb, Cabu, Wolinski, Tignous ont été tout aussi irrévérencieux vis-à-vis du Christianisme: qui peut imaginer qu’un Chrétien aurait songé à les tuer pour cela ?

Une seule religion stipule aujourd’hui encore que l’irrespect envers elle mérite le meurtre. Et une seule religion implique passage à l’acte en pareil cas. Une seule religion prône, dans ses textes sacrés, la guerre sainte.

A l’horreur que j’ai pu ressentir s’est ajoutée, je dois le dire, une forme de nausée. Des journalistes qui ont montré de multiples fois qu’ils n’avaient que faire de la liberté de parole, qui appelaient, il y a quelques jours encore, à la censure contre Eric Zemmour, qui ont exclu Renaud Camus des cercles de la bien pensance, qui enferment la pensée en France dans le vase clos du « politiquement correct », et qui seraient restés silencieux et indifférents si les victimes avaient été au siège d’un journal conservateur, se sont présentés, d’un seul coup, comme les adeptes intransigeants d’une liberté de tout dire censée caractériser la France, « pays de liberté ».

En réalité, la liberté de parole en France est restreinte et asphyxiée, et ces journalistes, ont, consciemment ou non, contribué à cette restriction et à cette asphyxie.

A la nausée, s’est ajouté chez moi un malaise qui est allé croissant. Les journalistes qui ont contribué à la restriction et à l’asphyxie susdite ont, à quelques exceptions près, continué à ne pas pratiquer la liberté de parole et à poursuivre la restriction et l’asphyxie. La quasi-totalité des dirigeants politiques, à commencer par François Hollande, leur ont emboîté le pas, et ont, quasiment tous, tenu un discours qui relève lui-même de la restriction et de l’asphyxie.

Dire explicitement que les assassinats ont été commis au nom de l’islam, parce que le nom de Mohamed a été « insulté » par les moqueries d’humoristes, et que l’islam tel qu’il est ne tolère pas ce qu’il considère comme relevant du blasphème était semble-t-il, trop dire.

Dire que les terroristes ont agi au nom d’Allah, qu’ils ont clamé haut et fort, et avaient des raisons de penser qu’ils se conduisaient ainsi en bons Musulmans, était aussi trop dire.

Pour bien enfoncer le clou, des dignitaires et intellectuels musulmans ont été invités à parler, et ont, bien sûr, dit les uns après les autres que l’islam n’était pas violent, que ceux qui avaient tué étaient extérieurs à l’islam, voire que ceux qui avaient tué voulaient « salir » l’islam.

Dalil Boubakeur, qui avait été l’un des premiers à s’en prendre à Charlie Hebdo lors de la publication des caricatures de Mohamed, s’est, dans ce cadre, taillé des habits neufs, et est devenu un défenseur de Charlie Hebdo. Des représentants de l’UOIF, branche française des Frères Musulmans, ont parlé sur le même ton que Boubakeur. Malek Chebel a évoqué pour la millième fois un « islam des Lumières » dont on chercherait presque en vain la trace dans la quasi-totalité du monde musulman aujourd’hui.

Tous ont laissé de côté le fait, pourtant très significatif, que lorsque les caricatures de Mohamed ont été publiées pour la première fois, des millions de gens dans tout le dar al-islam se sont levés pour vociférer et demander la mort des caricaturistes.

Nul n’a évoqué la situation présente de la liberté de parole, du pluralisme religieux et de la non violence dans la quasi-totalité des pays musulmans de la planète. Evoquer cela aurait contredit les propos tenus d’une manière si flagrante que le silence était, à l’évidence, préférable.

On a reparlé ici ou là d’un « islam de France » qui n’existe pas plus que l’islam du Luxembourg ou du Morbihan.

L’action terroriste et meurtrière contre Charlie Hebdo a été présentée comme une action criminelle, puis comme une action terroriste, à peu près jamais comme ce qu’elle a été : une action islamique djihadiste menée au nom de principes qui font l’objet de prescriptions coraniques validées par des centaines d’ulémas.

Elle a été fort peu rattachée à d’autres actions menées récemment aux cris d’Allahou Akbar, à Joué les Tours, à Dijon, au Mans, peut-être à Nantes. Elle a été extrêmement peu rapprochée des crimes islamiques djihadistes commis à Montauban et à Toulouse par Mohamed Merah, à Bruxelles par Medhi Nemmouche ou, ces dernières semaines dans d’autres pays, Canada ou Etats-Unis, Royaume-Uni ou Australie.

Quelques commentateurs ont évoqué une guerre contre le terrorisme et dit qu’il s’était agi, contre Charlie Hebdo, d’un acte de guerre : lorsque George W. Bush parlait, il y a huit ou dix ans, de guerre contre le terrorisme et de nécessité de voir le monde musulman se transformer en profondeur, il était traité de tous côtés de raciste, de fasciste et de crétin, y compris par des gens qui emploient présentement les mêmes mots que lui. Lorsque Binyamin Netanyahou, parlant lors de la guerre contre le Hamas, et après des attaques de synagogues à Paris et en région parisienne, avait dit que la guerre djihadiste contre Israël était en train de toucher la France, et que les djihadistes ne se limitaient pas à vouloir tuer des Juifs, ses propos étaient retombés dans un silence glaçant.

Les commentateurs qui ont parlé de guerre se sont faits un peu plus explicites avec la prise d’otage de Dammartin en Goële et la mort en « shahid », les armes à la main, face aux policiers, des assassins de Charlie Hebdo, et avec la prise d’otage au magasin Hyper Cacher de la Porte de Vincennes (où, hélas, trois otages semblent avoir trouvé la mort).

Ils n’ont pas été assez explicites.

Nous sommes en guerre, oui. Et ceux qui le disent devraient aller jusqu’au bout de leurs propos : nous sommes en guerre contre le terrorisme djihadiste. Nous ne sommes pas en guerre avec tous les Musulmans, cela va de soi.

Mais il n’empêche : le terrorisme djihadiste n’est pas extérieur à l’islam. Tous les Musulmans ne sont pas des terroristes djihadistes, : il faut répéter néanmoins que tous les terroristes djihadistes sont musulmans.

Il n’empêche aussi, et ce doit être dit : la guerre que nous a déclaré le terrorisme djihadiste est une guerre mondiale, et la France n’est que l’un des fronts de cette guerre.

Il n’empêche, enfin, et ce doit être dit aussi : la France est un pays particulièrement touché par cette guerre, et ce qui s’est passé à Charlie Hebdo est à même de se reproduire ailleurs. Walid Phares, un de mes amis américains, et l’un des meilleurs connaisseurs du djihadisme, me disait il y a quelques années que lorsque des assassinats d’écrivains et de journalistes commenceraient à survenir dans un pays occidental, ce serait un signal crucial montrant qu’un pas décisif dans l’escalade djihadiste se trouve franchi. Ce pas se trouve franchi.

D’autres pas seront franchis, tôt ou tard.

Les prisons françaises sont des lieux de recrutement de grande ampleur au service du djihadisme, des dizaines de mosquées et d’associations musulmanes en France sont aussi des lieux de recrutement. Des quartiers entiers de la périphérie des grandes villes sont devenues ce qu’un chercheur il y a quelques années a appelé les « banlieues de l’islam », et ce qui y règne est la loi des bandes et celle d’imams pas toujours aussi modérés que l’imam Chalghoumi, un homme hautement respectable, mais que nombres de Musulmans en France voient comme un traître, et qui vit sous la menace.

Ce que les auteurs d’un livre ont appelé il y a quelques années les « territoires perdus* » a pris de l’ampleur. L’antisémitisme islamique et la haine islamique envers l’Occident ont pris de l’ampleur aussi.

Des réseaux islamiques djihadistes dormants et à même de s’activer sont présents sur tout le territoire français, comme sur le territoire d’autres pays occidentaux, et des gens formés au Yemen, en Syrie, dans le Sahel sont de retour en France, et prêts à agir. Des caches d’armes prêtes à l’utilisation existent, plus nombreuses qu’on ne le pense.

C’est en disant la vérité que le combat commence. Pour l’heure, personne ou presque n’ose dire la vérité en France : ni, pour la plupart, les journalistes, ni les dirigeants politiques. Ce qui montre plutôt que le combat est, peut-être, déjà perdu.

Des milliers de gens, entraînés par les grands médias, disaient ces derniers jours : « Nous sommes tous Charlie », en s’imaginant défendre une liberté d’expression déjà moribonde et un pluralisme agonisant. Quelques jours encore, et ils oublieront. Ceux qui tissent leur toile, eux, n’oublient pas leur but. Que diront ceux qui disaient « Nous sommes tous Charlie » lors des prochains meurtres et des prochaines prises d’otage ? J’aurais aimé les voir aussi massivement mobilisés après le massacre de l’école Ozar Hatorah de Toulouse ou celle du Musée Juif de Bruxelles.

Une manifestation d’ « union nationale » sera organisée dimanche pour défendre la « République » et ses « valeurs ». Elle aura lieu, puis on passera à autre chose, en oubliant que la République n’est désormais qu’un mot qui ne sert plus même d’écran à la réalité d’une société déchirée, rongée de l’intérieur, où, entre la dissémination de l’islam radical et du djihadisme chez les uns, et la peur (très fondée) de l’islam chez d’autres, il n’y a rien, sinon un ensemble de discours vides qui sonnent faux parce qu’ils relèvent de l’imposture.

Ce qui s’imposerait immédiatement, sans attendre, serait une déclaration solennelle disant explicitement à la population ce qui est la réalité. Il faudrait, pour cela un Churchill. Nous avons un Hollande. Nicolas Sarkozy a été plus présidentiel que Hollande, et il a parlé de « guerre contre la civilisation ». Mais il n’est pas au pouvoir.

C’est, en tous cas, un fait.

Nous sommes en guerre contre le terrorisme djihadiste, et c’est une guerre mondiale, enclenchée voici plus d’une décennie.

Une guerre se gagne ou se perd : pour l’heure, nous ne sommes pas en train de gagner, et nous sommes, plutôt, en train de perdre.

Si, bien au delà de la France, le monde occidental ne se mobilise pas pour gagner la guerre, et ce à l’échelle planétaire, l’avenir s’annonce sombre.

Si, en France, des décisions plus fermes ne sont pas prises rapidement, l’avenir de la France se fera sombre plus vite encore que celui d’autres contrées de la planète.

Ivan Rioufol, pour qui j’ai beaucoup d’estime, a écrit ces derniers jours : « il est urgent que les esprits se réveillent enfin et cessent de se réfugier dans le confort de l’apaisement, du pacifisme et des bons sentiments ». Je ne saurais mieux dire. J’aimerais être certain que les esprits se réveilleront.

Jacques Tarnero, un autre homme pour qui j’ai beaucoup d’estime, a écrit, lui : « Inscrire le jihad dans la catégorie des crimes contre l’humanité constituerait déjà un fort coup de semonce contre tous ceux qui habillent leurs crimes du masque d’une différence culturelle ». Je partage cette idée. Le djihad est un crime contre l’humanité. Et c’est ce crime contre l’humanité qui s’est commis à Paris, à Montrouge et à Vincennes le 7, le 8 et le 9 janvier. C’est ce crime contre l’humanité qui se commet partout où le djihad frappe, à chaque fois qu’il frappe.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

 


11/01/2015
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L’ISLAM RADICAL MÈNE LA GUERRE POUR LA GAGNER ET NE S’ARRÊTERA PAS, PAR GUY MILLIÈRE

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Guy Millière – Un otage américain supplémentaire a donc été décapité par l’Etat Islamique. 

Lors de sa décapitation, dix-huit soldats syriens ont été décapités eux aussi. Comme à l’accoutumée, les décapitations ont eu lieu au couteau, pour que cela dure plus longtemps et que cela donne à l’assassin le plaisir de voir souffrir ses victimes et d’entendre leurs râles.

 

La video réalisée pour l’occasion suscite, comme à l’accoutumée encore, des sentiments d’horreur dans le monde occidental et des réactions indignées chez les dirigeants américains et européens qui parlent de « barbarie » et de « crime contre l’humanité », mais pas, ou aussi peu que possible, d’islam radical.

 

Les sentiments d’horreur et les réactions indignées ne changent rien à la réalité : il s’agit d’islam radical. C’est précisément pour cela que l’Etat Islamique continue à attirer des recrues par milliers venant mener le djihad au côté d’Abou Bakr al Bagdadi.

L’otage qui vient d’être décapité avait poussé l’esprit de servilité jusqu’à se convertir à l’islam

C’st précisément pour cela que la soumission servile ne sert strictement à rien : l’otage qui vient d’être décapité avait poussé l’esprit de servilité jusqu’à se convertir à l’islam, et sa mère est, sur les écrans de télévision américains, apparue voilée, ce qui n’a rien changé.

C’est précisément pour cela qu’il faudrait regarder la situation en face, ce qui n’est pas fait du tout.

L’islam radical est en guerre contre le monde occidental et contre tous ceux qu’il considère comme les alliés de celui-ci, et les alliés incluent l’Egypte du maréchal Sissi et l’Arabie Saoudite, entre autres.

L’islam radical mène la guerre pour la gagner et ne s’arrêtera pas tant qu’il ne sera pas écrasé. Totalement. Pleinement.

Comme tous les totalitarismes, l’islam radical ignore les contrats et les traités, et ne connaît que la force ou la faiblesse. Ses tenants considèrent que le monde occidental est faible, et ils en ont des preuves tous les jours. Tant que le monde occidental ne retrouvera pas le chemin de la force, les paramètres des tenants de l’islam radical ne changeront pas.

Et le monde occidental continue d’administrer des preuves de sa faiblesse.

Les bombardements contre l’Etat Islamique sont, pour l’heure, trop infimes pour inquiéter celui-ci. Et aucune intensification n’est prévue par le seul gouvernement susceptible de prendre une décision efficace : le gouvernement américain. Aucun envoi de troupes au sol n’est prévu non plus, même si mille cinq cent membres de l’US Army supplémentaires viennent d’être envoyés pour former l’armée irakienne.

 

L’attitude rampante de Barack Obama devant les dirigeants iraniens (et les lettres implorantes envoyées par le même Barack Obama à Khamenei), la façon dont les dirigeants européens suivent Obama en rampant eux aussi montrent non seulement aux dirigeants iraniens, mais aussi à ceux de l’Etat Islamique, que les dirigeants occidentaux ont une consistance de serpillère. Et ils ne voient aucune raison de ne pas s’essuyer les pieds sur la serpillère.

L’attitude des dirigeants européens et de l’administration Obama vis-à-vis d’Israël et du gouvernement Fatah Hamas qui dirige l’Autorité Palestinienne, la véritable trahison d’Israël que montre cette attitude, montre aux mêmes dirigeants iraniens et aux dirigeants de l’Etat Islamique, mais aussi aux dirigeants « palestiniens », que l’Europe est à vendre pour une poignée de pois chiches, et se montre très tolérante envers la haine des Juifs, pourvu qu’elle pense pouvoir sauver sa misérable vie en échange de sa tolérance envers la haine des Juifs.

Un redressement et un retour à la force en Occident sont-ils possibles ? Nul élément ne va en ce sens en Europe, et je crains que cela ne s’arrange pas dans les années à venir.

Du côté, bien plus crucial, des Etats Unis, la victoire récente des Républicains aux élections de mi mandat offre quelques espoirs, mais le chemin à parcourir reste encore long. Barack Obama a encore deux années pour nuire, et ce seront de longues années : un accord avec le gouvernement iranien pourrait être signé le 24 novembre prochain qui serait, disent nombre de commentateurs américains, bien pire que les accords de Munich en 1938.

Les « Palestiniens » espèrent que Barack Obama choisira l’abstention lors d’un vote concernant la reconnaissance de la « Palestine » au Conseil de Sécurité de l’ONU : on peut penser qu’Obama, contraint et forcé, maintiendra le véto américain, mais le simple fait que les « Palestiniens » puissent espérer une abstention montre où nous en sommes.

Les Républicains devront très vite se mettre en ordre de bataille, ou prendre le risque d’une défaite en 2016, défaite qui pourrait être fatale aux Républicains eux-mêmes, mais fatale aussi à un ordre du monde qui a pu reposer sur les valeurs de la démocratie, du droit et de la liberté.

Pendant que dans le monde occidental on parlait d’autre chose, pendant qu’on y condamnait Israël en accusant le gouvernement israélien de ne pas accepter l’épuration ethnique de Jérusalem « Est » et du Mont du Temple qui, pour nombre d’Occidentaux, devraient être vides de toute présence juive, l’Etat Islamique continuait à tuer, des groupes islamiques égyptiens, libyens, égyptiens, saoudiens et yeménites faisaient allégeance à l’Etat Islamique, al Qaida passait un accord de partenariat avec lui, et Abou Bakr al Bagdadi (qui est bien vivant) prononçait un discours disant qu’il entendait conquérir le monde, par le feu et par le sang.

C’est ce qu’il avait dit, déjà, en quittant la prison, à ses geôliers : quand Barack Obama a eu l’heureuse idée de le libérer en 2009 pour lui donner sa chance. Abou Bakr al Bagdadi a saisi sa chance. On n’a pas tous les jours à la Maison Blanche un Président tel que Barack Obama.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.


18/11/2014
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