* JESUS REVIENT *

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Henri Viaud-Murat


Marcher par l’esprit ! C'est possible ! - Henry Viaud-Murat

 

Beaucoup de Chrétiens pensent qu’il est impossible de marcher complètement par l’esprit tant qu’ils sont sur cette Terre. Certains ont tellement essayé de le faire, sans succès, qu’ils ont abandonné toute nouvelle tentative, complètement découragés. Pourtant, il s’agit d’un ordre du Seigneur pour nous. Il a donc aussi pourvu tout ce qui nous est nécessaire pour nous permettre de Lui obéir ! Marcher par l’esprit est le plus grand défi lancé par Dieu à l’humanité. Marcher par l’esprit, c’est marcher comme Christ a marché quand Il était sur cette terre. C’est quelque chose d’absolument impossible à l’homme naturel ! Christ est infiniment tout autre, infiniment au-dessus de cette créature déchue qu’est l’homme naturel.

Autant l’Orient est éloigné de l’Occident, autant la nature de Christ est éloignée de la nature charnelle de l’homme non régénéré.

 

 

Dieu le savait, et Il devait donc bouleverser l’ordre des choses actuel, pour nous permettre de marcher par l’esprit. Il devait faire une œuvre extraordinaire, une œuvre qu’aucun homme n’a jamais pu, et ne pourra jamais faire. Dieu ne peut accepter comme parfait que ce qu’Il a Lui-même créé. Après avoir achevé Sa merveilleuse création, et créé l’homme à Son image, le premier Adam, Dieu S’est exclamé : "C’est très bon !" Tout était parfait au commencement. Dieu avait créé un être humain aussi proche de Lui qu’Il pouvait le faire, un être à Son image, à Sa ressemblance, à la ressemblance de Jésus, Son Fils Unique. Il voulait un homme parfait, capable de recevoir Sa vie et Sa nature, afin qu’il puisse adorer et servir Son Créateur comme Il le mérite. Dieu voulait remplir cet homme (et l’espèce humaine qu’il devait engendrer par la suite) de toute Sa gloire, afin de le constituer collectivement comme une Epouse parfaite pour Son Fils. Cette Epouse, sans ride ni tache ni rien de semblable, pouvait alors pleinement satisfaire le cœur de Dieu, parce qu’elle était issue de Lui et remplie de Lui.

 

Mais Dieu voulait aussi que cet être humain puisse L’aimer librement, le choisir librement comme Seigneur, Maître et Epoux. Il ne voulait pas d’une créature dépourvue de libre-arbitre, incapable de choisir de demeurer avec son Dieu, incapable de Lui dire : " Seigneur, je T’aime, et je choisis de rester avec Toi, de dépendre de Toi, de vivre de Ta vie, et de Te glorifier ! " Dieu voulait d’un être qui puisse choisir librement, en toute connaissance de cause, de L’aimer et de demeurer avec Lui. Dieu savait qu’Il prenait ainsi un risque, celui de voir cette créature utiliser son libre-arbitre pour choisir de s’éloigner de Lui, pour aller après des dieux qui ne le sont pas. C’est le chemin funeste qu’avait déjà choisi Lucifer et une partie de ses anges, par orgueil et par rébellion. C’est, hélas, le chemin que décidèrent de suivre nos premiers parents, Adam et Eve. Par leur désobéissance, ils se sont coupés de la seule Source de Vie, et se sont jetés, eux et toute leur descendance, dans de terribles épreuves et dans la mort.

 

Mais Dieu n’a pas été pris au dépourvu. Dans Sa prescience, Il savait tout ce qui allait arriver, et avait déjà prévu la Solution parfaite. Le Père pouvait compter sur l’obéissance parfaite de Son Fils bien-aimé, Jésus, afin de rétablir les droits du trône divin. La désobéissance de l’homme devenait l’occasion, pour Jésus, de glorifier le Père au plus haut point, de remporter sur Satan, la mort et le péché, une victoire totale et définitive, et de restaurer l’homme dans la position qu’il aurait toujours dû occuper. Mais cette victoire devait être remportée à un grand prix, celui de la mort et du sang précieux de Jésus. C’est par Sa mort que l’Agneau de Dieu a vaincu la mort, et par Sa glorieuse résurrection qu’Il a renouvelé toutes choses en Lui. Tous ceux qui allaient accepter Jésus comme leur Sauveur et Seigneur pourraient de nouveau entrer dans le plan magnifique de Dieu. Par la grâce de Dieu, ils allaient pouvoir "entrer en Christ," comme Noé et sa famille sont entrés dans l’arche. En Christ, ils allaient pouvoir passer une création nouvelle. Par la foi en Christ, Dieu allait pouvoir leur redonner Sa Vie éternelle, former Christ en eux, et les transformer à Son image, pour qu’ils puissent Le glorifier au plus haut point. Par cette nouvelle création en eux, cet esprit nouveau qu’Il allait leur donner, Dieu pouvait leur permettre de marcher comme Jésus avait marché, et de vivre comme Il avait vécu. Car c’est Jésus en eux qui allait le leur permettre. Christ en nous, l’espérance de la gloire !

 

L’esprit, l’âme et le corps.

 

Pour bien comprendre comment se déroule le plan de Dieu dans notre vie, nous devons également bien comprendre comment est constitué cet être humain que Dieu a créé à sa ressemblance, et ce qui s’est passé, d’abord au moment de la chute, puis, ensuite, au moment de notre nouvelle naissance en Christ.

 

L’homme a été créé en trois parties. Nous sommes composés d’un esprit, d’une âme et d’un corps. Il est bon de nous rappeler comment le premier homme, Adam, fut créé.

 

"L'Eternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant" (Genèse 2 :7).

 

Le texte original dit exactement ceci :

"L'Eternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un esprit (ruah) de vie et l'homme devint une âme vivante."

 

Dieu forma d’abord le corps de l’homme, fait de tous les éléments de la création terrestre, puis Il souffla en lui l’esprit. Au moment de la rencontre de l’esprit avec le corps, l’homme devint une âme vivante, une personnalité vivante.

 

L’âme est entrée en activité, a commencé à fonctionner, à partir du moment où l’esprit est entré en contact, en relation directe, avec le corps physique. L’âme est donc un instrument intermédiaire entre l’esprit et le corps. L’esprit est la centrale de vie en nous. C’est l’esprit qui donne la vie. Sans l’esprit, le corps est mort. La Bible dit :

"Comme le corps sans âme (littéralement, "sans esprit") est mort, la foi sans les œuvres est morte" (Jacques 2 :26).

 

Combien il est important de traduire les mots originaux correctement ! C’est le corps sans esprit qui est mort. Car il n’est plus relié à la source de vie qui est l’esprit.

 

Pour bien comprendre en quoi consiste la marche par l’esprit, il est donc absolument indispensable de bien faire la différence entre l’esprit et l’âme. Si l’on ne comprend pas cette différence essentielle, il nous sera impossible de marcher correctement par l’esprit.

L’esprit, il faut le répéter, est la centrale de vie de tout notre être. C’est en lui qu’est la vie. L’esprit est un être complet. C’est lui qui fut réellement créé à l’image de Dieu au départ. L’esprit d’Adam était aussi proche que possible de l’Esprit du Seigneur, à part le fait qu’il n’était pas Dieu. Mais il était rendu participant de la nature divine par son union avec Dieu. Il recevait un flot constant de la vie divine, et était rempli de la gloire de Dieu.

 

Cet esprit avait une volonté, des pensées et des sentiments. C’est l’esprit d’Adam qui était le centre de son être véritable. Cet esprit était très puissant, et possédait un grand nombre de qualités qui lui avaient été conférées par son divin Créateur. Voici quelques-unes de ces qualités :

  • L’esprit d’Adam pouvait communiquer et communier librement avec Dieu. Il communiait avec Dieu par un contact spirituel direct, d’Esprit à esprit, sans avoir besoin de l’action de l’intellect ni de l’intervention de l’âme.
  • L’esprit d’Adam pouvait pleinement et librement adorer Dieu en esprit et en vérité. Seul l’esprit possède cette faculté d’adoration spirituelle qui satisfait pleinement le cœur du Père. Cette adoration spirituelle n’a pas besoin de paroles pour s’exprimer. Elle dépasse et transcende l’activité de l’âme.
  • L’esprit d’Adam pouvait capter la pensée de Dieu par simple intuition spirituelle immédiate. Cette capacité d’intuition spirituelle est le propre de l’esprit. Il s’agit d’une révélation immédiate, qui n’est pas le fruit de l’activité intellectuelle.
  • L’esprit d’Adam pouvait aussi exercer sa volonté libre. Il pouvait avoir des pensées, et exprimer des sentiments, tout comme son Créateur. Dieu est Esprit, mais Il pense, Il a une volonté, et Il a des sentiments. La volonté, les sentiments et les pensées ont donc leur siège, leur origine, dans l’esprit de l’homme, et non dans son âme. L’âme n’est que l’instrument qui permettait à Adam de transmettre au niveau du corps, et du monde physique, les volontés, les pensées et les sentiments de son esprit.

 

L’esprit d’Adam était donc l’organe spirituel parfait, qui pouvait mettre Adam en communion totale avec son Créateur, qui est un Pur Esprit, et avec tout le monde spirituel de Dieu. Ce monde spirituel de Dieu n’était pas le monde de la création physique de Dieu. La création du Ciel et de la terre, et de tout ce qu’ils renferment, est une création physique, qui nécessitait donc d’autres organes que l’esprit pour être connue et appréhendée.

 

Dieu a donc créé à Adam un corps physique, composé de tous les éléments de la création physique, afin de lui permettre de dominer la création physique et de l’assujettir. Quand Dieu souffla dans le corps d’Adam son esprit, Adam devint une âme vivante.

 

L’âme est l’organe intermédiaire entre l’esprit et le corps. Elle permet à l’esprit d’utiliser pleinement l’instrument du corps physique, et d’agir au niveau de toute la création physique. Les capacités et les qualités de l’esprit allaient pouvoir, si l’on peut dire, se "matérialiser" au niveau du corps et de la création physique.

 

L’âme est l’instrument qui permet de "capter" et de "matérialiser," au niveau du corps humain, les pensées, les sentiments et les volontés de l’esprit. Avant la chute, c’est l’esprit d’Adam qui était son centre de vie et de conscience. Adam utilisait son âme et son corps comme des instruments parfaits et dociles de son esprit. Mais c’était réellement son esprit qui était la source de vie et d’activité de tout son être, notamment dans ses relations si vitales avec son Dieu. Adam marchait pleinement par l’esprit. Il savait que son âme et son corps lui avaient été donnés pour manifester dans la chair la plénitude de Dieu, dans une chair encore exempte de péché. Dieu, dans Sa grâce, avait voulu créer un être limité dans l’espace et le temps, cet homme de chair et de sang, pour y faire demeurer la plénitude de Sa divinité ! Quel miracle de l’intelligence divine ! Dieu, que les cieux des cieux ne peuvent contenir, peut venir emplir de Sa plénitude divine cet être limité qu’est l’être humain ! Ce qu’Adam n’avait pu accomplir, à cause de sa désobéissance, Jésus-Christ allait merveilleusement le réussir, grâce à Son obéissance parfaite !

 

L’âme n’était donc pas un instrument aussi puissant que l’esprit. Elle ne pouvait capter, parmi toutes les capacités de l’esprit, que ses volontés, ses pensées et ses sentiments. Il est important de réaliser, je le répète, que l’âme n’est pas la source de ces capacités spirituelles. Elle n’est que l’instrument qui permet de les capter et de les transmettre au corps, et à tout le monde physique. L’origine des volontés, des pensées et des sentiments, c'est l’esprit. Comme l’esprit d’Adam était parfait et pur, et en communion constante avec l’Esprit de Dieu, toutes les volontés, toutes les pensées et tous les sentiments d’Adam étaient purs et saints. Son âme était limpide. Son corps, également, était pur et immortel, parfait instrument pour transmettre la vie de l’esprit au niveau de la création physique.

 

Adam vivait en permanence dans la lumière divine, sans connaître le mal. Ce n’est qu’après la chute que l’homme et la femme devinrent conscients du bien et du mal.

 

Avant la chute, Adam et Eve vivaient essentiellement au niveau de l’esprit. Leur âme et leur corps n’étaient que des instruments dociles au service de leur esprit. Mais c’était leur esprit qui était l’organe essentiel, car c’est lui qui les mettait en relation et en communion avec Dieu.

 

La chute fut causée par la désobéissance d’Adam et d’Eve. Eve fut séduite, parce qu’Adam n’avait pas veillé sur sa vie spirituelle, ni contrôlé régulièrement qu’elle avait conservé la Parole de Dieu dans son intégralité et sa pureté. Eve fut séduite à cause de son ignorance, mais Adam ne fut pas séduit. Il désobéit volontairement, par amour pour sa bien-aimée, qu’il ne voulait pas perdre. Ce faisant, il choisit de mettre son amour pour sa femme au-dessus de son amour pour le Seigneur. Ce fut le premier acte d’idolâtrie, qui entraîna sa chute lamentable.

 

Le péché entraîna une rupture immédiate de la communion qui existait entre l’esprit de l’homme et l’Esprit de Dieu. Peut-il y avoir communion entre la lumière et les ténèbres ? Dieu, qui est sans péché, ne pouvait plus être en communion avec un être humain qui venait d’accepter le péché dans sa vie. La rupture fut donc immédiate, et l’esprit de l’homme fut plongé dans la mort et dans les ténèbres. La gloire de Dieu quitta Adam et Eve, et ils se retrouvèrent nus, spirituellement et physiquement. La mort spirituelle n’est autre que la rupture de tout contact spirituel vivant avec Dieu. La mort spirituelle n’est pas un anéantissement, c’est une "vie" sans Dieu, une vie coupée de la source éternelle de Vie et d’Amour divins. Cette "vie" sans Dieu ne pouvait que produire tous les fruits amers du péché et de la mort, que nous constatons aujourd’hui dans l’espèce humaine.

 

La chute produisit une autre conséquence funeste immédiate. La rupture du contact spirituel vivant avec Dieu entraîna, pour Adam et Eve, l’établissement d’un contact avec Satan, et d’une dépendance de l’esprit du Mal. Satan est également un esprit, mais un esprit déchu. Il est le prince de la mort et des ténèbres, le père du mensonge. Satan avait été le premier à rompre sa communion spirituelle avec Dieu et à entrer dans la mort spirituelle. Satan emploie à présent pour le mal toute la puissance de son esprit déchu. Il a toujours voulu détourner à son profit l’adoration qui revenait à Dieu seul. La chute d’Adam et d’Eve allait faire tomber l’espèce humaine sous la dépendance et la domination de Satan.

 

Dieu, dans Sa grâce, n’a pas permis qu’Adam et Eve utilisent toute la puissance de leur esprit déchu pour servir le mal, comme Satan. Le Seigneur a, pour ainsi dire, entouré l’esprit d’Adam et d’Eve d’une "coquille protectrice." Leur centre de conscience, autrefois fixé au niveau de leur esprit, s’est déplacé au niveau de l’âme, qui est devenue, dès lors, le centre de leur personnalité. Rapidement, les hommes n’ont même plus été conscients, pour la plupart, qu’ils avaient un esprit. Ils ont pleinement utilisé les facultés de leur âme pour construire un monde et une société sans Dieu, mais l’accès au monde spirituel leur était interdit, car ce monde spirituel, après la chute, ne pouvait être que celui de Satan.

 

Toutes les pratiques de l’occultisme, de la magie et de la sorcellerie ne sont que des moyens illicites de pénétrer dans le domaine surnaturel de Satan, et d’utiliser à nouveau la puissance de l’esprit coupé de Dieu, pour l’assouvissement des mauvais désirs d’une nature déchue et corrompue. Les seuls êtres humains qui sont pleinement conscients d’avoir un esprit et qui utilisent sa puissance, avec l’aide des démons, sont donc les sorciers, les magiciens et les occultistes. Les autres hommes vivent au niveau de leur âme. Ils peuvent recevoir de temps à autre des "flashes" qui proviennent de leur esprit (intuitions, révélations, pressentiments…), mais ils ne contrôlent pas ces phénomènes, et souvent les craignent.

 

La seule activité de l’esprit qui reste salutaire aux hommes déchus est celle de la conscience, qui est l’une des prérogatives de l’esprit. Avant la chute, l’homme n’avait conscience que du bien. Après la chute, il est effectivement devenu conscient du bien et du mal. La conscience, qui parle plus ou moins clairement au cœur de tous les hommes, est une petite voix placée par Dieu dans leur être intérieur le plus profond, afin d’indiquer à l’homme la voie du bien et celle du mal.

 

Toutefois, ces signaux réguliers provenant de l’esprit restent complètement indépendants de l’activité volitive, intellectuelle et émotionnelle de l’homme, centrée sur l’âme. Celle-ci est devenue actuellement hypertrophiée et omniprésente dans la vie de l’humanité, surtout dans les pays dits "occidentaux" et civilisés. Les populations dites plus "primitives" restent beaucoup plus ouvertes au domaine de l’esprit et au monde spirituel de Satan et de ses mauvais esprits.

 

A mesure que nous approchons de la fin des temps, nous constatons que la barrière de protection naturelle qui entoure l’esprit est de plus en plus forcée par les hommes, et qu’un nombre croissant d’êtres humains s’adonnent à toutes les sciences occultes et magiques. L’activité de Satan se manifeste de plus en plus ouvertement.

 

Après la chute, l’esprit de l’homme, étant coupé de Dieu et étant passé sous la coupe de Satan, fut plongé dans les ténèbres de la mort spirituelle, qui est, nous l’avons vu, une "vie" sans Dieu, et sans les qualités de Dieu. L’esprit fut dépouillé de toutes les qualités divines qui étaient les siennes, et devint un être égoïste et tourné vers lui-même, toujours prêt à satisfaire ses convoitises et ses désirs personnels. Cette "vie" mauvaise se répandit rapidement dans l’âme, qui ne reçut de l’esprit qu’un flot de pensées et de désirs mauvais, et qui devint le centre d’une personnalité désireuse de s’affirmer et de faire valoir ses droits. Le "Moi" égoïste devint le roi. Puis cette "vie" mauvaise se répandit dans le corps, qui commença à être attaqué par les maladies, les infirmités et le vieillissement, et qui finit par mourir physiquement, quelques siècles plus tard.

 

A l’époque de Noé, les pensées et les désirs mauvais de leur esprit déchu avaient tellement envahi l’âme de presque tous les hommes qu’il est écrit, dans Genèse 6 :5 :

"L'Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal."

 

La mort avait fait pleinement son œuvre, au point que Dieu décida d’anéantir cette humanité déchue et pécheresse, à l’exception d’un seul juste, Noé, et de sa famille. L’exemple de Noé nous montre, comme nous le voyons tout au long de la Bible, que Dieu S’est toujours réservé un faible reste fidèle, qui, malgré son état de déchéance, avait le regard tourné vers le Créateur, voulait recevoir Sa grâce et marcher par la foi, dans l’obéissance à Sa Parole.

 

Dieu avait besoin de ce faible reste fidèle pour faire paraître dans le monde Celui qui devait le sauver de la mort, Jésus-Christ, Son Fils Unique.

 

Satan, qui connaissait en partie le plan de Dieu, et qui savait que la semence de la femme allait lui écraser la tête, a toujours déversé sa rage destructrice sur ce reste fidèle, qui perpétuait sur la terre un témoignage de fidélité qu’il haïssait. Mais, inéluctablement, le plan de Dieu a continué à se dérouler tout au long de l’Histoire de l’humanité et, au temps fixé, Jésus naquit d’une vierge, comme les saints prophètes l’avaient annoncé, afin de racheter l’humanité du péché et de la mort.

 

La nature humaine, souillée par le péché et par la mort, ne pouvait plus être utilisée par le Seigneur pour accomplir Son plan pour l’humanité. Il n’était plus possible, ni même désirable pour Lui, d’employer ce qui était condamné à mort. La loi de péché et de mort avait trop complètement envahi tout l’être humain, dans toutes ses parties, et jusque dans la moindre des cellules de son corps. Il fallait, pour le Seigneur, bâtir quelque chose d’entièrement nouveau, construire du neuf !

 

D’où vient la "chair" de l’homme ?

 

La Bible tout entière nous parle largement de l’état de dépravation de la nature humaine déchue. Tous les hommes sont pécheurs, et sous l’empire du péché. Ils sont sous la domination d’une loi implacable, héritée de leurs pères dès la naissance. Cette loi de péché et de mort se manifeste très tôt, et les pousse à la rébellion et à toutes sortes d’actes impurs.

 

Cette loi, initialement implantée dans l’esprit, a fini par envahir l’âme et le corps de l’homme, et par se fixer dans ses membres. Actuellement, dans un être humain non régénéré en Jésus-Christ, chacune de ses pensées, chacun de ses sentiments, chacune de ses volontés, et même chacune des cellules de son corps physique, sont soumis à la loi inéluctable du péché et de la mort.

 

Toute l’œuvre du Saint-Esprit est de convaincre les hommes qu’il n’y a strictement rien de bon, aux yeux de Dieu, dans leur nature humaine déchue, et que tout ce qu’ils pourraient offrir au Seigneur, et qui proviendrait de cette nature déchue, ne pourra jamais être agréé par Dieu.

 

Caïn ne l’avait pas compris, mais Abel en avait eu la révélation. Il savait que seul le sang d’un agneau sans tache pouvait être agréé par Dieu. Il avait reçu la révélation, par le Saint-Esprit, qu’il fallait un sacrifice de sang innocent pour oser s’approcher du Dieu de l’univers. Il fut le premier à recevoir une lumière sur ce qu’était la marche par l’esprit. Son frère Caïn, pleinement animé par la loi du péché et de la mort, chercha à présenter à Dieu le fruit de ses propres œuvres. C’est le principe fondamental de tout effort religieux des hommes, inacceptable pour Dieu. Caïn finit par tuer son frère Abel. Celui qui marche par la chair persécutera toujours celui qui veut obéir à l’Esprit du Seigneur.

 

Ce que Paul appelle "la chair" est donc une loi spirituelle de péché et de mort, inscrite tout d’abord dans l’esprit de l’homme déchu, et qui a fini par se fixer dans ses membres physiques. C’est pour cette raison que Paul, par extension, appelle "chair" cette loi spirituelle de péché et de mort.

 

L’homme naturel, non régénéré par la foi en Jésus-Christ, est tout entier dominé par cette loi de péché et de mort, dans son esprit, son âme et son corps. Une seule loi agit dans son être, celle du péché et de la mort.

 

En revanche, le Chrétien qui est passé par une nouvelle naissance spirituelle en Christ voit deux lois agir dans son être : la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ, qui anime son esprit régénéré, et la loi du péché et de la mort, qui continue à agir dans son âme et dans ses membres, tant qu’il n’a pas compris comment marcher par l’esprit. Nous reviendrons plus loin sur ce conflit.

 

Paul dira :

"Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?" (Romains 7 :19-24).

 

L’homme intérieur dont parle Paul est son esprit régénéré, qui veut faire le bien, selon la loi de Dieu. Mais il y a dans ses membres une autre loi, celle du péché et de la mort, qui empêche Paul de pratiquer le bien qu’il souhaite faire dans son esprit. C’est la situation initiale de tous les Chrétiens sans exception, jusqu’à ce qu’ils comprennent, par la Parole de Dieu et le Saint-Esprit, comment se libérer du pouvoir de cette loi du péché et de la mort qui habite dans leurs membres.

 

Pour restaurer pleinement Son plan pour l’humanité, Dieu devait donc :

  • Détruire la "vieille nature" de péché de l’homme déchu.
  • Faire passer cet homme déchu par une nouvelle naissance spirituelle, qui est la résurrection de son esprit.
  • Lui apprendre ensuite à ne plus marcher selon la chair, loi de péché et de mort qui demeurera dans ses membres jusqu’à la résurrection du corps physique, et à marcher selon Son Esprit, par l’intermédiaire de l’esprit régénéré de l’homme, habité et contrôlé par l’Esprit de Dieu.

 

Rien de tout cela n’aurait pu être accompli sans l’intervention souveraine et glorieuse de Jésus-Christ, de Sa mort expiatoire sur la croix, et de Sa résurrection victorieuse. C’est pour être manifesté et reconnu dans Ses saints qu’Il a souffert et qu’Il est mort. Il a englouti dans Sa mort toute l’ancienne création souillée par le péché, et Il a recréé par Sa résurrection un monde nouveau, entièrement délivré de la domination du péché et de la mort ! Gloire à Son Nom !

 

Que se passe-t-il à la nouvelle naissance ?

 

L'homme pécheur, qui est mort spirituellement, coupé de Dieu, est mis en contact avec l'Evangile. Le Saint-Esprit œuvre avec cet Evangile, pour convaincre le pécheur de péché, de justice et de jugement. Sans conviction de péché, l'homme pécheur ne peut être sauvé. Le Saint-Esprit fait la lumière sur l'état spirituel réel du pécheur. Celui-ci peut alors réaliser son état de perdition, et il comprend clairement que ce péché mène à la mort et au jugement de Dieu. Il voit alors son besoin d'être sauvé par Jésus-Christ. Il comprend que le salaire du péché, c'est la mort, et que Jésus, venu dans une chair semblable à la nôtre, mais sans péché, a porté sur la croix la condamnation qui nous revient. Le Seigneur l'a fait par amour pour nous, et pour accomplir la volonté de Son Père, qui veut que tous les hommes soient sauvés. Jésus a porté nos péchés dans Son Corps sur le bois de la croix. Il a subi la mort à notre place. Tous ceux qui croient en Lui échappent au jugement. Ils reçoivent le pardon de leurs péchés et une vie nouvelle en Christ.

 

C'est ce qui fait de la mort de Jésus une mort unique et très particulière. La mort de Jésus a la puissance d'anéantir la mort spirituelle qui était la nôtre. Sur la Croix, Dieu a placé d'avance en Jésus tous ceux qui allaient croire en Lui. Quand Jésus est mort, tous ceux-là sont morts en Lui et avec Lui ! Ils sont morts à Satan et à ses démons, morts au péché, à la chair et au monde ! Ils sont morts à la Loi, pour pouvoir marcher dans un esprit nouveau. Notre nature non régénérée, née dans le péché, passe par la mort en Jésus-Christ, et par une nouvelle naissance en Lui, lors de Sa résurrection. La mort de Jésus est aussi la mort de notre nature de péché, et Sa résurrection est aussi la nôtre ! Dieu crée alors en nous un nouvel être spirituel, par la même vie de résurrection qui a fait sortir Jésus du tombeau. En esprit, nous sommes de nouvelles créations ! Toutes choses deviennent nouvelles en Christ, et nous repartons à zéro dans une vie nouvelle !

 

Le vieil homme adamique en nous était en réalité notre esprit coupé de Dieu, qui vivait dans la mort spirituelle. Rappelons que la mort spirituelle n'est pas l'absence de vie, mais la vie sans Dieu. C'est la vie de Satan. La mort de Jésus a fait mourir notre nature adamique née dans le péché. La résurrection de Jésus la fait ressusciter dans une vie nouvelle, qui est celle de Dieu. Notre esprit régénéré, ressuscité, devient un "homme nouveau" en Christ, créé à neuf, "selon Dieu (à l'image de Dieu), dans une justice et une sainteté que produit la vérité" (Ephésiens 4 : 24).

 

Il nous faut absolument bien comprendre que notre "homme intérieur," notre esprit régénéré, est une nouvelle création spirituelle en Jésus-Christ. Il est recréé juste, saint et parfait, participant de la nature divine. Il est créé à l'image même de Jésus-Christ. De même que Jésus est l'image du Père, notre esprit nouveau est créé à l'image de Jésus-Christ. Nous ne devenons pas des "petits dieux" et nous ne serons jamais Dieu ! Mais nous devenons, par la grâce de Dieu, participants de la nature divine, fils et filles du Dieu vivant par la foi en Jésus-Christ. Quelle grâce !

 

C'est cet esprit nouveau qui constitue réellement notre nouvelle nature, la seule véritable. Notre ancienne nature est morte, et Dieu l'a ressuscitée en nouveauté de vie. Cette nature spirituelle nouvelle est parfaitement capable d'obéir au Seigneur et de marcher par l'Esprit. C'est un don de Dieu que nous ne méritons pas, mais que nous devons saisir par la foi et avec reconnaissance. Nous avons été créés en Christ pour être semblables au Fils de Dieu ! Cette nouvelle nature spirituelle, quand elle peut se manifester pleinement, ne peut connaître l'échec, car c'est l'Esprit de Dieu qui l'habite et qui l'anime ! Elle est destinée à manifester parfaitement Christ en nous, "l'espérance de la gloire !"

 

Grâce à notre nouvelle naissance, Dieu peut continuer en nous le déroulement de Son plan originel : "Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance." Dieu peut enfin accomplir le désir profond de Son cœur : nous créer à Son image, pour former une Epouse pour Son Fils, une Epouse digne de Son Fils !

 

Que devient le "vieil homme" après notre nouvelle naissance ?

 

En réalité, notre "vieil homme," notre nature adamique non régénérée, meurt en Christ, et disparaît en Christ dans Sa mort. Puis il ressuscite en Christ et avec Christ, pour devenir le "nouvel homme" en Christ. Toutefois, ce qui reste en nous, dans nos membres, comme l'explique Paul dans Romains 6, c'est la "chair," la puissance de péché et de mort qui animait notre vieil homme, et qui en garde toutes les caractéristiques. Les pensées et les désirs de la chair sont ceux du vieil homme. Même si celui-ci est mort et ressuscité, la puissance qui l'animait reste encore présente dans nos membres, en la personne de "la chair." La chair restera présente dans nos membres jusqu'au retour de Jésus, ou jusqu'à notre mort physique.

 

Toutefois, si nous n'avons pas encore été délivrés de la présence de la chair dans nos membres, nous avons été définitivement délivrés de sa domination et de son pouvoir, grâce à la mort et à la résurrection de Jésus. Nous avons été libérés du contrôle et de la tyrannie de la chair ! Toutefois, pour que cette libération soit effective dans la pratique, nous devons cesser de marcher selon la chair, pour marcher selon l'esprit ! Nous devons apprendre de Dieu à nous dépouiller des œuvres de la chair, et à nous revêtir du fruit de l'Esprit !

 

Paul appelle la chair "une loi de péché et de mort." La chair est donc une puissance spirituelle qui habite dans nos membres, dans notre corps physique encore soumis à la mort. Cette puissance spirituelle n'est pas un démon, mais elle a des pensées et des désirs qui sont semblables à ceux de Satan. La chair est remplie de pensées et de désirs mauvais, rebelles, impies. La chair est la source de tous les péchés et de toutes les mauvaises œuvres de la chair (Galates 5 : 19-21).

 

La chair n'est pas notre "vieil homme." Mais comme elle est la puissance de péché et de mort qui animait notre vieil homme, elle continue à être appelée, par extension, le "vieil homme" en nous. Tous les aspects charnels de notre vieil homme, sa nature, son caractère, étaient façonnés par la chair. La chair qui habite dans nos membres présente donc toujours le même visage que celui de notre "vieil homme." Cependant, notre vrai vieil homme est mort et ressuscité en Christ.

 

Si Paul identifie la chair à notre "vieil homme," c'est afin de mieux nous faire comprendre la nature et les modes d'action de la chair. Mais, en réalité, notre vieil homme, notre vieille nature, est mort et ressuscité en Jésus-Christ. Nous ne possédons pas deux natures en nous, mais une seule, notre nouvelle nature en Christ ! Mais la puissance de péché et de mort qui animait notre vieille nature reste encore présente dans nos membres.

 

Une claire compréhension spirituelle de toutes ces vérités représente pour nous une formidable libération. Elle nous permet de réaliser que les mauvaises tendances qui nous semblent venir de notre être intérieur ne proviennent pas en fait de nous-mêmes, de notre vraie nature spirituelle nouvelle en Christ, mais de la chair qui habite dans nos membres, et qui essaye de nous contrôler en nous faisant croire qu'elle est toujours nous-mêmes !

 

Nous sommes pleinement libérés quand nous pouvons déjouer cette ruse suprême de la chair ! Tout ce qu'il y a de mauvais en nous ne provient pas de notre vraie nature en Christ, de notre esprit régénéré, mais de la chair qui continue à habiter en nous. Mais la chair a été vaincue par Jésus à la croix, et nous l'avons vaincue en Lui et avec Lui ! Aujourd'hui, entre la chair et nous, il y a la mort de Jésus et la puissance invincible de la croix ! Si nous cessons de nous identifier à la chair, pour nous identifier par la foi à notre vraie nature, notre nature spirituelle nouvelle créée en Christ à l'image de Dieu, nous entrons dans la victoire parfaite de Christ, et nous échappons définitivement à la domination de la chair  !

 

La chair ne peut pas pénétrer dans le Royaume de Dieu, où nous sommes à présent en Christ, dans notre nouvelle nature spirituelle. Mais si nous ne croyons pas qui nous sommes, et où nous sommes en Christ, nous resterons du mauvais côté de la croix, celui de la chair, et elle continuera à nous dominer, du moins en partie. Nous ne connaîtrons jamais la glorieuse liberté des enfants de Dieu qui sont conduits par l'Esprit.

 

La loi de l'esprit de vie en Jésus-Christ nous a libérés de la loi du péché et de la mort, qui demeure dans la chair ! (Romains 8 : 1). Dieu nous a donné un esprit nouveau ! Nous pouvons apprendre à nous installer dans notre position spirituelle en Christ, et à marcher par l'esprit, selon la vie nouvelle que nous avons reçue en Jésus ! Nous ne sommes plus obligés, comme auparavant, à marcher selon la chair, comme ceux du monde, ou comme les Chrétiens qui n'ont pas pleinement compris l'œuvre magnifique de Christ, et qui continuent à être contrôlés par la chair, contre leur vraie nature spirituelle !

 

Ce qui était impossible, quand nous étions dans la chair et contrôlés par la chair, devient à présent possible ! Nous pouvons entrer par la foi dans la perfection de Christ et la manifester dans notre vie de tous les jours, dans notre caractère et dans nos actions.

 

Marcher par l'esprit, c'est marcher comme Jésus a marché. C'est la volonté de Dieu pour tous Ses enfants, pour tous ceux qui sont nés de nouveau en Christ, et qui ont appris de Lui à marcher par l'esprit. Mais il est impossible de marcher par l'esprit si nous marchons dans la chair, tout en étant nés de nouveau, et si nous sommes toujours contrôlés par la chair !

 

Quand on a compris que Dieu a créé en nous une nature nouvelle à l'image de Jésus, marcher par l'esprit, selon cette nature nouvelle, devient la chose la plus facile au monde ! Car ce n'est pas nous qui marchons ainsi, mais c'est Christ en nous, S'exprimant par notre nature nouvelle ! Celle-ci a été spécialement conçue et équipée pour nous permettre de marcher comme Jésus ! Dieu, dans Sa grâce, avait tout prévu pour que soit pleinement glorifié le Nom de Son Fils !

 

Je le répète, nous ne pourrons jamais marcher par l'esprit, c'est-à-dire marcher dans la perfection de Christ par la foi, tant que nous n'aurons pas compris et cru que nous possédons, par notre nouvelle naissance en Christ, une nature spirituelle nouvelle, parfaite, sainte et juste, créée à l'image de Jésus.

 

Pour marcher par l'esprit, nous devons par conséquent :

  • Passer par une nouvelle naissance spirituelle, par la repentance et la foi en Jésus-Christ.
  • Comprendre que nous recevons alors une nouvelle nature spirituelle en Christ, sainte, juste et parfaite. Cette nouvelle nature constitue notre "homme nouveau," qui est parfaitement capable de manifester pleinement Christ en nous. Nous devons nous identifier par la foi à cette nouvelle nature, c'est-à-dire croire que nous l'avons reçue en Christ, selon la Parole de Dieu, et que nous sommes réellement ce que Dieu dit que nous sommes en Christ.
  • Comprendre que la chair demeurera présente dans nos membres jusqu'à notre mort, ou jusqu'au retour de Jésus. Cette "chair" est animée par une loi de péché et de mort qui contrôlait complètement notre ancienne nature de péché. Nous devons donc cesser de croire que notre nouvelle nature en Christ est toujours une nature de péché et de mort ! Nous ne sommes plus, en Christ, des pécheurs misérables soumis à une loi de péché. Nous sommes des nouvelles créations, soumis au Seigneur, fils et filles de Dieu, participants de Sa nature. Nous devons par la foi nous identifier à notre nouvelle nature, et occuper notre nouvelle position en Christ, dans les lieux célestes avec Lui. Nous ne redevenons des pécheurs misérables que lorsque nous retombons sous la domination de la chair, par ignorance ou incrédulité.
  • Apprendre à "nous dépouiller du vieil homme" (Ephésiens 4 : 22). Concrètement, cela signifie que nous devons apprendre de Dieu à ne plus nous identifier à la chair et à ne plus nous laisser contrôler par la chair qui habite encore dans nos membres, par cette puissance de péché et de mort qui nous contrôlait auparavant.
  • Apprendre à "être renouvelés dans l'esprit de notre intelligence." Notre intelligence fait partie de notre âme. Notre âme ne doit plus être l'instrument de la manifestation des pensées, des sentiments et de la volonté de la chair. Elle doit devenir l'instrument de la manifestation des pensées, des sentiments et de la volonté de l'esprit, c'est-à-dire de Jésus-Christ qui demeure dans notre esprit. Tout ce qui se manifeste dans notre âme ne doit plus provenir de la chair, mais de l'esprit.
  • Apprendre à "nous revêtir de l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité" (Ephésiens 4 : 24). Cela signifie que nous devons apprendre à manifester dans notre vie de tous les jours, à chaque instant, cette nature spirituelle nouvelle que nous avons pleinement reçue à notre nouvelle naissance. En nous revêtant de "l'homme nouveau," nous nous revêtons en réalité de Jésus-Christ, qui demeure dans cet être nouveau créé à Sa ressemblance. La volonté de notre être nouveau est de faire la volonté du Père. L'homme nouveau en nous n'existe que par Christ et pour Christ. Il ne peut vivre et agir que dans une dépendance complète de notre Père Céleste, tout comme Jésus !

 

Un tel apprentissage spirituel doit normalement être rapide, quand nous possédons le bon Manuel (la Bible) et le bon Professeur (Jésus-Christ et Son Esprit) ! Car nous sommes parfaitement capables, dans notre être spirituel nouveau, d'apprendre à marcher dans la perfection de Christ. Mais nous en sommes incapables si nous continuons à marcher selon la chair ! Combien nous avons besoin, à chaque instant, de la lumière de Dieu pour nous éclairer ! Cette lumière nous sera donnée si nous le désirons par-dessus tout !

 

Sachons que notre homme nouveau, notre être spirituel nouveau, a déjà été sanctifié et amené pour toujours à la perfection, une fois pour toutes, par le sacrifice de Jésus (Hébreux 10 : 10, 14).

 

La perfection de Jésus, que nous avons déjà reçue dans notre esprit régénéré, comme un don de la grâce de Dieu, peut donc se manifester dans notre âme et dans notre corps, dès à présent, dès ici-bas, par le renouvellement de nos pensées, de nos désirs et de notre volonté. Puis cette perfection se manifestera pleinement dans notre corps, le jour de la résurrection ! Alors, notre corps mortel sera pour toujours délivré de la présence de la chair, de cette loi de péché et de mort. La mort sera engloutie dans l'immortalité, notre corps physique sera délivré de la mort, et il recevra l'immortalité que Jésus nous a déjà acquise par sa propre mort !

 

Dans l'attente de cette glorieuse résurrection de notre corps, nous pouvons dès à présent bénéficier des arrhes de l'Esprit, sous forme de guérison divine quand nous sommes malades, et de santé divine pour accomplir la volonté du Seigneur sur cette terre, jusqu'à Son retour proche !

 

"Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie (littéralement : vivifiera) à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous" (Romains 8 : 11).

 

La présence de la chair dans nos membres n'est donc pas un obstacle à la pleine manifestation de la vie de Jésus en nous, dès à présent. Notre âme et notre corps, qui furent si longtemps les instruments de la chair, peuvent devenir des instruments dociles de l'esprit et de la volonté de Dieu. Le caractère de Christ peut être parfaitement manifesté dans notre vie (c'est cela le fruit de l'Esprit), et nous pouvons dès maintenant pleinement marcher par l'esprit, pour la gloire de Dieu !

 

"Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait" (Matthieu 5 : 48).

Nous comprenons à présent comment nous pouvons obéir à ce commandement !

 

La vie parfaite de Christ, qui habite dans notre esprit régénéré, doit pouvoir se manifester dans tous les aspects de notre vie pratique, dans notre âme et dans notre corps ! Nous devons apprendre à affranchir notre âme et notre corps de la loi de péché et de mort qui vient de la chair. Notre esprit a déjà été affranchi de cette loi, pour passer à une autre loi, celle de l'Esprit de vie en Jésus-Christ. Le Seigneur veut nous apprendre à affranchir notre âme et notre corps de la loi du péché et de la mort. C'est pour cela qu'Il nous fait passer par le processus de sanctification.

 

Toute l'œuvre de la sanctification, qui commence dès notre nouvelle naissance, ne concerne que notre âme et notre corps. Notre esprit nouveau n'a pas besoin d'être sanctifié, puisqu'il a été créé dans la sainteté de Christ. Il a seulement besoin d'être purifié, quand il est éclaboussé par les impuretés de la chair, tant que notre âme et notre corps sont encore contrôlés par celle-ci.

 

La sanctification, œuvre du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu, consiste à discerner tout ce qui reste charnel dans notre âme et dans notre corps, à nous en libérer par la foi en l'œuvre de Christ à la croix, et à laisser se répandre la vie de Dieu, la vie de l'Esprit qui passe par notre esprit régénéré, dans toute notre âme et dans tout notre corps. C'est cela, apprendre à nous dépouiller du vieil homme, et à nous revêtir de l'homme nouveau !

 

Si nous croyons, c'est Dieu qui le fera en nous, et qui rendra toutes choses parfaites dans notre vie pour le jour de Christ !

 

"Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c'est lui qui le fera" (1 Thessaloniciens 5 : 23-24).

 

En terminant, je vous propose de m'accompagner dans cette prière, que nous adresserons à notre Père Céleste, au Nom de Son Fils Jésus-Christ :

"Père Saint, je veux Te bénir pour Ton glorieux plan de salut ! Je Te remercie pour le don de Ton Fils unique, Jésus-Christ ! Merci, parce qu'en Jésus, j'ai pu mourir à toute ma vie passée, et renaître à Ta vie éternelle ! Merci pour le sang précieux de Jésus, versé pour mon pardon et ma rédemption ! Seigneur, je veux à présent apprendre de Toi à marcher par l'esprit, selon la vie nouvelle que Tu m'as donnée.

 

Je veux me dépouiller de toutes les œuvres de la chair ! Fais une pleine lumière en moi, par Ton Esprit et Ta Parole, pour que je puisse voir clairement tout ce qui est encore charnel en moi. Je veux cesser complètement d'être contrôlé par la chair ! Apprends-moi à me dépouiller de tout ce qui est charnel ! Apprends-moi à n'être inspiré que par des pensées et des désirs spirituels ! Apprends-moi à manifester ma nouvelle nature spirituelle, à me revêtir pleinement de cet être nouveau que je suis déjà en Christ !

 

Je veux marcher dans Ta sainteté et dans Ta justice tous les jours de ma vie, dans tous les domaines de ma vie ! Je veux être toujours rempli de Ta lumière ! Manifeste pleinement Jésus en moi ! Seigneur, je crois que c'est ta volonté parfaite ! Je crois que Tu achèveras Ton œuvre dans ma vie, et dans l'Eglise qui est Ton Corps, pour le jour de Jésus-Christ ! Merci, et gloire à Toi ! Dans le Nom de Jésus, amen !"


04/06/2015
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Que faire, si vous êtes dans une « mauvaise » église? ( Henri Viaud-Murat )

 

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Vous vous sentez très mal à l’aise dans votre église, et vous finissez même par la qualifier de « mauvaise. » Que faire?

La première chose à faire, c’est de savoir si vous êtes bien en droit de qualifier votre église de « mauvaise. »

Si vous vous y sentez mal à l’aise parce que vous avez le sentiment qu’elle dort spirituellement, que vous n’y recevez plus rien, et qu’elle est tombée dans une routine religieuse sans Vie divine véritable, vous devez tout d’abord vous examiner sérieusement vous-mêmes, pour savoir si vous aussi, vous ne dormez pas spirituellement, si vous n’avez pas renoncé à apporter quelque chose de bon aux autres, et si vous n’avez pas, vous aussi, sombré dans cette routine religieuse.

Si, honnêtement, vous avez constaté que c’est le cas, que vous n’êtes pas meilleur que ceux que vous critiquez, la première chose à faire est de vous repentir, et de revenir à votre premier amour; c’est de retourner au Seigneur, de Lui confesser votre tiédeur, de laisser Son sang vous purifier, et de Lui demander de vous remplir à nouveau de Son Esprit et de Sa Parole; c’est de vous réveiller de votre sommeil, afin que Christ vous éclaire.

« Examinez ce qui est agréable au Seigneur; et ne prenez point part aux oeuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les. Car il est honteux de dire ce qu’ils font en secret; mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière, car tout ce qui est manifesté est lumière. C’est pour cela qu’il est dit: Réveille-toi, toi qui dors, Relève-toi d’entre les morts, Et Christ t’éclairera«  (Ephésiens 5: 10-14).

Tout réveil collectif commence par un réveil personnel! Il est inutile de prier Dieu pour un réveil autour de vous, si vous-mêmes n’êtes pas réveillé! Car cette prière restera hypocrite et superficielle, tant qu’elle ne sort pas d’un coeur brûlant du désir de voir la gloire de Dieu se manifester au milieu de Son peuple.

Pour pouvoir qualifier votre église de « mauvaise, » vous devez donc développer un discernement spirituel qui vous permette d’exercer un jugement spirituel sûr, et de définir ce qui est véritablement « bon » et « mauvais, » devant Dieu et devant Sa Parole.

Sinon, votre jugement sera sans doute charnel, et vous qualifierez votre église de « mauvaise, » d’abord parce qu’elle ne satisfera pas vos besoins personnels égoïstes, ou parce que vous réagirez d’une manière charnelle aux injustices et aux rejets que vous pourriez y subir.

Tandis que, si vous êtes une brebis du Seigneur qui aimez Dieu de tout votre coeur, qui aspirez à voir Sa gloire, qui chérissez Sa Parole, qui désirez ardemment Lui obéir, et qui cherchez sincèrement à vous sanctifier et à vous perfectionner, alors vous pourrez juger spirituellement de tout, et comprendre véritablement ce qui ne va pas dans votre église, devant Dieu, et à la lumière que vous donneront le Saint-Esprit et la Parole de Dieu.

Qu’est-ce qui fait qu’une église devient « mauvaise » aux yeux de Dieu?

Vos propres critères pour définir la qualité de votre église ne suffisent pas. Nous devons étudier, dans la Parole de Dieu, quels sont les critères employés par Dieu pour juger Son Eglise.

Au début du Livre de l’Apocalypse, le Seigneur Jésus s’adresse à sept églises locales, qui représentent les églises de tous les lieux et de tous les temps. Presque toutes présentent de belles qualités qui, aux yeux de beaucoup, permettraient sans doute de les qualifier de « bonnes » églises.

Le Seigneur reconnaît volontiers ces qualités. Mais Son regard perçant met immédiatement en lumière des défauts qu’Il considère comme graves. Et ce sont de tels défauts, dans notre vie d’église comme dans notre vie propre, qui devraient aussi attirer notre attention. Car ce sont ces défauts qui suffisent à qualifier ces églises comme « mauvaises » devant le Seigneur.

Elles sont « mauvaises, » non pas parce que tout y est mauvais, mais parce qu’elles ont laissé entrer en elles un poison, un ferment de mort qui, s’il n’est pas traité et éliminé rapidement, peut conduire au jugement divin, et à la destruction spirituelle de ces églises.

Quels sont ces éléments, dont nous devons à tout prix éviter l’apparition dans notre église et dans notre vie, ou que nous devons corriger s’ils s’y trouvent déjà?

La toute première chose mentionnée par le Seigneur, et sans doute la plus importante, est l’abandon du premier amour.

« Je connais tes oeuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. Tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les oeuvres des Nicolaïtes, oeuvres que je hais aussi«  (Apoc. 2: 2-6).

Pour le Seigneur, abandonner son premier amour constitue une chute spirituelle: « Tu es tombé! »

Quel constat terrible pour cette église d’Ephèse, qui était l’une des plus magnifiques du Nouveau Testament, celle à laquelle Paul avait écrit sans doute la plus belle et la plus profonde de ses épîtres! Elle se trouvait à présent déchue de sa splendide position spirituelle, tout simplement parce qu’elle avait perdu son premier amour!

Oh, elle était toujours active, remplie de bonnes oeuvres, capable de discerner et de confondre les menteurs et les faux apôtres, capable aussi de haïr les oeuvres des Nicolaïtes oppresseurs et manipulateurs, capable encore de souffrir pour le Seigneur, de persévérer dans la persécution et de ne pas se lasser, mais elle avait perdu son premier amour!

Elle avait perdu la fraîcheur de sa relation intime et de sa communion avec le Seigneur. Elle était tombée dans une sorte de routine religieuse, qui ne pouvait plus entretenir la Vie abondante de l’Esprit au milieu d’elle.

Ses oeuvres n’étaient plus de pures oeuvres découlant de la foi. Mais c’étaient des activités de toutes sortes, qui n’étaient pas mauvaises en soi, mais qui n’étaient plus le fruit naturel d’une vraie conduite du Saint-Esprit.

Et le verdict du Seigneur est sévère. Si cette église ne se repent pas, et ne retourne pas à ses premières oeuvre de foi et de grâce, Il lui retirera Son chandelier.

Cela signifie que la présence vivante du Saint-Esprit se retirera, et il ne restera plus qu’une carcasse vide, même si l’apparence sera toujours belle aux yeux des hommes.

Cela signifie aussi que les Chrétiens spirituels, qui étaient conscients de cette déchéance spirituelle progressive de leur assemblée, et avaient épuisé tous les moyens de recours et d’intervention, finiront par quitter cette église, emportant avec eux ce qui pouvait y rester de l’onction du Saint-Esprit.

Comprenez-vous, bien-aimés, pourquoi, après l’effusion bienfaisante du Saint-Esprit, à la Pentecôte, les premiers chrétiens persévéraient dans ce qui alimente la Vie et la croissance spirituelle de l’Eglise?

« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres«  (Actes 2: 42-43).

L’enseignement des apôtres est celui qui nous est donné dans les épîtres, notamment celles de Paul, qui avait été le premier à recevoir la révélation de la croix et de la marche par l’esprit.

La communion fraternelle nourrissait les rapports quotidiens de tous ceux qui avaient tout en commun, et qui vivaient ensemble une véritable vie de famille.

La fraction du pain ne consistait pas seulement pour eux à prendre des repas en commun, mais surtout à partager ensemble le pain et la coupe, afin de commémorer la mort du Seigneur.

Et les prières étaient, et devraient toujours être, le poumon spirituel de cette première Eglise vivante.

Le résultat, c’est que tous étaient saisis d’une sainte crainte du Seigneur, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles au milieu d’eux, parce que la Vie et la puissance du Seigneur se manifestaient avec abondance.

C’est l’abandon du premier amour qui entraîne ensuite diverses autres conséquences néfastes, que le Seigneur reproche à d’autres églises. Il dit à l’Eglise de Pergame:

« Mais j’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrassent à l’impudicité. De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche«  (Apoc. 2: 14-16).

Balaam était un vrai prophète. Mais il était rongé, au fond de son âme, par la soif des honneurs, des richesses et des biens terrestres. A cause de cela, il n’a pas hésité à donner à Balak des conseils impies, pour faire pécher le peuple de Dieu et attirer sur lui le jugement de Dieu.

Les Nicolaïtes étaient sans doute, comme ceux qui étaient attachés à la doctrine de Balaam, des gens qui dominaient ou manipulaient le peuple de Dieu, afin de pouvoir profiter de lui, et assouvir leurs passions impies.

Balaam et les Nicolaïtes nous parlent des conducteurs spirituels de l’église. La qualité de la vie spirituelle d’une église dépend beaucoup de la qualité de la vie spirituelle de ses conducteurs.

Il y a, à la direction spirituelle de certaines églises, des dirigeants impies, conduits par les convoitises de la chair, qui manipulent, dominent, contrôlent ou oppriment le peuple de Dieu, tout en manifestant, comme Balaam, de véritables dons spirituels, propres à impressionner ceux qui manquent de discernement, et qui n’osent pas remettre en question ces « oints de l’Eternel. »

Toutefois, notez que le Seigneur rend toute l’église responsable de la présence à sa tête de ces dirigeants. Car si l’Eglise, dans sa majorité, était proche du Seigneur, et avait exercé le discernement spirituel qu’elle aurait dû avoir, elle aurait confondu ces mauvais conducteurs, et les aurait écartés!

Il existe des procédures bibliques pour exercer une discipline spirituelle au sein d’une église, et aussi pour traiter le cas de conducteurs qui pèchent. Tout disciple de Christ, qui a les yeux ouverts sur le péché qui peut se commettre ou être toléré dans son église, a non seulement la possibilité, mais le devoir d’employer ces procédures.

« Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Eglise; et s’il refuse aussi d’écouter l’Eglise, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain«  (Matthieu 18: 15-17).

« Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement. Car l’Ecriture dit: Tu n’emmuselleras point le boeuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire. Ne reçois point d’accusation contre un ancien, si ce n’est sur la déposition de deux ou trois témoins. Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte. Je te conjure devant Dieu, devant Jésus-Christ, et devant les anges élus, d’observer ces choses sans prévention, et de ne rien faire par faveur. N’impose les mains à personne avec précipitation, et ne participe pas aux péchés d’autrui; toi-même, conserve-toi pur«  (1 Timothée 5: 17-22).

Ici, Paul parle de l’imposition des mains pratiquée lors de la reconnaissance publique d’un ancien. Les anciens ne doivent jamais être choisis « avec précipitation, » alors qu’ils pratiqueraient par exemple le péché, ou qu’ils enseigneraient de fausses doctrines, sous peine de voir ceux qui les ont choisis participer à leurs péchés.

Si un ancien pèche, en pratiquant ou tolérant le péché, en enseignant de fausses doctrines, en convoitant les honneurs ou les richesses, ou en étant attaché à la doctrine des Nicolaïtes (manipulation, contrôle, domination ou oppression du peuple), il devrait être repris en privé, puis avec deux ou trois témoins, puis, enfin, dénoncé publiquement, s’il refuse de se repentir.

Bien entendu, ceux qui auront le courage de faire cela doivent être sûrs de leur fait, disposer de preuves certaines, être eux-mêmes spirituellement purs, être pleinement animés de l’Esprit de Christ, et avoir l’unique souci de défendre la gloire du Seigneur et les intérêts spirituels de Son Eglise.

Trop de Chrétiens sont spirituellement paralysés lorsqu’il s’agit de reprendre l’un de leurs conducteurs. On les a trop conditionnés à croire qu’ils ne doivent pas « toucher aux oints de l’Eternel. » Or, en Christ, nous sommes tous « oints de l’Eternel. » Nous sommes tous, en Christ, au même niveau spirituel. Les anciens
ne sont pas au-dessus des autres. Ils ne sont pas des intermédiaires entre Dieu et le peuple. Mais ils doivent être les modèles du troupeau.

Reprendre un ancien qui pèche ne signifie pas se rebeller contre l’autorité établie. Cela signifie s’efforcer de dire la vérité avec amour, d’amener un frère à la repentance, et de sauvegarder la vie spirituelle des brebis qui dépendent de son ministère.

Cela signifie donc que ceux qui décident de reprendre un ancien qui pèche doivent le faire d’une manière spirituelle et non charnelle. Ils ne sont animés ni par la jalousie, ni par un esprit de vengeance, ni par l’orgueil, ni par la rébellion, ni par aucun autre sentiment de ce genre.

Ils ne sont animés que par l’amour de la vérité, par l’amour du Seigneur, par l’amour de l’Eglise, et par le désir de ne laisser aucune place au malin, qui ne vient que pour dérober, égorger et détruire, dès qu’il a l’occasion de le faire.

Oh, que le Seigneur puisse former et faire lever dans Son Eglise des hommes et des femmes courageux et fidèles, qui n’auront aucune crainte des hommes, mais qui, remplis de l’Esprit du Seigneur et de la connaissance de Sa Parole, oseront, en privé et en public, dénoncer les oeuvres des ténèbres et proclamer la pleine Vérité!

Voici encore ce que le Seigneur reproche à l’Eglise de Thyatire:

« Je connais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. Je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs oeuvres. Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les coeurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres. A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis: Je ne mets pas sur vous d’autre fardeau; seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que je vienne«  (Apoc. 2: 19-25).

Le Seigneur Jésus met ici à découvert un autre problème qu’Il dénonce dans Son Eglise: l’influence malfaisante d’une femme, qui se dit prophétesse, et qui enseigne des fausses doctrines. L’impudicité et les « viandes sacrifiées aux idoles » doivent être ici surtout comprises sur le plan spirituel. Pour Dieu, l’impudicité spirituelle consiste à pratiquer le péché, et « manger des viandes sacrifiées aux idoles » consiste à accepter des doctrines de démons.

Cette femme, Jézabel, devait certainement prophétiser d’une manière qui impressionnait la foule, et elle en profitait pour exercer son emprise et son autorité.

Mais on pourrait se poser une question, devant cette situation: « Où sont donc les ministères masculins dans cette église? » Pourquoi ne sont-ils pas intervenus ouvertement, pour dénoncer cette fausse prophétesse et enseignante, et pour faire cesser son influence?

Manifestement, les hommes de cette église ont baissé les bras. Ou bien ils se sont laissés séduire, ou bien ils se sont réfugiés dans un attentisme prudent, voire coupable. Ou encore, ils ont tout essayé pour faire changer les choses, mais ils étaient trop en minorité pour contrer l’influence trop puissante de tous ceux qui s’étaient laissés séduire, et qui refusaient d’entendre l’appel à la repentance que leur adressait le Saint-Esprit.

Il y avait pourtant dans cette église quelques disciples fidèles, comme le Seigneur l’indique Lui-même. Ils n’ont pas accepté les fausses doctrines qui leur étaient enseignées, mais ils sont restés silencieux. Jésus leur demande simplement de retenir la vérité qu’ils avaient reçue auparavant.

Le Seigneur S’adresse ensuite à une autre église, celle de Sardes, et lui reproche d’être spirituellement morte, ou presque morte.

« Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes: Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir; car je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes. Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges«  (Apoc. 3: 1-5).

Pourtant, là encore, cette église était considérée comme vivante! Vous pouvez donc constater la différence parfois énorme qui peut exister entre le jugement des hommes, et celui de Dieu! Il faut véritablement être rempli de l’Esprit pour pouvoir juger spirituellement de tout!

Le Seigneur appelle cette église à la vigilance, et lui demande d’affermir, de faire revivre, ce qui est près de mourir. Il appelle donc cette église à un réveil spirituel, et ce réveil passe , comme toujours, par la repentance.

Cette église devait donc revenir à ce qu’elle avait entendu au commencement, et rejeter tous les enseignements et toutes les pratiques qui l’avaient conduite à la mort.

Cet appel divin retentit encore aujourd’hui aux oreilles de l’ensemble de l’Eglise du Seigneur Jésus: « Reviens à la pure Parole de Dieu! Considère tout ce qui, au cours des âges, y a été rajouté ou en a été ôté, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres! »

Nous sommes parvenus à la fin! Ce sont des temps d’apostasie et de ténèbres spirituelles! Si celle qui doit être la lumière du monde, l’Eglise, n’éclaire plus ces épaisses ténèbres, comment les âmes perdues seront-elles attirées à la lumière?

Remplissons donc d’huile nos vases, tant que nous pouvons encore le faire, afin de pouvoir nous éclairer, et faire briller tout autour de nous la lumière de Dieu, jusqu’au moment béni du retour du Seigneur!

Enfin, le Seigneur parle à la dernière église à laquelle Il adresse des reproches, l’église de Laodicée:

« Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi«  (Apoc. 3: 15-20).

Voici l’exemple frappant d’une église qui se croit « bonne » à ses yeux, et qui est « mauvaise » aux yeux du Seigneur. Elle était riche et n’avait apparemment besoin de rien, que ce soit sur le plan matériel ou sur le plan spirituel. Mais, pour le Seigneur, elle était malheureuse, misérable, pauvre, aveugle et nue! Et elle ne le savait pas!

Elle ne possédait aucune de ces vraies richesses spirituelles qui caractérisent et revêtent la véritable Eglise de Christ: la sainteté, le fruit de l’Esprit, et la présence vivante du Seigneur au milieu d’elle.

La nudité spirituelle, pour Dieu, représente l’acceptation du péché et du compromis spirituel, du mensonge et de l’erreur, de la chair et de l’esprit du monde.

Voici une église qui devait avoir une belle apparence de piété, et qui devait être remplie de bonnes oeuvres religieuses, mais qui avait renié la croix, l’oeuvre de Christ, et la véritable puissance de l’Esprit.

Voici, bien-aimés, les caractéristiques des églises que vous seriez en droit de qualifier de « mauvaises » devant Dieu.

Et pourtant, le Seigneur aime ces églises, et les appelle à la repentance. Sinon, Il sera obligé de les châtier, afin qu’elles apprennent à rejeter elles-mêmes le mal et à choisir le bien. Puissions-nous apprendre à nous juger nous-mêmes, si nous ne voulons pas être jugés par le Seigneur!

S’il est clair pour vous que votre église actuelle fait partie de ces « mauvaises » églises, compte tenu des critères spirituels que le Seigneur nous rappelle, quelles sont ensuite les possibilités qui s’offrent à vous?

Vous pouvez choisir de ne rien faire. Mais ce serait sans aucun doute le plus mauvais choix! Il faut donc l’éliminer dès le départ, car des solutions existent.

Partons de l’hypothèse que vous êtes vous-mêmes spirituellement éveillé, que vous aimez le Seigneur et Sa Parole de tout votre coeur, et que vous voulez marcher dans la Vérité et par l’Esprit. Vous êtes donc qualifié pour agir d’une manière qui sera approuvée par le Seigneur, et qui Lui sera agréable.

La première possibilité consiste à tenter de faire changer votre église de l’intérieur.

Cela ne sera pas facile, car vous serez confrontés à de nombreuses forces d’opposition. Mais si vous avez Dieu avec vous, vous disposerez de Sa sagesse et de Son appui.

La première chose à faire, serait de vous associer à un ou deux autres membres de votre église, qui partagent votre analyse et qui désirent ardemment un changement. Le but est de vous réunir à part, et de prier pour votre église et pour ses conducteurs, afin qu’elle et eux se repentent et puissent entendre la voix de Dieu. Priez aussi pour vous-mêmes, afin de recevoir toute la sagesse nécessaire, dans tout ce que vous aurez à dire et à faire par la suite.

Vous pourrez ainsi identifier les problèmes de fond qui ne sont pas réglés dans votre église, et qui causent son sommeil spirituel. Une part importante de ces problèmes concernera certainement les pratiques et les ministères de vos conducteurs, ainsi que les enseignements qu’ils apportent, ou qu’ils n’apportent pas.

Lorsque vous en aurez la conviction, il sera ensuite temps, pour l’un d’entre vous, d’aller trouver personnellement vos conducteurs, chacun en particulier, pour leur exposer en détail le fruit de vos analyses et de vos prières, avec les solutions spirituelles et pratiques que vous leur proposerez.

S’ils reconnaissent leurs erreurs et se repentent, vous aurez gagné vos frères, et l’église sera réformée. Mais s’ils refusent de vous écouter ou de se repentir, retournez les voir avec un ou deux témoins, et exposez-leur à nouveau tout ce que le Seigneur aura placé sur votre coeur, dans un esprit soumis, doux et paisible, mais ferme.

S’ils refusent à nouveau de vous écouter, dites-leur que vous serez donc dans l’obligation de dire à toute l’église tout ce que vous leur aurez dit, et faites-le sans tarder, soit de vive voix, soit par écrit.

Si l’église, dans son ensemble, ne vous reçoit pas non plus, le Seigneur vous demandera sans doute d’en sortir, ou vous serez mis à la porte, ce qui vous rendra de toute manière une pleine liberté spirituelle!

Vous aurez ensuite le choix, si vous ne voulez pas déménager, entre chercher dans votre environnement proche une « bonne » église, du moins une église qui vous semble progresser dans la bonne direction, ou démarrer vous-mêmes cette « bonne » église que vous recherchez.

Au départ, ne soyez pas trop exigeants, et ne cherchez pas l’église parfaite, qui correspond à tous les critères qui qualifient une « bonne » église. Mais efforcez-vous de trouver un groupe ou une église qui aime la vérité, qui est ouvert à l’action du Saint-Esprit, qui respecte la Parole de Dieu, et qui veut sincèrement avancer dans la sanctification et le perfectionnement des saints.

Si vous ne trouvez pas un tel groupe dans votre environnement proche, efforcez-vous d’en constituer un avec deux ou trois disciples de Christ qui sont animés du même esprit que vous.

Rappelez-vous que Christ est présent au milieu de vous, si deux ou trois sont assemblés en Son Nom. L’Eglise est un Corps Vivant et non un bâtiment. Réunissez-vous à deux ou à trois dans une maison, dans la simplicité de Christ, pour prier ensemble, étudier la Parole de Dieu ensemble, manger le pain et boire la coupe, et vivre une véritable communion fraternelle, même si elle est réduite.

Et si la Vie de Christ se manifeste au milieu de vous, votre petit groupe grandira, car les véritables brebis du Seigneur sont attirées par Sa Vie, partout où elle se manifeste!

Si, là où vous vivez, il vous est impossible de trouver même un ou deux disciples véritables, il ne vous restera plus qu’à déménager pour aller vous joindre ailleurs à une cellule du véritable Corps de Christ!

Il est en effet très important de ne jamais rester complètement isolé, comme la Parole de Dieu nous le rappelle:

« Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes oeuvres. N’abandonnons pas notre assemblée (mot-à-mot: « le fait de nous rassembler« ), comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour«  (Hébreux 10: 24-25).

En conclusion, le point essentiel sur lequel il nous faut insister, c’est la nécessité d’être, chacun pour soi-même, spirituellement éveillé, et de ne jamais nous laisser gagner par les ténèbres spirituelles qui peuvent toujours nous entourer.

Rien ne doit nous empêcher d’aimer notre Seigneur de tout notre coeur, de toutes nos pensées, de toutes nos forces et de toute notre âme, ni d’aimer notre prochain comme nous-mêmes.

Rien ne peut nous empêcher de rester un disciple fidèle à Jésus et à Sa Parole jusqu’à Son retour, ou jusqu’à ce qu’Il nous reprenne de cette terre!

Partout où nous sommes, et partout où nous allons, nous devons être décidés d’être ceux qui brilleront toujours de la lumière du Seigneur, et qui transmettront toujours autour d’eux le réveil et la Vie!

Nous devons être déterminés de faire partie de ceux à qui Il dira un jour:

« C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître«  (Matthieu 25: 21).


16/04/2015
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DEUX ALLIANCES, DEUX LECTURES, PAR HENRI VIAUD-MURAT

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Nous savons que l’Eglise de Jésus-Christ est passée à une nouvelle alliance, conclue dans le sang de Jésus. Dans cette nouvelle alliance, puisque toutes choses sont devenues nouvelles, nous ne devons donc plus lire la Bible avec la mentalité de l’ancienne alliance. Trop de Chrétiens sont bloqués spirituellement, parce qu’ils ont toujours gardé la mentalité de l’ancienne alliance.

L’ancienne alliance était celle qui avait été conclue entre Dieu et Israël, lorsque Dieu a donné à Moïse Sa Loi, sur le sommet du Sinaï. Cette alliance ne devait « perpétuellement » durer que tant qu’elle n’aurait pas été remplacée par la nouvelle alliance.

 

Dans son épître aux Galates, Paul explique clairement quelle était la nature de ces deux alliances:

« Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n’entendez-vous point la loi? Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar, car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère; car il est écrit: « Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point! Eclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée. » Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse; et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. Mais que dit l’Ecriture? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre. C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l’esclave, mais de la femme libre » (Galates 4: 21-31).

L’ancienne alliance était l’alliance selon la chair, tandis que la nouvelle alliance est l’alliance selon l’esprit. L’ancienne alliance était celle de la Loi, la nouvelle est celle de la grâce. L’ancienne alliance enfante pour la servitude, la nouvelle enfante pour la liberté!

Nous savons que la Loi n’a rien amené à la perfection. Mais elle avait été donnée pour enfermer le peuple de Dieu sous sa discipline et sous sa garde, en vue de la foi qui devait être révélée en son temps.

Tout ce que Dieu avait en réserve pour Ses enfants ne pouvait leur être donné que par la foi, notamment la justice parfaite du Seigneur. La justice ne pouvait pas provenir de la Loi, car la Loi ne peut pas procurer la Vie.

Tant que l’héritier demeure un enfant, il ne diffère en rien d’un esclave, affirme Paul dans ce même chapitre 4 de l’épître aux Galates. Il doit rester sous la puissance de tuteurs et d’administrateurs, jusqu’à ce qu’il devienne adulte.

En Christ, nous recevons la grâce de ne plus rester des enfants. Mais nous pouvons devenir des fils et des filles de Dieu pleinement mûrs et accomplis, pourvu que nous comprenions que nous avons été affranchis de toute Loi, et que Dieu nous a rendus capables de marcher, par Sa grâce, dans Sa pleine volonté.

En effet, c’était la chair qui rendait la Loi de Dieu sans force. Les Juifs, qui étaient sous la Loi, et qui y sont toujours, avaient le désir, mais non la possibilité, de marcher pleinement dans la volonté de Dieu. Il en est toujours de même pour les Chrétiens qui restent esclaves d’une forme ou d’une autre de loi, qu’elle leur soit imposée, ou qu’ils se la soient imposée eux-mêmes.

« En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous » (Romains 8: 2-9).

Grâce à la mort et à la résurrection du Seigneur Jésus, nous avons été affranchis de l’esclavage du péché et de la chair. Il nous est possible à présent de marcher pleinement selon l’esprit, par la grâce et par la foi, afin d’accomplir pleinement, sur cette terre, la justice de Dieu.

C’est pour cela que Christ devait venir en chair, et qu’il devait porter dans Sa chair pure, dans Son corps sur le bois, nos péchés, nos iniquités, et toutes leurs conséquences de maladies, d’infirmités et de mort. Bien plus, Dieu nous avait d’avance placés en Christ, pour nous faire mourir en Lui et avec Lui à tout ce que nous étions, lorsque nous étions pécheurs de nature et esclaves du péché. En outre, en ressuscitant en Christ et avec Lui, Dieu nous a fait renaître à une vie entièrement nouvelle, à la vie de l’Esprit, à la Vie même de Dieu!

Mais il y a une condition pour cela, une condition fondamentale. Il faut que nous connaissions la valeur réelle de la nouvelle alliance, afin de bénéficier de sa plénitude par la foi, et que nous puissions, grâce à cette révélation, apprendre à marcher par l’esprit, dans la liberté que Christ nous a acquise.

Avant la venue de Christ, ou avant de Le connaître, nous étions enfermés sous une forme ou une autre de loi. Les Juifs sont enfermés sous la Loi de Moïse. Les païens sont enfermés sous la loi du péché. Les Chrétiens commencent le plus souvent à être enfermés sous la loi de la chair, ou sous une forme ou une autre de légalisme religieux. Tous ceux-là s’efforcent péniblement de progresser spirituellement, et d’avancer vers un Dieu qu’ils ne connaissent pas, ou qu’ils ne connaissent pas réellement tel qu’Il est, dans Sa Grâce et Sa Vérité.

Tous ceux-là sont aussi animés par une mentalité qui est complètement étrangère à la mentalité de la nouvelle alliance en Christ.

Voici quelle est la mentalité de l’ancienne alliance selon la Loi de Moïse:

« Nous savons que nous devons obéir à Dieu et à Sa Loi. Nous savons que Dieu n’acceptera aucun écart par rapport à Sa Loi parfaite. Nous devons donc faire tous nos efforts pour connaître cette Loi et pour la mettre en pratique. Nous sommes pleinement déterminés à faire tous ces efforts. Mais nous savons aussi quelle est la difficulté de cette entreprise, car nous connaissons nos propres limitations, faiblesses, et incapacités. Nous comptons pleinement sur Dieu pour nous aider dans cette entreprise, mais nous n’avons pas la prétention de croire que nous deviendrons un jour parfaits comme Dieu Lui-même! »

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Une reproduction de l’Arche d’Alliance  (bible.archeologie.free.fr)     

Avec une telle mentalité, nous pouvons comprendre que nous ne pouvons ni lire la Bible, ni l’étudier, comme la lisent et l’étudient ceux qui sont au bénéfice de la nouvelle alliance, et qui ont compris ce que signifie « marcher par l’esprit »!

Ceux qui ont toujours la mentalité de l’ancienne alliance lisent la Bible avec beaucoup de respect. Dans le meilleur des cas, ils veulent obéir à Dieu de tout leur coeur. Ils s’efforcent de Lui plaire. Mais ils sont très frustrés et malheureux, car ils se rendent bien compte qu’ils sont bloqués, quelque part, dans leur désir d’obéissance. Ils réalisent qu’il y a, en eux, une puissance de péché qui les empêche de réaliser le désir de leur coeur. Ils se trouvent dans la situation où l’apôtre Paul s’est trouvé lui aussi, lorsqu’il s’écriait:

« Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair: j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort? » (Romains 7: 14-24).

Ce cri de détresse s’élève du coeur de tous ceux qui, Juifs ou Chrétiens, sont encore sous la puissance du péché et de la chair, qui s’en rendent compte, et qui ne savent pas comment en être délivrés. Ils ne peuvent que lire la Bible avec un sentiment de frustration et d’impuissance. Ils se trouvent constamment confrontés aux exigences absolues de Dieu, dans la conscience de leur incapacité de les satisfaire.

Quand ils rencontrent un commandement de Dieu particulièrement ardu, comme pardonner de tout leur coeur à leurs ennemis, ou être parfaits comme leur Père Céleste est parfait, ils soupirent avec tristesse, et disent au Seigneur: « Seigneur, tu sais à quel point je désire T’obéir! Mais Tu sais aussi à quel point j’en suis incapable! Viens à mon secours! J’espère aller plus loin, mais Tu sais combien je dois lutter contre le découragement! Je ne suis pas certain d’y arriver! Quand vais-je enfin être délivré de ce fardeau? »

Nous comprenons donc qu’avec une telle mentalité, nous ne pouvons pas lire la Bible comme peuvent la lire ceux qui ont acquis la mentalité de la nouvelle alliance!

Ceux qui ont compris en quoi consiste cette nouvelle alliance dans le sang de Jésus ont nécessairement compris tout le message de la croix. Ils ont compris, non seulement que le Seigneur Jésus avait expié leurs péchés à la croix, mais aussi qu’Il les avait complètement délivrés de la puissance et de la loi du péché et de la mort, pour les mettre au bénéfice de la Loi de l’Esprit de Vie en Jésus-Christ.

Car cette Loi est une Loi de Liberté!*

 

Note MAV: Vu les ravages de la mauvaise compréhension de cette liberté que pratiquent tous ceux qui marchent à l’hyper-grâce, j’insiste sur ce que HVM rappelle: Nous ne sommes plus sous la loi, SOUS RÉSERVE DE MARCHER PAR L’ESPRIT, ce qui va nous conduire naturellement mais aussi progressivement à prendre le péché en horreur, comme Dieu a le péché en horreur: c’est cela, le processus de sanctification « sans laquelle nul ne verra le Seigneur ». Notre véritable liberté proviendra de ce que nous avons, PAR L’ESPRIT, le choix de ne plus suivre les désirs de notre chair, donc de ne pas pécher, et nous comprenons alors ce que Jean a dit:  1Jn 2:3 Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l’avons connu. 4 Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. 5 Mais celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui : par là nous savons que nous sommes en lui. 6 Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. Quels commandements ? Ils n’ont pas changé ! Jésus en a même rajoutés, et ceux qu’il a abolis n’étaient que des ordonnances extérieures (vestimentaires, alimentaires..) ou sacrificielles; Mais les lois morales sont éternelles. Et Jésus a mis la barre plus haut en démontrant que le péché commence au niveau de la pensée, et non  plus seulement à l’acte (Mt 5:22 – 5:28). Ceux qui proclament : « Je ne suis plus sous la loi », mais qui démontrent visiblement qu’ils ne marchent pas par l’Esprit de Dieu, mais par leur chair, sont des menteurs, ou des insensés, qui ne veulent plus entendre la « saine doctrine », mais qui se donnent une foule de docteurs pour leur caresser agréablement les oreilles (2Tim 4:3,4). La doctrine de l’hypergrâce, tout autant que l’évangile de propérité, est en train de décimer les rang des Chrétiens… Don il est vital de comprendre ce qu’est la vraie liberté en Christ: devenir son esclave ! Faire SA volonté, et non la nôtre, toujourssoumise à notre chair. Ce que développe ensuite cet article, d’une autre façon.

Ils ont aussi compris en quoi consiste leur nouvelle naissance spirituelle. Ils ont compris qu’ils sont, en Christ, justice même de Dieu. Ils savent que leur « homme intérieur » (leur esprit) a été recréé en Christ, à l’image même de Dieu, dans une justice et une sainteté que produit la vérité. Ils savent que leur « homme nouveau » est déjà pur, saint et parfait. Ils ont appris à se voir tels que Dieu dit qu’ils sont déjà en Christ, c’est-à-dire de nouvelles créations.

Ils savent que Dieu Lui-même les a rendus capablesnon seulement d’obéir parfaitement à Ses commandements les plus exigeants, mais aussi de résister parfaitement au péché, et de ne pas livrer leurs membres aux désirs et aux passions de la chair, cette puissance de péché qui demeure présente dans leurs membres.

La nouvelle alliance a parfaitement accompli ce que les prophètes avaient déjà annoncé dans l’ancienne alliance:

« Voici, les jours viennent, dit l’Eternel, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d’Egypte, alliance qu’ils ont violée, quoique je fusse leur maître, dit l’Eternel. Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit l’Eternel: je mettrai ma loi au dedans d’eux, je l’écrirai dans leur coeur; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Celui-ci n’enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant: connaissez l’Eternel! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Eternel; car je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché » (Jérémie 31: 31-34).

« Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair. Je mettrai Mon Esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois » (Ezéchiel 36: 25-27).

Nous devons bien comprendre que notre connaissance et notre acceptation de toutes ces vérités fondamentales change complètement notre mentalité! Nous passons progressivement de la mentalité de l’ancienne alliance à la mentalité de la nouvelle alliance! Nous passons progressivement de la mentalité d’esclaves et de serviteurs, à la mentalité de fils et de filles de Dieu adultes et mûrs!

Voici de quelle manière raisonne celui qui possède cette nouvelle mentalité, lorsqu’il se trouve en présence d’un commandement de Dieu dans Sa Parole:

« Seigneur, je Te bénis, parce qu’en Christ, par ma nouvelle naissance, Tu m’as rendu capable d’obéir à ce commandement! Tu as inscrit Ta Loi dans mon esprit régénéré! Tu as changé mon esprit, et Tu es venu habiter Toi-même, par Ton Esprit, dans mon esprit! Je sais que Tu m’as donné à présent la grâce de pouvoir marcher par Ton Esprit, conformément à Ta volonté! »

Et voici comment ce Chrétien qui possède la mentalité de la nouvelle alliance raisonne, lorsqu’il se trouve en présence d’une interdiction divine:

« Seigneur, je Te bénis, parce que Tu m’as rendu capable, en Christ, de ne pas me livrer à ce péché! Tu m’as donné une nouvelle nature semblable à la Tienne, c’est-à-dire une nouvelle nature incapable de se livrer au péché! Je comprends à présent la grandeur et la gloire de la grâce que Tu m’as donnée en Jésus-Christ! »

Certes, nous n’avons pas toujours tout compris de cette grâce et de cette gloire, à un moment donné de notre progression spirituelle! Si nous avions tout compris de la Personne et de l’oeuvre de Christ, dès le début de notre nouvelle naissance, notre marche pratique serait également parfaite dès le départ! Mais il n’en est pas ainsi. Dans nos pensées et dans notre âme, nous restons encore trop encombrés de pensées, d’habitudes et de raisonnements qui ont été façonnés par la chair et par le péché de notre vie passée.

Plus nous progressons dans la connaissance de la Vérité, plus cette Vérité nous affranchit concrètement, plus notre foi grandit aussi, et plus nous pouvons faire passer dans notre vie pratique la parfaite Liberté que nous possédons déjà dans l’esprit.

Ainsi, même si nous ne sommes pas encore parfaits dans notre vie pratique de tous les jours, le fait de savoir que nous le sommes déjà dans l’esprit, et que nous pouvons progressivement renouveler toute notre intelligence, nous encourage à croire que le Seigneur nous fera atteindre le but qu’Il nous a fixé. Car Il a déjà tout accompli pour nous. Notre seul effort est de garder les yeux fixés sur le Seigneur Jésus et sur Son oeuvre, afin de grandir dans Sa connaissance, et dans la connaissance de la Vérité. Mais nous savons que nous possédons déjà toutes choses en Lui! Gloire à Son nom!

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Quand nous possédons cette nouvelle mentalité, celle de la nouvelle alliance, nous pouvons lire la Bible d’une manière entièrement nouvelle! Nous ne sommes plus frustrés quand nous sommes confrontés aux commandements et aux exigences du Seigneur! Nous ne sommes plus inquiets quant à notre capacité de parvenir au but! Nous savons, oui nous savonsque Dieu « nous a rendus capablesd’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière »!

« C’est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients. Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés » (Colossiens 1: 9-14).

Nous ne pouvons pas rendre réellement grâces au Seigneur, tant que nous ne connaissons pas la richesse de notre héritage en Christ, et tant que nous ne croyons pas que nous possédons déjà cet héritage!

Continuons donc à prier pour que Dieu nous remplisse toujours davantage de la connaissance de Sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, afin que nous puissions marcher, concrètement, d’une manière digne du Seigneur et Lui être entièrement agréables!

C’est cela, marcher par l’esprit! Croyons que Dieu nous en a rendus parfaitement capables, dans Sa grâce! C’est ainsi que toute la gloire pourra réellement Lui revenir! C’est ainsi que l’oeuvre et le sacrifice de Jésus-Christ ne seront plus vains!

 


26/01/2015
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LA MARCHE PAR L’ESPRIT, PAR HENRI VIAUD-MURAT

Transmis par Nacera – Source : Source de Vie //www.sourcedevie.com mis le 12/10/2001

 

 

Je voudrais reparler d’un point pratique important puisqu’au cours des dernières réunions, on a beaucoup vu ce que nous étions en Christ, ce que Christ avait fait en nous. On a commencé à parler de choses pratiques, mais j’aimerais insister davantage sur un point très pratique ; c’est la marche par l’esprit. Marcher par l’esprit, ou marcher par la chair.

 

Nous savons, par la Parole et dans nos cœurs qu’en Christ nous sommes morts. Notre vieille nature est morte en Christ. La nouvelle nature a été créée entièrement parfaite, à l’image de Jésus qui a tout accompli pour nous, pour que nous puissions entrer dans sa perfection. Pour comprendre cela par la révélation du Seigneur, il faut vraiment se placer devant Dieu et prier qu’Il nous ouvre l’esprit pour comprendre, et que l’on puisse voir les choses comme Dieu les voit.

Après cela, une fois qu’on les a vues, il faut marcher dans ces choses, dans notre vie de tous les jours.
Il ne faut pas que ces révélations restent suspendues en l’air ou au fond de nos cœurs ; il faut qu’elles se traduisent par quelque chose de concret ; quand nous l’avons compris, vraiment, du fond du cœur,
la marche doit suivre. La Bible parle de la marche par l’esprit, aux chrétiens. Ils sont donc sensés marcher par l’esprit.

Les chrétiens du début ne le faisaient pas tous ; certains marchaient par la chair, d’autres avaient même commencé par l’esprit et finissaient par la chair, comme les Galates… C’est toujours possible, et nous devons bien veiller à ce que dans notre vie pratique, ce soit une croissance régulière et un apprentissage régulier de la marche par l’esprit.

Nous allons simplement revoir quelques passages qui nous montrent ce qu’est la marche par la chair et ce que la Bible dit à propos de la marche par l’esprit. Dans toutes ces choses, n’oublions pas que notre maître, c’est le Seigneur qui habite en nous. C’est pour cela que le plus important, c’est la nouvelle naissance. Quand nous avons, dans nos cœurs, le Seigneur Jésus qui est notre maître, nous avons en permanence avec nous quelqu’un qui nous enseigne par le Saint-Esprit ;mais il faut écouter sa voix, il faut nous laisser guider pour pouvoir être conduit par l’Esprit, ce n’est pas toujours facile, si nous ne veillons pas en permanence, à chaque seconde de la journée, et même de la nuit parce que nous pouvons confier notre nuit au Seigneur pour qu’Il la remplisse.

Il faut que nous puissions reconnaître, avant toutes choses, quand nous marchons par la chair et quand nous marchons par l’esprit. Bien souvent, on ne s’en rend pas compte, ou on a une impression désagréable. Dans certains cas, on ne se rend pas compte que l’on est dans la chair ; on n’a pas le discernement, on a besoin d’être éclairé par le Saint-Esprit. Il y a des moments où on sait très bien ce que c’est de marcher par la chair, parce que Dieu nous a éclairés. A ce moment-là si on continue à marcher par la chair, on le fait dans la désobéissance. Mais souvent, on le fait par ignorance, on n’est pas encore éclairé, on n’a pas encore reçu la révélation du Seigneur, alors on continue à marcher dans la chair jusqu’à ce que le Seigneur nous éclaire et nous dise :

« Tu as compris maintenant. Tu dois aller plus loin, te dépouiller de ça et te revêtir de l’homme nouveau ».

 

Marcher par la chair dans la Bible, cela veut dire simplement : marcher selon la nature humaine de péché, la nature indépendante, coupée de Dieu, qui est sous le contrôle de l’homme lui-même. Marcher par la chair, c’est marcher selon l’homme indépendant de Dieu.

Nous savons qu’au début, ce n’était pas ainsi ; Adam et Eve étaient en communion avec Dieu par leur esprit. Quand le péché, quand la chute est venue, l’homme a été coupé de Dieu dans son esprit, puisque la mort est entrée en lui. Etant coupé de Dieu, il est devenu une unité indépendante, isolée de Dieu, et il a fallu qu’il s’en sorte par lui-même, il a donc développé toutes ses capacités de l’âme et ses capacités intellectuelles, pour construire un monde où il pourrait vivre sa vie, indépendamment de Dieu ; ça c’est la nature de péché. Il y a des siècles de marche par la chair avant nous (des siècles d’héritage charnel, de la nature d’Adam), et aussi des années de marche par la chair avant que nous ne nous convertissions. Nous savons que la chair est sous le contrôle du diable.

Jacques dit au chapitre 3, et au verset 15 : « La sagesse d’en bas n’est pas la même que la sagesse d’en haut », et cette sagesse d’en bas, Jacques dit qu’elle est « terrestre, charnelle et diabolique ». Il associe les trois termes. Dans Jacques 3 : 15 la sagesse d’en bas est

« terrestre, charnelle, diabolique ».

Donc, tout ce qui est terrestre, tout ce qui est humain, c’est cela la chair. C’est sous le contrôle de l’esprit de l’homme qui est indépendant de Dieu, qui est sous le contrôle du péché ; et nous savons que cette nature-là est elle-même dominée par Satan qui contrôle le monde entier.C’est pour cela que Jésus nous a fait sortir de ce monde de ténèbres par la nouvelle naissance quand nous avons demandé pardon pour nos péchés, qu’Il nous a accordé la révélation de la puissance du sacrifice de Jésus, de la Croix et du sang. A ce moment-là, nos yeux s’ouvrent et Il nous transporte dans son royaume, mais nous ne sommes pas entièrement et immédiatement transportés dans ce royaume sur le plan de notre corps et sur le plan de notre âme.

C’est de là que vient le problème de beaucoup de chrétiens ; nous recevons une nouvelle nature dans notre esprit, mais notre âme a besoin d’être renouvelée. L’âme c’est les pensées, les sentiments et la volonté. Elle était entièrement sous le contrôle de l’esprit humain non régénéré et du diable. Quand la nouvelle naissance vient, il faut comprendre que le Seigneur travaille pendant tout un temps, dans notre âme, pour la renouveler et la mettre en accord avec cette nature nouvelle que nous avons reçue. Quand nous parlons de marcher par l’esprit, il faut changer là aussi de cap. Dans l’ancienne nature, nous étions complètement contrôlés par notre âme charnelle qui était sous l’influence du péché et du diable, et cette âme n’est pas née de nouveau quand notre esprit reçoit la nouvelle naissance. L’âme a besoin d’être renouvelée, la Bible parle constamment de changer les pensées, de nous revêtir des sentiments de Jésus-Christ etc…

Cette âme est héritée de la vielle nature. Au moment où je me convertis, toute ma vieille nature est crucifiée en Jésus, elle est morte en Jésus. Mais il faut d’abord que j’aie cette révélation par la Parole, ensuite il faut que j’apprenne à sortir de l’emprise de l’âme, de ma volonté humaine non régénérée, de mes pensées humaines, qui ont été tellement remplies des choses du monde avant que je me convertisse, qu’il faut un certain temps plus ou moins rapide, (selon la révélation que nous avons au départ et selon notre soif du Seigneur), il faut un certain temps pour que nous puissions vivre non pas sous le contrôle de l’âme, mais sous le contrôle de l’Esprit du Seigneur, donc, une marche par l’esprit. Si nous rencontrons des problèmes dans notre marche quotidienne, ce sont souvent des problèmes dus au fait que l’âme non régénérée continue encore à contrôler notre marche de tous les jours. Ce n’est pas encore l’esprit régénéré qui contrôle, ce n’est pas le Saint-Esprit, qui est pourtant en nous, c’est encore l’âme.

 

Et tout le travail de sanctification consiste justement à déplacer notre centre de contrôle. La tour de contrôle va s’installer dans l’esprit et non plus dans l’âme non régénérée. Ceux qui sont dans le monde ne peuvent pas faire autrement que marcher dans la chair. Autrefois, nous étions de leur nombre, et nous ne pouvions pas faire autrement que marcher dans la chair.Tout ce qui était terrestre nous intéressait, rien de ce qui était spirituel nous intéressait vraiment. Ce n’était que ce qui était terrestre, et à la rigueur religieux qui nous intéressait, mais ce qui est religieux n’est pas spirituel.

Ce qui est religieux est du domaine du terrestre, du diabolique, du charnel.

Marcher selon la chair, cela voulait dire, pour nous, nous confier dans l’homme et dans toutes ses capacités. Je reviens là-dessus, parce que l’homme a beaucoup de capacités intellectuelles, de l’âme, de l’esprit ; il a des tendances artistiques, des capacités intellectuelles très fortes ; il a une volonté qui peut être très puissante ; il peut dominer le monde par sa nature humaine. C’est ce qu’il est en train de faire en ce moment, il conquiert l’espace, la Lune, il va sur Mars bientôt, il soumet la terre par son intelligence, par la science.

Mais cela n’est pas l’Esprit-Saint, ce n’est pas l’esprit, c’est le domaine terrestre, le domaine de l’homme.

Quand nous voyons ces facultés humaines se développer tellement, la tendance chez le chrétien qui marche encore dans la chair, c’est de se confier encore dans l’homme et dans toutes ses ressources, au lieu de se confier dans le Seigneur.

Vous connaissez ce passage de Jérémie 17, verset 15 où il dit : « Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme ». Et plus loin, il dit : « Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel ». Donc, vous avez les deux possibilités : marcher par la chair, c’est se confier dans l’homme et dans ses capacités, marcher par l’esprit, c’est se confier dans le Seigneur, dans sa parole, et dans la vie nouvelle qu’Il a placée en nous. Cet esprit tout neuf qu’Il a placé en nous, dans cette nature qu’Il a créée pour nous, dans la perfection en Christ. Marcher selon la chair, c’est « s’affectionner aux choses d’en bas, aux choses de la chair » (Romains 8). Je lis au verset 5 ce que Paul dit : « Ceux qui vivent selon la chair s’affectionnent aux choses de la chair », ils y pensent constamment, et c’était notre nature avant de devenir chrétien ; vous voyez qu’il faut que nous changions complètement d’habitudes. Auparavant, nous ne pensions qu’aux choses de la terre, aux succès terrestres, à la réussite terrestre, au fait d’être accueillis par les autres, ou respectés par les autres ou reconnus par les autres, toutes les valeurs qui sont dans le monde. Que recherche le monde ? Il recherche la puissance, la reconnaissance par les autres ; il recherche l’argent, le pouvoir, la domination et toutes ces tendances sont dans la chair, elles sont dans la nature charnelle.

« Ceux, en effet, qui vivent selon la chair s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit, s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas ». Dans Romains 8, verset 8 : « Ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu »

Donc, quand nous disons que le Seigneur veut nous faire marcher par l’esprit, c’est qu’Il veut nous faire marcher dans une marche qui lui plaît. Cela ne plaît pas du tout au Seigneur que nous marchions par la chair, parce que c’est la marche selon le train de ce monde, selon le péché, selon des choses qui ont contaminé notre nature pendant des années. Le Seigneur ne veut pas, Il veut que nous changions complètement d’affection ; que nous mettions nos affections aux choses d’en haut.

Dans 1 Corinthiens 3, au verset 1 : « Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels » (des hommes encore charnels !).

 

Vous voyez que lorsque nous nous convertissons, le Seigneur veut nous faire passer de l’état d’hommes charnels à l’état d’hommes spirituels, et cette marche, cette croissance doit correspondre à la révélation que nous avons de Sa parole par le Saint-Esprit. Plus nous avons soif du Seigneur et de Sa parole, et plus nous allons recevoir cette révélation qui va nous permettre de marcher comme des hommes spirituels. Ne croyons pas que cela peut prendre des années et des années. Ce n’est pas parce que beaucoup de chrétiens mettent des années à comprendre cela, que nous devons nous dire : « Pour moi, ce sera comme cela, puisqu’autour de moi, je vois tant de chrétiens marcher par la chair, tant d’églises charnelles, tant de chrétiens qui se confient dans l’homme, alors ça doit être un processus vraiment très long et très pénible »Mais, il y en a qui restent toute leur vie dans cet état. Dans le désert, les Hébreux ont péri parce qu’ils marchaient par la chair ; ils ne voulaient pas écouter le Seigneur, ils ne voulaient pas lui faire confiance. Ils ne fonctionnaient que par la vue. Ils avaient peur des géants du pays, alors que Dieu leur avait dit : « Mais je suis avec vous, allez-y, faites-moi confiance ! ».

Ils ont suivi la chair et ils sont morts dans le désert. Beaucoup de chrétiens ne finissent jamais par arriver à l’état d’hommes spirituels, et toute leur vie, ils sont dans la défaite parce qu’ils n’ont pas compris ce qu’était la marche par l’esprit.

Ils se sont efforcés peut-être un temps, ils ont vu que ça ne marchait pas et ils ont laissé tomber. Ils vivent une vie de défaite, et le Seigneur ne veut pas cela. Paul leur dit : « J’ai encore à vous parler comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ ». Donc, Paul accepte cela comme idée, mais il dit : « Il ne faut pas que vous en restiez là ».

Le Seigneur est puissant, Il peut faire pousser une graine de l’état de graine à l’état d’arbre en une seconde. Il suffit que sa parole soit prononcée. Mettez une graine de chêne à cet endroit, Dieu peut dire une parole en disant : « Je t’ordonne de croître à la dimension du chêne, de l’arbre adulte, je te l’ordonne instantanément ! » Cela s’est fait par la puissance de sa parole, ce n’est pas une croissance humaine comme nous avons l’habitude de le voir. Nous ne devons pas nous mettre dans la tête que nous devons rester charnels pendant vingt ans avant de commencer à vivre une vie spirituelle. Paul leur dit, au verset 2 :

 Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez même pas à présent, parce que vous êtes encore charnels. »

 

En quoi tout son enseignement consiste-t-il ? Non pas à leur donner des commandements pour qu’ils les suivent afin de devenir spirituels, mais leur expliquer la Parole, ce que Jésus a fait pour eux, ce que Jésus a fait en eux, pour faire grandir la foi en eux par la Parole ; parce que la foi vient de la Parole. La foi grandissant, à ce moment-là, leurs yeux s’ouvrent et ils entrent dans une autre vie qui est la marche par l’esprit. Mais pour cela, il faut comprendre, et il leur explique qu’ils ne sont pas encore spirituels, ils sont encore charnels. Pourquoi étaient-ils charnels ? Parce qu’il y avait des œuvres de la chair qui se manifestaient encore au milieu d’eux. Quand une œuvre de la chair se manifeste encore dans notre vie, c’est que sur ce point-là nous sommes encore charnels. J’ai beau avoir une nature parfaite qui m’est donnée en Jésus, je dois constater que sur ce point je marche encore par la chair. J’ai là un travail à faire pour sortir de cet état de marche par la chair et me faire entrer un peu plus dans la marche par l’esprit. Il ne faut pas rester statique, il faut constamment demander l’aide du Seigneur pour qu’Il m’ éclaire et qu’Il me montre dans tous les points de ma vie où je suis encore en train de marcher par la chair. Moi, je ne peux pas le voir. Si un frère ou une sœur le voit, vient vers moi en me disant : « Mon frère, sur ce point-là, tu marches par la chair », si je suis honnête, je vais dire : « Oui, d’accord, tu as raison ». Mais si je n’ai pas vraiment la lumière par le Seigneur, la prochaine fois, je vais recommencer, parce que je n’ai pas encore une pleine conscience de cela.

Je dois savoir que j’ai besoin de m’approcher de Lui constamment pour qu’Il me dise : « Tu as reçu une nouvelle nature parfaite en Christ, mais je vais te montrer où il y a encore des choses charnelles dans ta vie, des choses qui ont encore une vie animale ». (animal au sens latin. Anima en latin, cela veut dire : l’âme). Une vie animale au sens où c’est encore ton âme humaine qui te contrôle. Partout où il y a une âme humaine qui contrôle, il y a la vie de la chair, la mort, les ténèbres. Et nous avons besoin, dans nos églises, de mettre à la lumière du Saint-Esprit tout ce qui dépend encore de la vie de l’âme et de la vie de la chair. Les organisations humaines, les organisations religieuses, les traditions humaines, les traditions religieuses ; toutes ces choses qui encombrent la marche par l’esprit, et qui empêchent les chrétiens d’avancer. Le Seigneur doit faire la lumière et tous ceux qui veulent être éclairés seront éclairés, parce que c’est la volonté du Seigneur.

Dans Philippiens 3, verset 1, l’apôtre Paul dit : « Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur ». Quand j’ai compris ce que Jésus a fait, je me réjouis vraiment et ce qu’Il est en train de faire dans ma vie, c’est glorieux et c’est un sujet de joie. Mais il répète : « Je ne me lasse pas de vous écrire les mêmes choses, et moi, bien-aimés, je ne vais pas me lasser de vous les répéter, je ne me lasse pas de vous écrire les mêmes choses, et pour vous cela est salutaire ».

 

Parce que la foi vient de ce qu’on entend et plus on va l’entendre, plus la foi va grandir. Tout dépend de la foi, dans cette marche par l’esprit, la marche par l’esprit, c’est la marche par la foi, la marche par la Parole. La marche par la chair, c’est la marche par la vue et c’est la marche par les sens. Le Seigneur nous donne sa Parole et Il demande que ces choses soient répétées pour que la foi grandisse, et il ajoute :

« prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis ».

Ces trois-là étaient ceux qui avaient l’apparence de chrétiens, mais qui n’en étaient pas des vrais. Ils disaient qu’ils étaient chrétiens mais reniaient le Seigneur par leurs œuvres ou marchaient trop charnellement. Il dit : « Faites attention parce que ceux-là, ce sont des faux circoncis ». Il ne parlait pas de la circoncision de la chair, il parlait de la circoncision de l’esprit. Il dit au verset 3 : « Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’esprit de Dieu (pas par la chair), qui nous glorifions en Jésus-Christ, et ne mettons pas notre confiance en la chair ». Marcher par la chair, c’est marcher selon les hommes et les traditions, leurs idées et leurs interprétations de la Bible. Cela, c’est marcher par la chair. Il dit :

 

« Nous ne mettons pas notre confiance dans la chair et dans tout ce qui est humain, mais nous mettons notre confiance dans le Seigneur et dans sa Parole et en Jésus-Christ ».

Et pourtant il dit : « Moi, Paul, j’aurais bien des sujets de mettre ma confiance dans la chair, avec ces diplômes de théologie etc… » Il aurait pu dire : « Moi, j’ai de quoi mettre ma confiance dans la chair ! Je considère tout cela comme une perte, pour gagner Christ, et pour connaître Christ ». Il considérait tout comme une perte, et en particulier tout ce qui est charnel.

Dans la première épître de Jean au chapitre 2, au verset 15, l’apôtre Jean dit : « N’aimez pas le monde », nous venons de voir que ceux qui marchent par la chair s’affectionnent aux choses de la chair. Cela veut dire qu’ils y attachent leur cœur et leurs pensées. Là, il dit la même chose. Il dit :

« N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde (écoutez bien ce qu’il dit) l’amour du Père n’est pas en lui ».

Donc, pour toute partie de moi-même qui aime le monde, cette partie-là n’est pas remplie de l’amour du Père. Le Père a une haine totale pour tout ce qui est dans le monde, parce que c’est souillé par le péché, c’est sous le contrôle de l’âme humaine non régénérée, c’est sous le contrôle de Satan. Et là, il dit : « N’aimez pas le monde ». A partir du moment où nous avons reçu sa nouvelle vie en nous par la nouvelle naissance, nous avons en nous une semence divine qui n’aime pas le monde. Mais la chair en nous aime le monde, parce qu’elle vient du monde et elle est contrôlée par ses passions. Il dit : « Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement ».

Donc, dans la chair, il y a la convoitise du monde, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie, toutes ces choses qui contrôlent le monde qui est autour de nous. Quand nous venons au Seigneur pour passer par la nouvelle naissance, je le répète parce que c’est important, nous recevons dès le départ, une nature divine parfaite, créée en Jésus-Christ par Jésus et en Lui, qu’Il nous donne par grâce et que nous recevons par la foi. Mais nous devons en avoir la révélation par Son Esprit, pour entrer dans cette nouvelle nature, nous en revêtir tout en nous dépouillant de la vieille nature qui est morte et crucifiée en Jésus.

Quand on parle de marche par l’esprit, et de marche par la chair, ce sont deux marches de sens complètement opposés. La marche par la chair, c’est une marche qui descend ; la marche par l’esprit, c’est une marche qui monte et nous savons où elle monte. Elle monte jusqu’à la Jérusalem céleste. La marche qui monte, monte sur un sentier étroit, resserré qui s’appelle Jésus. Il nous conduit par sa Parole, c’est un sentier qui monte, monte. Nous savons que lorsque nous montons, quand nous approchons du sommet, notre vue s’élargit, nous voyons les choses de la terre de plus en plus petites, de plus en plus loin, et nous sommes de plus en plus attirés par les sommets.

Celui qui marche par la chair prend le chemin qui descend. La marche par la chair descend et nous savons jusqu’où elle descend, elle descend en enfer, elle descend par un boulevard large et facile, puisque c’est facile de descendre. Vous avez remarqué comment c’est plus facile de descendre que de monter, sauf quand on est né de nouveau. Quand on est né de nouveau, Jésus nous dit que ses commandements ne sont pas difficiles. Le propre de la marche vers le haut, c’est que nous sommes attirés par les choses célestes, par Jésus, par Sa Parole, par la vie de l’Esprit. Au fond de nos cœurs, nous avons reçu Sa vie, et même s’il y a encore cette carcasse de chair qui est crucifiée en Christ, on a besoin de le comprendre, il y a au fond de notre cœur quelque chose qui nous attire à Jésus, et qui nous fait monter vers le haut.

Tout ce qu’est un homme dans le monde est entièrement la conséquence de toute sa vie passée depuis Adam jusqu’à ce moment précis. Un être humain qui vit dans le monde et n’est pas régénéré par Jésus est la conséquence de toute sa vie passée, mais pas seulement de toute sa vie passée, mais de ce que ses parents lui ont donné, les grands-parents, les ancêtres jusqu’à Adam et Eve. Un homme non régénéré est la conséquence de tout son passé.

N’essayons pas de rapiécer le passé ou de guérir le passé ou d’essayer d’apporter un changement à tout ce qui est du passé, il faut que cela soit englouti dans la mort de Jésus à la Croix. C’est là que notre passé est tombé, et c’est là qu’il doit rester.

Tandis que pour un chrétien né de nouveau, sa vie aujourd’hui est la conséquence de tout ce qu’il est en Christ et de tout son avenir. Je suis aujourd’hui la conséquence de mon avenir en Christ. Cela veut dire que j’ai reçu en moi la vie de Christ, j’ai reçu en moi une nature divine et c’est cette nature qui est en train de se manifester dans ma vie jusqu’à sa perfection parce que je l’ai reçue en Christ.

Vous voyez la différence ; les deux sont vraiment complètement opposés. Dans cette période intermédiaire où il reste encore quelque chose de charnel dans notre vie, le Seigneur veut mettre la lumière dessus pour que nous nous en dépouillions, qu’Il nous fasse comprendre que tout ce qui est charnel est resté dans la mort de Christ, dans le tombeau. Alors, est-ce que nous pouvons recevoir du Seigneur cette révélation ? Bien sûr que oui. Il veut nous la donner. Est-ce que nous désirons la recevoir ? De tout notre cœur ? Parce que tout notre avenir dépend de cela.

L’Eglise en a assez de voir des chrétiens religieux ou des chrétiens qui essayent de vivre une vie chrétienne ou des chrétiens qui ont la façade religieuse, mais où il n’y a rien derrière, ou des chrétiens qui n’arrivent pas à vivre leur vie chrétienne parce qu’ils n’ont pas compris. Le Seigneur veut se révéler dans toute sa plénitude et nous montrer le travail merveilleux qu’Il a accompli dans sa vie et sur la Croix pour nous, pour que nous puissions vivre enfin par l’esprit, pleinement.

Moi, ça me réjouit, dans mon cœur, de savoir que la solution est en Jésus-Christ. Si nous restons dans la chair, nous sommes dans une impasse totale. Et tout le travail du Saint-Esprit est de nous montrer ce qui en nous est encore dans la chair.

J’ai relevé quatre passages ici qui nous montrent que nous devons absolument être éclairés sur ce qui est charnel et nous en détacher. La première chose, c’est que la chair ne peut pas révéler les choses de l’Esprit. Ce qui est charnel ne peut pas révéler les choses de l’Esprit. Une prédication charnelle ne révélera jamais rien de spirituel. Une action charnelle ne révélera rien de spirituel et ne conduira à rien de spirituel. Vous vous rappelez le passage où Jésus pose la question : « Vous, qui dites-vous que je suis ? » Pierre dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus ajoute aussitôt : « Pierre, tu es heureux parce que ce ne sont ni la chair ni le sang qui t’ont révélé cela, mais mon père qui est dans les cieux. » C’est dans Matthieu 16. Donc, Il lui dit : La chair et le sang sont incapables de te révéler Christ, de te révéler la Parole. Il faut que ce soit le Père, par le Saint-Esprit qui te révèle ces choses. Et tu es bienheureux, Pierre, parce que mon Père t’a révélé ces choses.

Alors, si déjà, nous avons la révélation dans le cœur que la chair ne peut absolument rien nous révéler de spirituel, nous allons prier avec ferveur le Seigneur pour Lui dire : « Montre-moi ce qui est charnel dans l’église, dans mon groupe, là où je suis. » Parce que ça ne peut rien révéler de spirituel, et si on tourne en rond dans la chair, on va se révéler des tas de choses intellectuelles ou artistiques ou autres ou humaines, mais ce qui est spirituel va rester là, bloqué. Ensuite la chair ne peut pas engendrer quelque chose de spirituel. La chair va engendrer quelque chose de charnel. Jésus dit :

« Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’Esprit est esprit ».

Partout où l’on essaye de faire naître quelqu’un par la chair ou par des moyens charnels, à la vie de l’esprit, cela ne va pas marcher du tout. Notamment, quand on donne des règles, des commandements, des choses à faire ou à ne pas faire, ce sont des choses parfaitement charnelles qu’on fait pourtant dans beaucoup d’églises en disant : « Tu vas faire ci, tu dois faire ça, tu ne dois pas faire ça ! » Ce sont des commandements qui sont donnés de manière charnelle et ils ne vont jamais rien engendrer de spirituel. Ce qui engendre quelque chose de spirituel, c’est l’Esprit. Ce qui est né de l’Esprit est esprit, ce qui est né de la chair est charnel. Donc, toute action que nous faisons dans la chair, même si c’est aller convertir le monde entier, si c’est fait dans la chair, cela va ne produire que des choses charnelles.

Par contre, une seule œuvre faite par l’esprit va engendrer quelque chose de spirituel qui va porter des fruits jusque dans la vie éternelle. Et vous pouvez entendre le même message, exactement les mêmes mots ; si c’est donné par un prédicateur charnel, il n’y a que la chair qui passe. Si c’est donné par un prédicateur spirituel, l’Esprit va passer, d’où la responsabilité qui est la mienne, et je prie constamment, et priez pour moi. Je dis : « Seigneur, que les messages que je peux porter viennent de ton Esprit. Qu’ils viennent de ton Esprit à mon esprit, directement à votre esprit » ; là cela produit quelque chose. Mais un message qui vient de ma chair ou de l’intelligence humaine et qui va toucher votre intelligence, cela sera peut-être très éloquent, très beau, cela fera vibrer vos fibres sensibles ou artistiques, mais ça ne va rien produire.Vous serez contents comme tout, si vous êtes sensibles à cela, mais vous allez sortir le cœur et l’esprit vides, il ne se produira rien de bon. Nous sentons que nous chrétiens, nous avons soif de choses spirituelles. Si nous n’avons pas soif de choses spirituelles, nous n’avons pas l’Esprit de Dieu en nous, nous l’avons étouffé. Ensuite, il faut comprendre que la chair ne peut pas connaître les choses de l’esprit. Donc la chair ne peut pas révéler les choses de l’esprit, elle ne peut pas engendrer quelque chose de spirituel, elle ne peut même pas connaître les choses de l’Esprit de Dieu. C’est dit dans 1 Corinthiens 2 : 14.

Enfin la chair ne peut pas hériter du royaume de Dieu. Ce qui est chair et sang n’entrera jamais dans le royaume de Dieu. Or, le royaume de Dieu commence maintenant sur la terre ; ce n’est pas dans le ciel quand nous serons morts ou quand Jésus nous aura enlevés. Le royaume de Dieu est au milieu de nous. Si nous voulons vivre par l’esprit dans ce royaume, il faut bien comprendre que rien de charnel ne peut entrer dans ce royaume-là. S’il y a du mélange, le Seigneur veut l’enlever. Quand on a compris ces choses, on dit :

« Seigneur, que faut-il que je fasse ? »

Je vous l’ai déjà dit dans les messages passés, mais je vais le répéter parce que je ne me lasserai pas de le faire, ça stimule la foi de l’entendre. Je dis que le Seigneur, première chose, dans la marche par l’esprit, veut nous donner la révélation de l’œuvre de Jésus à la Croix. Cela est fondamental et capital ; je ne peux pas marcher par l’esprit si je n’ai pas la révélation de l’œuvre de Jésus à la Croix. Et cette œuvre ne se limite pas au pardon des péchés par le sang qu’Il a versé ; si ce n’était que cela, (c’est énorme, c’est la porte d’entrée dans le salut), mais s’il n’y avait que cela, le problème ne serait pas réglé complètement. Sur la Croix, le sang que Jésus a versé a permis d’effacer tous nos péchés, mais sa mort a permis de régler le problème de notre nature charnelle. A la mort de Jésus, Il a pris en Lui dans sa mort, toute notre nature charnelle avec toutes ses passions et ses désirs, et nous avons besoin d’en avoir une révélation par le Saint-Esprit et pas simplement quelque chose d’intellectuel, ou quelque chose que nous lisons en passant. Il nous faut absolument avoir cette révélation, de la perfection de l’œuvre accomplie par Jésus à la Croix. Lorsqu’il est mort, tout ce qu’il y a de charnel en nous a déjà été englouti dans sa mort. Et quand Il est ressuscité, Il nous a fait naître de nouveau en Lui, à une vie nouvelle de résurrection. Et ceci suffit à condamner toutes ces méthodes psychologiques de guérison intérieure, de guérison de l’âme et de je ne sais pas quoi, que l’on est en train d’introduire dans l’église, qui sont une honte aux yeux du Seigneur, et qui ne font qu’essayer de ressusciter la chair avec toutes ses méthodes humaines, pour essayer de la guérir ou de la remettre en forme ; ce ne sont que des méthodes charnelles qui aboutissent à la mort.

La seule méthode du Seigneur, si je peux employer ce mot, (ce n’est pas une méthode, c’est une réalité), c’est de nous faire comprendre la réalité qu’Il a accomplie en Lui par Sa mort. Tout ce qui est charnel est déjà dans le tombeau et ça y est resté parce que Christ est mort. Mais Il est ressuscité. Et en ressuscitant, Il nous a fait naître à une vie entièrement nouvelle, à cent pour cent, dans tous ses aspects. Il nous a déjà donné une nature spirituelle parfaite, en Lui, tout est accompli, tout est prêt. En Christ, nous sommes parfaits, en Christ, nous sommes saints ; mais c’est facile de le dire, comme ça, quand on ne l’a pas compris, parce que c’est écrit ; c’est autre chose que de le savoir par une révélation du Saint-Esprit qui veut nous la donner parce que nous le demandons. Nous demandons qu’Il nous montre, que nos yeux s’illuminent, pour voir cette merveille que Jésus a accomplie. Quand nous l’avons compris, nous ne pouvons pas dire comme disent certains : « Je suis parfait en Christ là-haut, mais sur cette terre, je ne peux pas m’empêcher de vivre une vie charnelle. » Si nous disons cela, c’est que nous n’avons pas la révélation.

On ne peut pas l’avoir, la révélation, sans que les œuvres suivent, et les œuvres sont celles de l’esprit.

Pour marcher par l’esprit, j’ai besoin, dès le départ, d’une bonne révélation, dès le premier jour. Vous savez, dans certains les chrétiens doivent se cacher, comme en Chine. En Chine il n’y a pas beaucoup d’églises comme chez nous, avec de grandes maisons, pignons sur rue où les chrétiens peuvent se réunir librement. Ils ne connaissent pas cela, sauf quelques églises officielles pour la propagande ; mais ils se réunissent dans des maisons, ils se réunissent de manière cachée et ils savent très bien que le gouvernement qui les pourchasse peut les détruire facilement s’ils ne font pas attention. Ils sont obligés de se déplacer souvent, ils ont besoin d’être conduits par l’Esprit. Ils n’ont pas toutes ces traditions ecclésiastiques ou religieuses que nous avons. Pour qu’un chrétien Chinois subsiste dans un milieu où sévit la persécution, il faut que, dès le premier jour, on lui enseigne ces choses fondamentales que Jésus a tout accompli et lui expliquer cela dès le départ. Quand il a reçu cette révélation dès le départ, il peut se lancer dans une vie dangereuse et persécutée, parce que le Seigneur qui est en lui va le conduire. Le maître qui est en lui va le guider. Alors, il faut que dès le départ, la bonne nouvelle de l’Evangile soit prêchée, et la bonne nouvelle de l’Evangile , c’est cela : Christ a tout accompli pour nous sur la Croix, Il a versé son sang pour effacer nos péchés, mais par sa mort, Il a pris toute notre vieille nature charnelle. Il l’a faite mourir en Lui, et, par sa résurrection, Il nous a donné une nouvelle nature entièrement neuve, qu’Il a plantée en nous par son Esprit et dans laquelle nous devons maintenant marcher ; c’est la marche par l’esprit. Cela, c’est la première chose ; une bonne révélation par le Saint-Esprit.

Ensuite, il est dit que nous devons apprendre à marcher par l’esprit dans notre vie de tous les jours, en faisant deux choses : nous dépouiller constamment de la vieille nature et nous revêtir constamment de la nouvelle. J’ai reçu la révélation, d’accord, je l’ai dans mon cœur, mes yeux se sont illuminés, mais maintenant, dans ma marche de tous les jours, dans chacune des actions, dans chacune de mes paroles, il faut que ce qui est charnel disparaisse. Et ce qui est charnel est encore puissant si je n’ai pas la révélation que c’est dans le trou, si je n’ai pas le discernement pour que Dieu me montre ce qui est spirituel et qu’Il me montre ce qui est charnel.

Il y a par exemple, des affections du cœur qui sont purement sentimentales et qui sont parfaitement charnelles. Le monde connaît aussi l’amour, le monde qui nous entoure connaît l’amour. Je connais même des sacrifices merveilleux, formidables, par amour. Il y a des gens, dans le monde, qui ont donné leur vie par amour, qui se sont jetés devant des balles de fusil pour sauver leurs amis, leurs proches, leurs femmes, leurs enfants, alors qu’ils n’étaient pas convertis.

Donc ce qui est de l’âme dans le monde, ces sentiments humains, cela peut être très fort et cela peut avoir une apparence bonne.

Qui dira que l’amour est mauvais ? ou des sentiments comme ceux-là que je viens de décrire ? Mais s’ils sont charnels, ils sont mauvais pour Dieu, ils sont souillés par le péché. Ce n’est pas quelque chose de spirituel, et on a vraiment besoin que l’épée de l’Esprit vienne trancher entre l’âme et l’esprit, les jointures et les moelles, pour nous montrer par la Parole, ce qui est spirituel et ce qui est charnel. Cela, nous devons l’apprendre par Christ qui habite en nous. Il nous donne cette révélation que tout est fait et on doit l’avoir et bien l’avoir dès le début. Et l’ayant, maintenant, je me place devant Dieu en disant : « Seigneur, maintenant, tu vas m’apprendre à marcher dans cette révélation pour que mes œuvres correspondent à ma foi ».

A quoi cela sert-il de dire : « Je suis parfait en Christ », si ma vie de tous les jours est un tissu de péchés, de mensonges, etc… ou de choses qui ne sont pas du tout de l’esprit ? Dieu peut très bien, peut-être, le supporter au début de ma vie chrétienne, quand je n’ai pas bien compris ces choses, mais très vite, par l’esprit qu’Il m’a donné, Il va me mettre le nez dessus et me montrer ce que je dois faire pour marcher par l’esprit. Et moi, mon désir, c’est d’apprendre de Lui, et je vais lui demander : « Seigneur, apprends-moi à me dépouiller de ma vieille nature et à me revêtir de la nouvelle, dans chacune des actions de ma vie de tous les jours ».

Dans Ephésiens 4, il dit, au verset 17 : « Voici donc ce que je dis et ce que je déclare : (Il parle à des chrétiens, à des chrétiens qui sont sensés être nés de nouveau et connaître ces choses) Vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées ». Cela c’est l’âme. Donc, il dit : « Attention, chrétiens, vos pensées peuvent vous guider dans des choses qui ressemblent à celles des païens, et vous allez marcher là-dedans ».

« Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux ».

Vous voyez l’importance de la révélation de la Parole, cela met la connaissance de Dieu dans mon cœur et cela me permet de marcher comme Il le veut. Si je suis un chrétien ignorant de ces choses, je vais marcher comme un païen. Dieu ne le veut pas. « A cause de l’endurcissement de leur cœur ». Il y a aussi des chrétiens qui ont le cœur endurci.

« Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. Mais vous (dit-il aux chrétiens) ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ (le mot « appris » est caractéristique, parce qu’il sait très bien qu’ils ont déjà reçu Christ, mais il emploie un mot pour leur dire : tu n’as pas appris Christ.) si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en Lui que vous avez été instruits ».

Instruit, cela veut dire : ça s’apprend sur les bancs de l’école avec Jésus. Jésus vit en nous, c’est le Maître, mais il veut nous instruire et nous apprendre Lui, Lui-même.

« C’est en Lui que vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau (on l’a déjà cet homme nouveau, mais il faut apprendre à s’en revêtir), créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité ».

C’est comme si le Seigneur mettait devant nous cet être nouveau déjà tout prêt, tout habillé dans la perfection. Il le met là, (enfin il n’est pas devant nous, il est en nous par Jésus, nous sommes en Lui) et il dit : maintenant, tu vois, tu as encore des vêtements qui ne sont pas propres, je mets devant toi un être nouveau qui est entièrement habillé avec des vêtements parfaits. Je vais t’apprendre à te déshabiller de ces vieux oripeaux que tu as, qui ont été enfouillis dans le tombeau avec Jésus, tu vas quitter tout cela, et tu vas t’habiller de cet habit nouveau que j’ai créé pour toi dans la perfection et la sainteté. Cela, un seul peut nous l’apprendre, c’est Christ. Il dit : « Si du moins, vous avez appris Christ et si vous avez été instruits ». Les serviteurs de Dieu peuvent expliquer la Parole, mais c’est finalement le Saint-Esprit et Jésus Lui- même qui habite en nous, qui est le Maître, qui va nous apprendre, si nous avons l’oreille docile, si nous ne sommes pas des enfants désobéissants.

Quand nous venons au Seigneur, dites-moi, à quoi ça rime de venir au Seigneur si c’est pour lui désobéir après ? Si nous venons au Seigneur, cela n’a qu’un but et une seule utilité : arriver à une victoire parfaite en Jésus. Il l’a accomplie pour nous, Il nous l’a donnée, à nous de la saisir par la foi, à nous d’entrer dans cette vie merveilleuse qu’Il nous donne, et à nous d’être vraiment une lumière et un flambeau dans ce monde parce que Jésus en a besoin. Jésus a besoin d’hommes et de femmes qui sont des flambeaux dans ce monde, qui peuvent être comme une vitrine de ce que Jésus a fait aux yeux du monde. Et cela donnera envie aux autres, qui diront : « Enfin quelqu’un qui ne me parle pas de religion, mais je le vois vivre, et je comprends que c’est Christ qui vit en lui, c’est Christ qui vit en elle ». Et cela, le monde en a besoin, parce que le monde a soif.

Il y a un désert autour de nous, il y a des êtres humains qui meurent de soif, il y a des chrétiens qui meurent de soif et ils veulent voir Jésus en nous. Ils en ont assez de la religion, ils veulent voir Jésus en nous.

Et cela s’apprend. « C’est pourquoi, renoncez au mensonge etc... » Il dit : « Tu vas apprendre. Quand la tentation charnelle vient, immédiatement interroge ton Seigneur qui s’appelle Jésus, qui habite en toi, et dit : Seigneur, la tentation vient, apprends-moi, montre-moi vite ce qu’il faut faire dans cette situation-là ».

Comment Jésus a-t-il formé ses disciples ? Dans des écoles ? Jamais. Il n’a pas créé des écoles bibliques, Il n’a pas créé des instituts bibliques, des facultés de théologie et tout cela. Il a pris Ses disciples avec Lui et Il les a formés sur le tas ; et constamment, Il leur disait : « Voilà, venez, je vais vous instruire, je vais vous enseigner. A vous, cela vous a été donné de recevoir ces choses ». Si je sais qu’Il vit en moi, je vais savoir qu’Il est constamment disponible pour me parler, si moi je veux lui demander conseil en disant : « Seigneur, montre-moi ce qu’il faut faire, je veux marcher par l’esprit. Apprends-moi Seigneur, je veux me revêtir d’un habit que je n’ai pas encore mis. Tu l’as taillé sur mesure pour moi, je veux me revêtir de cet habit, montre-moi, je veux apprendre ». Et que va faire le Seigneur ? Il va nous enseigner, Il va nous montrer.

Dans Colossiens 2 : 8, il dit : « Prenez garde ». Des chrétiens peuvent être touchés par cela, puisqu’il dit à des chrétiens : faites attention. « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie ». C’est-à-dire tout ce qui est des hommes, l’intelligence humaine, la philosophie (qui est peut-être le summum de l’intelligence humaine), mais prenez garde, dit-il que personne ne fasse de vous sa proie par cela, parce que cela peut venir vite. « Et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ ».

Donc, il était possible que ces Colossiens et ces chrétiens deviennent une proie, et ils devaient prendre garde. Paul dit : Faites attention, faites attention, c’est subtil, parce que la puissance de l’âme est très forte. Faites attention. Puis Paul tourne immédiatement les regard des Colossiens vers Jésus. Il dit : « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Et c’est en lui que vous avez été circoncis (c’est cela, la mort ; la mort de la chair). Vous avez été circoncis (Il parle au passé) vous avez été circoncis d’une circoncison que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair (Vous avez été circoncis) : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes ressuscités en lui et avec lui, par la foi… »

Donc, je dois demander au Seigneur la révélation, je dois demander au Seigneur qu’Il m’apprenne et je dois me tenir en garde constamment contre toutes ces choses charnelles qui essaient de faire de moi leur proie ; en gardant les yeux fixés sur Jésus et sur sa parole, constamment, constamment, parce qu’elle stimule et elle suscite la foi.

Et je dois sans cesse garder les yeux fixés sur Jésus et sur Sa parole. Il ne s’agit pas de le faire le matin à six heures au moment de notre culte matinal et puis après, le reste de la journée dire : « Maintenant, je peux passer à autre chose et me décontracter un peu l’esprit ». Non, pas du tout. La marche par l’esprit, c’est une marche de chaque seconde, en Christ, par la foi. C’est un repos, ce n’est pas un effort.

Dans 2 Corinthiens 4 , au verset 8, Paul dit : « Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus ; (alors, écoutez ce qu’il dit là) portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, (du Seigneur Jésus) afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps »…

Vous savez, la chair, on la traîne toujours avec nous, mais elle est morte en Christ. Il faut qu’à chaque instant, je n’oublie jamais que la chair que je porte là, est morte en Christ. Il faut que je porte constamment en moi, c’est-à-dire dans mes pensées, dans mon cœur, la mort de Christ et la mort de ma chair en Christ, et ma résurrection en Christ ; il faut que constamment, j’aie les yeux fixés sur la mort de mon corps, pour que la vie de Jésus soit manifestée aussi dans notre corps.

Et dans 2 Corinthiens 4:11 « Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle ». Ils étaient persécutés, ils étaient torturés de toutes sortes de manières, mais ils ne marchaient pas par la chair. Ils savaient qu’à chaque instant, ils devaient porter la mort de Jésus, pour pouvoir laisser se manifester la vie de Jésus. C’est le vase d’albâtre qui est brisé et qui laisse échapper le parfum du Seigneur. « Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort de Jésus, pour que la vie de Jésus se manifeste en nous ». Et je suis sûr que Paul, qui marchait dans une victoire totale, parfaite, ne quittait jamais l’œuvre de Jésus des yeux, jamais ! Je ne l’ai jamais vu confesser une seule défaite, un seul péché. Et il dit constamment : « Ayez les yeux fixés sur moi, suivez-moi comme modèle, parce que moi, mon modèle, c’est Jésus ». Quelle vie ! Si lui a été capable de le faire, il n’est pas un homme exceptionnel, au-dessus des autres ; c’est un frère en Christ, qui a reçu cette révélation, qu’il a vécue, pour nous montrer que c’est possible à nous. Si nous ne le faisons pas, nous risquons de faire comme les Galates ; ils ont commencé par l’esprit, ils ont fini par la chair. Il leur dit, dans Galates 6 : 8 : « Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’esprit la vie éternelle ».

La corruption, c’est la mort, la décrépitude. Celui qui sème pour sa chair … Si, en tant que chrétien, je sème pour la chair, c’est-à-dire, je me laisse aller à des actions charnelles, et que je ne fais rien pour demander au Seigneur de m’éclairer et m’apprendre à me revêtir de l’homme nouveau, je vais semer constamment pour la mort et pour la corruption, et cela va produire du fruit tôt ou tard. Il ne faut pas que j’oublie cela : que je ne dois pas me laisser aller en disant : « Je suis chrétien, je suis sous la grâce, alors le Seigneur me pardonnera toujours … »

D’accord, mais si je suis en train de semer maintenant pour la chair, je vais récolter la corruption. Il faut que j’arrête de semer pour la chair. Que je sème pour l’esprit, que je sème dans mon cœur des graines de la Parole de Dieu, qui vont pousser et remplir ma vie de Sa présence !

Enfin dans 2 Corinthiens 7 : 1, il dit ceci : « Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions- nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, (qui peut être aussi souillé, l’orgueil est une souillure de l’esprit) en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu ». Ceci peut être mal compris, si c’est fait de manière légaliste. Si on essaye, par nos efforts, de nous purifier et de nous changer par nos propres efforts, on n’y arrivera jamais. Mais quand il dit : « purifions-nous de toute souillure, et achevons notre sanctification », cela veut dire : une fois que tu as commencé à te déshabiller de ta vieille nature, il faut que tu ailles jusqu’au bout. Ne t’arrête pas en route ! Il faut que tu te revêtes jusqu’au bout des nouveaux vêtements que Jésus a taillés pour toi, de cette nouvelle nature qui existe déjà en Lui, qui est parfaite. Tu vas t’en revêtir jusqu’au bout.

 

Cela implique que notre croissance spirituelle, notre marche par l’esprit ne va jamais s’arrêter, elle va dépendre de notre soif dans le Seigneur et de notre désir de faire mourir les actions du corps, constamment, en sachant qu’elles sont déjà mortes en Christ, mais que j’ai besoin, moi de les faire mourir. Rappelez-vous qu’il est écrit de Jésus qu’Il a atteint la perfection par les choses qu’Il a souffertes. Pourtant Il était parfait dès le départ. Mais Il n’avait pas encore prouvé par ses actes qu’Il était parfait, et il a fallu, par ses œuvres et par ses actions, qu’Il prouve que la perfection était en Lui. Il l’a prouvé par les œuvres qu’Il a accomplies. C’est en particulier dans les souffrances qu’Il a subies que sa perfection s’est vraiment manifestée, parce que c’est dans les souffrances que notre imperfection se manifeste souvent le mieux. C’est en mettant en pratique ces choses dans nos vies, par la foi en Jésus, que nous allons manifester la nature que Dieu nous a donnée en Christ. Tout par la foi, dans l’œuvre de Jésus.

Jésus a dit : « Soyez parfaits comme votre Père est parfait. Soyez saints comme je suis saint ». On ne devrait plus entendre des chrétiens dire : « Cette perfection est impossible à vivre sur cette terre, on ne l’aura que dans l’au-delà ; ce n’est pas possible d’y arriver ». C’est un langage que nous devons supprimer de nos lèvres et de nos cœurs. Si Jésus nous a commandé d’être parfaits, c’est que c’est possible. Cela a été réalisé par des chrétiens comme Paul, et par d’autres, par tant de disciples ! Jésus veut le réaliser en toi mon frère, en toi ma sœur sur cette vie et maintenant. Mets-toi bien cela dans ton cœur : Jésus te commande d’être parfait, Il a déjà tout accompli pour que tu le sois, Il te fait entrer dans la perfection qu’Il a donnée, qu’Il a réalisée pour toi et qu’Il te donne par la foi.

Que devons-nous faire en conclusion ? Je dirais que nous devons :

1 – Développer davantage notre vie de prière pour que le Seigneur nous révèle ces choses par son Esprit, prières pour nous, prières pour nos frères et sœurs. C’était ce que Paul faisait : « Je prie constamment, je fléchis le genou et je demande constamment au Père qu’Il vous donne un esprit de révélation dans sa connaissance pour que vos yeux s’ouvrent et voient briller la splendeur de l’Evangile de Christ ».

Il priait pour les Ephésiens, il priait pour les Colossiens, constamment, sans cesse. Le ministère d’apôtre de Paul a été un ministère de prédication de la vérité, mais qui était appuyé sur des prières incessantes. Des paroles qui étaient appuyées sur des prières incessantes pour ceux qu’il enseignait dans la Parole. Et nous devons en faire autant. Prions pour nous-mêmes en disant ; « Seigneur je veux pleinement entrer dans ta victoire, je ne veux plus vivre une vie de défaite, je veux entrer dans ta victoire ».

Et je ne peux pas y entrer par ma volonté personnelle, je ne peux y entrer que par la foi. Et la foi vient de ce que l’on entend, ce qu’on entend vient de la parole de Christ. Ce n’est pas simplement entendre par l’oreille, c’est entendre par mon esprit, par l’action du Saint- Esprit qui va confirmer sa Parole dans mon cœur. « Alors, Seigneur, je t’en prie, ouvre-moi à ta Parole, ouvre mon cœur à ta Parole, Seigneur, ouvre mon intelligence spirituelle, ouvre mes yeux, que je voie briller les merveilles de ta bonne nouvelle, de ton Evangile ». Constamment, nous devons prier cette prière et Dieu veut que nous la priions parce qu’Il veut l’exaucer. Il veut se révéler, Il s’est révélé par la création. Il veut se révéler par Son Fils, Il veut se révéler par sa Parole, par son Esprit, pour que nous le voyions tel qu’Il est. Et le voyant tel qu’Il est, nous serons changés. Si nous le voyons tel qu’Il est, nous serons changés. C’est en le voyant tel qu’Il est que nous sommes changés. Tu n’es changé qu’à la mesure de la révélation que tu as de Jésus. Si tu n’as qu’une petite révélation de Jésus, tu n’auras qu’un petit changement. Si tu as une grande révélation de Jésus et de ce qu’Il a fait, tu auras un grand changement. Et si tu as une parfaite révélation de Jésus, tu auras la perfection manifestée. Alléluia ! Nous allons de gloire en gloire quand nous contemplons le Seigneur, nous sommes transformés à son image, de gloire en gloire. C’est la Parole qui le dit : Nous contemplons le Seigneur, et nous sommes transformés à son image de gloire en gloire. Quelle importance il y a pour nous de prier et de passer des moments de communion avec Jésus pour le contempler ! Pas par la visualisation, mais par la révélation du Saint-Esprit. Le contempler tel qu’Il est, et tel qu’Il est dans les œuvres qu’Il a accomplies. Cela, c’est la première chose.

2 – La deuxième chose est que nous devons passer davantage de temps à méditer sa Parole, mais la méditer par le Saint-Esprit, pas la lire parce que c’est un bon livre ou parce que c’est la Bible, mais la lire comme une Parole de Vie qui donne la Vie et qui donne la Vie éternelle, et qui ouvre nos yeux, et qui donne la foi. Comme tout nous est donné par la Parole, si nous passons davantage de temps à prier pour avoir la révélation, le Saint-Esprit va immédiatement nous aiguiller sur la Parole. Il nous dira :

« Je me suis révélé par ma Parole ». Même Jésus s’est incliné devant la Parole écrite parce qu’elle est Esprit et Vie, elle est établie dans les cieux pour l’éternité. Je vais me placer devant Jésus, devant ce petit verset-là qui dit : « Ceux qui sont à Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs ». Seigneur, cela je veux le vivre. Rien que cela Seigneur, je veux le méditer dans un esprit de prière et
je veux passer un bon moment devant toi, dans la prière, pour que tu me le révèles. Révèle-moi cette parole. Mais je pourrais prendre n’importe quelle autre parole : « Il s’est chargé de nos maladies et de nos infirmités, et par Ses meurtrissures, nous avons été guéris ». Seigneur, je sens tous les symptômes de la maladie dans mon corps, j’ai besoin que tu me révèles ceci. Tu vas me le révéler. Et Jésus va me le montrer. Pas par la visualisation. Il va me le montrer par la foi en sa Parole. Il va me faire voir Jésus mort dans le tombeau avec toutes mes maladies, et toutes mes infirmités, là dans le tombeau, en Lui. En Lui et toute ma vieille nature en Lui. Il va me le montrer par une vision céleste, une révélation céleste. Vous ne croyez pas que nous avons besoin davantage de révélation ? Parce que si j’ai compris que toutes mes maladies sont englouties là dans sa mort et sont restées au fond du tombeau, toutes sans exception, que ce soit la mauvaise vue, les mauvaises dents, le mauvais foie, le mauvais etc… Tout est là-dedans, enfoui dans la mort de Jésus et dans sa résurrection, Il m’a donné une nature parfaite, nouvelle et Il m’a donné la santé pour le servir en attendant la résurrection du corps. La maladie, c’est un beau cadeau de Satan, mais pas du Seigneur.

C’est cela le plus important, retenons cela ce soir : une plus grande nécessité de prier le Seigneur pour qu’Il nous donne la révélation de ces choses et une plus grande nécessité de développer notre communion avec le Seigneur Jésus Lui-même, et le Père et le Saint-Esprit, bien sûr. Et une plus grande nécessité, je ne dis pas de lire, je dis de méditer, (une méditation chrétienne), de méditer la Parole dans un esprit de prière, pour que le Seigneur suscite la foi en moi, pour que je puisse vivre ce qu’Il a accompli pour moi. Et quand je fais ces choses, je vais voir la foi grandir en moi et quand la foi grandit, je marche selon la foi que j’ai reçue.

Vous vous rappelez ce que Jacques a dit : « La foi sans les œuvres est morte ». Donc, ne dis pas que tu as vraiment reçu quelque chose par la foi, si tu ne le vis pas dans tes œuvres, sinon ta foi est morte. Mais si, par la foi je fais mourir les actions du corps, à ce moment-là je vais produire le fruit de l’Esprit et cela va se traduire. Un fruit, cela se traduit dans mes œuvres. C’est là-dessus que nous serons jugés, bien aimés, ce n’est pas dans nos dons spirituels, ce n’est pas dans nos prophéties, ce n’est pas dans nos miracles, ce n’est pas dans nos parlers en langue, et nos interprétations, c’est dans le fruit que je vais porter pour la gloire de Dieu, le fruit du Saint-Esprit dans ma vie. Et le Seigneur veut que je le porte par la foi en Celui qui l’a porté pour moi, Jésus-Christ. C’est merveilleux comme programme. Et nous qui sommes ses disciples, nous devons nous encourager dans cette certitude que tout est déjà pour nous et que si nous avons soif du Seigneur, de sa Parole et de sa présence, Il va accomplir une œuvre puissante et radicale dans nos vies, qui va non seulement nous changer mais qui va tout changer autour de nous. Nous allons devenir des oasis dans ce désert, et nous verrons beaucoup d’âmes assoiffées venir à nous, et quand je dis à nous, je sais que c’est au Seigneur, ce n’est pas à nous, parce que c’est l’eau de Vie qui vient du Seigneur. Mais ils viendront à nous, parce que Jésus sera manifesté en nous. Le Seigneur Jésus sera manifesté en nous. Nous allons pouvoir nourrir des multitudes comme le Seigneur l’a fait.

Alors passons, bien-aimés, davantage de temps à prier le Seigneur, à méditer sa Parole et à développer notre communion avec le Seigneur. Je crois que c’est cela la clé de la marche par l’esprit, parce que cela développe la foi, cela développe la présence du Seigneur en nous, et cela fait grandir la lumière du Saint-Esprit pour qu’il nous montre encore ce qui est charnel. Et me montrant ce qui est charnel, je vais me hâter de m’en débarrasser, parce que j’aime mon Seigneur. Amen.



22/12/2014
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CHRIST NOTRE EXEMPLE - HENRY VIAUD-MURAT

 
 
 
 

Christ nous forme pour être semblables à Lui sur cette terre. Mais nous sommes donc aussi appelés à être traités comme Il l’a été! Avez-vous bien réalisé ce que cela signifie?
Par notre nouvelle naissance, nous savons déjà que notre esprit régénéré a été re-créé semblable à Jésus. Nous sommes cet « homme nouveau, créé dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Ephésiens 4: 24).

Nous sommes cette « nouvelle création » qui est « justice de Dieu en Christ » (2 Cor. 5: 21).

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Par notre compréhension du message de la croix, et par notre apprentissage de la marche par l’esprit, cette nature de Jésus, que nous portons dans notre esprit nouveau, doit permettre au Seigneur Jésus de Se manifester de plus en plus dans notre vie sur cette terre.

Par notre sanctification progressive, nous faisons donc passer dans le domaine du visible cette nature invisible de Christ que nous portons en nous, et nous marchons de plus en plus sur cette terre comme Christ a marché.

L’objectif de Dieu pour nous, c’est d’être, concrètement, « parfaits comme notre Père Céleste est parfait » (Matthieu 5: 48).

Tout enfant de Dieu né de nouveau ressent au plus profond de lui-même ce désir intense de sainteté et de perfection. C’est le Seigneur Lui-même qui a placé ce désir en nous, désir qui nous motive de plus en plus à nous approcher du Seigneur, afin qu’Il nous instruise, nous émonde et nous dirige dans Ses voies parfaites.

C’est le Seigneur Jésus qui a dit: « Tout disciple accompli sera comme son maître » (Luc 6: 40).

Il ne veut donc pas que nous soyons seulement des disciples. Mais Il veut faire de nous des disciples accomplis, c’est-à-dire parfaits comme Lui-même est parfait. Ce verset est en même temps une promesse pour nous: les disciples accomplis que nous voulons être reçoivent la promesse que nous serons comme notre Maître! Quelle promesse glorieuse!

Nous sommes déjà accomplis dans notre esprit nouveau. Mais nous serons un jour accomplis dans tous les domaines de notre vie!

Toutefois, nous devons être conscients que, sur cette terre, cette promesse comporte un autre aspect, que nous ne devons jamais oublier: plus nous serons des disciples accomplis, et plus nous devons aussi nous attendre à être traités comme notre Maître a été Lui-même traité. Nous ne pourrons pas échapper à cette nécessité.

Plus nous grandirons à l’image du Seigneur Jésus, et plus nous devrons souffrir ce qu’Il a souffert. C’est aussi en cela que Christ doit être notre exemple.

« Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, Lui qui n’a point commis de péché, Et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude; lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement » (1 Pierre 2: 19-23).

Notez bien: « Et c’est à cela que vous avez été appelés! »

L’appel à être semblables à Jésus est un appel exaltant. Mais l’appel à souffrir injustement quand nous faisons ce qui est bien, nous devons aussi le considérer comme tout aussi exaltant! Car il s’agit d’une grande grâce devant Dieu, la grâce de pouvoir participer aux souffrances de Christ.

Et c’est pour cela que le Seigneur Jésus a aussi dit:

« Le disciple n’est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur. Il suffit au disciple d’être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur » (Matthieu 10: 24-25).

Il venait de leur dire:

« Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes. Mettez-vous en garde contre les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues; vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens. Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même; car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre » (Matthieu 10: 16-23).

Afin de nous préparer à répondre à cet appel, il est bon d’étudier en détail de quelle manière notre Seigneur et Maître a été traité quand Il marchait sur cette terre, alors qu’Il ne faisait que du bien, pardonnait, guérissait, délivrait, et détruisait toutes les oeuvres du diable.

Celui-ci, qui contrôlait jusque-là le monde en toute impunité, et qui voyait sa puissance réduite à néant, ne pouvait manquer de réagir violemment à cette destruction systématique de son royaume!

Voici donc comment notre Maître a été traité, tout au long de Son ministère terrestre:

Il a été incompris et persécuté par sa propre famille:

« Les parents de Jésus, ayant appris ce qui se passait, vinrent pour se saisir de lui; car ils disaient: Il est hors de sens » (Marc 3: 21).

Ses propres frères ne croyaient pas en Lui:

« Et ses frères lui dirent: Pars d’ici, et va en Judée, afin que tes disciples voient aussi les oeuvres que tu fais. Personne n’agit en secret, lorsqu’il désire paraître: si tu fais ces choses, montre-toi toi-même au monde. Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui » (Jean 7: 3-5).

Il a été méprisé dans sa patrie, parmi ses parents, et dans sa maison:

« Mais Jésus leur dit: Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, et dans sa maison » (Marc 6: 4) (Jean 4: 44).

Ses compatriotes méprisaient Son humble origine:

« N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon? et ses soeurs ne sont-elles pas ici parmi nous? Et il était pour eux une occasion de chute » (Marc 6: 3).

Même les Juifs intègres, mais mal informés, doutaient de Son ministère:

« Nathanaël lui dit: Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon? » (Jean 1: 46).

Il n’a pas été reçu par les Siens, alors qu’Il venait leur apporter la Lumière:

« Elle (la lumière) est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue » (Jean 1: 11).

Son propre peuple a voulu Le faire mourir:

« Après cela, Jésus parcourait la Galilée, car il ne voulait pas séjourner en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir » (Jean 7: 1).

Il a été rejeté par les autorités, les gens influents et les chefs religieux:

« Les pharisiens leur répliquèrent: Est-ce que vous aussi, vous avez été séduits? Y a-t-il quelqu’un des chefs ou des pharisiens qui ait cru en lui? » (Jean 7: 47-48).

Les chefs religieux ont même cherché à Le faire mourir:

« Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir » (Jean 11: 53).

On L’a accusé de fréquenter des gens de mauvaise vie:

« Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie? » (Matthieu 9: 10-11).

On L’a accusé d’être Béelzébub en personne:

« S’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison! » (Matthieu 10: 25).

On l’a accusé d’avoir un démon, d’être fou et d’être un Samaritain:

« La foule répondit: Tu as un démon. Qui est-ce qui cherche à te faire mourir? » (Jean 7: 20).

« Plusieurs d’entre eux disaient: Il a un démon, il est fou; pourquoi l’écoutez-vous? » (Jean 10: 20).

« Les Juifs lui répondirent: N’avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain, et que tu as un démon? » (Jean 8: 48).

Etre accusé d’être un « Samaritain » était, pour un Juif, une insulte extrêmement grave, car les Samaritains étaient considérés comme des impies et des renégats.

On L’a accusé d’être un séducteur et un hypocrite:

« Il y avait dans la foule grande rumeur à son sujet. Les uns disaient: C’est un homme de bien. D’autres disaient: Non, il égare la multitude » (Jean 7: 12).

« Les pharisiens leur répliquèrent: Est-ce que vous aussi, vous avez été séduits? » (Jean 7: 47).

On Lui reprochait de ne pas être passé par une « Ecole Biblique »:

« Les Juifs s’étonnaient, disant: Comment connaît-il les Ecritures, lui qui n’a point étudié? » (Jean 7: 15).

On L’a accusé d’imaginer qu’on voulait le faire mourir, alors qu’il s’agissait d’une réalité:

« Qui est-ce qui cherche à te faire mourir? » (Jean 7: 20).

Ils ont cherché à se saisir de Lui:

« Ils cherchaient donc à se saisir de lui » (Jean 7: 30).

« Quelques-uns d’entre eux voulaient le saisir » (Jean 7: 44).

Il a été un sujet de division:

« Il y eut donc, à cause de lui, division parmi la foule » (Jean 7: 43).

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison » (Matthieu 10: 34-36).

On L’a accusé d’être un faux prophète:

« Ils lui répondirent: Es-tu aussi Galiléen? Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort point de prophète » (Jean 7: 52).

On L’a accusé d’être un menteur et un falsificateur:

« Là-dessus, les pharisiens lui dirent: Tu rends témoignage de toi-même; ton témoignage n’est pas vrai » (Jean 8: 13).

On doutait de Sa filiation divine:

« Ils lui dirent donc: Où est ton Père? Jésus répondit: Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père » (Jean 8: 19).

On L’a accusé de vouloir Se tuer:

« Sur quoi les Juifs dirent: Se tuera-t-il lui-même, puisqu’il dit: Vous ne pouvez venir où je vais? » (Jean 8: 22).

On L’a outragé, parce qu’Il honorait Son Père:

« Jésus répliqua: Je n’ai point de démon; mais j’honore mon Père, et vous m’outragez » (Jean 8: 49).

On L’a accusé d’être un orgueilleux, un vantard, un imposteur:

« Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être? » (Jean 8: 53).

On a voulu Le lapider, et Il dut Se cacher:

« Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui; mais Jésus se cacha, et il sortit du temple » (Jean 8: 59).

Les gens religieux L’ont accusé de ne pas être de Dieu:

« Sur quoi quelques-uns des pharisiens dirent: Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n’observe pas le sabbat » (Jean 9: 16).

On L’a accusé d’être un pécheur:

« Les pharisiens appelèrent une seconde fois l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent: Donne gloire à Dieu; nous savons que cet homme est un pécheur » (Jean 9: 24).

On L’a accusé de jeter le doute dans les esprits:

« Les Juifs l’entourèrent, et lui dirent: Jusques à quand tiendras-tu notre esprit en suspens? Si tu es le Christ, dis-le nous franchement » (Jean 10: 24).

On L’a accusé de blasphémer et de se faire Dieu:

« Les Juifs lui répondirent: Ce n’est point pour une bonne oeuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu » (Jean 10: 33).

Les foules ne croyaient pas en Lui, malgré tous les miracles qu’Il avait faits:

« Malgré tant de miracles qu’il avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en lui » (Jean 12: 37).

Il a été lié comme un brigand:

« La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent » (Jean 18: 12).

Il finit par être abandonné même par Ses disciples et Ses amis les plus proches:

« Alors tous l’abandonnèrent, et prirent la fuite » (Marc 14: 50).

Même Ses disciples et Ses plus proches amis n’ont pas cru ce qu’Il leur avait annoncé plusieurs fois: Sa mort et Sa résurrection:

« Ils tinrent ces discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes » (Luc 24: 11).

Nous ne parlerons pas ici des souffrances que seul le Seigneur Jésus devait subir, celles qui concernent Sa flagellation et Sa crucifixion, notamment lorsqu’Il dut porter dans Son corps, sur le bois de la croix, nos péchés, nos iniquités, nos maladies, nos infirmités, la malédiction, le jugement et, finalement, la mort qui nous revenait.

Ces souffrances-là ont sans doute été les plus terribles pour le Seigneur. Il ne nous est pas donné de les connaître, car Il est le Seul à avoir été jugé digne de mourir pour le rachat des péchés du monde entier.

Il y a donc des souffrances dont Christ nous a délivrés, et que nous ne devons plus supporter: ce sont les souffrances liées à la culpabilité du péché, aux maladies, aux infirmités et aux malédictions de la Loi.

Mais toutes les autres souffrances que nous venons de décrire, nous sommes appelés à les partager avec le Seigneur.

Alors, êtes-vous toujours aussi décidé à être un disciple accompli? Au moins, vous êtes prévenus de ce qui vous attend, et votre décision sera prise en pleine connaissance de cause! Mais vous savez aussi que vous pourrez toujours compter sur la grâce suffisante du Seigneur!

« Aucune tentation (épreuve) ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés (éprouvés) au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter » (1 Cor. 10: 13).

D’ailleurs, quand nous souffrons de la sorte, Jésus souffre avec nous, comme Il l’a dit à Saul le persécuteur, qui Lui demandait qui Il était:

« Je suis Jésus que tu persécutes » (Actes 9: 5).

Les souffrances que Jésus n’avait pas encore connues quand Il était sur cette terre, Il les connaît avec nous et en nous, lorsque nous souffrons pour la justice. C’est ce qui a permis à Paul d’affirmer:

« Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise » (Colossiens 1: 24).

Et ce même Paul dira aussi par ailleurs:

« L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ,si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous » (Romains 8: 16-18).

C’est ce qui doit nous encourager quand nous partageons les souffrances de Christ: elles sont passagères, et elles seront suivies d’une grande gloire! Et, dès à présent, l’Esprit de gloire repose sur nous, lorsque nous partageons les souffrances de Christ.

« Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous » (1 Pierre 4: 12-14).

« Réjouissez-vous! » « Vous êtes heureux, » si vous êtes outragés pour le nom de Christ! Nous ne pouvons le faire que si nous avons compris et accepté l’appel de Dieu à souffrir comme Christ et pour Christ, et si nous savons que Christ est avec nous dans ces souffrances, pour nous soutenir, nous encourager, et nous aider à garder les yeux fixés sur la fin de toutes choses, la gloire à venir! Alors, nos « légères afflictions » du temps présent ne sont plus rien, quand on les met en perspective avec le plan éternel de Dieu!

« Et, comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Ecriture: J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé! nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons, sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître avec vous en sa présence. Car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce en se multipliant, fasse abonder, à la gloire de Dieu, les actions de grâces d’un plus grand nombre. C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles » (2 Cor 4: 13-18).

Bien-aimés, fixons donc en permanence nos yeux sur le Seigneur Jésus, Lui qui nous donne la foi et qui l’amène à la perfection. Fixons aussi nos yeux sur les choses invisibles de Sa Parole et de Son Esprit, et sur toutes ces merveilleuses promesses qui nous rendent participants de Sa nature divine!

« Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu,lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée » (2 Pierre 1: 3-11).

Dieu, qui est Fidèle et Véritable, accomplira Sa Parole dans la vie de tous ceux qui s’attendent à Lui avec confiance!

Henry Viaud-Murat


19/12/2014
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