* JESUS REVIENT *

* JESUS REVIENT   *

John G. Lake


L'AUTORITÉ DU CHRÉTIEN (CHAPITRE 2) ( JOHN G. LAKE )

Victoire sur les démons, la maladie et la mort

La guérison divine n'est pas quelque chose de nouveau. Elle est aussi ancienne que la Bible ! 

J'ai choisi aujourd'hui le premier chapitre de la Genèse, en soulignant tout particulièrement le verset 26

26 Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.
Remarquez le verset 31 du même passage : Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. J'ai lu ce passage pour vous rappeler que tout ce que Dieu avait créé était bon. Il y a eu une époque, dans l'histoire de la race humaine, où personne n'avait de cancer, de tumeur, de tuberculose, de néphrite chronique, de diabète, ni aucune des centaines de choses qui affligent l'humanité aujourd'hui. Dieu avait dit à l'homme et à la femme qu'Il présentait au monde : Qu'ils dominent... Savez-vous que ce mot, domination, a presque disparu du vocabulaire chrétien ?

 

Autorité sur le péché d'abord

Dans l'âme de celui qui connaît véritablement Dieu et qui est en contact avec le Seigneur, celui qui l'a sauvé et guéri, la première chose dont il est conscient est un sentiment d'autorité. L'autorité sur le péché est la première chose dont l'âme d'un chrétien devient consciente. De même, une âme qui est réellement illuminée par Dieu a conscience de son autorité sur la maladie. Ayant été sous la domination du péché, et étant devenus unis à Dieu, nous sommes conscients de l'autorité de l'Esprit de Dieu sur le péché. Et la toute première sensation de l'âme, vivante et durable, est sans doute celle de la liberté, de sentir dans notre conscience que nous sommes libres de la domination et de la puissance du péché.

Lorsqu'Adam voulait attraper les vaches ou les moutons, je ne peux pas m'imaginer qu'il lui fallait sortir avec un chien ou un bâton pour le faire. Vivant en présence de Dieu, et Dieu ayant une pleine liberté d'accès à tout son être, Adam possédait de meilleurs moyens que cela pour conduire les vaches et les moutons. Je crois qu'il lui suffisait de parler aux vaches pour qu'elles rentrent à l'étable, et qu'il lui suffisait de dire aux oiseaux : Venez ! pour qu'ils viennent !

Il est bon pour l'homme de connaître et d'exercer l'autorité de Dieu. D'habitude, nous entendons beaucoup parler de l'exercice de l'autorité de Dieu sur toutes sortes de choses, mais pas sur nous-mêmes. Il semble qu'aujourd'hui les hommes aient plus ou moins étudié tout ce qui peut exister autour d'eux. Mais il est sans doute triste de voir que les hommes connaissent si peu de choses sur eux-mêmes. Il est bon de connaître les qualités que Dieu a placées dans l'intelligence et la nature de l'homme. En vérité, les Ecritures nous demandent de nous contrôler nous-mêmes, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ (2 Cor. 10 : 5).Nos pensées ne doivent pas être des pensées vagabondes, mais des pensées contrôlées, dirigées et fixées sur Dieu, des pensées ayant pour idéal la sainteté de Dieu et la santé parfaite du corps, de l'âme et de l'esprit. Des pensées remplies de Dieu dans leur structure même. Des pensées capables de recevoir, de garder et d'utiliser la plus grande mesure de l'Esprit vivant du Dieu éternel. Que Son nom soit béni !

Une triste procession

Supposons que nous ayons aligné toute cette assemblée, il y a quelques années, et que nous l'ayons faite défiler devant cette estrade. Quelle triste procession cela aurait été ! Mlle Celia Prentice serait passée devant nous dans son appareil orthopédique en acier, avec une jambe plus courte que l'autre de six centimètres, dans cet état depuis la naissance. Quand elle passe devant l'estrade aujourd'hui, elle marche sur deux jambes de même longueur, et ses deux pieds ont la même taille et la même forme ! Elle n'a pas reçu une guérison, mais il y a eu un travail créatif de Dieu, correspondant au modèle qu'Il avait à l'Esprit. C'est Lui qui a reconstruit les formes de cette jeune fille, jusqu'à ce qu'Il puisse dire que cela était bon.

On aurait aussi vu passer Madame Shields, pauvre épave souffrante et mourante qu'elle était alors, lorsqu'elle a été pour la première fois en contact avec l'Evangile et la puissance de Dieu. Madame Reeds serait aussi passée, pauvre âme souffrante, pleine de cancers internes. Quelle triste procession ! Vous pourriez prendre à part chaque personne ici, et ce serait presque la même histoire pour tous, dans cette grande assemblée.

Mais, que Dieu soit béni, il a existé un jour où personne n'avait besoin de se présenter devant l'estrade de Dieu avec un cancer, une tumeur, ou n'importe quelle autre maladie. Nos premiers parents étaient merveilleux, remplis de douceur et de bonté. Chaque goutte de leur sang était à cent pour cent parfaite. C'est cela que nous nous efforçons de faire comprendre aux hommes en ce moment. Dieu s'efforce de leur faire comprendre qu'il leur faut se mettre à part pour Lui, afin que cette même vie pure de Dieu, qui est descendue du ciel pour prendre possession de la vie du premier homme et de la première femme, puisse à nouveau venir en eux. Et l'on verra cette même divine douceur et cette même pureté céleste se manifester en nous, remplissant notre corps, notre âme et notre esprit de douceur, de pureté et d'amour.

Le Rédempteur et le Remède

Voyant que l'homme était en difficulté, et que le péché, la maladie et la mort régnaient, Dieu, pour sauver la race humaine de l'extermination, fut obligé de manifester le Rédempteur et la rédemption. Jésus-Christ est venu dans ce monde comme le Remède divin donné par le Seigneur. Il n'y avait aucun autre remède possible que le Seigneur Jésus-Christ. Le remède de Dieu est une personne et non une chose.

Lorsque Jésus-Christ a donné au monde Sa méthode de guérison, elle était bien particulière et distincte. Le diable peut proposer une autre méthode, l'homme peut produire sa propre méthode, qui peut avoir une certaine puissance. Mais la méthode de Dieu est particulière. Christ l'a employée car elle était divinement supérieure à toutes les autres, et obtenait des résultats qu'aucune autre méthode ne pouvait obtenir. Aucun homme vivant sur cette terre n'a pu faire pousser des yeux neufs à un enfant né sans yeux, ni donner la vue à un homme aveugle de naissance. Aucun homme n'a jamais pu inventer un remède capable de faire grandir de six centimètres la jambe d'une jeune fille de 17 ans, née avec cette infirmité. Dieu démontre ainsi la supériorité de Son système, de Sa puissance, et de Son remède divin. Il veut accomplir dans l'homme ce que rien d'autre ne pourra accomplir.

La guérison divine ne peut être séparée du salut

En matière de guérison, l'une des difficultés que Dieu doit éliminer des pensées des hommes est cette idée lamentable qui prévaut souvent, même dans les meilleurs milieux chrétiens où l'on enseigne et pratique la guérison, idée selon laquelle la guérison divine est quelque chose d'indépendant ou de séparé du salut obtenu par Christ. Il n'en est rien. La guérison est tout simplement le salut de Jésus-Christ exerçant son oeœuvre divine dans le corps de l'homme, de même que le salut exerce son œoeuvre divine dans l'âme ou dans l'esprit de l'homme. Quand Christ guérissait le corps, Il guérissait l'âme. Tout ce que l'homme a besoin de faire, c'est de laisser Dieu entrer en lui. Ses yeux spirituels déficients reçoivent alors la vue, son intelligence endormie devient active, et son corps malade reçoit la guérison. Je veux planter cette pensée dans votre intelligence. Quand Dieu guérit un homme, Il veut démontrer à son âme que ses péchés ont été pardonnés. Si l'on a assez de bon sens pour le croire, nous partons de la présence de Dieu libres dans notre corps, libres dans notre âme, libres dans notre esprit, entièrement guéris dedans et dehors !

Lorsque Jacques parle de ce sujet, il le fait de la manière suivante : « Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné » (Jacques 5 : 14-15). Là, dans ce passage, et dès cette époque, que Dieu soit béni, lorsque la puissance de guérison de Jésus-Christ descendait du ciel, lorsqu'elle guérissait le corps d'un homme, elle attestait à son âme que ses péchés étaient également pardonnés, s'il osait seulement le croire !

Bien-aimés, c'est le ministère que nous nous efforçons d'exercer. Lorsque nous nous unissons pour prier la prière de la foi, avec l'intelligence que Dieu nous révèle dans ce saint Livre, nous verrons Dieu agir de la même manière pour guérir et pour pardonner.

La maladie est entrée dans le monde par le péché

Je veux vous rappeler deux faits essentiels cet après-midi. Tout d'abord, au commencement, Dieu a créé un homme parfait. Adam et Eve étaient parfaits. Ils n'avaient aucune déficience quelconque. Ensuite, l'homme s'est égaré dans le péché et la dégénérescence. Il y a une relation étroite entre la maladie et le péché. Si la race humaine n'avait pas connu le péché, la maladie n'existerait pas aujourd'hui. Je ne parle pas nécessairement d'un individu, mais de toute la race humaine. Est-ce que la Parole de Dieu le confirme ? Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort... (Romains 5 : 12). Qu'est-ce que la maladie ? C'est simplement la mort qui commence à agir. Bien-aimés, je vous le dis, lorsque vous venez à Dieu pour la guérison de votre corps, vous devez le faire avec une réelle contrition et une réelle repentance, en confessant vos péchés. Pas seulement vos péchés et vos transgressions, mais le péché. C'est-à-dire l'état de votre âme qui vous pousse à pécher.

Cet état dont je vous parle est bien plus qu'un état personnel. C'est l'état de toute la race humaine. Toute la race humaine est touchée de la même manière. Le principe actif derrière la néphrite chronique, la tuberculose, et toutes les autres maladies, est ce germe infernal qui s'introduit dans notre organisme et qui n'a plus le droit de venir dans notre sang, mais qui veut vivre et se manifester. En fait, la race humaine a été polluée par le péché, qui la conduit à la mort. Nous mourons parce que nous sommes en train de mourir.

La volonté de Dieu est de sauver l'homme du péché et de ses conséquences

Jésus prononçait des paroles très simples. Quand le lépreux a dit à Jésus : Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur, il reconnaissait par-là que Jésus avait le pouvoir de le guérir, mais il n'était pas très au clair sur Sa volonté de le guérir. Je n'ai aucune objection à ce que vous fassiez la même prière, si vous êtes aussi ignorant de la volonté de Dieu que l'était ce lépreux. Mais vous ne l'ignorez pas. Jésus a répondu : Je le veux ! La Parole de Dieu est prévue pour nous donner l'intelligence en ce qui concerne la Volonté de Dieu. De la Genèse à l'Apocalypse, elle souligne constamment le fait que la Volonté de Dieu est d'extirper complètement le péché du corps, de l'âme et de l'esprit de l'homme, et d'éliminer les conséquences du péché, c'est-à-dire la maladie et la mort. Et lorsque la Volonté de Dieu sera pleinement manifestée dans la race humaine, le péché, la maladie et la mort auront complètement disparu. Notre immortalité commence lorsque Dieu nous insuffle Sa vie, à vous et à moi. Notre esprit reçoit alors pour toujours la vie éternelle en Jésus-Christ.

Qu'il devrait être simple pour ceux qui ont cette foi et cette confiance dans le Seigneur Jésus-Christ, et dans Son salut, d'appliquer cette foi à leur corps aussi bien qu'à leur esprit ! L'une des libérations les plus merveilleuses au monde est la libération mentale et spirituelle que nous recevons lorsque nous sommes délivrés de l'esclavage de la crainte. Crainte de la maladie. Crainte de telle ou telle difficulté. Notre Dieu dit qu'Il est le Tout-Puissant. Il nous invite à Lui faire confiance, à cause de Sa Toute-Puissance. Tout est possible à celui qui croit. N'avons-nous pas une merveilleuse relation avec Dieu ? Une relation si merveilleuse que la Toute-Puissance de Dieu vient dans notre âme. Pourquoi ? A cause de la foi de celui qui croit.

Que Dieu vous bénisse !


24/01/2015
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VICTOIRE SUR LES DÉMONS, LA MALADIE ET LA MORT, PAR JOHN G. LAKE –

Transmis par Lorraine – Source Parole de vie – Traduction : Henri Viaud-Murat. ISBN 2-909100-14-6

Note: Compte tenu de son volume, ce livre est donné ici par parties successives. Quatorzième et quinzième chapitres- fin

Chapitre 14

Voici les signes qui accompagneront…

 

Jésus a dit :

« Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru. »

Non pas ceux qui doutent, mais ceux qui croient dans le Nom, le Nom de Jésus.

« Ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris » (Marc 16 : 17-18).

Quelqu’un pourrait demander :

« Que signifie « chasser les démons » ? »

Cela signifie que celui qui a le Saint-Esprit demeurant en lui est le maître, et qu’il domine sur toute puissance démoniaque, sur toute contrefaçon de l’ennemi.

À Johannesburg, quelqu’un m’a dit :

« Votre puissance, c’est de l’hypnose. »

Un soir, le Seigneur S’est servi de nous pour démontrer la fausseté de cette accusation. La puissance qui demeure dans un véritable chrétien est la puissance du Christ Vivant.

« Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4 : 4).

La meilleure façon pour moi d’illustrer ceci est de relater un événement qui s’est passé dans mon propre ministère.

La puissance de Dieu contre l’hypnose

Dans notre Eglise de Johannesburg, il y a environ un an, pendant le culte du dimanche, Dieu a guéri ins- tantanément une jeune fille para- lysée. Elle venait de Germiston.

Elle souffrait depuis trois ans et demi d’une maladie diagnostiquée par les médecins comme un cas extrême de rhumatisme, ou comme le premier stade d’une maladie de la hanche.

Elle n’a pas pu monter les marches sans aide, quand elle est montée sur l’estrade pour recevoir la prière. On lui a demandé :

« Depuis combien de temps êtes-vous malade ? »

Elle répondit :

-« Depuis trois ans et demi. »

- « Avez-vous reçu un traitement médical ? »

- « Oui, pendant deux ans et demi. Puis j’ai été abandonnée par la médecine. »

- « Qui vous soigne depuis un an ? »

- « Un hypnotiseur. »

A ce moment-là, un célèbre hypnotiseur se leva dans l’assistance, s’approcha, et s’assit au premier rang. Celui qui présidait la réunion dit :

« Ne vous occupez pas de l’hypnotiseur, Jésus va vous guérir maintenant même. Dans deux minutes, vous serez guérie ! »

Nous lui avons imposé les mains et nous avons prié. Le Seigneur l’a guérie instantanément. Elle a parcouru plusieurs fois l’estrade pour se prouver, et prouver à l’assistance, qu’elle était guérie.

Je me suis reculé, et je l’ai regardée, louant le Seigneur dans mon cœur pour Sa miséricorde, lorsque soudain l’Esprit descendit sur moi avec puissance. Ce n’était pas une douce onction, mais une grande puissance, un esprit de révulsion contre l’esprit de l’hypnotiseur. Je m’avançai sur l’estrade en m’approchant directement de lui, et je lui dis :

-« Etes-vous celui qui hypnotisait cette femme ? »

Il répondit :

« Oui, c’est moi. »

Il se leva et me regarda avec un air de défi. Je lui dis :

« Au Nom de Jésus-Christ, vous n’hypnotiserez plus jamais personne ! »

Avant même de réaliser ce que je faisais, je me penchai en avant, je lui saisis le col de ma main gauche, et je lui donnai une tape sur le dos de ma main droite, en disant :

« Au Nom de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, sors de lui ! »

Il se mit à rire et me dit :

« Voulez-vous dire que je ne peux plus hypnotiser personne ? »

Je lui dis :

« Oui, monsieur, c’est fini ! Le démon qui vous faisait hypnotiser les gens est chassé ! »

Il passa toute la nuit à essayer d’hypnotiser quelques personnes. A six heures du matin, il vint me trouver chez moi et me dit :

« C’est très sérieux ce qui se passe, monsieur, c’est mon gagne-pain qui est en jeu ! »

Il voulait que je lui rende le pouvoir d’hypnotiser ! Je lui ai expliqué que ce n’était pas moi qui avais chassé le démon, mais Jésus. J’ajoutai :

« Frère, il me semble que le Seigneur veut que vous gagniez honnêtement votre vie ! »

Il annula les réunions qu’il avait programmées dans un cinéma, où il était payé pour ses exhibitions. La dernière fois que j’ai entendu parler de lui, il gagnait honnêtement sa vie. Cela a démontré qu’il y avait eu une puissante manifestation de l’Esprit de Dieu, qui a autorité sur tout autre puissance.

Il est toujours vrai qu’au Nom de Jésus nous pouvons chasser les démons !

Ils saisiront des serpents

Cet après-midi, j’ai entendu un frère poser cette question :

« Qu’en est-il de cette promesse de pouvoir saisir des serpents ? »

Laissez-moi vous raconter une histoire, qui est arrivée au frère Fisher, de Los Angeles, et qu’il m’a racontée personnellement. Il était Pasteur Baptiste à Glendale, un faubourg de Los Angeles. Il est à présent associé à George B. Studd, dans sa « Mission de la Chambre Haute. »

Voici ce que m’a dit le frère Fisher :

« Un matin, ma femme m’a appelé au téléphone et m’a dit que le tuyau d’eau derrière la maison était cassé. Je suis rentré chez moi vers dix heures du matin. J’ai ouvert la petite porte au sous-sol de la maison et j’y ai introduit ma main pour tâter le tuyau. J’ai été mordu par un serpent. Cela a commencé à enfler aussitôt. Le poison agissait rapidement dans mon corps. Que faire ? J’ai dit à Dieu : »Seigneur, Ta Parole dit que nous saisirons des serpents. Je Te fais confiance. Il faut que Tu me guérisses, sinon je mourrai !« L’après-midi et le soir, mes souffrances ont été terribles. Vers minuit, mon sang était tellement coagulé que tout mon corps était presque insensible. Oh, je n’oublierai jamais cette sensation de mort qui montait en moi, doucement, sûrement, jusqu’à trois heures du matin. Je ne pouvais plus prier. J’ai cessé de lutter. Je suis tombé à terre. A cet instant précis, Dieu m’a guéri. La vie de Dieu a jailli dans tout mon corps, et j’ai été guéri. »

C’est la vérité !

« Ils saisiront des serpents. »

S’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal

Vous pourriez aussi me demander ce qu’il en est de cette promesse. Il existe de nombreux témoignages racontant comment des Chrétiens de l’Eglise primitive ont été obligés de boire le jus mortel de la ciguë. Mais, par la foi en Jésus, l’un des poisons les plus mortels est devenu aussi inoffensif que de l’eau. Qu’il vous soit fait selon votre foi. Mon propre neveu, Fred Moffat, lorsqu’il était enfant, est entré dans la boutique de son père, et a absorbé du vert-de-gris. Ma sœur et mon beau-frère m’envoyèrent chercher. J’ai cité les paroles de notre Sauveur :

« S’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal. »

Nous nous sommes appuyés sur cette précieuse promesse de Dieu, et Jésus a guéri l’enfant.

Malgré le témoignage clair et convaincant des Écritures, et une nuée sans cesse grandissante de témoins, qui témoignent de leur guérison par la foi en Jésus, beaucoup de prédicateurs et d’enseignants de la Bible sont encore aveuglés et rejettent la vérité, ce qui aboutira finalement à leur déconfiture et à leur honte.

La guérison divine est le sceau du témoignage de Dieu, la preuve donnée au monde que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Quand Jean-Baptiste a été emprisonné, il fut troublé par le doute, et se demandait si Jésus était le Christ. Il envoya deux de ses disciples pour poser à Jésus cette question :

« Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »

Pour toute réponse, Jésus invoqua les signes qui accompagnaient Son ministère. Ces signes étaient, et sont encore, la réponse de Dieu au doute et à l’incrédulité :

« Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez : les aveugles voient, les boiteux mar- chent, les lépreux sont purifiés, les sourds enten- dent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.

Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chu- te ! »

(Matthieu 11 : 4- 6).

C’est toujours de cette manière que Dieu marque de Son sceau et confirme la prédication du véritable Evangile. Une prédication qui n’est pas appuyée par les signes promis par Jésus est une prédication que Dieu n’atteste pas. Dieu veut confirmer la prédication de Son véritable Evangile. Nous devrions toujours constater aujourd’hui ce qui était dit des premiers disciples :

« Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient » (Marc 16 : 20).

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Chapitre 15

Réponse de Lake à quatre questions concernant la guérison divine

L’Association Méridionale des Evangélistes, qui s’est récemment réunie en convention à Hot Springs, dans l’Arkansas, m’a écrit la lettre suivante :

Pasteur John Lake,

Spokane, Washington.

‘Cher Frère,

Nous soumettons les questions suivantes à environ vingt-cinq docteurs, prédicateurs et évangélistes, en leur demandant de bien vouloir nous donner leurs réponses. Considérant votre grande expérience dans le ministère de guérison, nous croyons que vous voudrez bien nous honorer d’une prompte réponse.

Voici ces questions :

1. Est-ce que Dieu est capable de guérir ?
2. Est-ce que Dieu guérit effectivement ?
3. Est-ce que Dieu guérit toujours ?
4. Est-ce que Dieu utilise certains moyens pour guérir ?

Voici ma réponse :

Question 1 : Est-ce que Dieu est capable de guérir ?

Le fait que cette question soit posée par l’Église de Christ, dans ses diverses branches représentées dans votre association, qui regroupe des évangélistes et des pasteurs de presque toute dénomination connue, démontre à quel point l’Église moderne s’est éloignée de la foi qui était celle de l’Église primitive, au cours des quatre premiers siècles.

On peut aisément constater cette a- postasie en étudiant le Nouveau Testament ainsi que les écrits des Pères de l’Église des pre- miers siècles.

Jésus Lui- même a guéri tous ceux qui Lui ont demandé de les guérir.

Après Sa résurrection, et l’effusion du Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte, les apôtres ont fait de même. Le Nouveau Testament l’atteste.

Il est bien connu que les Pères de l’Église ont largement témoigné de la puissance miraculeuse de Christ manifestée au travers de Ses disciples, jusqu’à l’époque de l’Empereur Constantin.

Sous Constantin, lorsque le christianisme est devenu une religion d’État, un flot de paganisme a pénétré dans l’Église, faisant disparaître la foi vivante en un Christ apportant le Salut et la Guérison.

Des foules d’incroyants entrèrent dans l’Église en n’ayant qu’une très faible connaissance de Christ. Ils ont apporté avec eux de nombreuses coutumes et pratiques païennes, dont certaines sont vite devenues prédominantes dans l’Église.

Parmi celles-ci, figure la foi en l’homme plutôt qu’en Christ, pour la guérison du corps.

Il est cependant prouvé, dans l’histoire de l’Église de tous les siècles, qu’il y a toujours eu des saints de Dieu isolés et des groupes de chrétiens qui ont continué à se confier exclusivement en Dieu. À l’époque moderne, on trouve parmi eux les Huguenots français, dont la foi en Dieu était extraordinaire.

Beaucoup d’entre eux étaient baptisés dans le Saint-Esprit et le savaient. L’histoire rapporte que beaucoup d’entre eux parlaient en langues par la puissance du Saint-Esprit. Les malades étaient guéris par la foi en Jésus-Christ et l’imposition des mains. Beaucoup prophétisaient dans l’Esprit.

Les Vaudois plaçaient leur confiance en Christ pour leur guérison, et ont gardé de nombreux témoignages de merveilleuses guérisons.

La venue de la Réforme

Malgré la venue du Protestantisme, et la création des grandes dénominations modernes, la guérison divine par la foi en Jésus-Christ était très peu développée. Le Protestantisme a été fondé sur un seul grand principe, la révélation reçue par Martin Luther, son mot d’ordre et son slogan :

« Le juste vivra par la foi. »

Pas par les œuvres de la pénitence, mais par la foi au Fils de Dieu, qui est Vivant, Ressuscité et Glorifié.

Des cas isolés de guérison ont été rapportés par Luther, John Knox, Calvin, Zwingli, et d’autres réformateurs. Sous John Wesley, à la naissance du Méthodisme, une impulsion nouvelle fut donnée à l’enseignement de la guérison par la foi en Jésus. Dans son journal, Wesley rapporte de nombreux cas de guérisons merveilleuses de malades, d’expulsions de démons, et d’exaucements de prières remarquables.

La guérison à l’époque moderne

A l’époque moderne, l’enseignement de la guérison divine reçut une nouvelle impulsion par Dorothy Trudell, une ouvrière qui vivait dans l’une des provinces allemandes. Beaucoup furent guéris par son ministère, au point que le gouvernement allemand fut obligé de reconnaître et d’agréer l’Institution qu’elle avait créée à Mennendorf pour la guérison.

Au cours du siècle actuel, un grand nombre de serviteurs de Dieu ont enseigné et pratiqué le ministère de la guérison divi- ne.

Parmi ceux qui ont écrit sur le thème de la guérison, et qui sont bien connus dans l’Eglise chré- tienne, on peut citer A.J. Gordon, le Docteur A.B. Simpson, et le Pasteur An- drew Murray de l’Afrique du Sud.

L’expérience d’Andrew Murray

Voici l’expérience du Pasteur Andrew Murray en matière de guérison. On lui diagnostiqua une maladie de la gorge incurable. Beaucoup de spécialistes de Londres connaissaient cette maladie sous le nom de « maladie du prédicateur. »

Dans son désespoir, il se rendit à la Mission Bethsan pour la Guérison Divine, mission dirigée par le Docteur Bagster. Il s’est agenouillé devant l’estrade. Les anciens prièrent pour lui, et il fut guéri.

Il revint en Afrique du Sud et publia un livre sur la guérison divine, qui eut une large diffusion dans L’Eglise Réformée Hollandaise d’Afrique du Sud, dont il était le principal dirigeant. L’effet de ce livre fut d’attirer l’attention publique sur le fait que Jésus guérit toujours aujourd’hui. Diverses églises d’Afrique du Sud organisèrent de grandes célébrations, lorsque Andrew Murray revint d’Angleterre, vivant exemple de la puissance du Seigneur Jésus-Christ et de Sa volonté de guérir.

Très peu de temps après, ceux qui avaient entendu parler de son ministère de guérison demandèrent à leurs pasteurs de prier pour eux, pour qu’ils soient guéris. Certains de ces pasteurs confessèrent qu’ils n’avaient pas la foi, et qu’ils ne pouvaient pas honnêtement prier pour leur guérison. D’autres invoquèrent toutes sortes d’excuses.

Finalement, les gens commencèrent à vouloir savoir quel était le problème de leurs pasteurs. Le principal pasteur, Andrew Murray, avait été guéri. Il avait écrit un livre sur la guérison. Dans tout le pays, des membres de leur Eglise priaient Dieu avec foi et découvraient qu’Il guérissait toujours.

Mais les pasteurs, dans leur ensemble, reconnaissaient qu’ils manquaient de foi.

La diffusion de ce livre devint donc très embar- rassante pour eux.

Au lieu de confesser humblement à Dieu leur besoin, et de Le prier pour qu’Il leur donne une plus grande mesure de la présence et de la puis- sance de l’Esprit, pour que leurs prières pour les malades soient exaucées, ils décidèrent d’exiger le retrait du livre d’Andrew Murray et d’interdire sa circulation, ce qui fut fait.

Cependant, personne ne put contredire la vérité de l’enseignement de la gué- rison divine, ni l’expérien- ce personnelle de la guérison d’Andrew Murray, ni celle de centaines d’autres personnes qui avaient été guéries par le ministère de ce dernier, ou par le ministère des Chrétiens qui avaient la foi.

Malgré tout cela, Andrew Murray fut contraint de ne plus enseigner la guérison divine au sein de l’Eglise Réformée Hollandaise d’Afrique du Sud.

Cet exemple illustre clairement à quel point il est difficile de développer dans l’Église moderne une foi plus vigoureuse dans le Dieu vivant.

Chaque Église est passée par une expérience plus ou moins similaire. En général, lorsqu’un prédicateur manifeste une foi vivante, et commence à obtenir des exaucements extraordinaires de ses prières, ceux qui sont remplis de la sagesse du monde commencent par lui demander d’être prudent.

S’il persiste, on lui fait finalement comprendre qu’on le considère comme étrange et bizarre.

S’il persiste encore, il est rejeté et mis au ban de certaines Églises et conventions.

Ce que je viens de décrire à propos d’Andrew Murray est entièrement dû au fait que l’Église moderne ne reconnaît pas les différents ministères de l’Esprit tels qu’ils sont établis par le Nouveau Testament.

En ce qui concerne l’ordre des ministères dans l’Église, le chapitre 12 de l’Epître aux Corinthiens dit ceci :

« Et Dieu a établi dans l’Eglise premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues » (verset 28).

Dieu a prévu l’exercice d’un ministère pour tous ceux qu’Il appelle. Aucun ne doit entrer en conflit avec un autre. Tous doivent être reconnus comme également nécessaires au bon fonctionnement du Corps de Christ.

L’Église moderne doit reconnaître les autres ministères dans son sein, à part celui de la prédication.

Dans l’Église moderne, le prédicateur est l’âme, le centre et la circonférence de son Église.

L’Église primitive était une organisation de foi composée d’hommes et de femmes qui étaient tous qualifiés pour exercer un ministère particulier.

L’un avait un ministère de guérison des malades, un autre accomplissait des miracles, un autre enseignait les voies et la volonté du Seigneur, un autre était pasteur, et un autre était ancien.

Il devrait être facile pour toute Eglise moderne de s’adapter aux dons du Saint-Esprit, et d’éliminer pour toujours les problèmes semblables à celui de l’Eglise Réformée Hollandaise d’Afrique du Sud ou d’autres Églises.

Au lieu de décourager un ministère de l’Esprit et la pratique des différents dons spirituels dans l’Église, on devrait conserver et utiliser ces ministères et ces dons pour l’édification du Royaume de Dieu.

Notre Eglise de Spokane

Il y a un peu plus de cinq ans, nous avons établi à Spokane des « salles » de guérison divine, tenues par une équipe compétente de serviteurs de Dieu. Ils croient que le Seigneur est celui qui guérit parfaitement aujourd’hui, et administrent l’Esprit de Dieu aux malades, par la prière et l’imposition des mains.

Il a été établi que nous avons prié pour un nombre de malades qui pouvait atteindre deux cents par jour, dont près de quatre-vingt-dix pour cent n’allaient dans aucune Église. Ce sont les gens qui n’appartiennent pas aux milieux chrétiens qui s’emparent à présent de la connaissance de Jésus-Christ, et qui ont foi en Lui pour la guérison.

Le nombre de ceux qui croient grandit avec une telle rapidité qu’ils pourraient former la majorité de nombreuses Églises.

Question 2 : Est-ce que Dieu guérit effectivement ?

Le Nouveau Testament rapporte quarante-et-un cas de guérisons accomplies par Jésus Lui-même. Dans neuf de ces cas, ce n’étaient pas seulement quelques individus qui ont été guéris, mais des multitudes. À trois reprises il est spécialement fait référence à « de grandes foules. »

Avec la croissance de Son œuvre, il devint vite nécessaire d’avoir d’autres ouvriers. Dans Luc 9, nous lisons :

« Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies. Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades » (versets 1-2).

À leur tour, ils furent submergés par la tâche, et nous lisons dans Luc 10 que Jésus fit aussi appel à soixante-dix autres disciples. Il les envoya dans toutes les villes d’alentour, en leur disant :

« Guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu s’est approché de vous »(verset 9).

Le Nouveau Testament parle donc de quatre-vingt-quatre personnes engagées dans la guérison pendant le ministère de Jésus : Jésus Lui-même, les douze apôtres, les soixante-dix, et l’homme qui « ne nous suit pas. »

Paul et Barnabas n’étaient pas apôtres pendant la vie de Jésus, mais nous lisons dans les Actes des Apôtres qu’ils guérirent beaucoup de malades. Paul lui-même fut guéri par le ministère d’Ananias, un disciple âgé, qui avait été envoyé vers lui à la suite d’une vision reçue du Seigneur.

Philippe était l’un des évangélistes. Lorsqu’il a prêché à Samarie, de remarquables signes et prodiges ont été accomplis par son ministère.

Par le ministère de l’apôtre Paul, non seulement les malades étaient guéris et les morts rendus à la vie, mais on apportait aussi à l’apôtre des mouchoirs, pour qu’il puisse les toucher. Lorsque ces mouchoirs étaient ensuite appliqués aux malades, ceux-ci étaient guéris, et les « démons » étaient chassés de leur corps.

L’Epître de Jacques donne des instructions précises et complètes sur la manière de procéder en cas de maladie. Si quelqu’un est malade, il doit faire venir les anciens de l’Église. En ce qui concerne la prière de la foi, voici ce que dit la parole :

« La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné » (Jacques 5 : 15).

Il y a eu un grand nombre de miracles pendant le Moyen Age. Ils doivent être considérés avec respect. Les preuves accumulées par le témoignage de tant de personnalités reconnues et honorables ne nous permettent pas de penser que ces personnalités étaient toutes séduites ou trompées.

Le ministère du Docteur John Alexander Dowie

Avant que les facultés mentales de John Dowie ne soient affectées par un trop grand surmenage, il avait fondé dans l’Etat de l’Illinois une ville appelée Zion City, à soixante-dix kilomètres au nord de Chicago. Cette ville fut fondée en 1901. En douze mois, sa population atteignait 4.000 personnes.

Deux ans plus tard, elle était estimée à 12.000 personnes. Le Conseil Municipal a voté des décrets interdisant les dro- gues, les médica- ments et la con- sommation de viande de porc.

Aucun disciple de Dowie ne se per- mettait d’absorber ces choses s’il voulait conserver une bonne position.

Les statistiques dé- mographiques révè- lent que leur taux de mortalité est inférieur à celui d’autres villes de population iden- tique.

Les sociétés d’assurances craignaient d’assurer les citoyens de Zion City, parce qu’il est bien connu qu’ils ne veulent pas avoir recours aux médecins ni aux médicaments.

Mais, à présent, elles recherchent cette clientèle, car ces gens sont reconnus comme étant parmi les plus sains des Etats-Unis.

Un jour, dans le grand Auditorium de Chicago, tous ceux qui avaient été guéris, dans le monde entier, par le ministère de Dowie, furent invités à envoyer leur témoignage écrit sur de petites cartes. Il a fallu cinq grands paniers pour contenir toutes les cartes, dont le nombre atteignait soixante mille.

En outre, dix mille personnes de l’auditoire se levèrent pour témoigner qu’elles avaient été personnellement guéries par la puissance de Dieu, ce qui représentait en tout soixante-dix mille témoignages de guérison.

En Afrique du Sud, la guérison divine est tellement répandue, chez les blancs comme chez les noirs, que les officiers de l’armée ont estimé, au cours de la dernière guerre, que vingt pour cent des militaires ont refusé toute aide médicale, pour se confier en Dieu seul. À tel point qu’il fallut créer dans l’armée un corps spécial chargé de prier pour la guérison divine des malades par l’Esprit de Dieu !

D’après les estimations les plus prudentes, notre Eglise de Spokane a enregistré 100.000 guérisons au cours des cinq dernières années. Spokane a été reconnu comme le plus grand centre de guérison divine au monde.

Certains médecins célèbres ont non seulement été guéris par Dieu, mais ont aussi exercé le ministère de la guérison divine par la foi en Jésus-Christ. Parmi ceux-ci, on peut citer Phineas D. Yoakum de Los Angeles, Directeur de l’Institut Pisgah, dont le ministère béni de guérison est partout reconnu par les chrétiens, ainsi que le Docteur William T. Gentry, de Chicago.

Non seulement ce dernier était un médecin célèbre, mais il est l’auteur d’une Encyclopédie Médicale en vingt volumes que l’on retrouve dans toutes les bonnes bibliothèques. Son éditeur a vendu plus de 100.000 exemplaires de cette œuvre.

Je peux ajouter mon témoignage personnel. Après vingt-cinq ans dans le ministère de guérison, j’ai vu le Seigneur guérir des centaines de milliers de malades. Pendant cette même période ont été fondées sur le modèle de l’Église primitive des Églises et des Sociétés Missionnaires qui ont reçu du Seigneur la puissance d’en haut.

Devant une telle quantité de témoignages, il semble puéril de continuer à discuter pour savoir si Dieu peut ou veut guérir les malades.

Ouvrons plutôt notre esprit et notre cœur pour recevoir le Seigneur Jésus-Christ comme Celui qui nous sauve et nous guérit.

Confions-Lui nos corps comme nous Lui confions nos âmes !

Question 3 : Est-ce que Dieu guérit toujours ?

En étudiant le sujet de la guérison divine et son application à nos besoins actuels, cette question est d’une importance capitale. Dans son ensemble, l’Église enseigne que la guérison dépend de l’exercice de la souveraineté de Dieu, et que l’attitude correcte du Chrétien devrait être de dire :

« Si c’est Ta volonté ! »

Nous entendons continuellement cette phrase :

« Il ne fait aucun doute que Dieu peut guérir. Il en a la puissance, mais Il ne peut guérir que s’Il le veut ! »

Nous croyons qu’un tel état d’esprit et qu’un tel raisonnement sont dus à l’ignorance de la claire Parole de Dieu et de la Volonté de Dieu telle que Jésus-Christ nous la révèle. Nous affirmons que Dieu est toujours Celui qui guérit.

Nous affirmons en outre que Dieu n’a pas besoin de dire s’Il veut guérir les hommes ou non.

Dans Son désir de bénir l’humanité, Il a décidé une fois pour toutes et pour toujours que les hommes devaient être bénis et guéris.

Il a fait don de Jésus-Christ au monde pour démontrer Sa volonté de le bénir, et pour prouver définitivement Sa volonté et Son désir de guérir.

Les Chrétiens admettent volontiers que Jésus est l’entière expression de la Loi, de la Vie et de la Volonté de Dieu. Il a démontré pour toujours par Ses paroles et Ses actes quelle était la volonté de Dieu en ce qui concerne le monde. Il a guéri tous ceux qui se sont approchés de Lui.

Il n’a jamais refusé à quiconque une seule bénédiction, mais Il l’a toujours accordée.

En guérissant tous les malades, sans une seule exception, Il a démontré pour toujours que Dieu voulait les guérir tous.

Il les a guéris parce qu’il est dans la nature de Dieu de guérir, non par caprice, ni parce que les supplications du malade avaient réussi à faire changer Dieu d’avis. Tous ceux qui étaient prêts, et qui voulaient recevoir la guérison, l’ont reçue du Seigneur.

L’Evangile exprime à un moment donné Sa tristesse de ne pas pouvoir faire

« beaucoup de miracles dans ce lieu (à Nazareth), à cause de leur incrédulité, si ce n’est qu’il imposa les mains à quelques malades et qu’il les guérit. »

Les hommes croient qu’il leur est nécessaire de persuader Dieu de les guérir. Nous rejetons cette affirmation avec la plus grande force.

Au travers de Christ, Dieu a manifesté Son désir de bénir l’humanité. Nous voyons dans Matthieu 4 : 23 quelle méthode Il utilisait pour sauver le monde, et en quoi consistait Son salut :

« Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. »

L’exemple du générateur

La manière dont nous recevons la puissance de guérison divine ressemble à la manière dont nous éclairons nos maisons par l’emploi de l’électricité. On met en marche un générateur. Par son mouvement, il attire à lui une force appelée électricité. Cette électricité est ensuite distribuée par des câbles partout où les hommes le désirent, et c’est ainsi que nous pouvons éclairer nos maisons.

Ce n’est pas le générateur qui a fabriqué l’électricité. Elle a toujours existé. Mais l’homme a découvert le moyen de maîtriser l’électricité, et c’est grâce à cela que nous pouvons éclairer nos maisons. Sinon, nous serions encore en train de nous éclairer à la lumière des chandelles ou des lampes à pétrole.

Dans le monde spirituel, on peut comparer l’esprit de l’homme à un générateur. Il est mis en mouvement par la prière et les désirs du cœur. La prière met réellement en action un générateur capable de capter et d’attirer le Saint-Esprit.

Lorsque le Saint-Esprit est reçu par la prière dans l’esprit d’un homme, Il peut être distribué par une action de notre volonté, chaque fois que nous le souhaitons.

L’Esprit de Dieu S’écoulait par les mains de Jésus dans le corps des malades, et les guérissait.

Il S’écoulait aussi de Son âme, sans aucun moyen physique de transmission, pour aller guérir ceux qui souffraient.

Le Saint-Esprit Se révèle donc comme la présence universelle de Dieu, comme Dieu omniprésent. Le Saint-Esprit a été donné à l’homme pour que l’homme soit béni. Nous devons avoir recours à Lui pour accomplir la volonté de Dieu.

Les Chrétiens intelligents admettent sans aucun problème que Dieu veut sauver les hommes.

Mais la volonté de Dieu est aussi de guérir tous les hommes.

Dieu y a pourvu, en nous permettant de recevoir le Saint-Esprit dans notre vie, pour que notre âme soit bénie et notre corps guéri.

Bien plus, Jésus nous commande de transmettre cette puissance du Saint-Esprit aux autres, pour qu’ils soient aussi guéris et bénis.

Le Saint-Esprit S’offre à nous pour que nous nous saisissions de Lui. Il S’offre à nous pour la guérison de notre âme et de notre corps.

Par la crucifixion de Christ et par Sa victoire sur la mort, Jésus a reçu du Père le privilège de répandre le Saint-Esprit sur le monde. Ceci représente le couronnement de la puissance rédemptrice de Dieu offerte au monde par Jésus-Christ.

Depuis ce jour jusqu’à l’heure actuelle, chacun a le droit de se saisir de ce merveilleux Esprit de Dieu, que Jésus a considéré comme tellement Précieux pour les hommes, tellement Nécessaire à leur salut et à leur guérison, qu’Il a donné Sa vie pour qu’ils puissent Le recevoir.

C’est pourquoi la question « Est-ce que Dieu guérit toujours ? » est une question puérile. Il faudrait plutôt demander :

« Voulons-nous accepter Sa guérison ? »

Dans l’affirmative, c’est à nous de nous en saisir. Bien plus, c’est au monde entier de s’en saisir, à tous ceux qui veulent mettre leur vie en contact avec Dieu en ouvrant leur cœur au Seigneur. Jésus savait que le monde avait besoin d’être guéri.

C’est pourquoi Il a donné Ses propres médecins (disciples, pasteurs, anciens, et ceux qui ont les dons de guérison), pour prescrire non des pilules et des potions, mais la puissance de Dieu.

Les dons de guérison sont l’un des neuf dons du Saint-Esprit offerts à l’Eglise, et toujours valables aujourd’hui (1 Corinthiens 12 : 8-11). La Parole de Dieu dit :

« Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement. »

La guérison de toute maladie est donc encore offerte à tous ceux qui accepteront avec foi l’Esprit de Dieu promis par le Père et administré par Jésus-Christ, pour que tous ceux qui désirent être bénis le soient dans leur âme et dans leur corps.

Lorsqu’il parle de ce fait, Pierre dit :

« Par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. »

L’emploi du passé « vous avez été guéris » indique que notre guérison a été acquise, dans la pensée de Dieu, au moment où Jésus S’est offert comme Sacrifice éternel. Il n’a jamais dû offrir de nouveau sacrifice pour la guérison de quiconque. Il l’a décidée une seule fois et l’a accomplie pour toujours.

La guérison est à vous pour que vous en jouissiez, et pour que vous la transmettiez aux autres.

Question 4 : Est-ce que Dieu utilise des moyens pour guérir ?

Par cette expression, on fait référence aux divers remèdes, médicaments et potions utilisés en général par le monde et prescrits par la médecine pour soigner les malades.

Il devrait être extrêmement facile à chacun d’en décider. Le monde a toujours eu ses systèmes de guérison. Il a toujours existé, au cours des millénaires, mille et un moyens pour guérir. Ce sont les fruits des efforts des hommes pour soulager la souffrance.

Ces moyens existaient du temps de Jésus, tout comme aujourd’hui. Les Egyptiens de l’Antiquité les utilisaient et avaient autant de compétence que nos médecins modernes. Sous certains aspects, leurs connaissances chimiques semblent même avoir été supérieures aux nôtres, puisqu’ils ont été capables de produire des substances propres à embaumer le corps humain et à le préserver de la corruption.

Le public croit communément que la médecine est une grande science, et que ses pratiques sont entièrement scientifiques. Cependant, un homme aussi renommé que le Professeur Douglas McGlaggen, titulaire de la chaire de Jurisprudence Médicale à l’Université d’Edinborough, a déclaré :

« Il n’existe pas de science médicale. Depuis les jours d’Hippocrate et de Galen jusqu’à présent, nous errons dans les ténèbres, de diagnostic en diagnostic, de traitement en traitement. »

Le Docteur John B. Murphy, le plus grand chirurgien que notre pays ait jamais connu, a donné sa pensée profonde concernant la chirurgie en ces termes :

« La chirurgie est une confession d’impuissance. Étant incapables de soigner un organe malade, nous l’enlevons. Si je devais refaire ma vie, je m’efforcerais plutôt de découvrir des médicaments préventifs, dans l’espoir de sauver les organes au lieu de les détruire. »

Juste avant sa mort, il a écrit un article intitulé : « Le massacre des innocents. »

Il y condamnait l’ablation des amygdales et des végétations, en démontrant que l’inflammation et l’infection de ces organes étaient dues à une sécrétion qui venait s’y loger, et que leur ablation ne permettait pas d’éliminer le problème, puisque cette sécrétion nocive se répandait alors dans le corps.

Il se proposait de mettre ses connaissances au service du public, afin de le mettre en garde contre d’inutiles opérations qu’il considérait comme criminelles.

Le remède de Dieu opposé aux moyens des hommes

Jésus disposait-Il donc d’un meilleur remède que les moyens utilisés par les hommes pour les guérir ? Lui-même n’a jamais utilisé ces moyens humains, et ne S’est jamais confié en eux.

Le remède de Dieu est une Personne et non une chose.

Le remède administré par Jésus aux malades était un remède spirituel. C’était le Saint-Esprit de Dieu, cette Substance tangible et vivante, qui était la nature même du Dieu vivant, administrée aux malades par l’Ame et les Mains de Jésus. 

La femme qui avait été guérie d’une perte de sang était tellement consciente d’avoir reçu ce remède divin, de ses effets et de sa puissance dans sa vie, lorsqu’elle toucha le bord du vêtement de Jésus, qu’elle sentit dans son corps qu’elle était guérie.

Jésus fut également conscient que Sa puissance de guérison avait été transmise à la femme, car Il dit :

« Quelqu’un m’a touché, car j’ai connu qu’une force était sortie de moi » (Luc 8 : 46).

Cette même puissance était transmise par les mains des apôtres et des soixante-dix. Elle était également transmise par les premiers chrétiens, quand ils avaient reçu de Dieu, par le Saint-Esprit, le pouvoir de transmettre l’Esprit de Dieu aux autres. Il est dit des douze apôtres :

« Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies. Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades » (Luc 9 : 1-2).

Il est écrit, à propos des soixante-dix :

« Il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller. Il leur dit : … Guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu s’est approché de vous » (Luc 10 : 1, 9).

Les premiers Chrétiens considéraient ce vivant Esprit de Dieu et Sa puissance de guérison comme tellement importants qu’il est écrit que l’on apportait à Paul des mouchoirs et des linges pour qu’il les touche. Lorsque ces mouchoirs et ces linges étaient ensuite appliqués sur les malades, ceux-ci étaient guéris, et délivrés des démons qui étaient en eux (Actes 19).

Dans cet exemple, même des objets inanimés, comme des mouchoirs et des linges, devenaient les réceptacles de l’Esprit de Dieu, qui leur était transmis par la personne de l’apôtre Paul.

Cette expérience n’a pas été limitée aux premiers Chrétiens, mais elle a pu être faite partout où des hommes et des femmes ont osé rejeter ce mensonge du diable, que l’Eglise en général a soigneusement transmis et proclamé, selon lequel le temps des miracles serait passé.

Tout chrétien parvenu à la maturité, qui connaît son Dieu, qui a ressenti l’action merveilleuse de Son Esprit, et qui a osé croire que le Fils de Dieu vit par l’Esprit dans sa propre vie, exactement comme Il le faisait dans la vie des premiers Chrétiens, a pu entrer en contact avec cette même puissance de Dieu, prête à se manifester en lui.

Lorsqu’il a imposé les mains aux malades avec foi, il a pu voir de ses propres yeux leur guérison se produire, et a compris comment se transmettait la vertu guérissante de Dieu. Aujourd’hui, des millions d’hommes et de femmes ne font confiance pour leur corps qu’à Dieu seul, pour la guérison de toute maladie et de toute infirmité.

Quel est donc ce moyen de guérison que Jésus a donné, comme un don divin fait aux Chrétiens pour toujours ? C’est le vivant Esprit de Dieu, répandu par Jésus-Christ dans la vie de Ses enfants. C’est ce même Esprit que le Chrétien transmet aux malades au travers de son âme et de ses mains, par la foi en la Parole de Jésus.

Ceci révèle la loi de contact à laquelle pensait Jésus, lorsqu’Il a donné ce commandement :

« Ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris » (Marc 16 : 18).

A la louange de Dieu et pour Sa gloire, nous pouvons témoigner qu’en vingt-cinq années de ministère nous avons vu des centaines de milliers de personnes guéries par la puissance de Dieu, dans de nombreuses parties du monde.

Dans tous ces pays, au cours de ces vingt-cinq années, nous avons établi des Eglises et des Sociétés missionnaires composées de chrétiens dont le seul remède est le Remède divin, le Seigneur Jésus-Christ. Ils ont foi en Sa rédemption, dans la présence et la puissance de l’Esprit de Christ, pour détruire pour toujours le péché et la maladie dans la vie des hommes.

Dans notre propre ville, depuis cinq ans, il ne s’est pas passé une seule journée sans que nous ayons vu de nombreuses personnes guéries.

Au cours des cinq années de notre ministère ici, dans notre seule Eglise de Spokane, nous avons prié, nos pasteurs associés et moi-même, pour une moyenne de cent cinquante à deux cents malades par jour. Ils étaient venus de tous les coins du pays, et même de l’étranger, pour recevoir la puissance de guérison divine.

Ces guérisons ont concerné presque toutes les formes connues de maladies.

La majorité de ces guérisons ont été reçues par des malades qui avaient été complètement abandonnés par leurs médecins. Beaucoup d’entre eux avaient dépensé tous leurs biens, certains des dizaines de milliers de dollars, en docteurs, médicaments, et opérations. Ils ont découvert que le Seigneur Jésus-Christ, ainsi que le ministère de guérison par la puissance de Dieu, étaient aussi efficaces aujourd’hui que jamais, démontrant ainsi la vérité de la Parole de Dieu.

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Auteur : John G. LAKE. Sermons réunis et édités par Gordon Lindsay et publiés par CHRIST FOR THE NATIONS, Inc. P.O. Box 24910, Dallas, Tx (U.S.A.), sous le titre : « The John G. Lake Sermons on Dominion over Demons, Disease and Death. » – Edités en français par Parole de Vie, avec permission.

                                                         Michèle d'Astier de la Vigerie


16/08/2014
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