* JESUS REVIENT *

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Lueur du matin )


Quand nos regards guident nos actions ( Paul Calzada )

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« L’homme la regardait avec étonnement et sans rien dire, pour voir si l’Éternel faisait réussir son voyage ou non. » (Genèse 24.21)

Nous sommes en plein cœur d’une romance ! Le serviteur d’Abraham est venu, en Mésopotamie, chercher une épouse pour Isaac. La première jeune-fille qu’il rencontre est Rebecca. Or, avant de la rencontrer cet homme avait adressé une prière très singulière à Dieu : « Que la jeune fille à laquelle je dirai : penche ta cruche pour que je boive, et qui répondra : Bois, et je donnerai aussi à boire à tes chameaux, soit celle que tu as destinée à ton serviteur ». (Genèse 24.14)
Et c’est ce qui est arrivé avec Rébecca ! Aussi cet homme admire avec étonnement la manière de faire de cette jeune fille. Elle a entrepris une action que personne ne lui demandait. Pourquoi a-t-elle décidé de donner à boire à des chameaux assoiffés (ce qui n’est pas une mince affaire) ? Parce qu’elle a vu que ces bêtes étaient assoiffées. Ce qu’elle a vu a inspiré son action. Elle a vu et c’est pourquoi elle a agi !

Voir les besoins qui nous entourent, dans les familles, la société, l’enfance maltraitée… c’est bien, mais ce que nous voyons nous pousse-t-il à l’action, à l’engagement ? Ce que le serviteur regardait sans rien dire, c’était une jeune fille qui ayant vu le besoin s’était mise à l’œuvre sans tarder.
N’est-ce pas ce que nous demande Dieu : « Si tu vois un homme nu, couvre-le, et ne te détourne pas de ton semblable. » (Esaïe 58.7). Voir la soif de paix chez les uns, voir la solitude chez d’autres, voir le désespoir ici ou là… cela génère t-il une action de notre part ? C’est en voyant les pauvres dans les quartiers de Londres que William Booth créa l’armée du salut et sauva des milliers de vies. Il est l’un des milliers d’exemples d’hommes et de femmes qui ayant vu des besoins y ont répondu dans l’esprit de l’Évangile.
Lorsque Jésus voit la foule avoir faim, il lance un défi à ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Il propose d’entreprendre une action parce qu’il a vu le besoin de cette foule.

En poursuivant la lecture de ce merveilleux récit nous arrivons à Laban, le frère de Rébecca. Il voit autre chose que le besoin de cet homme ! Il voit les énormes bijoux d’or que l’homme à remis à sa sœur : « Il avait vu l’anneau et les bracelets » (Genèse 24.30). Je l’imagine très bien en oncle Picsou, avec les yeux qui sortent des orbites ! Il va entreprendre une action d’accueil et d’hospitalité, mais on peut penser que ce qui le motive ce n’est pas la générosité, mais la cupidité. Il a vu l’or et il agit par intérêt !

Une question pour ce jour :

Qu’est-ce qui guide mes actions ? Est-ce de voir les besoins des uns ou des autres, ou bien est-ce de voir le profit que je peux tirer des autres ?


16/12/2017
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La relation d'aide ( Paul Calzada )

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« Que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé sans reproche à l’avènement de notre Seigneur Jésus–Christ. » (1 Thessaloniciens 5.23).

L’âme, siège de nos sentiments et de nos émotions, est située entre notre esprit et notre corps. Elle tire ses inspirations et ses réactions, de l’un ou de l’autre, selon qu’elle est influencée par l’un ou l’autre. Influencée par l’esprit, elle fait de nous un être spirituel ; influencée par le corps, elle fait de nous un être charnel.
L’esprit et l’âme forment « notre être intérieur ». L’esprit et l’âme sont étroitement liés, seul le Saint-Esprit agissant au travers de la parole de Dieu, peut discerner ce qui vient de l’un ou de l’autre : « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. » (Hébreux 4.12)
Lorsqu’une âme est blessée, malade, bouleversée suite à divers traumatismes, il est possible de lui prodiguer des soins au travers d’un suivi psychologique. C’est là tout le travail important des psychologues ; ils travaillent sur l’âme des malades, avec plus ou moins de succès.

Lorsque le psychologue est un croyant spirituel, il intègrera dans sa relation d’aide, non seulement le soin de l’âme, mais aussi l’éveil de l’esprit. Car, lorsque le Seigneur rend la vie à nos esprits, il peut alors atteindre nos âmes blessées. Lorsque la relation d’aide englobe le soin de l’âme et de l’esprit, non seulement elle soulage les effets des blessures, mais elle soigne aussi les causes des blessures. Soigner les effets apporte un certain soulagement, soigner la cause apporte la guérison. Si par exemple j’ai de fréquents maux de tête, je peux les soigner par de fortes doses de paracétamol. Mais je ne touche pas à l’origine de ces maux de tête qui peuvent avoir mille origines : l’hypertension, une méningite, une tumeur, un problème hormonal… Par contre, soigner la cause apportera un soulagement définitif.

La difficulté à exercer un véritable ministère de relation d’aide est parfois due au fait que les personnes blessées préfèrent le « paracétamol » à une véritable approche spirituelle de leur situation.

Votre âme est-elle blessée ? Êtes-vous accompagnés par des soins psychologiques nécessaires et utiles ? Cela est bien. Mais ne voudriez-vous pas intégrer à ces soins une démarche spirituelle, en demandant à Dieu de vivifier votre esprit ?

Ma prière en ce jour :

Seigneur, tu connais la profondeur des blessures de mon âme, je te demande de vivifier mon esprit en me remplissant de ton Esprit, afin que je sois en mesure par ton Esprit de trouver les bonnes réponses aux blessures de mon âme. Amen ! (Romains 8.11).


15/12/2017
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Le roseau ( Paul Calzada )

 

 

« Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? Mais, qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu d’habits précieux ? » (Luc 7.24/25).

Le roseau, poussant dans les zones humides, est l’image de la faiblesse et de la fragilité de l’homme. C’est en parlant de Jean-Baptiste, que Jésus utilise l’image du roseau. Nous connaissons tous cette célèbre pensée de Blaise Pascal : « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. »

Jean-Baptiste n’était pas l’un des puissants du monde d’alors, mais il attirait les foules, pourquoi ? Parce que, animé du souffle divin, il communiquait un message puissant. Nous pouvons, nous aussi, mesurer toute notre faiblesse, mais si nous laissons le vent de l’Esprit souffler sur nous, Dieu communiquera des paroles de vie, d’espoir et d’amour à ceux qui nous entourent.

C’est au milieu des roseaux poussant au bord du Nil, que fut placée la fragile caisse portant l’enfant Moïse (Exode 2.3). L’ensemble des roseaux formait un abri, qui empêchait à ce frêle esquif d’être emporté par le courant du fleuve. Même si chacun de nous est fragile, lorsque nous nous rassemblons nous devenons une protection les uns pour les autres.

Lorsqu’il sèche, le roseau est dangereux. Pharaon est symbolisé comme étant un roseau cassé : « Tu as pris pour soutien ce roseau cassé, qui pénètre, et perce la main de quiconque s’appuie dessus » (Esaïe 36.6).
Sur qui nous appuyons-nous pour sortir de nos problèmes ?

Jésus reprend à son compte cette parole du prophète Esaïe : « Il ne brisera pas le roseau froissé » (Matthieu 12.20). Nous sommes semblables à des roseaux cassés, par les aléas de la vie. Jésus nous accueille tels que nous sommes, avec nos amertumes, nos blessures, nos fautes, et il ne nous condamne pas, il ne nous culpabilise pas ; il nous prend tels que nous sommes et répare nos « bleus et nos bosses ».

A l’heure sombre de la passion, c’est avec un roseau en guise de sceptre que Christ sera ridiculisé par les soldats : « Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; puis, s’agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant : Salut, roi des Juifs ! » (Matthieu 27.29). Lui, le roi des rois, est voué aux gémonies, et il ne dit rien, car c’est par amour pour nous qu’il souffre, et qu’il prend toutes nos misères dans ses mains.

Ma prière en ce jour :

Seigneur, tu t’es chargé de toutes mes misères. Tu as pris sur toi mes blessures. Je ne suis qu’un misérable roseau que tu restaures, et sur lequel tu fais passer le vent de ton esprit. Aide-moi à marcher à ta suite, dans l’amour, et à supporter les moqueries de ceux qui te rejettent. Amen !


14/12/2017
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Où réside l'autorité spirituelle ? ( Paul Calzada )

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« Car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes. » (Matthieu 7.29)

Ici nous trouvons une comparaison entre deux formes d’autorité. D’un côté il y a l’autorité officielle, détenue par les religieux de l’époque, et d’un autre côté il y l’autorité pleine de vitalité et de force du Seigneur Jésus.

L’autorité des religieux provenait de leur position officielle. Il est dit à leur sujet qu’ils occupaient la chaire de Moïse : « Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. » (Matthieu 23.2).
Cette place leur conférait une certaine autorité qu’ils exerçaient en faisant pression sur les personnes. Ils utilisaient pour cela la menace de l’exclusion : « Ses parents dirent cela parce qu’ils craignaient les Juifs ; car les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu’un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue. » (Jean 9.22)
Nous retrouvons cette même forme d’autorité exercée à l’encontre des disciples :  » …défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. » (Actes 4.17)
Egalement, ils utilisaient leur autorité pour accuser : « Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser » (Jean 8.6).
Donc, ce qui caractérisait l’autorité des religieux c’était la menace, l’accusation, la manipulation et l’exclusion.

L’autorité de Jésus provenait du revêtement du Saint-Esprit : « Jésus, revêtu de la puissance de l’Esprit, retourna en Galilée, et sa renommée se répandit dans tout le pays d’alentour » (Luc 4.14).
Son autorité s’exerçait, en rendant libre les opprimés et les captifs, en donnant des paroles pleines de vie et de grâce, comme nous le voyons, entre mille exemples, lorsqu’il guérit le paralytique : « Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison » (Matthieu 9.6).

L’autorité qui provient du Saint-Esprit ne détruit pas, mais elle édifie. C’est ce que nous voyons lorsque l’apôtre Paul parle de l’autorité qu’il exerçait : « Et quand même je me glorifierais un peu trop de l’autorité que le Seigneur nous a donnée pour votre édification et non pour votre destruction…  » (2 Corinthiens 10.8). Pour l’édification et non la destruction.

Lorsque dans l’église, cette autorité pleine de vitalité provenant d’une puissante onction du Saint-Esprit, édifiant et relevant ceux qui sont chancelants fait défaut, elle est remplacée par une autorité officielle, qui utilise la menace ou l’intimidation, afin d’exercer un pouvoir de manipulation sur les personnes. L’autorité officielle, comme celle des scribes et des pharisiens, n’édifie pas, elle sanctionne et détruit. Elle « brise le roseau froissé ».

Ma prière en ce jour :

Merci pour ton autorité qui se manifeste dans l’amour des pécheurs pour les relever et les sauver. Amen !


13/12/2017
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Où est la justice de Dieu ? ( Paul Calzada )

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« Dieu m’a rendu justice. » (Genèse 30.6)

Lorsque nous lisons l’histoire mouvementée de la naissance des douze fils de Jacob, issus de quatre femmes, et donnant naissance aux douze tribus d’Israël, nous pouvons être surpris de cette parole de Rachel déclarant que Dieu lui a rendu justice.
Comment peut-on parler de justice divine au sein de ces rivalités entre sœurs ? La justice de Dieu a-t-elle quelque chose à voir au sein de toutes ces machinations, tromperies, ruses qui agitent toutes ces relations familiales ?

N’oublions pas que Jacob, aidé de sa mère Rébecca, a trompé son père Isaac pour lui arracher la bénédiction due, normalement, à Esaü. Ensuite, c’est Laban qui a trompé Jacob en lui donnant Léa à la place de Rachel et en l’obligeant à travailler quatorze ans pour obtenir Rachel.
Rachel n’est pas exempte de duplicité comme nous le montre le passage où elle cache les idoles qu’elle a volées à son père Laban et qu’elle prétend ne pouvoir se lever en prétextant être indisposée (Genèse 31.19 & 33/35).
Léa et Rachel sont rivales et complices comme nous le montre Genèse 31.14/16. Alors que vient faire l’évocation de la justice de Dieu au milieu de ces rivalités, mensonges, conflits… ?
Dieu aurait-il approuvé les attitudes de Rachel plus que celles de Léa ? Si Dieu lui a rendu justice était-ce parce qu’elle le méritait ?
Même à l’égard de Jacob n’est-il pas dit que Dieu a aimé Jacob et repoussé Esaü ? Or, Jacob était-il meilleur qu’Esaü ? Certainement pas !
Alors pourquoi Dieu fait-il justice à des gens qui ne le méritent pas ?

Rachel savait que la bénédiction d’Abraham et d’Isaac était sur Jacob, elle croyait à cette bénédiction d’origine divine, elle savait que cette bénédiction viendrait sur la postérité de Jacob et elle voulait que cette bénédiction promise aux enfants de Jacob passe aussi par elle.
Ce n’est pas une simple rivalité qui la pousse à vouloir une descendance. Elle veut une descendance car elle a foi en la promesse faite à Abraham : « Toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité » (Genèse 22.18).
Elle veut que cette promesse s’accomplisse au travers de sa vie. C’est sur la base de cette foi en la promesse que Dieu va l’exaucer, non seulement au travers de Dan, le fils de sa servante, mais aussi, plus tard, au travers de celui qui sera son vrai fils : Joseph. Celui qui sera le réconciliateur de toute cette fratrie si divisée !
Encore une fois nous voyons que Dieu rend justice non à ceux qui le méritent (car personne ne peut mériter la faveur de Dieu) mais à ceux qui croient.

Ma prière en ce jour :

Merci Seigneur car tu me fais justice uniquement à cause des mérites de celui qui me revêt de sa justice : Jésus notre Sauveur. Amen !


12/12/2017
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