* JESUS REVIENT *

* JESUS REVIENT   *

O9livier Freyre


VIENS ET SUIS-MOI, PAR OLIVIER FREYRE

 Voici une méditation, en lien avec l’AUDIO : « Qui répond à l’appel de l’Evangile ? », rendant témoignage de l’appel de Jésus à tout disciple qui l’entendrait, pour être à Son service, pour Son royaume. Quel que soit notre marche dans le Seigneur, c’est une interpellation qui peut nous parler à tous, pour aller plus loin à la suite de Christ et être ces serviteurs fidèles jusqu’à Son retour…« Dès lors Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs.Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent.
De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère,
qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets.
Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent. »

(Matthieu 4:17-22)

 

 

« De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit :
Si quelqu’un vient à moi, sans me préférer à son père, à sa mère, à sa femme, à ses enfants, à ses frères,
et à ses soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.
Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple.
Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple.
Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. »

(Luc 14:25-35)

Jésus, l’ayant regardé, l’aima, et lui dit : Il te manque une chose ; va, vends tout ce que tu as.

Comment ne pas être interpellés en lisant et en méditant ces paroles de Jésus ?
Pourquoi donc est-il plus fort que nous de spiritualiser ces paroles, d’y percevoir un enseignement pour notre vie spirituelle, et de ne pas les entendre telles qu’elles sont ? Ces apôtres, ces disciples, n’ont-ils pas réellement et concrètement tout laissé pour suivre Jésus ? Ces paroles sont-elles bien chemin, vérité et vie, Parole du Dieu Vivant ? Et Jésus, est-Il bien, comme nous l’entendons si souvent dans la bouche de nombreux croyants, le même hier, aujourd’hui et demain ?

Si tous ne sont pas appelés à suivre Jésus de la sorte, car chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre, cela veut-il pour autant dire que personne n’est appelé ? Cela veut-il dire qu’il n’est plus possible aujourd’hui de répondre concrètement à cet appel clair de Jésus ? Qu’il n’est plus possible en notre temps d’être disciple du Messie et de vivre ce que l’église primitive vivait ?

La parole de l’Evangile nous dit que de grandes foules faisaient route avec Jésus, mais qu’alors Jésus s’est retourné pour leur parler… Nous avons là une image qui peut être saisissante pour quiconque est appelé à entendre ces paroles et à les mettre en pratique ! En effet, nous pouvons suivre Jésus

avec les foules, nous pouvons vivre une vie chrétienne en nous efforçant d’être fidèles à la suite de Jésus qui a tout fait pour nous, mais qui donc a vu Jésus se retourner, qui donc a ouvert les yeux et les oreilles pour voir le Crucifié de face et L’entendre appeler ? Voir Jésus de dos est le lot des foules, des foules qui certes à raison se réjouissent de tout ce qu’a fait Jésus pour elles, louant Dieu pour ce que ce sacrifice a coûté pour leur vie ! Mais voir Jésus de face n’est le lot que des disciples, qui devant cette vision du Crucifié seront irrésistiblement poussés à devenir ouvriers pour les autres, et cela quoi qu’il leur en coûte ! Si tous peuvent dire ô combien est grand le prix que Jésus a payé pour nous, combien donc d’entre nous se sont entendu dire : qu’as-tu payé, qu’as-tu fait pour Moi ? Lesquels d’entre nous ont laissé Jésus les regarder et L’ont entendu dire : « Il te manque une chose ; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. »

L’apôtre Paul disait aux Corinthiens : « Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous. » (2 Corinthiens 4) Et si, comme il le dit, nous avons le même esprit de foi, posons-nous la question : suis-je un Corinthien ou un Paulinien ? Dieu m’appelle-t-il à recevoir ou à donner ? Suis-je encore une gerbe de la moisson ou Dieu m’appellerait-Il à devenir un ouvrier ? Car la moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers…

Saisissez la faucille, car la moisson est mûre !

Il convient ici de considérer le fait que si Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche au début de Son ministère, appelant alors à Lui des disciples pour travailler à Ses côtés, nous sommes aujourd’hui dans les temps de la fin, et nous touchons à la fin du ministère de Jésus qui bientôt rassemblera les élus. Ainsi, plus que jamais et avec d’autant plus de force, Jésus voudrait faire entendre Sa voix aujourd’hui « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche », et Il appelle certainement plus que jamais des ouvriers pour travailler à Ses côtés !

Et comprenons bien une chose essentielle : si la moisson d’alors était une moisson d’âmes pour le salut, la moisson d’aujourd’hui est quelque peu différente et concerne le jugement. Si les ouvriers d’hier ont ouvert le salut aux nations pour proclamer une année de grâce, les ouvriers d’aujourd’hui sont appelés à préparer le jour de l’Eternel qui fera paraître Sa justice. En effet, si Jean est venu pour préparer la venue du fils de Joseph, le serviteur souffrant, cet esprit d’Elie qui était sur Jean veut venir aujourd’hui sur des témoins afin de préparer la venue du fils de David, le Roi de gloire. Bien sûr, chacun désirera et fera tout pour en sauver d’autres en les arrachant du feu, mais il n’en est pas moins que le feu du jugement arrive, que ce jugement commence par la maison de Dieu, et qu’il vient sur les nations. L’appel d’aujourd’hui est donc certainement moins alléchant que celui d’hier, prêcher à Ninive était pour Jonas moins alléchant que de prêcher pour le peuple d’Israël qu’il aimait, mais Dieu ne fera-t-Il pas en sorte que le poisson nous vomisse sur la terre pour que nous remplissions notre mission ?

« Saisissez la faucille, car la moisson est mûre ! Venez, foulez, car le pressoir est plein, les cuves regorgent ! Car grande est leur méchanceté, c’est une multitude, une multitude, dans la vallée du jugement ; car le jour de l’Eternel est proche, dans la vallée du jugement. De Sion l’Eternel rugit, de Jérusalem il fait entendre sa voix. »(Joël 3)

Comme souvent, derrière chaque parole de Jésus nous trouvons une parole de la première alliance. Et derrière cette parole des évangiles qui évoque la moisson, nous trouvons cette parole du prophète Joël qui a trait aux choses dernières. Ainsi, si Jean a bien dit que Jésus nous baptiserait de l’Esprit, il a aussi dit qu’Il nous baptiserait de feu, et il a proclamé : « Il a son van à la main, puis il nettoiera son aire, il amassera le blé dans son grenier, mais brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint pas ».

Et ce temps de la faucille, du vannage, du nettoyage et du feu, voici qu’il est arrivé ! Le jour de l’Eternel est proche !

Le travail est grand, et Dieu cherche donc des ouvriers, des porte-paroles, qui se laisseront saisir par l’appel du Maître, et oseront alors prendre la faucille et le van à la main. Car si l’Eternel rugit et fait entendre Sa voix en Sion, une voix dont il nous est dit qu’elle ébranlera le ciel et la terre, ne serions-nous pas ébranlés pour rentrer pleinement dans notre vocation en cette fin des temps ? L’Ecriture nous démontre pourtant si clairement que nous vivons des temps sans précédent, des temps au sein desquels le Créateur est à même de récapituler toutes choses. Si donc Abram a quitté sa patrie pour devenir Abraham, le père de la foi, si donc Lévi le fils d’Alphée a quitté son poste au bureau des péages pour devenir Matthieu, l’apôtre de la foi, pourquoi, alors que nous arrivons au terme de toute cette histoire du salut, n’entendrions-nous pas la voix de Dieu qui nous appelle à tout quitter pour devenir des témoins de la foi ?

Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche

Cela devrait être évident pour tous : si l’histoire de notre salut a commencé par un homme à qui l’Eternel a demandé de quitter sa patrie sans savoir où il allait, si elle a trouvé son plein accomplissement en Jésus qui a quitté Sa gloire pour aller à la Croix, et si elle s’est alors poursuivie par des disciples qui ont tout quitté pour prêcher cet Evangile, cette histoire du salut se finira aussi par des témoins qui n’auront pas peur de tout sacrifier pour vivre et annoncer que le Règne de Dieu arrive !

Lorsque Jésus dit « Repentez-vous », cela veut avant tout dire – en hébreu – revenez ! C’est un appel au retour, parce que le Royaume vient ! Oui, le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Les paroles de Jésus appelant à Lui Ses disciples, Ses ouvriers, sont donc plus que jamais d’actualité ! « Mais qui enverrai-je, et qui marchera pour nous », crie la voix du Seigneur ! « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson », demande Jésus ! Qui donc répondra clairement comme Esaïe le prophète :

« Me voici, envoie-moi » ?

Car si tous ne sont pas appelés, il s’agit en notre temps, pour ceux en qui cet appel résonne, de répondre de manière claire et nette ! Et la personne que Dieu appelle à faire ce pas de tout quitter pour être envoyée, une fois l’appel entendu, elle le sait au fond d’elle-même… Elle a beau essayer de regarder ailleurs, de tergiverser, elle sait au fond de son coeur que Jésus la regarde, que Jésus l’attend… Voyez-vous, le plus terrible est que parfois Jésus s’est retourné et nous parle, mais c’est nous qui Lui tournons le dos. Alors, à ces personnes qui comme Lazare sommeillent, le Seigneur crie d’une voix forte : « Sors ! » Ou encore :

« Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père! »

Et plus que tout :

« Suis-moi ! »

Ô combien ces paroles « Suis-moi » devraient nous percer ! Ô combien ces paroles sont profondes, ô combien en contemplant la vie de Jésus, ces paroles devraient nous embraser et nous sortir de nous-mêmes, et ce pour donner la même réponse que les apôtres et les prophètes : une réponse nette, ceinte de la crainte de Dieu et d’un esprit véritable d’amour et d’adoration ! Comment en effet pourrions-nous dire non à Celui qui a dit oui ? Et quel oui ! Lui qui régnait dans Sa majesté, et qui a quitté cette gloire majestueuse pour venir se faire homme… Et ce dans une crèche, dans la persécution, le rejet, la trahison, les insultes, les moqueries, les coups, la torture, la crucifixion ! Alors qui serions-nous pour dire non si ce Crucifié se retourne, nous regarde, et nous appelle à Le suivre ?

« Il dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu. » (Luc 9:57-62)

Sommes-nous propres ou impropres au Royaume de Dieu ? Quel amour habite réellement en nous ? Celui du monde, de soi, ou celui du Père, du Royaume qui vient ? Pour qui travaillons-nous, pour quoi travaillons-nous ?… Attention, le Royaume des Cieux est proche, et le temps vient où il sera trop tard pour réfléchir, le temps vient où il sera trop tard pour répondre à ce que nous savions être la volonté de Dieu, le temps vient où nous ne pourrons que regretter éternellement de n’avoir pas osé dire « Oui, me voici, envoie-moi ! », et le temps vient où il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes, dans le royaume de Dieu ! Avons-nous d’ailleurs médité à cela ? Avons-nous considéré le fait que nous partagerons le Ciel avec de tels hommes ? Et avec tous ceux et celles qu’énumère le fameux chapitre onze de l’épître aux Hébreux ? Et avec tous les saints et martyrs qui se sont succédé depuis ? C’est avec eux que nous adorerons éternellement le Dieu de gloire, ou alors nous serons jetés dehors. Quelles réponses allons-nous donc donner aux paroles de Jésus ? Quelles interprétations allons-nous en faire ? Celles de ces hommes qui ont eu les oreilles pour entendre et les mettre en pratique, ou bien celles avec lesquelles notre génération tiède et endormie se fait illusion ?

Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes

La réponse à ces questions « importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes : c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. » (Romains 13:11)

Oui, le temps presse, l’heure de nous réveiller et de parler de plus en plus ouvertement a sonné ! Et cela parce que les temps sont mauvais, parce que le diable est animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps, et parce que si de Sion l’Eternel rugit, l’adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera parmi les nations ! Et ses moyens de séduction sont si subtils qu’ils parviennent à endormir et scléroser ceux qui pourtant sont appelés par le Dieu Vivant. Et sa ruse est devenue telle qu’il est arrivé parfaitement à voiler dans les consciences la réalité et la gloire du Royaume qui vient, et à manipuler les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ.

Une telle méditation recueillera certainement bien des commentaires au sein même d’une église qui s’est laissé souiller par le « spirituellement correct », altérant ainsi la parole de Dieu. Et le résultat n’en est autre qu’un manque flagrant de l’onction véritable du Dieu de la sainteté, une église morte et sans vie, ou encore une église qui se croit vivante et prophétique alors qu’elle est séduite par les signes mensongers annoncés.

Nos temps sont mauvais et le temps est court ! Mesurons-nous donc dans quelle génération nous sommes ? Jésus parle de notre génération comme de celle de Noé, d’une iniquité accrue, d’un amour refroidi, de séductions, de faux christs, de faux prophètes, de détresse… Mais au sein de l’iniquité, que faisait donc Noé, cet homme juste et intègre parmi ses contemporains, lui qui marchait avec Dieu ? Noé exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné et il construisit une arche ! Alors que dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, alors que tous avaient de l’orgueil et vivaient dans l’abondance et dans une insouciante sécurité comme il nous est dit de Sodome, Noé, lui, construisait ! Noé travaillait pleinement pour Celui dont personne ne se doutait qu’Il allait venir… Alors construisons donc en notre temps l’arche du Dieu qui vient ! Et crions donc à notre génération si loin de Dieu qu’il s’agit d’y rentrer vite, car le déluge est à la porte ! Et osons lui dire que le jugement de Dieu n’est pas une fable !

Montre-moi ta foi sans les oeuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes oeuvres

Aujourd’hui, au sein du monde occidental, de ce monde incrédule et déçu par la religion, une question que tous les chrétiens se posent, ou devraient se poser, est : comment interpeller et atteindre ces masses qui ne veulent plus rien entendre ? Et si elle n’est peut-être pas la seule, la réponse la plus vraie ne se trouve-t-elle pas dans le fait de revenir à la mise en pratique véritable des Ecritures, et le fait de devenir alors ce que l’église primitive était : un signe de Dieu pour notre temps ? Car le monde actuel n’a plus d’espérance, et pourtant, même si la plupart deviennent de plus en plus hostiles à la foi, chaque homme garde au fond de lui un désir d’authenticité, une soif de vérité. Mais pour répondre à ce vide intérieur souvent rempli des mensonges de l’ennemi et pour se convertir véritablement, l’homme contemporain n’a que faire de nos paroles ou de nos programmes. Ce qu’il cherche, c’est l’authenticité !

C’est finalement tout ce que l’église d’aujourd’hui ne peut pas lui offrir, car en ayant dilué son message en voulant se mettre au diapason des gens, elle a perdu l’authentique puissance de Dieu, celle qui vient d’un message sans équivoque et de chrétiens qui vivent ce qu’ils prêchent.

Notre monde insouciant et incrédule n’a donc pas besoin de beaux discours ou de programmes bien pensés, mais d’une démonstration de foi qui manifeste de manière indéniable que Dieu est Vivant, et qu’Il revient bientôt. Notre monde vide d’espoir et d’authenticité a besoin de voir des actes, des oeuvres, et des actes et des oeuvres empreints et épris de la vérité évangélique, manifestant la Parole de Dieu comme une réalité vivante et concrète. Si Jacques avait bien compris cela pour sa génération, ô combien ses paroles inspirées devraient interpeller l’Eglise et chaque croyant aujourd’hui :

« Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les oeuvres ? Cette foi peut-elle le sauver ? Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les oeuvres. Montre-moi ta foi sans les oeuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes oeuvres. Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les oeuvres est inutile ? Comme le corps sans esprit est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte. »(Jacques 2)

Oui, plus que jamais c’est le temps de manifester une foi vivante, non par nos dires mais par nos oeuvres ! Manifester une foi véritable, non par nos petits témoignages qui nous rassurent et nous réjouissent parce que l’on croit semer la Parole, mais par une mise en pratique de la Parole qui nous fait d’abord tomber réellement en terre pour permettre alors de posséder le véritable témoignage de Jésus. Et ainsi, nous pourrons voir de vraies conversions bibliques et non des gens « touchés »…

C’est donc le temps pour plusieurs de répondre aux paroles et aux appels d’un Dieu qui souhaite rassembler un reste qui saura manifester tangiblement la réalité de Son règne qui vient ! Un reste qui osera revenir à ce que vivaient les premiers chrétiens, et trouver ainsi grâce auprès d’un peuple qui ne saura que dire devant la foi manifeste d’hommes et de femmes, tous différents, mais tous unis dans l’amour véritable du Crucifié, et dans l’attente ardente du Ressuscité qui vient.

« Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. »
(Actes 2:44-47)

Encore un peu de temps, et vous me verrez

Si Jésus a dit à ses disciples au soir de sa vie : « Encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais au Père », c’est parce qu’après Sa crucifixion, Il allait ressusciter et les revoir. Et c’est bien ce qu’il s’est passé, pour eux, comme pour plus de cinq cents frères à la fois. Mais aujourd’hui, à nous qui avons reçu le Saint-Esprit aussi bien que ces hommes, et ce pour devenir une même épouse pure et sans tache, Jésus voudrait dire encore plus fort : « Encore un peu de temps, et vous me verrez ! Oui, je viens bientôt ! Et tout oeil Me verra ! Oui. Amen ! Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant. »

Et nous lisons aussi dans l’Ecriture que la réponse à cela est :

« Amen ! Viens Seigneur Jésus ! »

Et encore :

« L’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. »

Mais alors, comment donc être une épouse qui dit « Viens » et qui veut être avec Lui demain, si nous refusons de suivre Celui qui nous dit « Viens et suis-moi » aujourd’hui ?! Il y a là un vrai problème qu’il nous convient de considérer. Nous sommes en effet nombreux à désirer être enlevés sur des nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs, mais nous sommes beaucoup moins à vouloir marcher ici-bas à Sa suite en répondant de manière claire à Son appel. Pourquoi ? C’est à chacun de répondre pour lui-même, face à Celui qui vient dans la gloire de son Père, et qui rendra à chacun selon ses oeuvres. Mais sachons qu’une épouse aimante est censée aller à la rencontre de l’Epoux ! Son attente n’est pas statique, mais plutôt ardente, comme le livre des Cantiques nous en instruit.

Allons-nous donc laisser nos contemporains sans signes tangibles que notre Epoux arrive ? Allons-nous faire comme ce jeune homme riche que Jésus a pourtant regardé et aimé ? Ou allons-nous oser suivre notre père Abraham, notre mère Rébecca, notre soeur Ruth, et faire du Fils premier-né notre véritable frère ?

Si le sang de l’Agneau a coulé, pourquoi donc rester encore dans nos maisons égyptiennes ? Allons au désert, n’ayons pas peur, ne murmurons pas, alors l’Eternel formera en nous ce bon esprit de Caleb et de Josué, et bientôt nous pourrons voir apparaître la terre promise !

N.B. : L’auteur de ces lignes tient à préciser avec fermeté que cette méditation n’a aucunement pour but d’être un plaidoyer afin que le plus grand nombre rejoigne la mission à laquelle il appartient. L’Espoir ne cherche nullement la croissance du nombre de ses membres, mais c’est avec sincérité que chacun recherche la seule gloire de Dieu.


Si l’oeuvre a bien pour vocation d’aider et d’accueillir des personnes qui répondraient à cet appel de Jésus, elle est avant tout appelée à être une voix qui crie dans le désert pour dire ce qu’elle croit être sur le coeur de Dieu. Nous souhaitons ainsi que les personnes qui entendraient la voix du Seigneur puissent y répondre et s’engager là où Dieu seul les souhaite.

 


30/12/2014
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