* JESUS REVIENT *

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Philippe Landrevie


TSUNAMI (2) ( Philippe Landrevie )

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Lecture Jacq 1 : 12-15.

1) L'ALERTE.

- Les informations de décembre ont montré les dégâts considérables causés par le dernier tsunami de l'océan indien. Les experts précisent que bien des vies auraient pu être sauvées si ce phénomène redoutable avait été repéré à temps. Ainsi, dans le Pacifique existent des centres d'études sismologiques à Hawaï et en Polynésie. Ils effectuent une surveillance des fonds marins et permettent donc de prévenir les risques éventuels de tsunamis. - Pour rester dans la lignée de la réflexion de la prédication précédente, il s'agit de souligner l'importance d'être en état d'alerte afin de déceler la présence de tentations dont le but est d'entraîner l'homme à se détourner des voies de Dieu. - En effet, la bible évoque la réalité de Satan, ange déchu de sa position élevée dans le ciel pour s'être laissé emporter par l'orgueil et s'être révolté contre l'autorité divine. Ez 28 : 1-2; 14-19 où un roi humain typifie et représente Satan. Le but du Créateur est de renouer le contact avec chaque individu et de le sauver afin de développer dès ici-bas avec lui une relation vivante dans l'amour. L'accomplissement final est de partager la présence et la gloire de Dieu dans l'éternité. Le diable a lui aussi un plan : maintenir un maximum de personnes dans l'incrédulité, l'indifférence, la rébellion, la religiosité, le rejet par rapport à Jésus et les entraîner ainsi avec lui dans la perdition éternelle. Pour cela, il utilise des armes comme la tentation pour séduire et éloigner l'homme du Seigneur. Mat 4 : 3; Jean 3 : 16; 17 : 24; Apo 20 : 10-15; 21 : 1-4. - L'ennemi est subtil et rusé pour nous piéger et susciter des tentations afin de nous faire chuter. 1 Pi 5 : 8. Il est donc essentiel pour le chrétien de veiller et de se tenir devant Dieu pour être capable de distinguer et de repérer ses sollicitations. - Des centres de contrôles ont été élaborés pour repérer les mouvements de l'écorce terrestre sous l'eau. Des moyens techniques sophistiqués permettent une surveillance permanente et efficace. De la même façon, le Seigneur a doté l'homme de facultés et d'outils lui donnant ainsi la possibilité de détecter l'apparition des tentations. Par le Saint-Esprit, Dieu parle à sa conscience. Il utilise aussi les Ecritures et les événements de la vie. - Les techniciens et les ingénieurs de ces centres de contrôles doivent travailler avec du matériel en bon état qui nécessite un entretien. De la même façon, le croyant a besoin d'avoir une conscience qui fonctionne correctement. Elle nécessite donc d'être ni étouffée, ni cautérisée, ni réprimée ou refoulée sinon elle inverse les repères divins. Es 5 : 20. Le Créateur y ayant inscrit les notions de bien et de mal selon Son appréciation, il convient de l'écouter attentivement afin de déceler les pièges de la tentation. Rom 2 : 14-15. Cependant, à l'état naturel, elle n'est pas infaillible et car elle est altérée par le péché présent dans la nature de chaque individu. Par sa foi et le don de sa vie, le disciple expérimente la purification de sa conscience qui devient alors plus sensible aux perceptions de l'Esprit et à la sainteté de Dieu. Heb 9 : 14. Grâce à une communion et à une intimité de plus en plus développées avec le Seigneur dans la prière et au travers de la méditation de la Parole, le chrétien permet à sa conscience d'éliminer progressivement les éléments d'appréciations charnelles pour devenir de plus en plus perméable aux sentiments de Jésus. Sa conscience épouse alors celle de Son Maître. On peut parler d'une bonne conscience. Act 24 : 16; Rom 9 : 1; 2 Cor 1 : 12; 1 Tim 1 : 5; 18. - La bible affirme que Dieu parle tantôt d'une manière, tantôt d'une autre. Job 33 : 14. En effet, le Seigneur révèle les dangers du péché par les Ecritures, les dons spirituels, les songes, les visions, les conseils, les circonstances... L'essentiel est d'y prendre garde. - Les techniciens, même équipés de la meilleure technologie, doivent demeurer éveillés et attentifs devant les indications de leur matériel. Si celui-ci leur signale l'apparition d'un tremblement de terre sous-marin, ils pourront déclencher l'alerte grâce à leur vigilance. Ainsi, lorsque le Seigneur montre le danger d'une tentation ou d'un risque de pécher, le croyant éveillé peut alors prendre ses dispositions pour éviter de se faire emporter par la vague de la tentation. Marc 14 : 38; Luc 21 : 36; 1 Cor 16 : 13; Col 4 : 2; 1 Pi 5 : 8. Il est donc important de ne pas s'assoupir dans sa vie spirituelle et d'entretenir une foi dynamique et tonique par une relation vivante avec Jésus. Eph 5 : 19. - Le salut des populations dépend également de la rapidité d'intervention des employés et de leur promptitude à déclencher l'alerte. La sauvegarde d'une vie est en rapport avec la volonté de la personne de réagir rapidement lorsque le risque de pécher est connu. Gen 4 : 7; Eph 6 : 10-11; Jac 4 : 7. Bien des gens se laissent prendre et absorber par le péché alors que le Seigneur, dans Son amour et dans Sa grâce, les a interpellés. Malheureusement, bien que conscients du péril qui les guette, ils ne prennent pas les résolutions nécessaires et tardent à agir. Ne manifestant pas d'opposition à la tentation dès son apparition, ils y succombent et éprouvent ensuite les pires difficultés pour se dégager du péché qui les a pris dans ses filets. De ce fait, plusieurs sont empoisonnés par le tabac, l'alcool, les impuretés sexuelles, les passions. On peut aussi citer la paresse spirituelle, la nonchalance, la prédominance des intérêts personnels. D'autres ont laissé se développer en eux l'amertume, la rancœur, le rejet, la haine, la critique. - Heureusement, au travers d'un retour à Dieu dans une attitude sincère de repentance et d'humiliation, il est toujours possible de vivre une délivrance et un rétablissement authentiques. Ps 32 : 1-5; Prov 28 : 13; 1 Jean 1 : 9.

2) LE TSUNAMI ATTEIND LES COTES.

- L'homme est impuissant face à certains éléments naturels dans le sens où il ne peut empêcher leur apparition (Tremblement de terre, éruption volcanique, tempête, inondation...) Par contre, il lui est possible de s'en protéger dans une certaine mesure. - L'être humain ne peut pas éviter l'exposition à la tentation. Même après la conversion de Ses disciples, Jésus ne leur a jamais promis l'immunité par rapport aux sollicitations et aux séductions de ce monde. Par contre, Il garantit la victoire dans toutes les situations rencontrées. Jean 16 : 33; 1 Jean 5 : 4. - Les découvertes et les innovations technologiques ne fournissent pas à l'homme les moyens d'empêcher la formation d'un tsunami qui achève sa course sur les côtes. En Asie, si des centres de détection avaient été mis en place, l'alerte aurait certainement permis à des multitudes de s'éloigner des rivages et ainsi d'avoir la vie sauve. - Lorsque le chrétien est sensible au Saint-Esprit et à la Parole, il ne peut certes pas éviter la venue de la tentation, mais dans le cadre de sa foi et de sa dépendance du Seigneur, il se préserve et ne permet pas au péché de l'atteindre. Sa motivation de rechercher ce qui est pur, saint et agréable à Dieu le protège des souillures de ce monde. Phil 4 : 8-9. Concrètement, il évite les lieux, les activités, les conversations, les pratiques, les pensées au travers desquelles il serait en danger de pécher et attristerait son Seigneur qui est mort pour lui à la croix de Golgotha. Ps 101 : 4-7; Rom 6 : 12; 16 : 17; 1 Cor 15 : 34; 2 Cor 6 : 17; 2 Tim 2 22-24. - La bible mentionne souvent un principe vital pour le disciple : l'importance de se réfugier, non pas dans un endroit géographique particulier, mais dans un lieu spirituel, c'est -à-dire la présence de Dieu. Par la foi, le croyant est invité à rechercher la face de son Seigneur au travers de la prière, de la lecture et de la méditation des Ecritures. La mise en pratique de cette manière de vivre le fortifie et l'épargne d'être assailli et vaincu par les tentations de ce monde. Es 26 : 20; Mat 6 : 33.

3) LA MONDIALISATION DE LA SOLIDARITE.

- Cette catastrophe a été suivie d'élans de solidarité et de générosité sans précédent à l'échelle planétaire. Jamais un événement n'avait suscité autant de mobilisations auparavant. Cependant, même si les aides ont atteint des records, elles sont néanmoins très relatives quand on considère les ressources des donateurs, que ce soit des particuliers, des entreprises, des nations. - La bible cite et décrit la réalité d'une mondialisation dans tous les domaines où les acteurs deviennent liés et dépendants les uns des autres de plus en plus étroitement. Ainsi, on observe cette évolution au niveau politique, économique, militaire, religieux, aide et secours. Sur un plan humain, on peut y voir des avantages et des orientations logiques. Cependant, il s'agit d'un système qui va favoriser le pouvoir et la domination sur les peuples. Satan, dans sa volonté d'hégémonie, agit pour mettre en place ces éléments et asseoir ainsi son contrôle de toute l'humanité. Apo 13. - Néanmoins, cette évolution fait partie du plan de Dieu car elle conduit la race humaine vers un jugement divin. En effet, tous les modes de fonctionnement élaborés par l'homme le sont dans un esprit d'indépendance et d'insoumission vis à vis du Créateur. Ils visent à l'amélioration, au progrès, au développement, au bonheur de l'individu mais sans Celui qui est la source de la vie. - L'incrédulité et le péché de l'homme vont provoquer des catastrophes et des temps de détresses sur la terre. Ces drames sont et seront l'occasion pour plusieurs de lever les yeux vers le ciel afin d'implorer le secours, l'assistance, la miséricorde et le pardon divins. Il est à noter que lors de la période de la grande tribulation, l'Eglise, c'est-à-dire l'ensemble des véritables disciples de Christ qui l'auront reçu comme Sauveur et qui Lui auront offert leur vie afin qu'Il en soit le Maître auront été enlevés de la terre. Mat 24 : 27; 36-44; 1 Cor 15 : 51-54; 1 Thes 4 : 13-18. - Ainsi, s'il est normal de se réjouir de l'assistance apportée aux nécessiteux et aux victimes du tsunami, il convient d'être lucide et de considérer que cela fait partie de la mise en place de la mondialisation de toutes les activités humaines qui se développent sans le Seigneur de la terre.

Philippe LANDREVIE

 

 


20/04/2015
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SOUHAITS POUR L'ANNEE ( Philippe Landrevie )

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Lecture 3 Jean 1-4.

1) INTRODUCTION.

- Le début d'année est une période traditionnelle pour souhaiter des vœux de bonheur. Généralement, il est question de travail, de santé, de succès dans les affaires...
- Le disciple de Jésus, même s'il n'est pas insensible à ces éléments, fixe surtout son attention sur la réussite de sa vie chrétienne. C'est ce que souligne l'apôtre Jean en écrivant à Gaïus.

2) LA PROSPERITE INTERIEURE.

- En évoquant la prospérité de l'âme de Gaïus, Jean fait l'éloge d'une santé intérieure indéniable. La bible nous encourage et nous donne les moyens d'expérimenter cette réalité, même dans un contexte qui peut être hostile, douloureux, difficile à gérer.
- Le souhait de Jésus est que chaque chrétien connaisse un épanouissement, une authentique harmonie intérieure par la présence de la paix divine.
Jean 14 : 27; Rom 15 : 11; Phil 4 : 6-7 : La paix et la sérénité ayant une origine terrestre sont dépendantes des circonstances, donc aléatoires mais aussi éphémères. Celles qui émanent de Dieu ne sont pas en rapport avec une amélioration de la situation rencontrée, mais elles sont l'œuvre du Saint-Esprit dans un cœur ouvert.
- Des hommes de foi ont fait ce genre d'expérience : Schadrac, Meschac et Abed-Négo : Daniel 3; Etienne : Actes 7; Paul et Silas : Actes 16 : 25.
- Au préalable, les 3 jeunes hébreux avaient décidé, en compagnie de Daniel, de ne pas participer aux repas au cours desquels la viande servie provenait d'animaux sacrifiés à des idoles suivant un rite païen. Ils ont également choisi de se préserver des orgies et des débordements de tous ordres qui caractérisaient vraisemblablement la vie du roi et de ses proches. La paix de Dieu face à une mort certaine a été accordée abondamment à des gens qui ont été déterminés à ne pas faire de compromis avec le péché et avec toute forme de souillure.
- Etienne a été rempli de paix et d'assurance devant le sanhédrin et ses meurtriers parce qu'il était en communion avec son Seigneur. Le Saint-Esprit pouvait ainsi manifester Son œuvre en lui. Actes 6 : 3.
- Paul et Silas n'ont pas craint une éventuelle exécution suite à leur emprisonnement car ils ont abandonné totalement leur vie et leur destinée entre les mains de leur MaîtreActes 20 : 24; 2Cor 5 : 15; Phil 3 : 8.
Héb 4 : 10-11; Mat 11 : 28-30 : On découvre 2 dimensions du repos divin : celui accordé en réponse à une attitude de foi et d'abandon dans la présence du Seigneur, et celui qui découle du choix volontaire de suivre Jésus, Ses instructions, Ses conseils, Sa Parole.

3) UNE AME PROSPERE.

- Notre âme est composée de trois grandes sphères : l'intelligence et la raison, les sentiments et les émotions, la volonté. Une âme prospère est caractérisée par une action efficace du Saint-Esprit dans tous ces domaines.

a) L'intelligence et la raison.

- L'appréciation de Dieu est souvent différente de celle de l'homme et se situe à un niveau supérieur. 1 Sam 16 : 7; Esaïe 55 : 8-9. Ainsi, une intelligence et une raison efficaces, remarquables ne sont pas en rapport avec des facultés et un quotient intellectuel élevés, mais avec l'amour de la vérité. En réponse à une telle démarche, le Seigneur communique l'éclairage et les capacités nécessaires à une bonne compréhension des choses de Dieu. Luc 10 : 21; Ps 119 : 104. Il est alors question d'une intelligence spirituelle qui saisit les réalités célestes.

b) Les sentiments et les émotions.

- L'homme est équipé naturellement de perceptions, d'affections, de sentiments. Bien souvent, ces-derniers nous trompent et nous éloignent des désirs et des pensées de Jésus. Une âme prospère a la particularité de se laisser éduquer par la Parole et par l'Esprit afin de laisser se développer en elle les sentiments, les pensées, les émotions de Dieu Lui-même. Phil 2 : 5. Le disciple n'est pas appelé à créer ces éléments, mais à permettre au Seigneur de les susciter et de les faire croître dans son cœur. Gal 5 : 22.

c) La volonté.

- Chaque être humain a la possibilité et la liberté d'avoir dans son cœur des choix personnels. L'homme naturel, irrégénéré vit en suivant les penchants et les désirs de sa volonté. Malheureusement, ce mode de vie peut aussi concerner des croyants.
Le dessein du Seigneur est que chaque chrétien renonce par amour, et pas seulement par devoir, à sa volonté propre pour se soumettre à celle de son Rédempteur. Le devoir, le respect des règles et des principes divins peuvent être les moteurs de la marche avec Dieu. (Exemple des pharisiens) Cependant, si la vie chrétienne est uniquement basée et construite sur ces fondations, elle risque d'être pénible, insipide, sans rayonnement, sans éclat ni joie.
La motivation principale pour accepter le dépouillement de sa volonté afin de d'épouser celle de Jésus doit être l'amour. Si nous sommes en difficulté sur ce plan-là, nous sommes invités à nous laisser remplir de l'amour divin qui répond efficacement à tous les besoins du cœur humain et communique la force nécessaire pour suivre le Seigneur sur le chemin resserré et étroit. Rom 5 : 5; 1 Jean 4 : 16-17.
- Jésus est l'exemple parfait de soumission volontaire et joyeuse. Mat 26 : 39; Jean 4 : 34; 5 : 30.
- Parfois, devant les difficultés de la vie qui ressemblent à des défis à relever, on peut être stoppé, bloqué et avancer comme objection une incapacité à surmonter l'obstacle : "Je ne peux pas pardonner; aimer; résister à cette tentation; repousser ces pensées négatives..." C'est une mauvaise position, car le Seigneur connaît parfaitement les limites, les faiblesses et les impossibilités de Ses enfants. Rom 7 : 14-25; 2 Cor 3 : 5. C'est au niveau de notre volonté que Dieu nous interpelle. Celle-ci doit être mobilisée pour prendre des positions spirituelles conformes à Sa Parole. Cette détermination est à associer à la confiance dans ce Père Tout-Puissant à qui rien n'est impossible et qui donne les capacités et les facultés nécessaires.
- Remarque : Jésus connaît les défaillances de Ses disciples et admet dans Son amour l'éventualité d'une incapacité totale à manifester la moindre volonté. Il prévoit, dans de tels cas extrêmes, une action de l'Esprit pour susciter et créer la volonté dans le cœur. Phili 2 : 12-13.

4) UNE BONNE SANTE PHYSIQUE.

- Dans notre contexte, nous aimerions voir davantage de guérisons, de relèvements, de délivrances de maux incurables. Même si cela ne se passe pas dans les proportions du livre des Actes, le Seigneur agit cependant et confirme Sa Parole dans les corps en les restaurants.
- Ne laissons donc pas l'incrédulité et les pensées négatives nous envahirent. Soyons au contraire renouvelés dans la foi afin de nous attendre à tout moment à une guérison. Il ne s'agit pas d'être obsédés, stressés et excessivement accablés dans une situation d'expectative, mais tout simplement de rester confiants dans la puissance divine. Es 30 : 15.

5) UNE PROSPERITE A TOUS EGARDS.

- Le Seigneur souhaite une vitalité et une bonne santé pour l'âme et le corps, mais aussi pour l'esprit. Le Saint-Esprit désire renouveler la dynamique de l'église en dispensant Ses dons et en multipliant Ses actions. Que le peuple de Dieu soit assoiffé de la vie de l'Esprit et s'attende à recevoir des songes, des visions, des pensées et des paroles d'origine divine. Act 2 : 16-18.
- Qu'un climat de foi et de consécration favorise les dons spirituels, et que le Seigneur produise Sa nature dans chacun de Ses enfants. Gal 2 : 20; Jean 3 : 36.
- Jésus est favorable, dans Sa souveraineté et dans Sa grâce et en fonction des cas, à une prospérité dans les domaines suivant : familial, social, matériel...1 Tim 6 : 17. Son désir suprême est néanmoins que les élus soient riches pour Lui. Luc 12 : 21.
- Gaïus avait du succès dans l'application de son ministère qui consistait à exercer l'hospitalité envers les prédicateurs itinérants. En effet, au 1er siècle, les évangélistes allaient de villages en villages pour annoncer le salut. Ils logeaient généralement chez des hôtes qui acceptaient de les accueillir. Gaïus était connu et apprécié pour les abriter sous son toit.
Chaque chrétien appartient au corps de Christ et a donc sa place, sa fonction, son rôle à jouer pour participer à la bonne santé de l'ensemble dans la complémentarité des autres membres1 Cor 12. Que chacun prenne conscience de ses richesses et de ses talents pour les mettre au service du Seigneur et du prochain. 2 Cor 8 : 5; 1 Pi 4 : 10; Gal 5 : 13; Mat 25 : 14-30.
Une église est prospère dans la pratique et non pas seulement en potentiel quand l'ensemble de ses membres participent activement à son développement en offrant ce qu'il a et ce qu'il est.

Philippe LANDREVIE

 


30/03/2015
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LES OFFRANDES ( Philippe Landrevie )

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Lecture Prov 3 : 9-10.

1) LA RELATION AVEC L'ARGENT SELON L'HOMME.

- Dans notre contexte actuel, il convient d'être prudent lorsqu'on évoque l'argent. En effet, c'est un sujet relativement tabou en France car on fait preuve de beaucoup de retenue et de pudeur, contrairement aux anglo-saxons qui en parlent facilement.
- De plus, notre pays se caractérise par une mentalité dominante hostile à Dieu. Parler du Seigneur, de la foi suscite bien souvent des réactions de rejet et d'indifférence. Les mouvements évangéliques sont aisément qualifiés de sectes. La société est souvent secouée par des scandales mettant en lumière des malversations et des utilisations frauduleuses au niveau financier.
- Même lorsqu'il n'y a pas de malhonnêteté, l'état d'esprit naturel de l'être humain est orienté généralement vers l'avarice, l'âpreté aux gains, la recherche effrénée de l'enrichissement personnel, le "chacun pour soi". La société développe et souligne les valeurs de productivité, de rentabilité, de réussite individuelle, de compétition. Elle pousse à considérer que le bonheur et l'épanouissement de l'individu passent obligatoirement par l'accumulation de richesses matérielles.
- Le risque pour les croyants est de se laisser imprégner de cette mentalité et de gérer les biens terrestres avec l'état d'esprit du monde. Il s'agit donc de bien comprendre l'approche biblique concernant les dons d'argent afin de saisir les désirs du Seigneur à cet égard.

2) LA RELATION AVEC L'ARGENT SELON DIEU.

a) La retenue dans les offrandes.

- Lorsque l'œuvre de Dieu est en situation délicate et en insuffisance financière, il peut y avoir plusieurs raisons :
  - Un contexte social et économique difficile pour la majorité.
  - L'ignorance ou un manque de conscience concernant les besoins de l'église. En effet, il est bon de rappeler que les ressources de l'assemblée proviennent exclusivement des dons de ses bienfaiteurs et que sa santé financière dépend de leurs offrandes.
  - Un manque de prise de conscience. Il est nécessaire de réaliser que la consécration matérielle et financière fait partie de la vie chrétienne et d'un mode d'existence qui réjouit le cœur de Dieu.
  - La priorité donnée aux choses de la terre et au matérialisme. Mal 3 : 8; Aggée 1 : 4-11 : A l'époque du prophète, chacun était préoccupé par sa maison et son confort. Aujourd'hui, le risque est grand pour le croyant de ne pas savoir-faire la différence entre le nécessaire vital et le superflu, le secondaire. La société de consommation dans laquelle nous vivons nous pousse à considérer tous les achats et tous les investissements comme indispensables à notre bonheur. Notre économie exerce une pression pour nous happer et nous rendre prisonniers de l'argent et des possessions terrestres. Mat 19 : 16-24. Le disciple de Jésus évite d'orienter sa vie en fonction de ces éléments pour investir prioritairement dans l'œuvre de Dieu.
  - La crainte de manquer si des offrandes fidèles sont effectuées. La solution réside dans le point suivant.

b) La notion de foi dans le pourvoi de Dieu.

- La tendance naturelle consiste à hésiter à donner par crainte d'être dans la difficulté et la disette. La bible encourage à la foi pour considérer que la générosité trouve toujours sa récompense. En effet, le Seigneur promet des bénédictions pour les chrétiens qui osent par amour et par la foi offrir leurs biens même lorsque les ressources sont limitées. (Ceci en rapport avec les possibilités raisonnables de chacun) Prov 3 : 9-10; 11 : 25; 22 : 9; 28 : 27; Mal 3 : 10-12; Luc 6 : 38.

c) Le principe divin de base : le don de soi.

- Pour bien saisir les désirs du Seigneur au sujet de l'argent, il convient de se pencher sur le principe fondamental érigé par les Ecritures : le don en relation avec l'amour. En effet, Dieu Lui-même règle Sa relation avec l'homme sur la base de Son amour inconditionnel. La démonstration puissante se trouve dans le don de Jésus pour le rachat de l'humanité entière, c'est-à-dire pour chaque individu. Jean 3 : 16; Rom 5 : 8; 6 : 23.
- En remontant à l'époque de la Création, on réalise que le Seigneur a donné à Adam et Eve tout ce qui était nécessaire au pourvoi de leurs besoins et à leur bonheur. Le cadre dans lequel ils étaient invités à évoluer a été pensé et leur a été offert pour leur épanouissement. Gen 2 : 8-25.
- En recevant le salut par le moyen de sa foi, le chrétien est invité à adopter ce mode de vie divine en se donnant à Dieu puis aux autres.Nomb 18 : 6; Rom 6 : 13; 12 : 1; 2 Cor 8 : 5. Ainsi, quand cela est vécu, la conséquence est la manifestation de la générosité, de la libéralité, des dons matériels et financiers.

d) La notion de priorité.

Prov 3 : 9 : Ce texte met en lumière 2 façons indissociables d'honorer le Seigneur. La première consiste à Lui consacrer ses biens. Dans l'Ancien Testament, les hébreux participaient à l'entretien du service du tabernacle dans le désert puis du temple édifié à Jérusalem. Ex 35 : 22; 1 Chro 29 : 3-4;
Esd 1 : 6; 8 : 25. Selon la Nouvelle Alliance, le principe demeure avec des dons orientés dans plusieurs directions : soutien des hommes consacrés à l'annonce de l'évangile, aide aux défavorisés, participation à tout ce qui est nécessaire à la vie de l'Eglise. Mat 10 : 10; Luc 10 : 7; 1 Tim 5 : 17 ("double honneur" ou "double honoraire", "rémunération"); Act 4 : 32-37.
- La deuxième réside dans la notion de priorité divine. Les prémices étaient les premiers produits de la terre et les premiers petits du troupeau. Ils n'étaient pas conservés pour la consommation personnelle mais étaient offerts à Dieu dans un esprit de reconnaissance. Il s'agissait des prémices de tout le revenu, et non pas d'une partie des ressources. Ainsi, les disciples sont conviés à donner en priorité au Seigneur une partie de leurs richesses avant de disposer du reste à des fins personnelles. Un chrétien ayant assimilé ce principe ne donne pas son offrande après avoir payer toutes les factures et éventuellement s'il reste quelque chose ! Paul mentionne aussi ce principe de consacrer ses biens au Seigneur avec un esprit de priorité.
1 Cor 16 : 1-2.
1 Rois 17 : 13-16 : Une femme veuve vivant dans une misère extrême à cause de la famine a été invitée à préparer un repas pour l'offrir à Elie. Ensuite, elle a prévu pour son fils et elle. En donnant "d'abord" un gâteau au prophète, elle a accepté de consacrer ses maigres ressources en priorité au Seigneur. Après avoir renoncé à elle-même, elle a fait l'expérience du secours et de la fidélité de Dieu car elle n'a manqué de rien.
Marc 12 : 41-44 : Nous sommes en présence du modèle d'amour et de don fait en priorité au Seigneur. En effet, cette femme aurait pu garder ses maigres moyens pour elle. Elle n'aurait été ni blâmable ni condamnable. Cependant, elle a choisi d'offrir en priorité ses ressources à Dieu. De plus, son amour l'a poussée à donner son nécessaire. Le texte ne précise pas si elle a reçu des bienfaits terrestres pour sa foi et son attachement au Seigneur. Ce qui est certain, c'est la réalité des récompenses célestes au moment de la comparution devant le juste Juge. 2 Cor 5 : 10; Eph 6 : 8.

e) La notion de générosité.

2 Cor 8 : 13-15; 9 : 6-9 : L'apôtre met l'accent sur la façon de donner. Les qualités à déployer sont l'amour et la joie car ce sont les terrains sur lesquels le Seigneur se trouve. En effet, les offrandes ne sont pas obligatoires. Elles ne sont pas un impôt que le croyant est obligé de s'acquitter vis à vis de l'assemblée. Comme tout ce qui se fait et se vit avec Jésus (prière, lecture biblique, service, vie d'église...), la motivation profonde doit être l'amour accompagné de la joie.
2 Cor 8 : 1-5 : Paul fait l'éloge de disciples ayant manifesté une générosité débordante. Le résultat de cette libéralité est le secours précieux apporté aux nécessiteux, mais aussi le climat de joie qui a rempli leurs cœurs. Ce constat est en rapport avec la réalité selon laquelle avec les sentiments de Jésus, on éprouve plus de joie à donner qu'à recevoir. Luc 14 : 13-14; Act 20 : 35.
- Dans certaines circonstances, des hommes et des femmes de Dieu ne se sont pas contentés du minimum au niveau des dons mais ont manifesté des largesses agréables au Seigneur. Ex 36 : 5-7;
1 Chro 29 : 3; 2 Chro 31 : 5.
- Les Ecritures donnent des indications sur le niveau des offrandes qui répondent aux souhaits du Seigneur. En effet, dès le livre de la Genèse, on trouve la mention de la dîme. Gen 14 : 20. Cette pratique se retrouve dans d'autres passages. Deut 12 : 6; 14 : 22; Luc 18 : 12. La dîme est le dixième de tous les revenus d'une personne. Selon Lev 27 : 30, les hébreux étaient tenus de respecter scrupuleusement ce principe.
- Dans le Nouveau Testament ne figure pas la dîme. En effet, nous avons vu que dans le cadre de la grâce, le mode opératoire est la liberté de donner dans l'amour et la joie. Cependant, plusieurs textes prouvent que Jésus, en inaugurant la Nouvelle Alliance, a accompli la loi et a énoncé des exigences plus élevées. Mat 5-6-7. L'ère de la grâce accorde des privilèges plus importants à ses bénéficiaires, mais elle requiert plus de responsabilités et de niveau de consécration.
- Ainsi, selon cette réflexion, on peut considérer que la dîme pour les disciples de Jésus est en rapport avec ce qui plait au Seigneur et même certainement le minimum à consacrer, cela en tenant compte des ressources et des possibilités de chacun.
- En effet, l'amour et la joie, moteurs essentiels dans la vie chrétienne, ne doivent pas négliger les moyens matériels et financiers du chrétien. Il s'agit donc de donner en fonction de ses richesses.
Deut 16 : 10; 17; 1 Cor 16 : 2; 2 Cor 8 : 13. Chaque disciple est invité à trouver son propre équilibre qui consiste à offrir ses biens pour les mettre à disposition de l'œuvre de Dieu avec générosité et selon les possibilités. Il convient d'éviter les pièges de l'amour de l'argent, de l'égoïsme, de l'avarice et de la recherche exclusive de l'intérêt personnel. Prov 11 : 24; 1 Tim 6 : 10; Heb 13 : 5. Il s'agit aussi de ne pas culpabiliser lorsque la situation ne permet pas de donner davantage comme ce serait souhaité.

 


16/12/2014
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" EDUCATION PARENTALE (1) "

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Lecture Prov 22 : 6. Version Français courant : "Donne de bonnes habitudes à l'enfant dès l'entrée de sa vie : il les conservera jusque dans sa vieillesse".

1) LE PRINCIPE BIBLIQUE DE L'EDUCATION.

- Donner une éducation signifie : "développer les facultés morales, physiques et intellectuelles; élever; former; instruire." Selon Prov 22 : 6, instruire est en rapport avec "donner, inculquer de bonnes habitudes, orienter." La bible souligne la nécessité pour l'être humain de recevoir une éducation. Dans le jardin d'Eden, Adam et Eve vivaient avant leur désobéissance en communion avec leur Créateur qui les enseignait certainement afin qu'ils deviennent aptes à faire la différence entre le bien et le mal selon Dieu. Gen 2. Jésus a passé 3 ans ½ à instruire et à former Ses disciples. Les Ecritures nous ont été laissées pour que nous ayons accès à l'instruction divine afin de vivre selon les voies et les conseils de Dieu. 2 Tim 3 : 16-17. Dans ce passage, Paul affirme le rôle précieux et indispensable de la bible, Parole inspirée par l'Esprit : rendre l'homme accompli, c'est-à-dire équipé, adapté, bien disposé, complet, à maturité et capable de réaliser les bonnes œuvres qui glorifient le Seigneur. Eph 2 : 10. Ce processus doit commencer dès l'enfance, d'où l'importance vitale d'instruire les plus jeunes dans les voies divines de très bonne heure.
- Pour bien se développer, l'enfant a besoin de cadre, de règles, de principes équilibrés qui ne sont pas des lois rigides et accablantes qui risqueraient de l'emprisonner et de l'étouffer. Durant ces dernières dizaines d'années, la fermeté et souvent la sévérité excessive ont caractérisé l'éducation des enfants. Cependant, notre époque montre que nous sommes passés à l'autre extrême avec des parents qui laissent trop de libertés à leur progéniture qui a tendance à faire ce qu'elle veut avec la bienveillance parentale.
- Le Seigneur ne privilégie pas l'une ou l'autre de ces méthodes mais encourage les chrétiens à suivre les indications bibliques et à donner une éducation équilibrée.

2) LES DIFFICULTES DES PARENTS.

a) Le manque d'autorité.

- Les Ecritures citent des hommes et des femmes de Dieu qui ont montré de grosses lacunes au niveau de l'éducation de leurs enfants. Plusieurs ont été excessivement indulgents et n'ont pas manifesté d'autorité pour contraindre les enfants à se soumettre.
1 Sam 3 : 12-14 : Dieu ne reproche pas à Eli d'avoir commis lui-même un péché, mais d'avoir laissé ses fils adopter un comportement et des attitudes contraires à la bienséance divine. Ce passage met clairement en évidence la responsabilité des enfants lorsqu'ils sont en âge de comprendre et d'effectuer des choix, mais aussi celle des parents qui se rendent complices des péchés des jeunes s'ils ne les répriment pas et les laissent faire.
- David a rencontré également ce genre de problème avec Adonija. 1 Sam 1 : 5-6. Il était semblable à un jeune à qui le père et la mère lui accordent tout, accèdent à tous ses désirs, ne lui font jamais une remontrance, le menacent de punition sans jamais mettre à exécution leurs paroles et ainsi ne le sanctionnent pas. Cet enfant ou ce jeune sait alors qu'à force de caprices, de négociations, de pleurs, de séduction, de persévérance, il arrivera à obtenir ce qu'il veut et réussira à faire plier ses parents à sa volonté.
- Devenu plus grand, Adonija s'est laissé emporter par l'orgueil et s'est insurgé contre David. Les enfants à qui on a laissé tout faire deviennent plus tard des adultes qui ne supportent pas l'autorité, les contrariétés, les contraintes, qui n'acceptent pas de se soumettre et qui se révoltent facilement (contre les parents, les profs, le chef d'entreprise, la société, le pasteur, l'église...)
- Un des principes bibliques incontournables est la soumission. Cette vertu est de moins en moins au goût du jour dans une société qui prône des valeurs opposées à celles de l'évangile, à savoir l'individualisme, la domination, l'imposition de ses conceptions personnelles, la contestation d'un avis contraire, la volonté de faire ce qui plait, la satisfaction de ses désirs propres... La meilleure façon de conduire un jeune à se soumettre au Seigneur est de lui apprendre à obéir à ses parents et à lui inculquer la notion de respect de l'autorité. L'enfant roi pourra avoir du mal à se convertir car il bloquera sur l'idée de se soumettre. Sinon, il pourra très bien se tourner vers Jésus, mais il aura des difficultés à permettre au Seigneur de diriger sa vie car il voudra la contrôler et la dominer lui-même. Il sera un croyant charnel qui vivra en fonction de ses désirs et des envies de sa vieille nature et des penchants de son cœur. De plus, il connaîtra inévitablement des problèmes dans ses relations avec les autres, car une de ses devises favorites sera : "je n'obéis qu'à Dieu et pas aux hommes". Or, la bible montre très clairement que la soumission au Seigneur se démontre par une vie qui accepte l'autorité humaine. Luc 2 : 51; 1 Cor 16 : 16 ("ayez de la déférence" dans le sens "d'être soumis"); Eph 5 : 20-21; Héb 13 : 17; 1 Pi 5 : 5.
- A l'inverse, l'excès d'autorité est préjudiciable car il construit un jeune brimé, prisonnier d'un ensemble de contraintes pénibles, qui n'apprécie la vie que sous l'angle des devoirs et des obligations auxquelles il faut absolument se soumettre. Il fabrique un adulte légaliste, à l'état d'esprit étroit, intransigeant, implacable, ne supportant pas ses faiblesses ni celles des autres. C'est quelqu'un qui n'ose pas prendre des initiatives car il craint de se tromper continuellement. Il a une mauvaise perception de Dieu car il Le considère comme un Père dur à qui il doit obéir par peur, un Père qui le juge, le condamne et le désapprouve facilement.
Pour sortir de ce schéma, il est nécessaire de permettre au Seigneur d'opérer un changement de mentalité au travers de la prière et de la méditation de Sa Parole. Rom 12 : 2; Eph 4 : 23.

b) Le favoritisme et la partialité. Gen 25 : 28; 33 : 2; 42 : 4; 48 : 21-22; 1 Chro 26 : 10.

 L'Eternel était présent dans les foyers d'Isaac et de Jacob, Il les a bénis, secourus, enrichis, Sa grâce et Sa faveur n'ont jamais manqué. Pourtant, on relève des anomalies dans les relations entre parents et enfants : des préférences, du favoritisme, des comparaisons. Ces défauts doivent être combattus et chassés des familles chrétiennes.
 D'autres erreurs sont à éviter : la tendance d'un parent à avoir des secrets avec un enfant et à cacher des choses à son conjoint. (Cela peut être nécessaire, mais dans des cas très particuliers). Un parent qui cède à un enfant alors que le conjoint n'a pas accédé favorablement à la demande du jeune; des désaccords et des disputes devant les enfants; les grands-parents ou les membres de la famille qui vont dans le sens contraire de l'éducation des parents...

3) LES DEVOIRS DES PARENTS.

- Comme cela a été précisé en introduction, les parents ont la responsabilité d'éduquer leurs enfants dans les voies de Dieu. Cela passe par la nécessité d'inculquer le respect et la soumission à l'autorité. La bible parle de la correction qui n'est pas le fait de frapper violemment un enfant pour le martyriser. Dans les textes suivants, "corriger" comporte les notions "d'enseigner, d'instruire moralement, d'exercer la discipline, de donner une remontrance, un avertissement, une leçon". Prov 13 : 24; 19 : 18; 22 : 15; 23 : 13. Il n'est donc pas question que le jeune fasse ce qu'il veut, dicte sa loi, impose ses conditions et décide à la place des parents.
Héb 12 : 4-11 : L'auteur évoque la relation entre le "châtiment" nécessaire des parents et celui de Dieu en tant que Père. Il signifie "correction, punition". Châtier un enfant ne veut pas dire déverser sur lui toutes ses frustrations, son agacement, sa colère, son malaise intérieur. Dans le langage biblique, ces termes sont toujours en rapport avec un but élevé à atteindre : éduquer, instruire, former, enseigner les enfants et les jeunes afin qu'ils marchent selon les principes de la vie avec Dieu. La motivation est l'amour, le désir de voir sa progéniture être heureuse, s'épanouir dans la foi et une vie qui glorifie Dieu. L'objectif est de placer les jeunes dans les meilleures conditions possibles pour qu'ils se déterminent ensuite eux-mêmes pour le Seigneur et soient sauvés.
- Les Ecritures soulignent l'importance d'enseigner et de transmettre aux jeunes le mode de vie selon Dieu. Deut 4 : 9; 6 : 5-7; 31 : 13; Ps 78 : 1-8. Deut 11 : 18-19 : Ce passage précise avec force la nécessité premièrement de recevoir et de vivre soi-même la Parole. Deuxièmement, il s'agit de la communiquer et de l'inculquer aux enfants. Une erreur consiste à ne pas obliger les jeunes à être instruits selon la bible et à croire qu'ils pourront choisir librement plus tard. Les Ecritures disent le contraire avec une promesse de bénédiction. Prov 22 : 6; Eph 6 : 4.
- Il est donc essentiel d'enseigner les enfants, car la responsabilité ne repose pas en premier sur les moniteurs et monitrices du culte du dimanche matin. Ces-derniers apportent un complément à l'éducation chrétienne qui a lieu normalement à la maison. Dans l'équilibre et en fonction de l'emploi du temps de chacun, il s'agit de s'organiser pour prévoir un culte familial au cours duquel l'instruction biblique et la prière sont à l'honneur. De plus, les parents doivent donner l'exemple de disciples qui privilégient la fidélité et l'engagement dans la vie de l'assemblée. Il est également essentiel que les enfants participent au programme de l'église pour leur donner un maximum de possibilités de rencontrer Jésus et pour leur communiquer le goût de la communion fraternelle.
- Il convient de favoriser la communication en osant évoquer tous les sujets sans tabou avec les jeunes : loisirs, sexualité, tentations, frustrations, déceptions, ambitions, incompréhensions, projets, alcool, drogue, vie à l'école, au collège... Dans la mesure du possible, il est préférable de partager les repas en famille, sans télévision, sans revue à table et sans jeu. Il est sage également de prévoir des moments de qualité avec des activités qui rapprochent les jeunes des parents (jeux de société, sport, sorties, balades...) Il s'agit aussi de gérer la pression de la société de consommation dans laquelle nous vivons : un enfant ou un jeune d'une famille chrétienne ne devrait pas avoir l'autorisation de toucher à des excès nocifs : télévision très tard le soir, 2 à 3 heures par jour de télé, d'ordinateur ou de jeux vidéo, flirts, relations sexuelles, achat des derniers produits à la mode...Il ne serait pas équilibré de priver de tout non plus. Chaque décision doit être accompagnée d'enseignement et d'explications dans l'amour et la fermeté afin que le jeune comprenne qu'il s'agit de son bien être.

                                                              Philippe Landrevie

 


21/10/2014
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" CRISE PUIS VICTOIRE "

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Lecture Genèse 37 : 18-28.

1) JOSEPH PASSE PAR LA MORT.

- La bible n'est pas un ouvrage présentant des sur-hommes ou des demi-dieux mais des individus dont les faiblesses, les limites, les souffrances, les péchés sont exposés. Le Seigneur dévoile parallèlement Ses plans de pardon, de restauration, de bénédictions en faveur de Ses créatures.
- Suite aux songes reçus de Dieu, Joseph les communique à sa famille de façon impudente et imprudente. Quand Dieu confie des éléments au sujet de situations ou de personnes, ce n'est pas automatiquement pour les divulguer. La révélation peut simplement avoir pour but la réflexion et la méditation personnelles dans la prière ou l'intercession. Luc 2 : 19.
- Si le Seigneur dévoile des réalités qui nécessitent d'être partagées, le fruit de l'Esprit est alors indispensable dans la façon de dire les choses.2 Tim 4 : 2.
- Joseph est dépouillé de sa tunique, symbole de la préférence de Jacob pour son fils. Il est jeté dans une citerne puis récupéré pour être vendu comme esclave. Plus tard, en Egypte, il aura une fonction élevée en étant au service de Potiphar, un officier de Pharaon.
- Le dépouillement : Il est possible de le connaître dans les domaines suivant : affectif (Daniel jeune homme déporté à Babylone, Saraï privée d'enfant...), matériel (Lot; Job; les personnes victimes de catastrophes naturelles, du chômage, de la précarité...), santé, liberté (persécution des chrétiens affichant leur foi...), dignité (personnes dénigrées, humiliées...)
- Dans tous ces cas, 2 types de réactions sont possibles :
   -soit on vit en subissant la situation avec détresse, abattement, sans espoir d'amélioration : Lam 3 : 19-20.
   -soit on relève le défi pour apprendre à utiliser les circonstances et découvrir la puissance, la présence, la fidélité de Jésus. Ps 34 : 5-10; Jér 16 : 19; Ps 138 : 2.
- La mort : La citerne dans laquelle Joseph est jeté en est le symbole. Ce trou creusé dans la terre fait penser à un tombeau. Plusieurs sont dans une situation tellement désespérée qu'ils existent ou survivent plus qu'ils ne vivent. Des pensées de suicide font alors irruption pour pousser à se supprimer. Dans d'autres cas, ce sont des prières réclamant la fin de l'existence terrestre qui jaillissent du cœur. Nbres 11 : 15;
1 Rois 19 : 4.
- Dans la vie du disciple, la mort est souhaitable et indispensable dans plusieurs domaines :
   -faire le deuil dans le sens de faire mourir la nature charnelle et de la laisser crucifiée afin de limiter ses expressions. C'est le principe biblique de la mort à soi. Gal 2 : 20; Rom 8 : 13; Eph 4 : 25-32.
   -faire le deuil de certains événements du passé ayant entraîné des blessures, des déchirures intérieures.
   -faire le deuil de séparations. Gen 23 : 2-3.
   -faire le deuil d'ambitions et de projets strictement personnels. Heb 11 : 24-26.
   -faire le deuil d'éléments appréciables sur un plan humain mais nuisibles ou difficilement compatibles avec le désir ardent de vivre les privilèges du royaume de Dieu. Phil 3 : 7-8; 13-14. Mat 6 : 33; Col 3 : 2.
   -faire le deuil de prises de positions rigides qui relèvent de l'appréciation personnelle et qui nécessitent une correction à la lumière des Ecritures et du Saint-Esprit. Actes 10 : 28; Apo 3 : 15-20.
   -faire le deuil de l'acharnement à espérer quelque chose qui n'arrivera peut-être jamais.
Heb 11 : 36-40; 2 Rois 13 : 14. Nous réalisons tous la difficulté à savoir faire objectivement la différence entre nos propres désirs légitimes et compréhensibles et la pensée de Jésus. Des frères et sœurs vivent une fin de parcours douloureuse parce que l'événement souhaité depuis longtemps n'est pas arrivé. L'impression dominante est alors la déception, la trahison de la part des autres qui ont donné de faux espoirs et de la part de Dieu qui n'a pas tenu Ses promesses. Ps 22 : 2-3.
Il ne s'agit pas de ne plus s'attendre à une guérison, à un compagnon en vue d'un mariage, à une bénédiction tant attendue, à une solution tant espérée. Mais il convient d'apprendre à accepter toute éventualité dans la paix et le repos que le Seigneur veut abondamment déverser dans les cœursDan 3 : 16-18; Act 21 : 12-14.

2) JOSEPH VIT UNE SORTE DE RESURRECTION.

Lecture Genèse 39 : 1-6.
- Après avoir été délivré de la citerne et côtoyé la mort de près, Joseph est vendu comme esclave et se retrouve au service de Potiphar en Egypte. Il doit apprendre à composer avec un contexte hostile :
   -il se trouve isolé de sa famille alors qu'il n'a peut-être pas 20 ans.
   -il ne jouit plus de la nécessaire présence de sa mère ni de celle sécurisante de son père.
   -il est déraciné de son mode de vie, de son entourage.
   -il se heurte au problème de la langue.
   -il est exposé au péché et à l'idolâtrie au milieu d'une nation polythéiste.
   -il ne bénéficie plus d'un environnement spirituel favorable et se retrouve seul pour développer sa communion avec l'Eternel.
- Malgré tous ces obstacles et le traumatisme vécu à cause de ses frères, Joseph connaît une vie entièrement nouvelle environnée de la faveur divine. Il reçoit de la part de son Seigneur de riches compensations :
   -il expérimente la présence de Dieu à ses côtés.
   -il bénéficie de Sa protection.
   -les circonstances deviennent favorables.
   -il jouit d'une certaine prospérité (matérielle, psychologique, spirituelle)
   -il est béni dans ses activités et dans la gestion des affaires de son maître.
   -il est approuvé de Potiphar.
   -son témoignage prouve à son maître la réalité de la bénédiction divine.
C'est dans un contexte défavorable à vue humaine et de grande faiblesse de l'homme que la puissance de vie divine se déploie2 Cor 12 : 9-10; Phil 4 : 13; Es 40 : 31.
- Les expériences du fils de Jacob démontrent la réalité d'un véritable espoir dans toutes les situations, même les plus désespérées. Exemple de Naomi; David; la veuve de Naïn : Luc 7 : 11-15.
- Après une période assimilée à la mort, Dieu manifeste Sa puissance de résurrection. La vie de Joseph encourage les disciples à s'attendre à des œuvres étonnantes de relèvement et de changement

3) NOUVELLE CRISE PUIS ELEVATION.

Lecture Genèse 40 : 7-23.
- Joseph, après avoir été richement béni, est exposé à une injustice terrible qui le mène en prison où il reste plusieurs années. Son intégrité envers l'Eternel est récompensée par un séjour au cachot !
L'homme et la femme de Dieu sont confrontés à des crises dans lesquelles l'amour, la fidélité, la justice et la Parole du Seigneur sont remises en cause et attaquéesPs 73; Jér 12 : 1; Job 21.
- La vie de qualité déployée par le Seigneur pour Ses enfants n'élimine pas les incompréhensions, les difficultés, les problèmes. Le chemin de chacun reste parsemé d'injustices, de pièges, d'obstacles. La présence de Jésus n'efface pas ces éventualités, mais elle permet de s'élever au-dessus de la circonstance afin de la dominer et d'être ainsi pleinement vainqueur.
- A l'occasion de son passage en prison, Joseph goûte une nouvelle fois la bonté, le secours et la grâce de l'Eternel. (Versets 21-23). C'est souvent dans les périodes les plus sombres que nous faisons les expériences les plus marquantes.
- Dans ces moments-là, il est important d'apprendre à orienter les regards vers les bénédictions accordées généreusement par le Seigneur et de s'attendre au secours à venir. Lam 3 : 19-27; Ps 34 : 6.
En effet, le but de Dieu est de nous faire rebondir sur les événements négatifs afin de régner. Au cours de cette nouvelle épreuve, le fils de Jacob a été brisé, mais Dieu l'a élevé et honoré. A sa sortie de prison, il obtient une fonction supérieure à la précédente car il devient le chef du royaume d'Egypte, Pharaon seul restant au-dessus de lui.
Ainsi, une crise dramatique peut être transformée par le Seigneur en un tremplin pour rebondir et permettre au chrétien de se retrouver ensuite à un niveau de joie, de maturité, de paix, d'harmonie intérieure bien supérieur à l'état précédent la difficulté.
- Exemples : Pierre a été transformé suite à son reniement. Cette crise le conduit à un profond bouleversement bénéfique. Marc a connu un échec retentissant lorsqu'il a abandonné les apôtres. Plus tard, il s'avèrera être un compagnon utile dans le ministère de Paul. Actes 13 : 13; 2 Tim 4 : 11. David, pendant ses années de fuite devant Saül, a été formé par le Seigneur pour devenir un roi remarquable. Moïse, meurtrier et fuyard, a erré 40 ans dans le désert et a perdu son identité, mais il est devenu le leader extraordinaire d'Israël jusqu'à l'entrée en Canaan.
- Les crises les plus douloureuses sont utilisées par le Seigneur pour libérer le croyant et le conduire à une position de victoire et de règne.Rom 8 : 35-39.

                                                           Philippe Landrevie


14/10/2014
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