* JESUS REVIENT *

* JESUS REVIENT   *

Sois le sel de la terre ! par Jonathan Bersot

 

 

 

Le sel c'est vous

Vous comprenez, avec ce titre, que je fais référence ici à une parole de Jésus : Vous êtes le sel de la terre (Matthieu 5:13) ou, traduit dans la Bible en français courant comme suit : c'est vous qui êtes le sel du monde (Matthieu 5:13 BFC). Si cette parole s'adressait à la foule dans ce célèbre sermon sur la montagne, un discours clé du ministère de Jésus, elle souligne bien le pronom personnel pour insister : vous, vous êtes le sel de la terre (ma traduction).

La lumière du monde c'est vous

Il ne faut donc pas s'y tromper, le sel c'est vous ! De même Jésus enchaîne aux versets suivants avec une autre déclaration : C'est vous qui êtes la lumière du monde (Matthieu 5:15 BFC). A priori, on aurait pu croire que c'était Jésus qui était la lumière, cette lumière qui, en venant dans le monde éclaire tout homme (Jean 1:9). D'ailleurs Jésus dit : Je suis la lumière du monde (Jean 8:12), mais aussi : Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde (Jean 9:5).

Bref, pour ne n'embrouiller personne aujourd'hui, Jésus est bien la lumière et, pendant qu'il est dans le monde, il éclaire tout homme. Cependant, il déclare aussi à la foule que ce sont eux qui sont la lumière du monde. En d'autres mots, nous sommes, nous qui croyons, ce que Jésus est !

Quel genre de sel es-tu ?

Tu es donc la lumière du monde, tu es le sel de la terre ! Remarquez bien que ce n'est pas un ordre à devenir, mais une déclaration : tu es le sel de la terre. Peut-être que quelqu'un répliquera que cela ne se voit pas toujours. Et il y a là en effet une anomalie dont Jésus parle : mais si le sel perd son goût, comment pourrait-on le rendre de nouveau salé ? (Matthieu 5:13 BFC) Si le sel perd sa saveur, il n'est plus bon à rien ; on le jette dehors, et les gens marchent dessus (Matthieu 5:13 BFC). Alors, quel genre de sel es-tu ? Un sel avec saveur ou un sel sans saveur ?

Votre sel a une saveur qui lui est propre

En tant que chrétien, tu es le sel de la terre, un sel qui doit avoir du goût, sinon tu as l'aspect du sel, mais n'es en fait que poussière minérale. J'ai toujours lu ce verset d'un point de vue pastoral et théologique, mais alors que je préparais cette pensée du jour, je me suis posé cette question :

Est-ce que le sel peut vraiment s'affadir ?

Heureusement il y a Google ! Alors j'ai trouvé plusieurs articles dont l'excellent texte du pasteur Donato Anzalone sur le site d'enseignemoi.com que bien évidemment je me garderai de plagier ici. Alors, après avoir lu plusieurs articles scientifiques et définitions encyclopédiques, je suis arrivé à cette conclusion scientifique : le sel ne peut pas perdre sa saveur ! Même au bout de plusieurs années, votre sel sera toujours du sel avec sa saveur qui lui est propre.

Alors, pourquoi Jésus nous met-il en garde concernant un sel qui perd sa saveur ? Après moultes réflexions, je suis arrivé à la conclusion que le seul moyen pour que du sel perdre sa saveur, c'est d'en faire un usage non prévu par le mode d'emploi. Ce que je veux dire par là, c'est que le sel s'affadit seulement si on change sa structure moléculaire ! Et je vois ici un sourcil d'interrogation sur votre visage.

Dans les recherches précédemment citées, j'ai appris que l'on utilisait aussi le sel pour sa fonction combustible (cf. le sel sur l'offrande de l'Ancien Testament (Lévitique 2:13). On mettait ainsi du sel dans l'huile de la lampe pour augmenter sa capacité de combustion ou encore, dans les nuits froides du désert où le bois est rare par définition, on n'avait que la bouse des chameaux à brûler. Mais celle-ci brûle difficilement à moins d'y ajouter du sel ! Je dois avouer ici qu'il y a toutes sortes de théorie sur le web où certains internautes ont même testé avec succès cette combustion pour voir si cela brûlait mieux. D'autres font référence à des rapports d'ethnologues qui ont en effet constaté que dans certains villages en Palestine, des enfants rajoutaient du sel au combustible du four pour en améliorer la flamme. Je ne peux malheureusement rien prouver ni justifier ici.

Vous êtes le sel de la terre pour donner la saveur de Christ au monde

Cependant, ce que je suis en train de souligner, c'est que si l'on brûle du sel, il perd son goût ! Mais vous, vous êtes le sel de la terre non pour être brûlé, mais pour donner de la saveur au monde !

De plus, si le sel vient de la terre en Palestine, de la région de la mer morte, il n'a pas pour autant le goût de la terre ! Vous êtes bel et bien le sel de la terre et non une poignée de terre fade et sans saveur, un pâle ersatz. Souvenez-vous ! Vous ne pouvez pas perdre votre saveur tant que vous restez dans votre appel ! Si vous brûlez avec de la bouse, c'est une autre histoire !

Alors, aujourd'hui tu es le sel de la terre !

Ne vis pas comme si tu n'avais pas de goût ! Ta saveur vient d'en haut, de la vie de Dieu en toi ! Sois ce sel en tout temps et en toutes circonstances pour donner la saveur de Christ au monde qui t'entoure.

 

Photo de Jonathan Bersot
Pasteur, Doyen de l'Institut Biblique du Québec


06/12/2017
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 692 autres membres