* JESUS REVIENT *

* JESUS REVIENT   *

A la rencontre d'Elie (1) ( Bob Gass )

 

“Élie était un homme de la même nature que nous !” Jc 5. 17

A

lors que Jésus agonise sur la croix et hurle Sa souffrance, les témoins croient L’entendre appeler au secours le prophète Élie (Mt 27. 46-47). Ils se trompent ! Mais qui est donc cet Élie auquel ils font indirectement référence ? Élie est un homme de l’Ancien Testament plutôt énigmatique. Il a vécu à l’époque d’Achab, roi d’Israël (874-852 av J.-C.). C’était une drôle d’époque ; l’idolâtrie régnait dans le pays, surtout depuis que le roi avait épousé Jézabel, fille du roi de Tyr (Phénicie). Le Dieu de la Bible était d’autant plus oublié que la nouvelle reine avait fait mourir Ses prophètes. Élie n’était pas encore dans le paysage et on ne sait pas grand-chose de lui avant qu’il ne sorte de l’anonymat pour annoncer un châtiment venant du vrai Dieu : “Il n’y aura plus ni rosée ni pluie, sinon à ma Parole !” (1 R 17. 1). Cette sécheresse prophétisée va durer plus de trois ans. Or, durant ce temps, Élie est introuvable. Dieu l’a conduit à l’écart, jusqu’à la mission suivante. Achab le fait rechercher, en vain. Le mystère Élie est entier. Son nom pourtant est un indice : Éliyyahou, “Yahweh est mon Dieu” en hébreu. Ce sera le message essentiel du prophète : au milieu des faux conducteurs religieux que sont les prophètes de Baal et d’Astarté, Élie fait résonner le nom du vrai Dieu. L’homme est un solitaire qui fuit les mondanités et l’ambiance de la capitale Samarie, mais dès que Dieu lui demande de revenir sur le devant de la scène, il le fait avec courage et force. Alors que le roi l’accuse d’être un prophète de malheur, il conteste et remet les pendules à l’heure : “Ce n’est pas moi qui trouble Israël ; c’est toi au contraire puisque tu as abandonné les commandements de Dieu pour te tourner vers des idoles !” Après une mise en scène spectaculaire pour démontrer aux yeux de tous la souveraineté et la toute-puissance de Dieu, Élie s’éclipse à nouveau et retourne dans sa vie d’ermite. Au détour d’une de ses confidences, on trouve une belle déclaration de foi : “J’éprouve une ardeur jalouse, une passion dévorante, un zèle profond pour toi, Seigneur !” (1 R 19. 14). Que notre déclaration de foi grandisse jusqu’à ressembler à celle d’Élie !

 



08/07/2018
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 777 autres membres