* JESUS REVIENT *

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A QUI LA FAUTE ?

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Dimanche, lors du culte, on nous invitait à rejeter l’inquiétude. À juste titre. Alors, ai-je raison de m’inquiéter ?

Mais ce n’est pas pour mon avenir que je crains, même si je n’étais pas près de la fin. Je m’inquiète de la perte du bon sens, même chez des responsables. Voici plus de soixante ans que je corrige les textes des autres. Il y a toujours eu des fautes d’orthographe ou de style. Mais, jamais je n’ai été comme maintenant, à ce point contraint de corriger le manque de rigueur et de logique que je le dois aujourd’hui ! À tel point qu’il faut du courage pour ne pas considérer certaines des propositions comme simplement inutilisables. Seulement, voilà, on peut arriver sans trop de peine à imaginer ce que l’auteur a voulu dire ─même quand il écrit le contraire ! ─; dès lors le rejet serait trop simple.

J’ai envie de penser que l’on ne s’est simplement pas relu, que l’on n’a pas regardé les consignes, que l’on pense que c’est au correcteur bénévole de faire le travail…

Sans doute y a-t-il de cela ! Et c’est dommage. Mais il semble que la confusion soit dans la pensée, que l’on soit trop paresseux –ou incapable !- pour obéir au bon sens ou pour consulter une grammaire ou un dictionnaire.

À qui la faute ? Aux enseignants qui n’osent plus exiger ? Au bac qui ne sert plus à grand-chose ? Au manque de temps ─il y a tant de loisirs dont ne peut plus se passer !─À quoi encore ?

Déjà à l’époque où mes enfants étaient à la maison, quand je les reprenais pour quelque expression erronée ou quelque explication confuse, l’un ou l’autre répondait : « Mais tu as compris ce que je veux dire ! » même si ce n’était pas ce qu’il disait !

Pourquoi est-ce à l’autre d’interpréter ? N’est-ce pas un manque d’égard envers cet autre ?
Hélas, le problème est peut-être plus profond. C’est la pensée et les convictions qui sont confuses et contradictoires ! N’est-ce pas surtout qu’en toutes choses, avec l’époque, le chrétien lui-même accepte l’à peu près, la médiocrité, l’imperfection ? Certes, nous ne l’aurons jamais atteinte ici-bas ( la perfection ) , mais nous sommes exhortés à la poursuivre, certainement pas de nous contenter d’en être loin !

Or, je crains ─c’est cela qui m’inquiète ─que l’acceptation de la médiocrité ou du manque de logique dans l’expression va déjà ─ou finira par aller ─de paire avec la médiocrité des convictions, de la piété et de la conduite.

Ne vous pressez pas de me contredire. Réfléchissez-y plutôt. Car si l’on n’est pas capable de faire l’effort de se faire comprendre sans équivoque de langage, le sera-t-on de vivre dans la sainteté ?

Paul écrivait aux Philippiens (3.12) : Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher d’y parvenir, puisque moi aussi, j’ai été saisi par Jésus-Christ.

N’est-ce pas un appel à en faire autant ?

100014401179851ouliere.wordpress.com/author/rdouliere/



07/04/2020
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