* JESUS REVIENT *

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Apostasie, séductions, hérésies Articles et enseignements majeurs divers


L’idolâtrie des derniers temps par C. GRASSIE

 

Transmis par Lorraine – source : SAR SHALOM MINISTRY-

1 Chroniques (DIVREI HAYANIMA) 16 : 25-28

Car l’Éternel est grand et très digne de louange, Il est redoutable par-dessus tous les dieux ; Car tous les dieux des peuples sont des idoles, Et l’Éternel a fait les cieux. La majesté et la splendeur sont devant sa face, La force et la joie sont dans sa demeure. Familles des peuples, rendez à l’Éternel, Rendez à l’Éternel gloire et honneur !

 

L’enseignement que j’ai à cœur de vous partager, c’est l’idolâtrie dans les derniers temps, pour notre génération.

En effet il est clair que le diable évolue avec les hommes, et leurs diverses formes d’idolâtries. Il en est d’anciennes, et d’autres propres à notre époque, que certains appellent « bien », alors que devant D.ieu, ce sont des idoles ou de l’idolâtrie, et ceci même au sein du corps du Messie.

L’idolâtrie est omniprésente : nous mélangeons beaucoup de choses et oublions la Vérité et l’Histoire.

Il est donc très important de comprendre et d’analyser ce qu’est une idolâtrie selon la Bible, afin de ne pas nous compromettre avec elle, et ne pas nous souiller avec elle.

Beaucoup de pasteurs actuellement, dans l’Eglise, sont liés par des cultes idolâtres, qu’ils proclament relever de la vérité. Pourtant ils sont dans l’erreur et par leur lien illégal (selon la loi divine) avec ces idoles ou cultes idolâtres, ils deviennent eux-même des idolâtres, et pèchent donc contre l’ETERNEL et contre sa Face.

Que voulons-nous ? Entendre la vérité selon les Saintes Ecritures ou bien rester dans le mensonge et l’égarement ?

Nous vivons des temps difficiles : approchons-nous du D.ieu d’Israël.

En effet, bien-aimés, comme je le disais, nous sommes dans la dernière génération avant le retour du Messie et ce qui implique l’accomplissement de beaucoup de signes prophétiques, qui nous montrent que nous sommes réellement cette dernière génération.

Comme l’a dit le Prophète Isaïe (YECHAYA)

« Ils appelleront le bien, mal et le mal bien, ils changeront les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres« 

Nous perdons dans cette génération beaucoup de nos repères ; en effet, de plus en plus ce qui est ténébreux devient officiellement la lumière, et inversement.

Comment voir clair, au milieu de cette génération méchante ?

Réponse : En se dirigeant selon le conseil de la Parole de D.ieu, qui est notre seul guide dans ce monde perdu, qui va chaque jour qui passe davantage à la perdition, et qui progresse chaque jour dans la méchanceté, et dans l’adoration des idoles.

Alors nous allons essayer de définir les idoles des derniers temps, quels sont ces dieux idolâtres des nations, qui ne disent pas leurs noms. A la lumière de la TORAH, nous allons essayer de les analyser afin de saisir l’emprise des forces des ténèbres sur notre génération.

Un des premiers dieux idolâtres que j’aimerais aborder et que régulièrement j’essaie d’aborder, c’est l’œcuménisme ou l’union de toutes les religions dites « chrétiennes. »

Cette unité bâtie sur des alliances humaines est une idolâtrie au sein de l’Eglise, au sein du Corps du Messie, et c’est une réelle idolâtrie.

Aujourd’hui, de plus en plus de mouvements pentecôtistes ou évangéliques se mélangent avec la religion catholique romaine ou avec ceux qui font profession d’appartenir cette religion

Pourquoi est-ce une idolâtrie ?

Nous servons D.ieu avec vérité, et non par sentimentalisme ou affectivité.

Qu’est-ce que le catholicisme romain ? Sur quelle base s’est-il fondé ? Sur quoi base-t-il sa foi ?

Nous pouvons vite réaliser que cette religion est idolâtre, car son culte est basé sur l’adoration des saints et des idoles…

Beaucoup de témoignages nous sont parvenus de prêtres s’étant convertis au Vrai D.ieu en Jésus-christ, qui, Seul, doit être adoré…

Le culte marial est absolument anti-biblique. Pour moi, ceux qui confessent le catholicisme romain sont, ni plus ni moins, des païens, éloignés de D.ieu, qui connaissent certes certains rudiments bibliques, mais qui ne sont pas dans la Maison de D.ieu en YESHUA.

Nous devons leur prêcher la Parole de Vérité et les amener vers l’adoration du D.ieu d’Israël, cela, oui !

Mais quand des évangéliques s’allient avec des catholiques romains en invitant, soit des évangélistes catholiques ou des prêtres dominicains ou jésuites pour prêcher la Parole de D.ieu devant un public mélangé : évangéliques et catholiques, cela devient de l’idolâtrie dans le lieu saint.
  • Note M.A.V. Je suis entièrement d’accord : je répète souvent qu’en agissant ainsi, on CAUTIONNE L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE BASÉ SUR LE MAGISTÈRE ET NON SUR LA SAINTE BIBLE. Cet enseignement EST UN MÉLANGE TERRIBLEMENT DESTRUCTEUR DE VÉRITÉ ET DE CE QUE LA BIBLE DÉNONCE COMME ABOMINATIONS: culte aux morts, idolâtrie, etc.
  • En fait, non seulement ces réunions oecuméniques confortent les catholiques dans un christianisme idolâtre, mais, pour les rares catholiques qu’elles conduisent dans la vérité, elles entraînent beaucoup de chrétiens évangéliques, mal enseignés et mal arrimés à la Parole de Dieu, à penser que les dogmes catholiques ne sont que des petites variantes sans conséquence par rapport à la saine et sainte doctrine: beaucoup y perdront leur âme: ils adoptent une religion syncrétique, un enseignement dont on gomme des avertissements bibliques majeurs, à commencer par les deux premiers commandements de Dieu ! Et beaucoup y perdent tout discernement, s’éloignent de la Vérité révélée, et se fabriquent une religion syncrétique, basée sur l’humanisme (omniprésent dans le catholicisme car l’humanisme est sous la coupe de la Reine du ciel)
  • La majorité des leaders évangéliques qui se lancent dans l’oecuménisme papal NE VOIENT PAS LES CONSEQUENCES DESASTREUSES qu’ils provoquent dans leurs propres rangs, et l’on a vu même certains leaders qui paraissaient solidement ancrés dans la saine doctrine basculer dans la mariolâtrie, après avoir trop longtemps donné la main à cet oecuménisme. Ils sous-estiment la puissance de séduction qui règne dans l’Eglise catholique romaine, du fait de la puissance démoniaque de la Reine du ciel qui règne en maître sur cette religion

Les responsables ou fautifs ne sont pas les catholiques qui, dans leur coeur, cherchent D.ieu, mais les évangéliques qui se mélangent à eux dans ces cultes, en disant et en faisant croire aux catholiques qu’ils sont, comme eux, nés de nouveau, croyants en Christ, et, finalement, qu’ils n’ont plus à se convertir à Christ (au Véritable !), puisque leur Eglise Catholique est tout aussi chrétienne que les Eglises Evangéliques.

Pour moi, c’est de l’idolâtrie et un compromis avec des dieux étrangers des nations.

Or ce n’est pas à cela que notre YESHUA nous a appelés !

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Les autres idolâtries de notre époque sont bien connus.

Ce sont :

« Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. » (Galates 5:19-21)

Derrière chacune de ces oeuvres charnelles, démoniaques, diaboliques se trouvent des dieux étrangers.

Derrière l’impudicité et l’impureté sous toutes ses formes : développement de la pornographie, développement de toutes sortes de relations impures;

Derrière l’idolâtrie, bien sûr : développement de la magie et de la sorcellerie, horoscopes, magie noire, magie blanche, fétiches, satanisme, esprits humains, démons ;

Derrière les inimitiés, querelles, jalousies, animosités, disputes, divisions : développement du cœur de l’homme de plus en plus méchant, pensées mauvaises, développement des plans maléfiques et ténébreux, plaisir de voir son prochain ne pas réussir ou échouer, colères, manque de maturité, aucun contrôle de soi-même;

sectes et envie : de plus en plus de sectes avec chacun son enseignement, ses propres dérives, avec tout ce qui peut être détourné de D.ieu et de sa Majesté, avec des enseignements anti-bibliques qui poussent à la dérive sectaire, l’envie des autres, envie de leurs situations et de leur réussite,

et toutes les autres choses semblables….

Derrière tout cela, il y a des dieux étrangers idolâtres qui nous tiennent liés.

Nous devons reconnaître notre idolâtrie, reconnaître que nous vouons un culte à d’autres dieux, et nous tourner vers YAHVE et nous repentir des péchés que nous avons commis et de l’idolâtrie que nous avons commises pendant des années.

La Bible déclare que le Peuple périt faute de connaissance et d’enseignement.

En conclusion, que pouvons nous dire, que les dieux idolâtres se sont adaptés à notre époque et à notre génération. Mais le diable n’a pas changé : ce sont les idolâtries qui se sont adaptées.

Puisque le Salut du Seigneur est plus près de nous que le jour où nous avons cru, quelle sera notre attitude face à ces séductions et face à la descente généralisée vers la dépravation, y compris dans l’Eglise?

Servons D.ieu avec vérité, débarrassons-nous de toute idolâtrie qui nous empêche d’adorer notre D.ieu en vérité et sainteté.

YESHUA est à la porte : il nous demande

 » Quand le Fils de l’Homme reviendra, trouvera-t-il encore la Foi sur la Terre ? »

D.ieu est Saint et il veut que nous abattions les tem- ples idolâtres dans nos vies, afin que notre adoration aille à YESHUA seul.

Bien-aimés, le temps est court, revenons à la Parole du D.ieu Vivant.

YESHUA nous dit d’observer ses commandements et ses commandements ne sont pas pesants.

Shaliah GRASSIE

Au Service du MASHIAH

Etude Biblique –YESHIVA


24/10/2015
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LA VRAIE ET LA FAUSSE CONVERSION, par Charles Finney

Envoyé par Jean-Philippe – Note MAV. On reste ahuri de ces messages de Finney. Plus de 125 ans plus tard, et toujours de la même actualité pressante, si ce n’est un volabulaire un peu désuet. Sauf que le péché, depuis, s’est accru considérablement dans l’Église. Il s’est même multiplié. C. Finney serait horrifié s’il voyait l’état de l’Eglise d’aujourd’hui !

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« Voici, vous tous qui allumez un feu, Et qui vous armez de flambeaux, Marchez à la  lumière de votre feu et des flambeaux que vous avez allumés. « C’est par ma main que ces choses vous arriveront; «Vous vous coucherez dans la douleur. » ESAIE L : 11.

 

Le contexte montre clairement que le prophète adressait ses paroles à des gens qui faisaient profession d’être religieux et qui se flattaient d’être dans la voie du salut; gens dont l’espérance était « un feu allumé par eux-mêmes. »

 

Avant d’examiner avec vous la vraie et la fausse conversion, laissez-moi vous dire que tout ce que nous en dirons ne vous sera d’aucune utilité à moins que vous ne soyez déterminés à vous en faire à vous-mêmes l’application avec une droiture entière. Il faut que vous procédiez ici avec autant de sincérité que vous le feriez si vous saviez devoir comparaître aujourd’hui même devant le tribunal de Dieu, pour y entendre la sentence qui fixera votre sort éternel. Si vous voulez agir ainsi, je vous conduirai, je l’espère, à reconnaître votre véritable état d’âme ; si telle n’est pas votre volonté, j’aurai prêché en vain et vous aurez écouté en vain.

 

Je désire donc vous montrer la différence qu’il y a entre la vraie et la fausse conversion, et pour cela :

 

  1. Je montrerai que l’état naturel de l’homme est le pur égoïsme; Que ce qui caractérise celui qui est converti c’est la bienveillance ;
  2. Que la nouvelle naissance consiste à passer de l’égoïsme à la bienveillance ;

III. J’indiquerai plusieurs choses dans lesquelles saints et pécheurs, vrais et faux convertis, peuvent se ressembler;  et d’autres dans lesquelles ils diffèrent.

  1. Je répondrai à quelques objections et je conclurai par quelques remarques.

 

I.

 

Je dois montrer que l’état naturel de l’homme, c’est-à-dire celui dans lequel il se trouve avant la conversion, est l’égoïsme.

 

Par où j’entends qu’il n’a pas la bonté telle que la comprend l’Evangile.

L’égoïste prend son propre bonheur comme but suprême et cherche son propre bien par la seule raison qu’il est le sien propre. Il place son propre bonheur au-dessus d’intérêts d’une plus grande importance, au-dessus de la gloire de Dieu et du bien de l’Univers. Avant la conversion, il en est ainsi de tout homme; c’est ce qu’un grand nombre de faits démontrent avec évidence.

Du reste, que l’homme soit égoïste, chacun le sait et règle sa conduite en conséquence. Celui qui ne tiendrait pas compte de ce fait notoire et agirait comme si tout le monde était désintéressé, passerait pour avoir l’esprit dérangé.

 

II.

 

La bienveillance caractérise celui qui est converti.

 

Celui qui est converti est bienfaisant et bon et non pas égoïste. La bienveillance consiste à aimer et à vouloir le bonheur des autres. Bienveillance est un mot composé qui signifie bonne volonté, volonté qui veut le bien des autres. (1), qui le choisit comme son but suprême. Tel est le caractère de Dieu. Il nous est dit que Dieu est amour ; cela signifie qu’il est bienveillant La, bienveillance est tout son caractère ; tous ses attributs moraux ne sont que des manifestations de sa bienveillance. Celui qui est converti est à cet égard semblable à Dieu. Je ne veux pas dire que personne ne soit converti à moins d’être d’une bienveillance parfaite, comme Dieu; je dis que la bienveillance est le caractère dominant du chrétien et le principal motif de ses actions. L’homme converti recherche sincèrement le bien des autres, par amour pour ce bien lui-même, par amour pour les autres et non dans des vues intéressées. Je suis loin de prétendre que l’homme désintéressé ne jouisse pas du bonheur qu’il procure à d’autres ; je dis qu’il recherche le bonheur d’autrui en vue de ce bonheur même, et non en vue de l’avantage et du plaisir qu’il en pourra personnellement retirer. Dieu est bienveillance pure, désintéressée. S’il rend ses créatures heureuses, c’est parce que leur bonheur lui est cher en lui-même, ce n’est pas en vue d’augmenter le sien propre. Assurément le bonheur de ses créatures est pour lui un sujet de satisfaction, mais ce n’est pas sa propre satisfaction qu’il cherche. Tels sont aussi les sentiments de l’homme vraiment désintéressé.

(1) Les autres, c’est-à-dire, dans la pensée de Finney, les autres hommes et Dieu lui-même. Le choix dont il est question ensuite consiste à mettre le bonheur de tous (Créateur et créatures) au-dessus du bonheur d’un seul. (Trad.)

Faire le bien, sans aimer à le faire et sans en jouir, ne serait pas une vertu.

La bienveillance est la sainteté. Elle est ce que la loi de Dieu demande : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout, ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force, et ton prochain comme toi-même. » S’il est certain que le converti obéit à la loi de Dieu, il est certain par cela même qu’il est semblable à Dieu, qu’il est bienveillant. Le trait fondamental de son caractère, c’est qu’a recherche, comme son but suprême, non son propre bonheur, mais le bonheur des autres.

 

III.

 

Se convertir véritablement, c’est passer de l’égoïsme à la bienveillance.

 

La conversion véritable est un changement de but et non pas seulement un changement de moyens. Il n’est pas vrai que celui qui est converti et celui qui ne l’est pas ne diffèrent que par les moyens qu’ils emploient, leur but étant le même. Il n’est pas vrai que l’ange Gabriel et Satan poursuivent le même but, chacun d’eux ayant en vue son propre bonheur, et qu’ils ne diffèrent que par le fait qu’ils ne suivent pas la même voie pour atteindre ce même but. Gabriel n’obéit  pas à Dieu en vue d’augmenter son propre bonheur.

Un homme peut changer de moyens et cependant avoir toujours le même but, son propre bonheur. Il peut faire le bien en vue des avantages temporels qu’il  en retirera. Il peut ne pas croire à la religion, ni à l’éternité et cependant se rendre compte que faire le bien tournera à son avantage en ce monde. Supposons qu’alors ses yeux s’ouvrent, qu’il voie la réalité de l’éternité, il pourra arriver qu’il adopte la religion comme un moyen d’être heureux dans l’éternité. Mais il est visible que ce changement n’aura aucune valeur morale. C’est le but qui détermine le caractère moral de la conduite. Or, c’est quant au but que le vrai et le faux converti diffèrent. Le vrai converti choisit comme but de toute sa vie la gloire de Dieu et le bien de son royaume. Il choisit ce but pour l’amour de ce but lui-même, parce qu’il lui apparaît commue le plus grand bien, comme un bien plus grand par conséquent que son propre bonheur. Non qu’il soit indifférent à son propre bonheur, mais il lui préfère la gloire de Dieu parce qu’elle est un bien plus grand. Il fait la part du bonheur de chaque individu pour autant qu’il peut l’apprécier ; mais il ne peut choisir comme but suprême que le plus grand de tous les biens.

 

IV.

 

J’indiquerai maintenant plusieurs points sur lesquels le vrai et le faux chrétien peuvent se ressembler et plusieurs points sur lesquels ils diffèrent.

 

  1. Ils peuvent se ressembler en menant l’un et l’autre une vie strictement morale.

La différence est dans leurs motifs. Le vrai chrétien mène une vie strictement morale par amour pour la sainteté; le faux chrétien, par amour pour lui-même. Celui-ci prend la moralité comme un moyen pour parvenir à son but, je veux dire à son bonheur personnel ; le vrai chrétien l’aime et recherche pour elle-même.

  1. Ils peuvent vaquer également à la prière, du moins extérieurement.

La différence est toujours dans les motifs. Le vrai saint aime à prier; l’autre prie parce qu’il espère en retirer quelque avantage. Le vrai saint s’attend bien à retirer de l’avantage, mais ce n’est pas là son motif dominant. L’autre. ne prie que par ce motif-là.

 

  1. Ils peuvent être également zélés dans leur religion.

L’un peut avoir un grand zèle parce qu’il a de grandes lumières et qu’il désire et aime sincèrement l’avancement du règne de Dieu, pour l’amour de Dieu lui-même. L’autre peut avoir un zèle égal, mais en vue d’assurer son propre salut; d’échapper à l’enfer, ou de rassurer sa conscience. Ce n’est pas la religion elle-même qu’il aime.

  1. Ils peuvent paraître également consciencieux dans l’accomplissement du devoir.

Le vrai converti l’accomplit parce qu’il l’aime; l’autre, parce qu’il n’ose le négliger.

  1. L’un et l’autre peuvent être également attentifs à faire ce qui est juste.

Le vrai converti parce qu’il aime la justice; l’autre, parce qu’il sait qu’il ne peut être sauvé sans faire ce qui est juste. Celui-ci est honnête dans les affaires, parce que c’est le seul moyen de sauvegarder ses intérêts. En vérité, il a sa récompense. Il acquiert auprès des hommes la réputation d’être honnête, mais s’il n’a pas un motif plus élevé que celui-là, il n’aura pas de récompense de la part de Dieu.

 

  1. Ils peuvent s’accorder dans leurs désirs à beaucoup d’égards.

L’un comme l’autre peut désirer de servir Dieu; l’un, parce qu’il aime le service de Dieu; l’autre, parce qu’il désire la récompense.

L’un comme l’autre peut désirer d’être utile ; le vrai converti désirant l’utilité pour elle-même, parce qu’elle est à la gloire de Dieu ; l’autre la désirant comme un moyen d’obtenir la faveur de Dieu. Et plus le faux chrétien aura l’oeil ouvert sur l’importance qu’il y a pour lui à obtenir la faveur de Dieu, plus il désirera d’être utile.

Ils peuvent s’accorder à désirer la conversion des âmes; le vrai chrétien la désirera parce qu’elle glorifie Dieu; le faux chrétien cherchera à l’obtenir afin de gagner la faveur de Dieu. C’est un motif de même ordre qui le portera à donner de l’argent pour de bonnes oeuvres. Qui ne sait qu’un homme peut fort bien donner de l’argent à la Société biblique ou à la Société des missions, en vue de son bonheur personnel, de sa réputation, ou de la faveur divine qu’il veut s’assurer? On peut de même désirer la conversion des âmes et y travailler par des motifs purement égoïstes.

Ils peuvent tous deux chercher à glorifier Dieu. Le vrai chrétien, parce qu’il aime voir Dieu glorifié; le faux chrétien parce qu’il sait que c’est le moyen d’être sauvé. Le vrai converti a la gloire de Dieu à coeur, c’est là son but suprême;

l’autre désire glorifier Dieu comme un moyen de parvenir à son but à lui, à savoir son propre avantage.

L’un et l’autre se repentent. Le vrai saint abhorre le péché à cause de sa nature abominable, il le hait parce qu’il déshonore Dieu, aussi désire-t-il se repentir de tout péché. L’autre désire se repentir parce qu’il sait que sans cela il sera condamné. (1)

(1) Ne blâmons point l’insistance de Finney. Il est absolument nécessaire de savoir distinguer la vraie de la fausse repentance, la vraie de la fausse conversion. N’est-il pas dit 1° que Judas se repentit, 2° qu’il reporta les trente pièces d’argent, 3° qu’il confessa son péché devant les principaux sacrificateurs et les anciens en disant : J’ai péché, en livrant le sang innocent? Extérieurement, il ne manque rien à cette repentance; mais Dieu regarde aux motifs, au coeur. Apprenons à discerner nos motifs. (Trad.)

 

L’un et l’autre croient en Jésus-Christ. Le vrai saint croit parce que la foi est à la gloire de Dieu et parce qu’il aime la vérité pour elle-même. L’autre désire croire afin d’avoir une plus ferme espérance d’aller au ciel.

L’un s’accorde avec l’autre pour obéir à Dieu. Mais le vrai saint obéit afin de croître en sainteté; le faux chrétien obéit (extérieurement) parce qu’il désire obtenir une récompense.

 

  1. Ils peuvent se ressembler non seulement dans leurs désirs mais encore dans leurs résolutions.

L’un comme l’autre peut prendre la résolution « d’abandonner le péché, d’obéir à Dieu et de se consacrer à l’avancement de son règne ; » et l’un comme l’autre peut s’y déterminer avec beaucoup de décision ; mais par des motifs différents.

 

  1. Ils peuvent avoir les mêmes desseins.

L’un comme l’autre peut avoir l’intention de glorifier Dieu, d’avancer son règne, de sauver des âmes. Mais le vrai saint fera tout cela par amour pour la sainteté et pour Dieu ; l’autre le fera pour assurer son propre bonheur. Le premier en fait son but suprême; le second n’en fait qu’un moyen pour arriver à ses fins égoïstes.

L’un comme l’autre peut se proposer de devenir saint ; le vrai converti parce qu’il aime la sainteté; l’autre, parce qu’il sait qu’il ne peut être heureux sans cela.

  1. Ils peuvent s’accorder non seulement dans leurs désirs, dans leurs résolutions et dans leurs desseins, mais aussi dans leurs affections pour beaucoup d’objets.
  2. a) L’un comme l’autre peut aimer la Bible. Le vrai saint l’aime parce qu’elle est la vérité de Dieu ; et il en fait ses délices; le festin de son âme; l’autre l’aime parce qu’il pense qu’elle est en sa faveur et qu’elle est la charte de ses espérances personnelles.

 

  1. b) Ils peuvent tous cieux aimer la doctrine de la grâce; le vrai saint, parce qu’elle est si glorieuse pour Dieu; l’autre, parce qu’il la regarde comme une garantie de son propre salut.
  1. c) Ils peuvent tous deux aimer les préceptes de la loi de Dieu; le vrai saint, parce qu’ils sont si excellents, si saints, si justes, si bons; l’autre, parce qu’il pense qu’il sera heureux en les aimant.
  1. d) L’un comme l’autre peut aimer Dieu; l’un, surtout, parce qu’il voit que le caractère de Dieu est souverainement excellent, souverainement aimable considéré en lui-même; l’autre, surtout parce qu’il pense que Dieu est son ami particulier, et que pour lui l’idée de Dieu est liée à celle de son intérêt personnel.
  1. e) L’un comme l’autre peut aimer Christ. Le vrai converti aime son caractère ; le faux chrétien pense qu’il le sauvera de l’enfer et qu’il lui donnera la vie éternelle; et pourquoi ne l’aimerait-il pas?
  1. f) L’un comme l’autre peut aimer les chrétiens; le vrai converti, parce qu’il voit en eux l’image de Christ; le faux chrétien, parce qu’ils appartiennent à la même dénomination que lui, ou qu’ils sont de son parti, ou qu’ils ont les mêmes intérêts et les mêmes espérances que lui.

 

  1. g) L’un et l’autre peuvent aimer les réunions religieuses; le vrai saint les aime parce que les actes du culte, la prière, les louanges de Dieu, l’audition de sa Parole, la communion de Dieu et des saints font ses délices; l’autre les aime parce qu’il les juge propres à affermir ses espérances de vie éternelle. Ce dernier peut avoir cent raisons de les aimer sans cependant aimer le culte et le service de Dieu en eux-mêmes.
  1. h) L’un et l’autre peuvent aimer la société des chrétiens; le vrai converti l’aime parce qu’il jouit de la communion des saints, l’autre l’aime parce qu’il espère  en retirer quelque avantage. Le premier en jouit parce qu’il aime Dieu et ses frères et que « de l’abondance du cœur la bouche parle; » le second en jouit parce qu’il aime à parler des grands avantages qu’il trouve dans la religion, de l’espérance qu’il a d’aller au ciel, etc.
  2. i) L’un comme l’autre peut trouver du plaisir dans la pratique du culte privé. Le vrai chrétien aime la solitude avec. Dieu parce qu’elle le rapproche de Dieu. Quand aucun obstacle ne l’empêche plus d’aller droit à Dieu et de converser avec lui, il fait ses délices de la communion de Dieu. Le chrétien de nom peut trouver aussi de la satisfaction à rendre un culte à Dieu dans le secret, parce qu’il sait que c’est un devoir ; il y trouve la satisfaction de sa propre justice. Il peut y avoir plus encore; le faux chrétien peut trouver dans ce culte solitaire une certaine jouissance, une certaine excitation d’esprit qu’il prend pour de la communion avec Dieu.

 

  1. Ils peuvent s’accorder aussi à haïr les mêmes choses.

L’un comme l’autre peut haïr l’incrédulité et s’y opposer fortement; le  vrai chrétien parce qu’elle est opposée à Dieu  et à la sainteté; le chrétien imaginaire, parce qu’elle porte atteinte à ses plus chers intérêts et que, si elle avait raison, elle détruirait toutes ses espérances pour l’éternité. L’un hait l’erreur parce qu’elle est détestable en elle-même et contraire à Dieu ; l’autre, parce qu’elle est contraire à ses vues et à ses opinions personnelles.

Je me rappelle avoir lu dans les journaux, il n’y a pas longtemps, une vive polémique contre un ministre qui avait publié certaines opinions. « Ces idées-là, disait l’auteur de l’article, détruiraient toutes MES ESPÉRANCES pour l’éternité. » Une belle raison vraiment! Raison assez bonne cependant pour un égoïste.

L’un comme l’autre peut haïr le péché; le vrai converti, parce qu’il est haïssable aux yeux de Dieu ; et le chrétien de nom, parce qu’il lui fait du tort à lui-même. On voit des gens haïr leurs propres péchés et cependant ne pas les abandonner.

Souvent, l’ivrogne se rappelant ce qu’il était autrefois et comparant sa dégradation présente à ce qu’il aurait pu être, se prend à haïr sa passion, mais il ne la hait pas parce qu’elle est contraire à la loi de Dieu, il la hait seulement parce qu’elle a été la cause de sa ruine. Aussi continue-t-il à aimer la boisson et à boire, bien qu’il frémisse d’indignation quand il songe aux effets de sa conduite.

L’un comme l’autre peut être opposé aux pécheurs. Mais l’opposition du vrai saint est une opposition bienveillante, ayant trait au caractère et aux actes du pécheur, qu’il abhorre parce qu’ils sont de nature à détruire le royaume de Dieu; tandis que l’opposition du chrétien de nom provient de ce que les pécheurs sont opposés à SA religion et qu’ils ne sont pas de son parti.

 

  1. L’un et l’autre peuvent se lamenter sur le triste état de l’église.

Le vrai converti, parce que cet état de l’église déshonore. Dieu; le chrétien de nom, parce qu’il en résulte que sa propre âme n’est pas heureuse, ou que la religion est vue et qu’il en souffre du dommage.

 

  1. Ils peuvent se réjouir des mêmes choses.

L’un et l’autre peuvent se réjouir de la prospérité de l’Eglise et de la conversion des âmes; le vrai converti, parce que son coeur est à ces choses et qu’il les aime pour elles-mêmes comme étant, le plus grand bien ; le faux chrétien parce qu’il considère ses intérêts comme liés à ceux de l’Eglise.

  1. Ils peuvent admettre tous deux les pénalités de la loi.Mais le vrai saint leur donne son plein assentiment en ce qui concerne sa personne, parce qu’il reconnaît qu’il serait juste en soi que Dieu l’envoyât en enfer. Le chrétien de nom les admet parce qu’il croit être personnellement l’abri. Il a du respect pour les jugements de Dieu parce qu’il sait qu’ils sont justes; et sa conscience les approuve; mais il ne leur a jamais donné son assentiment quant à ce qui concerne son propre cas.

 

  1. Ils peuvent donner avec une égale libéralité aux sociétés de bienfaisance.Aucun de vous ne doute que deux hommes ne puissent donner des sommes égales, mais par des motifs entièrement différents. L’un donne dans le but le faire du bien; et agirait exactement de même alors que  personne d’autre que lui ne voudrait donner. L’autre donne à cause de la réputation qui lui en revient, ou pour calmer sa conscience, ou pour acheter la faveur de Dieu.
  1. Ils peuvent également renoncer eux-mêmes en bien des choses.Le renoncement se remarque ailleurs que chez les vrais chrétiens. Voyez le renoncement du Mahométan faisant son pèlerinage à La Mecque; voyez celui des païens qui se jettent sous les roues du char de Jaggernaut; voyez encore celui du pauvre papiste qui, dans son ignorance, marche sur ses genoux jusqu’à ce que le sang en ruisselle. Une église protestante ne saurait attribuer à des actes pareils un caractère vraiment religieux. Mais n’y a-t-il aucun renoncement? Le vrai saint renonce à lui-même afin de faire plus de bien aux autres. Il fait plus de cas de ce lien qu’il cherche à faire aux autres que de son propre intérêt ou de son propre bien-être. L’autre peut aller aussi loin que lui, — extérieurement, — mais par des motifs purement égoïstes.
  1. L’un comme l’autre peut être prêt à souffrir le martyre. Lisez les vies des martyrs et vous ne douterez pas que plusieurs n’aient donné leur vie par une fausse idée des récompenses promises au martyre. Quelques-uns couraient à la mort parce qu’ils étaient persuadés que c’était le moyen infaillible d’arriver à la vie éternelle.*

* Note MAV: notons que cela se passe ainsi dans l’Islam. La première motivation que l’on donne aux gens pour qu’ils deviennent des terroristes, des assassins et des tueurs, c’est que cela leur vaudra d’accéder au paradis d’Allah.

Dans tous ces cas, les motifs de l’un sont directement opposés aux motifs de l’autre. La différence est dans le but. Comme but suprême, l’un choisit son propre intérêt, l’autre choisit l’intérêt de Dieu. Prétendre que l’un et l’autre ont le même but, c’est prétendre qu’un pécheur impénitent est juste aussi bienveillant qu’un vrai chrétien ; ou que le chrétien n’est pas bienveillant comme Dieu ; qu’il n’a en vue que son propre bonheur et qu’il diffère du mondain par le seul fait qu’il recherche ce bonheur dans la religion et non dans le monde.

C’est ici le lieu de répondre à une question qu’on fait souvent. « Si ces deux classes de personnes se ressemblent en tant de points, comment pouvons-nous savoir à coup sûr à laquelle des deux nous appartenons ? Le coeur est rusé et désespérément malin par dessus toutes choses; comment pourrons-nous discerner si nous aimons Dieu pour lui-même  et la sainteté pour elle-même, ou si le désir de nous concilier la faveur de Dieu, l’espoir d’aller au ciel, l’intérêt personnel enfin, sont nos véritables motifs? » — Je réponds :

 

1° La disposition de notre cœur se manifestera dans notre conduite de chaque jour, notamment dans la façon dont nous traitons les affaires commerciales ou autres. Si, dans ce domaine, c’est l’égoïsme qui nous conduit, aussi vrai que l’Eternel règne, nous ne sommes que des égoïstes. Si nous sommes égoïstes dans nos relations avec les hommes, nous le sommes aussi dans nos relations avec Dieu. « Car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit, point? » La religion n’est pas seulement amour pour Dieu, elle est aussi amour pour l’homme.  Si vos transactions de chaque jour montrent, que vous êtes égoïstes, vous êtes inconvertis; autrement la bienveillance ne serait pas essentielle à la religion et l’on pourrait être chrétien sans aimer son prochain comme soi-même.

 

2° Si vous êtes désintéressé (1) dans votre religion, l’accomplissement de vos devoirs religieux ne sera pas pour vous une tâche pénible. Vous n’irez pas à vos devoirs religieux comme le laboureur (2) à son labourage, uniquement afin d’