* JESUS REVIENT *

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Apostasie, séductions, hérésies Articles et enseignements majeurs divers


L’idolâtrie des derniers temps par C. GRASSIE

 

Transmis par Lorraine – source : SAR SHALOM MINISTRY-

1 Chroniques (DIVREI HAYANIMA) 16 : 25-28

Car l’Éternel est grand et très digne de louange, Il est redoutable par-dessus tous les dieux ; Car tous les dieux des peuples sont des idoles, Et l’Éternel a fait les cieux. La majesté et la splendeur sont devant sa face, La force et la joie sont dans sa demeure. Familles des peuples, rendez à l’Éternel, Rendez à l’Éternel gloire et honneur !

 

L’enseignement que j’ai à cœur de vous partager, c’est l’idolâtrie dans les derniers temps, pour notre génération.

En effet il est clair que le diable évolue avec les hommes, et leurs diverses formes d’idolâtries. Il en est d’anciennes, et d’autres propres à notre époque, que certains appellent « bien », alors que devant D.ieu, ce sont des idoles ou de l’idolâtrie, et ceci même au sein du corps du Messie.

L’idolâtrie est omniprésente : nous mélangeons beaucoup de choses et oublions la Vérité et l’Histoire.

Il est donc très important de comprendre et d’analyser ce qu’est une idolâtrie selon la Bible, afin de ne pas nous compromettre avec elle, et ne pas nous souiller avec elle.

Beaucoup de pasteurs actuellement, dans l’Eglise, sont liés par des cultes idolâtres, qu’ils proclament relever de la vérité. Pourtant ils sont dans l’erreur et par leur lien illégal (selon la loi divine) avec ces idoles ou cultes idolâtres, ils deviennent eux-même des idolâtres, et pèchent donc contre l’ETERNEL et contre sa Face.

Que voulons-nous ? Entendre la vérité selon les Saintes Ecritures ou bien rester dans le mensonge et l’égarement ?

Nous vivons des temps difficiles : approchons-nous du D.ieu d’Israël.

En effet, bien-aimés, comme je le disais, nous sommes dans la dernière génération avant le retour du Messie et ce qui implique l’accomplissement de beaucoup de signes prophétiques, qui nous montrent que nous sommes réellement cette dernière génération.

Comme l’a dit le Prophète Isaïe (YECHAYA)

« Ils appelleront le bien, mal et le mal bien, ils changeront les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres« 

Nous perdons dans cette génération beaucoup de nos repères ; en effet, de plus en plus ce qui est ténébreux devient officiellement la lumière, et inversement.

Comment voir clair, au milieu de cette génération méchante ?

Réponse : En se dirigeant selon le conseil de la Parole de D.ieu, qui est notre seul guide dans ce monde perdu, qui va chaque jour qui passe davantage à la perdition, et qui progresse chaque jour dans la méchanceté, et dans l’adoration des idoles.

Alors nous allons essayer de définir les idoles des derniers temps, quels sont ces dieux idolâtres des nations, qui ne disent pas leurs noms. A la lumière de la TORAH, nous allons essayer de les analyser afin de saisir l’emprise des forces des ténèbres sur notre génération.

Un des premiers dieux idolâtres que j’aimerais aborder et que régulièrement j’essaie d’aborder, c’est l’œcuménisme ou l’union de toutes les religions dites « chrétiennes. »

Cette unité bâtie sur des alliances humaines est une idolâtrie au sein de l’Eglise, au sein du Corps du Messie, et c’est une réelle idolâtrie.

Aujourd’hui, de plus en plus de mouvements pentecôtistes ou évangéliques se mélangent avec la religion catholique romaine ou avec ceux qui font profession d’appartenir cette religion

Pourquoi est-ce une idolâtrie ?

Nous servons D.ieu avec vérité, et non par sentimentalisme ou affectivité.

Qu’est-ce que le catholicisme romain ? Sur quelle base s’est-il fondé ? Sur quoi base-t-il sa foi ?

Nous pouvons vite réaliser que cette religion est idolâtre, car son culte est basé sur l’adoration des saints et des idoles…

Beaucoup de témoignages nous sont parvenus de prêtres s’étant convertis au Vrai D.ieu en Jésus-christ, qui, Seul, doit être adoré…

Le culte marial est absolument anti-biblique. Pour moi, ceux qui confessent le catholicisme romain sont, ni plus ni moins, des païens, éloignés de D.ieu, qui connaissent certes certains rudiments bibliques, mais qui ne sont pas dans la Maison de D.ieu en YESHUA.

Nous devons leur prêcher la Parole de Vérité et les amener vers l’adoration du D.ieu d’Israël, cela, oui !

Mais quand des évangéliques s’allient avec des catholiques romains en invitant, soit des évangélistes catholiques ou des prêtres dominicains ou jésuites pour prêcher la Parole de D.ieu devant un public mélangé : évangéliques et catholiques, cela devient de l’idolâtrie dans le lieu saint.
  • Note M.A.V. Je suis entièrement d’accord : je répète souvent qu’en agissant ainsi, on CAUTIONNE L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE BASÉ SUR LE MAGISTÈRE ET NON SUR LA SAINTE BIBLE. Cet enseignement EST UN MÉLANGE TERRIBLEMENT DESTRUCTEUR DE VÉRITÉ ET DE CE QUE LA BIBLE DÉNONCE COMME ABOMINATIONS: culte aux morts, idolâtrie, etc.
  • En fait, non seulement ces réunions oecuméniques confortent les catholiques dans un christianisme idolâtre, mais, pour les rares catholiques qu’elles conduisent dans la vérité, elles entraînent beaucoup de chrétiens évangéliques, mal enseignés et mal arrimés à la Parole de Dieu, à penser que les dogmes catholiques ne sont que des petites variantes sans conséquence par rapport à la saine et sainte doctrine: beaucoup y perdront leur âme: ils adoptent une religion syncrétique, un enseignement dont on gomme des avertissements bibliques majeurs, à commencer par les deux premiers commandements de Dieu ! Et beaucoup y perdent tout discernement, s’éloignent de la Vérité révélée, et se fabriquent une religion syncrétique, basée sur l’humanisme (omniprésent dans le catholicisme car l’humanisme est sous la coupe de la Reine du ciel)
  • La majorité des leaders évangéliques qui se lancent dans l’oecuménisme papal NE VOIENT PAS LES CONSEQUENCES DESASTREUSES qu’ils provoquent dans leurs propres rangs, et l’on a vu même certains leaders qui paraissaient solidement ancrés dans la saine doctrine basculer dans la mariolâtrie, après avoir trop longtemps donné la main à cet oecuménisme. Ils sous-estiment la puissance de séduction qui règne dans l’Eglise catholique romaine, du fait de la puissance démoniaque de la Reine du ciel qui règne en maître sur cette religion

Les responsables ou fautifs ne sont pas les catholiques qui, dans leur coeur, cherchent D.ieu, mais les évangéliques qui se mélangent à eux dans ces cultes, en disant et en faisant croire aux catholiques qu’ils sont, comme eux, nés de nouveau, croyants en Christ, et, finalement, qu’ils n’ont plus à se convertir à Christ (au Véritable !), puisque leur Eglise Catholique est tout aussi chrétienne que les Eglises Evangéliques.

Pour moi, c’est de l’idolâtrie et un compromis avec des dieux étrangers des nations.

Or ce n’est pas à cela que notre YESHUA nous a appelés !

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Les autres idolâtries de notre époque sont bien connus.

Ce sont :

« Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. » (Galates 5:19-21)

Derrière chacune de ces oeuvres charnelles, démoniaques, diaboliques se trouvent des dieux étrangers.

Derrière l’impudicité et l’impureté sous toutes ses formes : développement de la pornographie, développement de toutes sortes de relations impures;

Derrière l’idolâtrie, bien sûr : développement de la magie et de la sorcellerie, horoscopes, magie noire, magie blanche, fétiches, satanisme, esprits humains, démons ;

Derrière les inimitiés, querelles, jalousies, animosités, disputes, divisions : développement du cœur de l’homme de plus en plus méchant, pensées mauvaises, développement des plans maléfiques et ténébreux, plaisir de voir son prochain ne pas réussir ou échouer, colères, manque de maturité, aucun contrôle de soi-même;

sectes et envie : de plus en plus de sectes avec chacun son enseignement, ses propres dérives, avec tout ce qui peut être détourné de D.ieu et de sa Majesté, avec des enseignements anti-bibliques qui poussent à la dérive sectaire, l’envie des autres, envie de leurs situations et de leur réussite,

et toutes les autres choses semblables….

Derrière tout cela, il y a des dieux étrangers idolâtres qui nous tiennent liés.

Nous devons reconnaître notre idolâtrie, reconnaître que nous vouons un culte à d’autres dieux, et nous tourner vers YAHVE et nous repentir des péchés que nous avons commis et de l’idolâtrie que nous avons commises pendant des années.

La Bible déclare que le Peuple périt faute de connaissance et d’enseignement.

En conclusion, que pouvons nous dire, que les dieux idolâtres se sont adaptés à notre époque et à notre génération. Mais le diable n’a pas changé : ce sont les idolâtries qui se sont adaptées.

Puisque le Salut du Seigneur est plus près de nous que le jour où nous avons cru, quelle sera notre attitude face à ces séductions et face à la descente généralisée vers la dépravation, y compris dans l’Eglise?

Servons D.ieu avec vérité, débarrassons-nous de toute idolâtrie qui nous empêche d’adorer notre D.ieu en vérité et sainteté.

YESHUA est à la porte : il nous demande

 » Quand le Fils de l’Homme reviendra, trouvera-t-il encore la Foi sur la Terre ? »

D.ieu est Saint et il veut que nous abattions les tem- ples idolâtres dans nos vies, afin que notre adoration aille à YESHUA seul.

Bien-aimés, le temps est court, revenons à la Parole du D.ieu Vivant.

YESHUA nous dit d’observer ses commandements et ses commandements ne sont pas pesants.

Shaliah GRASSIE

Au Service du MASHIAH

Etude Biblique –YESHIVA


24/10/2015
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LA VRAIE ET LA FAUSSE CONVERSION, par Charles Finney

Envoyé par Jean-Philippe – Note MAV. On reste ahuri de ces messages de Finney. Plus de 125 ans plus tard, et toujours de la même actualité pressante, si ce n’est un volabulaire un peu désuet. Sauf que le péché, depuis, s’est accru considérablement dans l’Église. Il s’est même multiplié. C. Finney serait horrifié s’il voyait l’état de l’Eglise d’aujourd’hui !

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« Voici, vous tous qui allumez un feu, Et qui vous armez de flambeaux, Marchez à la  lumière de votre feu et des flambeaux que vous avez allumés. « C’est par ma main que ces choses vous arriveront; «Vous vous coucherez dans la douleur. » ESAIE L : 11.

 

Le contexte montre clairement que le prophète adressait ses paroles à des gens qui faisaient profession d’être religieux et qui se flattaient d’être dans la voie du salut; gens dont l’espérance était « un feu allumé par eux-mêmes. »

 

Avant d’examiner avec vous la vraie et la fausse conversion, laissez-moi vous dire que tout ce que nous en dirons ne vous sera d’aucune utilité à moins que vous ne soyez déterminés à vous en faire à vous-mêmes l’application avec une droiture entière. Il faut que vous procédiez ici avec autant de sincérité que vous le feriez si vous saviez devoir comparaître aujourd’hui même devant le tribunal de Dieu, pour y entendre la sentence qui fixera votre sort éternel. Si vous voulez agir ainsi, je vous conduirai, je l’espère, à reconnaître votre véritable état d’âme ; si telle n’est pas votre volonté, j’aurai prêché en vain et vous aurez écouté en vain.

 

Je désire donc vous montrer la différence qu’il y a entre la vraie et la fausse conversion, et pour cela :

 

  1. Je montrerai que l’état naturel de l’homme est le pur égoïsme; Que ce qui caractérise celui qui est converti c’est la bienveillance ;
  2. Que la nouvelle naissance consiste à passer de l’égoïsme à la bienveillance ;

III. J’indiquerai plusieurs choses dans lesquelles saints et pécheurs, vrais et faux convertis, peuvent se ressembler;  et d’autres dans lesquelles ils diffèrent.

  1. Je répondrai à quelques objections et je conclurai par quelques remarques.

 

I.

 

Je dois montrer que l’état naturel de l’homme, c’est-à-dire celui dans lequel il se trouve avant la conversion, est l’égoïsme.

 

Par où j’entends qu’il n’a pas la bonté telle que la comprend l’Evangile.

L’égoïste prend son propre bonheur comme but suprême et cherche son propre bien par la seule raison qu’il est le sien propre. Il place son propre bonheur au-dessus d’intérêts d’une plus grande importance, au-dessus de la gloire de Dieu et du bien de l’Univers. Avant la conversion, il en est ainsi de tout homme; c’est ce qu’un grand nombre de faits démontrent avec évidence.

Du reste, que l’homme soit égoïste, chacun le sait et règle sa conduite en conséquence. Celui qui ne tiendrait pas compte de ce fait notoire et agirait comme si tout le monde était désintéressé, passerait pour avoir l’esprit dérangé.

 

II.

 

La bienveillance caractérise celui qui est converti.

 

Celui qui est converti est bienfaisant et bon et non pas égoïste. La bienveillance consiste à aimer et à vouloir le bonheur des autres. Bienveillance est un mot composé qui signifie bonne volonté, volonté qui veut le bien des autres. (1), qui le choisit comme son but suprême. Tel est le caractère de Dieu. Il nous est dit que Dieu est amour ; cela signifie qu’il est bienveillant La, bienveillance est tout son caractère ; tous ses attributs moraux ne sont que des manifestations de sa bienveillance. Celui qui est converti est à cet égard semblable à Dieu. Je ne veux pas dire que personne ne soit converti à moins d’être d’une bienveillance parfaite, comme Dieu; je dis que la bienveillance est le caractère dominant du chrétien et le principal motif de ses actions. L’homme converti recherche sincèrement le bien des autres, par amour pour ce bien lui-même, par amour pour les autres et non dans des vues intéressées. Je suis loin de prétendre que l’homme désintéressé ne jouisse pas du bonheur qu’il procure à d’autres ; je dis qu’il recherche le bonheur d’autrui en vue de ce bonheur même, et non en vue de l’avantage et du plaisir qu’il en pourra personnellement retirer. Dieu est bienveillance pure, désintéressée. S’il rend ses créatures heureuses, c’est parce que leur bonheur lui est cher en lui-même, ce n’est pas en vue d’augmenter le sien propre. Assurément le bonheur de ses créatures est pour lui un sujet de satisfaction, mais ce n’est pas sa propre satisfaction qu’il cherche. Tels sont aussi les sentiments de l’homme vraiment désintéressé.

(1) Les autres, c’est-à-dire, dans la pensée de Finney, les autres hommes et Dieu lui-même. Le choix dont il est question ensuite consiste à mettre le bonheur de tous (Créateur et créatures) au-dessus du bonheur d’un seul. (Trad.)

Faire le bien, sans aimer à le faire et sans en jouir, ne serait pas une vertu.

La bienveillance est la sainteté. Elle est ce que la loi de Dieu demande : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout, ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force, et ton prochain comme toi-même. » S’il est certain que le converti obéit à la loi de Dieu, il est certain par cela même qu’il est semblable à Dieu, qu’il est bienveillant. Le trait fondamental de son caractère, c’est qu’a recherche, comme son but suprême, non son propre bonheur, mais le bonheur des autres.

 

III.

 

Se convertir véritablement, c’est passer de l’égoïsme à la bienveillance.

 

La conversion véritable est un changement de but et non pas seulement un changement de moyens. Il n’est pas vrai que celui qui est converti et celui qui ne l’est pas ne diffèrent que par les moyens qu’ils emploient, leur but étant le même. Il n’est pas vrai que l’ange Gabriel et Satan poursuivent le même but, chacun d’eux ayant en vue son propre bonheur, et qu’ils ne diffèrent que par le fait qu’ils ne suivent pas la même voie pour atteindre ce même but. Gabriel n’obéit  pas à Dieu en vue d’augmenter son propre bonheur.

Un homme peut changer de moyens et cependant avoir toujours le même but, son propre bonheur. Il peut faire le bien en vue des avantages temporels qu’il  en retirera. Il peut ne pas croire à la religion, ni à l’éternité et cependant se rendre compte que faire le bien tournera à son avantage en ce monde. Supposons qu’alors ses yeux s’ouvrent, qu’il voie la réalité de l’éternité, il pourra arriver qu’il adopte la religion comme un moyen d’être heureux dans l’éternité. Mais il est visible que ce changement n’aura aucune valeur morale. C’est le but qui détermine le caractère moral de la conduite. Or, c’est quant au but que le vrai et le faux converti diffèrent. Le vrai converti choisit comme but de toute sa vie la gloire de Dieu et le bien de son royaume. Il choisit ce but pour l’amour de ce but lui-même, parce qu’il lui apparaît commue le plus grand bien, comme un bien plus grand par conséquent que son propre bonheur. Non qu’il soit indifférent à son propre bonheur, mais il lui préfère la gloire de Dieu parce qu’elle est un bien plus grand. Il fait la part du bonheur de chaque individu pour autant qu’il peut l’apprécier ; mais il ne peut choisir comme but suprême que le plus grand de tous les biens.

 

IV.

 

J’indiquerai maintenant plusieurs points sur lesquels le vrai et le faux chrétien peuvent se ressembler et plusieurs points sur lesquels ils diffèrent.

 

  1. Ils peuvent se ressembler en menant l’un et l’autre une vie strictement morale.

La différence est dans leurs motifs. Le vrai chrétien mène une vie strictement morale par amour pour la sainteté; le faux chrétien, par amour pour lui-même. Celui-ci prend la moralité comme un moyen pour parvenir à son but, je veux dire à son bonheur personnel ; le vrai chrétien l’aime et recherche pour elle-même.

  1. Ils peuvent vaquer également à la prière, du moins extérieurement.

La différence est toujours dans les motifs. Le vrai saint aime à prier; l’autre prie parce qu’il espère en retirer quelque avantage. Le vrai saint s’attend bien à retirer de l’avantage, mais ce n’est pas là son motif dominant. L’autre. ne prie que par ce motif-là.

 

  1. Ils peuvent être également zélés dans leur religion.

L’un peut avoir un grand zèle parce qu’il a de grandes lumières et qu’il désire et aime sincèrement l’avancement du règne de Dieu, pour l’amour de Dieu lui-même. L’autre peut avoir un zèle égal, mais en vue d’assurer son propre salut; d’échapper à l’enfer, ou de rassurer sa conscience. Ce n’est pas la religion elle-même qu’il aime.

  1. Ils peuvent paraître également consciencieux dans l’accomplissement du devoir.

Le vrai converti l’accomplit parce qu’il l’aime; l’autre, parce qu’il n’ose le négliger.

  1. L’un et l’autre peuvent être également attentifs à faire ce qui est juste.

Le vrai converti parce qu’il aime la justice; l’autre, parce qu’il sait qu’il ne peut être sauvé sans faire ce qui est juste. Celui-ci est honnête dans les affaires, parce que c’est le seul moyen de sauvegarder ses intérêts. En vérité, il a sa récompense. Il acquiert auprès des hommes la réputation d’être honnête, mais s’il n’a pas un motif plus élevé que celui-là, il n’aura pas de récompense de la part de Dieu.

 

  1. Ils peuvent s’accorder dans leurs désirs à beaucoup d’égards.

L’un comme l’autre peut désirer de servir Dieu; l’un, parce qu’il aime le service de Dieu; l’autre, parce qu’il désire la récompense.

L’un comme l’autre peut désirer d’être utile ; le vrai converti désirant l’utilité pour elle-même, parce qu’elle est à la gloire de Dieu ; l’autre la désirant comme un moyen d’obtenir la faveur de Dieu. Et plus le faux chrétien aura l’oeil ouvert sur l’importance qu’il y a pour lui à obtenir la faveur de Dieu, plus il désirera d’être utile.

Ils peuvent s’accorder à désirer la conversion des âmes; le vrai chrétien la désirera parce qu’elle glorifie Dieu; le faux chrétien cherchera à l’obtenir afin de gagner la faveur de Dieu. C’est un motif de même ordre qui le portera à donner de l’argent pour de bonnes oeuvres. Qui ne sait qu’un homme peut fort bien donner de l’argent à la Société biblique ou à la Société des missions, en vue de son bonheur personnel, de sa réputation, ou de la faveur divine qu’il veut s’assurer? On peut de même désirer la conversion des âmes et y travailler par des motifs purement égoïstes.

Ils peuvent tous deux chercher à glorifier Dieu. Le vrai chrétien, parce qu’il aime voir Dieu glorifié; le faux chrétien parce qu’il sait que c’est le moyen d’être sauvé. Le vrai converti a la gloire de Dieu à coeur, c’est là son but suprême;

l’autre désire glorifier Dieu comme un moyen de parvenir à son but à lui, à savoir son propre avantage.

L’un et l’autre se repentent. Le vrai saint abhorre le péché à cause de sa nature abominable, il le hait parce qu’il déshonore Dieu, aussi désire-t-il se repentir de tout péché. L’autre désire se repentir parce qu’il sait que sans cela il sera condamné. (1)

(1) Ne blâmons point l’insistance de Finney. Il est absolument nécessaire de savoir distinguer la vraie de la fausse repentance, la vraie de la fausse conversion. N’est-il pas dit 1° que Judas se repentit, 2° qu’il reporta les trente pièces d’argent, 3° qu’il confessa son péché devant les principaux sacrificateurs et les anciens en disant : J’ai péché, en livrant le sang innocent? Extérieurement, il ne manque rien à cette repentance; mais Dieu regarde aux motifs, au coeur. Apprenons à discerner nos motifs. (Trad.)

 

L’un et l’autre croient en Jésus-Christ. Le vrai saint croit parce que la foi est à la gloire de Dieu et parce qu’il aime la vérité pour elle-même. L’autre désire croire afin d’avoir une plus ferme espérance d’aller au ciel.

L’un s’accorde avec l’autre pour obéir à Dieu. Mais le vrai saint obéit afin de croître en sainteté; le faux chrétien obéit (extérieurement) parce qu’il désire obtenir une récompense.

 

  1. Ils peuvent se ressembler non seulement dans leurs désirs mais encore dans leurs résolutions.

L’un comme l’autre peut prendre la résolution « d’abandonner le péché, d’obéir à Dieu et de se consacrer à l’avancement de son règne ; » et l’un comme l’autre peut s’y déterminer avec beaucoup de décision ; mais par des motifs différents.

 

  1. Ils peuvent avoir les mêmes desseins.

L’un comme l’autre peut avoir l’intention de glorifier Dieu, d’avancer son règne, de sauver des âmes. Mais le vrai saint fera tout cela par amour pour la sainteté et pour Dieu ; l’autre le fera pour assurer son propre bonheur. Le premier en fait son but suprême; le second n’en fait qu’un moyen pour arriver à ses fins égoïstes.

L’un comme l’autre peut se proposer de devenir saint ; le vrai converti parce qu’il aime la sainteté; l’autre, parce qu’il sait qu’il ne peut être heureux sans cela.

  1. Ils peuvent s’accorder non seulement dans leurs désirs, dans leurs résolutions et dans leurs desseins, mais aussi dans leurs affections pour beaucoup d’objets.
  2. a) L’un comme l’autre peut aimer la Bible. Le vrai saint l’aime parce qu’elle est la vérité de Dieu ; et il en fait ses délices; le festin de son âme; l’autre l’aime parce qu’il pense qu’elle est en sa faveur et qu’elle est la charte de ses espérances personnelles.

 

  1. b) Ils peuvent tous cieux aimer la doctrine de la grâce; le vrai saint, parce qu’elle est si glorieuse pour Dieu; l’autre, parce qu’il la regarde comme une garantie de son propre salut.
  1. c) Ils peuvent tous deux aimer les préceptes de la loi de Dieu; le vrai saint, parce qu’ils sont si excellents, si saints, si justes, si bons; l’autre, parce qu’il pense qu’il sera heureux en les aimant.
  1. d) L’un comme l’autre peut aimer Dieu; l’un, surtout, parce qu’il voit que le caractère de Dieu est souverainement excellent, souverainement aimable considéré en lui-même; l’autre, surtout parce qu’il pense que Dieu est son ami particulier, et que pour lui l’idée de Dieu est liée à celle de son intérêt personnel.
  1. e) L’un comme l’autre peut aimer Christ. Le vrai converti aime son caractère ; le faux chrétien pense qu’il le sauvera de l’enfer et qu’il lui donnera la vie éternelle; et pourquoi ne l’aimerait-il pas?
  1. f) L’un comme l’autre peut aimer les chrétiens; le vrai converti, parce qu’il voit en eux l’image de Christ; le faux chrétien, parce qu’ils appartiennent à la même dénomination que lui, ou qu’ils sont de son parti, ou qu’ils ont les mêmes intérêts et les mêmes espérances que lui.

 

  1. g) L’un et l’autre peuvent aimer les réunions religieuses; le vrai saint les aime parce que les actes du culte, la prière, les louanges de Dieu, l’audition de sa Parole, la communion de Dieu et des saints font ses délices; l’autre les aime parce qu’il les juge propres à affermir ses espérances de vie éternelle. Ce dernier peut avoir cent raisons de les aimer sans cependant aimer le culte et le service de Dieu en eux-mêmes.
  1. h) L’un et l’autre peuvent aimer la société des chrétiens; le vrai converti l’aime parce qu’il jouit de la communion des saints, l’autre l’aime parce qu’il espère  en retirer quelque avantage. Le premier en jouit parce qu’il aime Dieu et ses frères et que « de l’abondance du cœur la bouche parle; » le second en jouit parce qu’il aime à parler des grands avantages qu’il trouve dans la religion, de l’espérance qu’il a d’aller au ciel, etc.
  2. i) L’un comme l’autre peut trouver du plaisir dans la pratique du culte privé. Le vrai chrétien aime la solitude avec. Dieu parce qu’elle le rapproche de Dieu. Quand aucun obstacle ne l’empêche plus d’aller droit à Dieu et de converser avec lui, il fait ses délices de la communion de Dieu. Le chrétien de nom peut trouver aussi de la satisfaction à rendre un culte à Dieu dans le secret, parce qu’il sait que c’est un devoir ; il y trouve la satisfaction de sa propre justice. Il peut y avoir plus encore; le faux chrétien peut trouver dans ce culte solitaire une certaine jouissance, une certaine excitation d’esprit qu’il prend pour de la communion avec Dieu.

 

  1. Ils peuvent s’accorder aussi à haïr les mêmes choses.

L’un comme l’autre peut haïr l’incrédulité et s’y opposer fortement; le  vrai chrétien parce qu’elle est opposée à Dieu  et à la sainteté; le chrétien imaginaire, parce qu’elle porte atteinte à ses plus chers intérêts et que, si elle avait raison, elle détruirait toutes ses espérances pour l’éternité. L’un hait l’erreur parce qu’elle est détestable en elle-même et contraire à Dieu ; l’autre, parce qu’elle est contraire à ses vues et à ses opinions personnelles.

Je me rappelle avoir lu dans les journaux, il n’y a pas longtemps, une vive polémique contre un ministre qui avait publié certaines opinions. « Ces idées-là, disait l’auteur de l’article, détruiraient toutes MES ESPÉRANCES pour l’éternité. » Une belle raison vraiment! Raison assez bonne cependant pour un égoïste.

L’un comme l’autre peut haïr le péché; le vrai converti, parce qu’il est haïssable aux yeux de Dieu ; et le chrétien de nom, parce qu’il lui fait du tort à lui-même. On voit des gens haïr leurs propres péchés et cependant ne pas les abandonner.

Souvent, l’ivrogne se rappelant ce qu’il était autrefois et comparant sa dégradation présente à ce qu’il aurait pu être, se prend à haïr sa passion, mais il ne la hait pas parce qu’elle est contraire à la loi de Dieu, il la hait seulement parce qu’elle a été la cause de sa ruine. Aussi continue-t-il à aimer la boisson et à boire, bien qu’il frémisse d’indignation quand il songe aux effets de sa conduite.

L’un comme l’autre peut être opposé aux pécheurs. Mais l’opposition du vrai saint est une opposition bienveillante, ayant trait au caractère et aux actes du pécheur, qu’il abhorre parce qu’ils sont de nature à détruire le royaume de Dieu; tandis que l’opposition du chrétien de nom provient de ce que les pécheurs sont opposés à SA religion et qu’ils ne sont pas de son parti.

 

  1. L’un et l’autre peuvent se lamenter sur le triste état de l’église.

Le vrai converti, parce que cet état de l’église déshonore. Dieu; le chrétien de nom, parce qu’il en résulte que sa propre âme n’est pas heureuse, ou que la religion est vue et qu’il en souffre du dommage.

 

  1. Ils peuvent se réjouir des mêmes choses.

L’un et l’autre peuvent se réjouir de la prospérité de l’Eglise et de la conversion des âmes; le vrai converti, parce que son coeur est à ces choses et qu’il les aime pour elles-mêmes comme étant, le plus grand bien ; le faux chrétien parce qu’il considère ses intérêts comme liés à ceux de l’Eglise.

  1. Ils peuvent admettre tous deux les pénalités de la loi.Mais le vrai saint leur donne son plein assentiment en ce qui concerne sa personne, parce qu’il reconnaît qu’il serait juste en soi que Dieu l’envoyât en enfer. Le chrétien de nom les admet parce qu’il croit être personnellement l’abri. Il a du respect pour les jugements de Dieu parce qu’il sait qu’ils sont justes; et sa conscience les approuve; mais il ne leur a jamais donné son assentiment quant à ce qui concerne son propre cas.

 

  1. Ils peuvent donner avec une égale libéralité aux sociétés de bienfaisance.Aucun de vous ne doute que deux hommes ne puissent donner des sommes égales, mais par des motifs entièrement différents. L’un donne dans le but le faire du bien; et agirait exactement de même alors que  personne d’autre que lui ne voudrait donner. L’autre donne à cause de la réputation qui lui en revient, ou pour calmer sa conscience, ou pour acheter la faveur de Dieu.
  1. Ils peuvent également renoncer eux-mêmes en bien des choses.Le renoncement se remarque ailleurs que chez les vrais chrétiens. Voyez le renoncement du Mahométan faisant son pèlerinage à La Mecque; voyez celui des païens qui se jettent sous les roues du char de Jaggernaut; voyez encore celui du pauvre papiste qui, dans son ignorance, marche sur ses genoux jusqu’à ce que le sang en ruisselle. Une église protestante ne saurait attribuer à des actes pareils un caractère vraiment religieux. Mais n’y a-t-il aucun renoncement? Le vrai saint renonce à lui-même afin de faire plus de bien aux autres. Il fait plus de cas de ce lien qu’il cherche à faire aux autres que de son propre intérêt ou de son propre bien-être. L’autre peut aller aussi loin que lui, — extérieurement, — mais par des motifs purement égoïstes.
  1. L’un comme l’autre peut être prêt à souffrir le martyre. Lisez les vies des martyrs et vous ne douterez pas que plusieurs n’aient donné leur vie par une fausse idée des récompenses promises au martyre. Quelques-uns couraient à la mort parce qu’ils étaient persuadés que c’était le moyen infaillible d’arriver à la vie éternelle.*

* Note MAV: notons que cela se passe ainsi dans l’Islam. La première motivation que l’on donne aux gens pour qu’ils deviennent des terroristes, des assassins et des tueurs, c’est que cela leur vaudra d’accéder au paradis d’Allah.

Dans tous ces cas, les motifs de l’un sont directement opposés aux motifs de l’autre. La différence est dans le but. Comme but suprême, l’un choisit son propre intérêt, l’autre choisit l’intérêt de Dieu. Prétendre que l’un et l’autre ont le même but, c’est prétendre qu’un pécheur impénitent est juste aussi bienveillant qu’un vrai chrétien ; ou que le chrétien n’est pas bienveillant comme Dieu ; qu’il n’a en vue que son propre bonheur et qu’il diffère du mondain par le seul fait qu’il recherche ce bonheur dans la religion et non dans le monde.

C’est ici le lieu de répondre à une question qu’on fait souvent. « Si ces deux classes de personnes se ressemblent en tant de points, comment pouvons-nous savoir à coup sûr à laquelle des deux nous appartenons ? Le coeur est rusé et désespérément malin par dessus toutes choses; comment pourrons-nous discerner si nous aimons Dieu pour lui-même  et la sainteté pour elle-même, ou si le désir de nous concilier la faveur de Dieu, l’espoir d’aller au ciel, l’intérêt personnel enfin, sont nos véritables motifs? » — Je réponds :

 

1° La disposition de notre cœur se manifestera dans notre conduite de chaque jour, notamment dans la façon dont nous traitons les affaires commerciales ou autres. Si, dans ce domaine, c’est l’égoïsme qui nous conduit, aussi vrai que l’Eternel règne, nous ne sommes que des égoïstes. Si nous sommes égoïstes dans nos relations avec les hommes, nous le sommes aussi dans nos relations avec Dieu. « Car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit, point? » La religion n’est pas seulement amour pour Dieu, elle est aussi amour pour l’homme.  Si vos transactions de chaque jour montrent, que vous êtes égoïstes, vous êtes inconvertis; autrement la bienveillance ne serait pas essentielle à la religion et l’on pourrait être chrétien sans aimer son prochain comme soi-même.

 

2° Si vous êtes désintéressé (1) dans votre religion, l’accomplissement de vos devoirs religieux ne sera pas pour vous une tâche pénible. Vous n’irez pas à vos devoirs religieux comme le laboureur (2) à son labourage, uniquement afin d’avoir de quoi vivre. Le laboureur prend plaisir à son travail, mais ce n’est pas pour l’amour de son travail lui-même ; s’il pouvait, il ne labourerait pas; considéré en lui-même, son labourage n’est pour lui qu’une fatigue, et s’il  prend plaisir, ce n’est qu’en vue des résultats, de l’entretien de sa famille, de son bien-être ou de l’accroissement de ses richesses.

Il en est exactement de même pour beaucoup de gens à l’égard de la religion. Ils recourent à elle comme le malade à sa médecine, parce qu’ils en désirent les effets, et parce qu’ils savent qu’ils doivent la prendre ou périr. Elle est pour eux une tâche qu’ils n’accompliraient jamais pour elle-même. Supposez que l’homme aime à travailler comme l’enfant à jouer. Il travaillera toujours et n’en sera jamais dégoûté ; il le fera sans autre motif que le plaisir qu’il prouvera à travailler. Il en est ainsi de la religion quand elle est aimée pour elle-même; on ne trouve aucune fatigue la pratiquer.

(1) Il ne faut pas prendre cette expression au sens absolu ; elle désigne ici le caractère de l’homme qui met la gloire de Dieu et le bien de ses semblables au-dessus de son intérêt propre. Ni la repentance, ni l’amour du chrétien ne sont absolument désintéressés. Finney le reconnaît pleinement quand il dit plus loin que « c’est un devoir pour l’homme de rechercher son propre bonheur » et que celui qui ne le fait pas pèche. » Mais il ne veut pas que cette recherche ait la prédominance dans notre vie. (Trad.).

(2) Anglais : travailleur. (Trad.)

 

3° Si l’égoïsme est le trait dominant de votre religion, celle-ci prendra tantôt une forme, tantôt une autre.

Supposons, par exemple, un temps de froideur générale dans l’église. Les vrais chrétiens n’en goûteront pas moins les joies secrètes de la communion avec Dieu, quoique pour le moment leur piété ne se manifeste pas beaucoup au dehors. En un tel temps, le faux converti, au contraire, ne pensera guère qu’au monde et à ses biens. Mais que tout à coup les chrétiens se lèvent pleins de résolution, qu’ils se mettent à l’oeuvre, qu’ils fassent éclater leur joie, en sorte qu’on recommence à parler de la religion; et vous verrez peut-être les faux chrétiens recommencer à se donner du mouvement jusqu’à paraître plus zélés que les vrais chrétiens. Ils y sont poussés par leurs convictions, non par leurs affections.

Quand la religion n’éveille pas l’intérêt du public, le chrétien de nom reste dans l’indifférence; mais que l’église réveille, et le voilà convaincu de péché et forcé de se mettre en branle pour conserver la paix de sa conscience.
Au fond, ce n’est qu’une forme d’égoïsme succédant à une autre.

 

4° Si vous êtes égoïste, la jouissance que vous trouverez dans votre religion dépendra surtout de la vivacité de votre espérance d’aller au ciel, elle ne procèdera pas de l’exercice de vos affections. Votre bonheur ne consistera pas à avoir une religion active, comme c’est le cas chez le vrai saint ; Il consistera dans l’attente des biens du ciel. On entend souvent des chrétiens dire que leur joie disparaît quand ils perdent leurs espérances. La raison en est bien simple. S’ils aimaient la religion pour elle-même, leurs jouissances ne dépendraient pas de leurs espérances. Si vous aimiez la charge que vous avez dans le service de Jésus-Christ, vous seriez heureux même en enfer, pourvu que Dieu vous permît d’y accomplir les devoirs de cette charge; car, en ce cas, vous feriez ce qui vous plairait le plus.

Si votre joie n’est pas puisée dans le service de Dieu, mai uniquement dans vos espérances personnelles, votre religion n’est pas religion, mais égoïsme.

Je ne dis pas que les vrais chrétiens ne jouissent pas de leur espérance; je dis que cette espérance n’est pas pour eux l’essentiel. J’ajoute même qu’ils n’y pensent pas beaucoup. Leurs pensées sont occupées ailleurs.

 

5° Si vous êtes égoïste dans votre piété, vous jouirez surtout par anticipation. Le vrai saint jouit déjà de la paix de Dieu, le ciel a déjà commencé dans son âme ; il n’en a pas seulement la perspective ; la vie éternelle est actuellement  en lui. Il a cette foi qui est « une substance des choses qu’on espère. » Ses sentiments sont véritablement ceux du ciel ; sa joie n’est pas portée au même degré que celle des bienheureux, mais elle est de même nature ; et elle est proportionnée à sa sainteté, non à son espérance.

 

6° A ceci encore on reconnaîtra si l’on n’a qu’une religion égoïste. Celui dont la conversion est illusoire a seulement l’intention d’obéir à Dieu, tandis que le vrai chrétien PRÉFÈRE l’obéissance à la désobéissance. Cette distinction est importante et je crains qu’il n’y ait que peu de personnes qui la fassent. Ils sont innombrables, en effet, ceux qui ont l’intention d’obéir, sans avoir une préférence véritable pour l’obéissance. Cette préférence est LE choix actuel, elle est l’obéissance du coeur. Vous entendez souvent des gens dire qu’ils ont eu l’intention de faire tel acte d’obéissance ; puisqu’ils ne l’ont pas fait. Et ils vous diront combien il est difficile d’exécuter ses résolutions. Le vrai saint, par contre, préfère réellement l’obéissance et il la choisit dans son coeur, aussi trouve-t-il facile d’obéir. L’un a une intention d’obéir comme celle que Paul avait avant qu’il fût converti, et dont nous parle au chapitre VII de l’épître aux Romains. Il avait une forte intention d’obéir, mais il n’obéissait pas, parce que son coeur n’y était pas. Le vrai converti préfère obéissance pour elle-même, il la choisit et la pratique; l’autre se la propose parce qu’il sait qu’elle est le seul elle, I in pour parvenir au bonheur.

 

7° Le vrai converti et le converti imaginaire diffèrent encore dans leur foi. Le premier a dans le caractère de lieu une confiance qui le conduit à une soumission sans réserve à Dieu. On parle beaucoup des différentes espèces de foi, mais ce qu’on en dit n’a pas toujours beaucoup de sens. La confiance dans les promesses spéciales

Seigneur dépend de la confiance dans le caractère de Dieu. Il n’y a que deux principes d’obéissance à un gouvernement quelconque, humain ou divin, à savoir : la crainte et la confiance. Ou l’obéissance procède de l’espérance de a récompense et de la crainte du châtiment, ou elle procède de Cette confiance qui produit l’amour. Un enfant bien né obéit à ses parents parce qu’il a confiance en eux; il a, à leur égard, la foi qui agit par l’amour. Celui qui est poussé par l’espérance et la crainte n’a qu’une obéissance extérieure, il n’a pas l’obéissance du coeur, il n’a pas l’amour. Le vrai converti obéit parce qu’il aime Dieu; il cette confiance qui consiste à se remettre soi-même tout entier entre les mains de Dieu, dans la plus absolue soumission, pour faire tout ce que Dieu voudra.

L’autre n’a qu’une foi partielle et une soumission partielle. Le démon aussi a une foi partielle. Il croit et il tremble. Nous pouvons croire que Jésus-Christ est venu pour sauver les pécheurs, et en conséquence nous soumettre  à lui pour être sauvé, sans cependant nous soumettre entièrement à lui pour qu’il nous gouverne et qu’il dispose de nous comme bon lui semblera ; cette soumission n’est que conditionnelle, et la condition, c’est que nous allions au ciel. C’est ici la religion égoïste. La religion du vrai saint est tout autre, c’est celle de l’amour.

 

8° Encore une différence. Si votre religion est égoïste, vous vous réjouirez particulièrement de la conversion des pécheurs quand elle aura eu lieu par votre moyen, parce que vous penserez en avoir une grande récompense; mais cette conversion ne vous donnera qu’une bien mince satisfaction quand elle aura été obtenue par d’autres que vous, vous en serez même envieux.

Le vrai saint se réjouit sincèrement de voir les autres utiles; il se réjouit quand les pécheurs sont convertis par d’autres, comme s’ils l’étaient par son propre moyen.

Il y a des personnes qui prennent grand intérêt à un réveil tant que ce réveil les touche de près ; mais qui semblent préférer que les pécheurs restent inconvertis, plutôt que de les voir arriver au salut par un évangéliste ou un pasteur d’une église autre que la leur.

Le vrai esprit de l’enfant de Dieu consiste à dire : « Seigneur, envoie qui tu veux envoyer, que seulement les âmes soient sauvées et ton nom glorifié! »

 

V.

 

Je vais maintenant répondre à quelques objections.

 

l° Objection. — Ne dois-je tenir aucun compte de mon propre bonheur?

 

l° Réponse. — Il est juste que vous teniez compte de votre propre bonheur, en lui attribuant la part d’importance qu’il a réellement. Mettez-le dans un des plateaux de la balance, mettez dans l’autre la gloire de Dieu et le bien de l’univers; et n’attribuez plus à votre bonheur que la valeur relative qui est la sienne. C’est ce que Dieu fait, et c’est aussi ce qu’il vous demande de faire quand il vous commande d’aimer votre prochain comme vous-même.

 

2° Réponse. — En fait, vous travaillerez à votre propre bonheur précisément dans la mesure où vous l’oublierez.
Votre bonheur sera en proportion de votre désintéressement.
Il peut y avoir du plaisir dans la satisfaction des désirs égoïstes mais ce n’est pas un bonheur réel. Le vrai bonheur se trouve surtout dans la satisfaction des désirs vertueux. Or, pour être vertueux le désir doit être désintéressé. J’aperçois un mendiant dans la rue, assis sur le bord du trottoir.
Touché de compassion, j’entre dans la boulangerie voisine  et je lui achète un pain. La physionomie du malheureux s’illumine et exprime une profonde gratitude. Ma satisfaction, à moi, sera proportionnée à la pureté de mes motifs. Si j’ai agi par pure bienveillance, le plaisir d’avoir fait du bien me  suffira ; si le désir de paraître bon est entré pour quelque chose dans mon action, je ne serai pas tout à fait content à moins qu’elle ne soit connue.

Vous rencontrez un pécheur entièrement corrompu. Votre compassion est excitée ; vous parlez à ce pécheur et vous l’amenez au Sauveur. Si vous avez eu pour motif d’en acquérir de l’honneur auprès des hommes et de vous assurer la faveur de Dieu, vous ne serez pas complètement heureux tant que votre action ne sera pas colportée de bouche en bouche ; peut-être même ne le serez vous pas à moins qu’elle ne soit publiée dans les journaux. Mais si vous n’avez eu d’autre désir que celui de sauver une âme de la mort, dès que Vous verrez ce désir accompli, votre satisfaction sera complète et votre joie sans mélange. De même en est-il pour tous les devoirs religieux : le bonheur est exactement proportionné au désintéressement.

Si vous vous appliquez à faire le bien, en vue du bien lui-même, vous serez heureux en proportion du bien que vous ferez. Mais si vous vous proposez comme but votre propre bonheur et que vous fassiez le bien seulement en vue d’être. heureux, vous manquerez votre but. Vous serez semblable à un enfant qui poursuit sa propre ombre; il ne peut jamais l’atteindre; elle reste toujours à la même distance de lui. Supposons que vous soyez dans le cas que j’ai cité plus haut et que vous n’ayez aucun désir de secourir le mendiant, mais que vous ayez en vue d’obtenir l’approbation de telle ou telle personne ; vous n’éprouverez alors aucun plaisir du bien fait au mendiant; seule l’approbation que vous aurez recherchée pourra vous satisfaire. De même, si travaillant à la conversion des pécheurs, ce n’est pas par amour pour les pécheurs que vous agissez, cette conversion ne peut vous rendre heureux, elle n’a rien qui puisse satisfaire le désir qui vous aura fait agir.

– La vérité est que Dieu a fait le coeur de l’homme tel que pour être heureux, il doit se proposer comme luit le bonheur des autres. Les gens du monde manquent leur but parce qu’au lieu de rechercher le bonheur des autres, ils recherchent leur propre bonheur. C’est la recherche même du bonheur qui rend le bonheur impossible. Si l’homme voulait abandonner cette recherche et se vouer au bien, il serait heureux.

 

2° Objection. Jésus-Christ n’a-t-il pas eu en vue la joie qui lui était proposée? Moïse n’a-t-il pas eu égard à la rémunération? Et n’est-il pas écrit que nous aimons Dieu parce qu’il nous a aimés le premier?

 

1° Réponse. Il est vrai que Jésus-Christ a méprisé l’ignominie et souffert la croix en vue de la joie qui était devant lui. Mais quelle était cette joie? Ce n’était pas son propre salut, ni son propre bonheur, mais le bien immense qu’il voulait faire au monde en le sauvant. Il était parfaitement heureux en lui-même. Le bonheur des autres était son but. C’est ce bonheur qui était la joie mise devant lui, joie qu’il a obtenue.

 

2° Réponse. Quelle était la rémunération que Moïse avait en vue? (Heb 11 :24-26) Etait-ce son propre bonheur? Loin de là! C’était le salut du peuple d’Israël. Quand Dieu lui proposa de détruire le peuple et de faire de lui une grande nation, s’il avait été égoïste, il aurait répondu: « C’est bien, Seigneur, qu’il soit fait à ton serviteur selon ce que tu as dit. » Mais son cœur était tellement au salut de son peuple et à la gloire de Dieu, qu’il ne songea  pas un instant à ce qui le concernait  et qu’il répondit à Dieu : « Pardonne leurs péchés! sinon efface-moi de ton livre, » Plus tard, Dieu lui renouvela son offre. « Je détruirai le peuple, lui dit-il, mais je ferai de toi une nation plus grande et plus puissante que lui. » Mais Moïse se montra toujours uniquement préoccupé de la gloire de Dieu. « Les Egyptiens l’entendront dire, répondit-il, et toutes les nations diront : « C’est parce que l’Eternel n’avait pas le pouvoir de mener ce peuple dans le pays qu’il avait juré de lui donner. » Il ne peut supporter la pensée d’être favorisé aux dépens de la gloire de Dieu. Que Dieu soit glorifié et Israël sauvé, c’était en réalité une plus grande récompense pour lui qu’un avantage personnel quelconque.

 

3° Réponse. Quand il est dit : « Nous l’aimons parce qu’il nous aima le premier, » ce langage ne comporte que deux interprétations; il signifie ou bien que cet amour de Dieu nous a engagés à retourner à lui et nous a portés à l’aimer, bien que nous aimons Dieu seulement à cause des faveurs qu’il nous accorde. Or, ce second sens est évidemment inadmissible. Jésus-Christ l’a expressément réprouvé dans son sermon sur la montagne : « Si vous aimez ceux qui vous aiment; quelle récompense en aurez-vous? Les publicains n’en font-ils pas autant ? » dit-il. Si nous n’aimons pas Dieu à cause de son caractère souverainement aimable, et que nous ne l’aimions qu’en raison des faveurs qu’il nous accorde, Jésus-Christ l’a déclaré : nous sommes semblables aux païens (1).

(1) Le lecteur comprend que Jésus-Christ ne nous défend pas d’aimer ceux qui nous aiment; que la reconnaissance est au contraire un devoir; et l’ingratitude, le comble de l’égoïsme. Il  comprend de même que nous devons aimer Dieu aussi à cause des Saveurs qu’il nous accorde. (Trad.)

 

3° Objection. — La Bible ne présente-t-elle pas le bonheur comme récompense de la vertu?

 

Réponse. — La Bible parle du bonheur comme résultat de la vertu, mais elle ne déclare nulle part que la vertu consiste poursuivre le bonheur. Elle est partout opposée à une semblable pensée; elle fait consister la vertu à faire du bien aux autres. Une saine psychologie montre qu’il doit en être ainsi. Si quelqu’un désire le bien des autres, il sera heureux dans la proportion oit il pourra satisfaire ce désir.

 

4° Objection. — Dieu se propose pour but notre bonheur, devons-nous être plus bienveillants que Dieu ? Ne devons-nous pas être semblables à lui? Ne devons-nous pas avoir le même but que lui?

 

Réponse. — Cette objection est spécieuse, mais futile, sans valeur aucune. Dieu est bienveillant pour « les autres ». Il se propose le bonheur «des autres,» il se propose notre bonheur. Etre semblable à lui, c’est se proposer le bonheur des autres ; c’est faire nos délices tout d’abord du bonheur et de la gloire de Dieu, puis du bonheur et de la gloire de l’univers.

 

5° Objection. — Pourquoi la Bible fait-elle continuellement appel à nos espérances et à nos craintes, si a considération de notre propre bonheur n’est pas un motif légitime d’action ?

 

1° Réponse. — La Bible fait appel aux instincts constitutifs de notre être, mais non pas à notre égoïsme. L’homme craint le malheur et ce n’est pas mal à lui de l’éviter et de rechercher son propre bonheur, pourvu que cette recherche soit subordonnée à la gloire de Dieu.

 

2° Réponse. — L’humanité a été tellement abrutie par  le péché, qu’à moins de faire appel à ses espérances et à ses craintes, il n’est pas possible d’attirer son attention sur la beauté du caractère de Dieu et sur les raisons qu’elle a de l’aimer. Mais quand l’homme est rendu attentif et que sa conscience est éveillée, Dieu lui présente l’Evangile. Quand un ministre a prêché les terreurs de Dieu, de sorte qu’il a alarmé, réveillé ses auditeurs et conquis leur attention, il ne doit pas continuer à prêcher dans le même sens, mais exposer dès lors à ses auditeurs tout le caractère de Dieu, de manière à ce qu’ils l’aiment à cause de sa propre excellence.

 

6° Objection. — Les écrivains inspirés ne disent-ils pas: « Repentez-vous, croyez à l’Evangile et vous serez sauvés? »
Réponse. — Oui ; mais ils exigent la vraie repentance qui consiste à abandonner le péché parce qu’il est odieux et abominable en lui-même. Ce n’est pas la vraie repentance que d’abandonner le péché à condition que l’on soit pardonné. La Biblerequiert la vraie foi et la vraie soumission; non pas une foi conditionnelle, non plus qu’une soumission partielle. Et elle y insiste. Elle dit, il est vrai : « vous serez sauvés, » mais elle veut pour cela la repentance qui procède de l’amour et la soumission sans réserve ni condition.

 

7° Objection. — L’Evangile ne présente-t-il pas le pardon comme un motif de se soumettre à Dieu ?

 

Réponse. — Cela dépend du sens que vous donnez à ce terme de MOTIF. Si vous entendez que Dieu déploie devant les hommes tout son caractère et toute la vérité concernant la bonne nouvelle du salut, comme motifs qui doivent, les porter à l’amour de Dieu et à la repentance, je réponds : Oui, la compassion de Dieu et sa disposition à pardonner sont des raisons pour aimer Dieu, parce que ce sont là des traits de son glorieux caractère qui est infiniment digne de notre amour. Mais si vous entendez par « motif» une condition, et que vous vouliez dire que le pécheur doit se repentir à condition que le pardon suive, je réponds que nulle part la Biblene présente une semblable idée. Nulle part elle n’autorise le pécheur à dire : Je me repentirai SI tu veux me pardonner.

 

Je termine par deux courtes remarques.

 

 


29/08/2015
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« Je bâtirai mon église », par Ivsan et Dianitsa Otets

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Envoyé par Bruno L – Source : http://www.akklesia.eu/index.php/post/c7/Je-batirai-mon-eglise

Pour l’écouter cliquer ICI

Cette étude démontre ce qui est sans doute la plus grave hérésie existant au sein de nos systèmes ecclésiaux, c’est la mauvaise compréhension d’un seul verset en Matthieu 16, probablement mal traduit depuis l’Hébreu ou l’Araméen en Grec (Jésus ne parlait pas le Grec !), et qui a donné la notion d’un «  Corpus Christi » quasiment intouchable. L’étude rappelle que ce qui est à sacraliser, c’est l’individu, devenu temple du saint-Esprit, né de nouveau, appelé à l’éternité, et non une collectivité humaine organisée…. Très dérangeant et passionnant !

 

L’auteur dit en réponse à un commentaire:

 

« …on peut facilement trouver des informations sur la présence de dogmes et cultes trinitaires à travers les époques et les cultures de l’espace indo-européen – le culte de triades serait à l’origine oriental (proche/moyen-orient). Un dogme aussi puissant n’a pas épargné le christianisme né dans la même aire géographique, ou plutôt l’organisation terrestre du christianisme, opérée par des hommes soumis à diverses influences. La féroce et puissante théologie s’est ensuite notamment bâtie de concile en concile pour être aujourd’hui quasiment indéboulonnable ; la plupart des théologiens s’activent à huiler et fignoler ses nombreux verrous.

Une certaine confusion règne donc autour des questions du baptême et de l’identité même du Dieu à cause de cette étrange formule. En effet, comme vous le soulignez, le paradoxe du Christ est si difficile à saisir pour l’homme, dans sa représentation fragmentaire notamment, qu’il va sans peine passer outre son enseignement. L’incertitude est insupportable à l’homme de raison et d’initiative, c’est pourquoi il tente de « perfectionner » le paradoxe, de colmater les fissures, de compléter les blancs du tableau avec des dogmes puissants qui brillent comme des vérités tant ils sont simples et logiques ; mais qui ne sont que des vérités, non pas l’Évangile. La logique de la trinité, par exemple, est puissante car elle parle d’équilibre (des forces). C’est une vérité « naturelle » c’est-à-dire de la Création, évoquée dans le livre de l’Ecclésiaste avec la corde à trois fils, par exemple.

Vous avez également vu juste en reprenant l’épisode de Pierre et de sa révélation personnelle suivie de sa calamiteuse initiative. Bel exemple de faillibilité humaine ! Voici l’un des principaux disciples (dans le top 3) qui se plante en beauté après avoir reçu une révélation exceptionnelle. Combien plus des hommes qui tentent de retranscrire le scandale du Christ et ne saisissent pas toujours pleinement ce qu’ils écrivent… » 

 


26/08/2015
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L’Apostasie se répand de plus en plus dans l’Eglise ( Michèle d'Astier de la Vigerie )

Note M.A.V: cet article, écrit il y a plus de dix ans, est singulièrement prophétique. Il donne sérieusement à réfléchir.

Quand, et comment, le Seigneur Jésus ôtera-t-Il le chandelier ?

L’Apostasie est le principal signe annonçant la fin des temps, et le proche retour du Seigneur Jésus. Cet article montre quand et comment l’Apostasie se manifestera pleinement. Soyons prêts, le temps est proche !

 

« Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m’être retourné, je vis sept chandeliers d’or, et, au milieu des sept chandeliers, quelqu’ un qui ressemblait à un fils d’homme, vêtu d’une longue robe, et ayant une ceinture d’or sur la poitrine. » (Apoc. 1:12-13).

Dans ce passage, l’apôtre Jean voit le Christ glorifié, revêtu de Ses vêtements sacerdotaux.

Il Le voit au milieu de sept chandeliers à sept branches, semblables à la Menorah qui se trouvait dans le lieu saint du Tabernacle. L’huile qui lui permettait de briller était de l’huile d’olive pure. Il fallait que le chandelier soit alimenté par cette huile pour éclairer correctement. Cette huile devait constamment l’alimenter, afin qu’il puisse continuer à brûler en faveur des enfants d’Israël.

Dans l’Ancien Testament, le chandelier symbolisait Jésus, la « Lumière du monde. » Car il devait être continuellement allumé pour éclairer le lieu saint, où se tenaient les sacrificateurs. (Jean 1:7-9, 8:12, 9:5, 12:46 ; Luc 1:78-79, 2:32 ; 2 Cor. 4:6 ; Apoc. 21:23-24).

Les sacrificateurs avaient la responsabilité d’entretenir constamment le chandelier pour qu’il reste allumé. Ils devaient continuellement l’alimenter en huile et nettoyer ses mèches, afin qu’il ne fume pas, mais qu’il brûle sans cesse en donnant une lumière pure.

Le chandelier symbolise également le Chrétien, car Jésus a dit aussi à Ses disciples :

« Vous êtes la lumière du monde «  (Matthieu 5:14-17).

Ils devaient l’être après l’ascension de Jésus (Jean 9:5 ; Phil. 2:15 ; Luc 12:35 ; Eph. 5:8-9). C’est pour cette raison que le Chrétien doit également marcher dans la lumière, c’est-à-dire dans la Parole de Dieu (1 Jean 1:7).

C’est pourquoi le chandelier est aussi le symbole de l’Eglise, qui, en tant que représentante de Christ, fait briller la lumière dans un monde de ténèbres.

Ce même motif est développé dans Apoc. 1:19-20 :

« Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises. »

Ce passage nous révèle que les sept étoiles sont les anges des sept églises.

Chaque fois que le mot « étoile » est employé dans un sens symbolique, il fait référence à un ange.

Les sept chandeliers sont donc sept églises, dont Christ est la Tête. De même que l’huile faisait briller les sept lampes de la Menorah, de même, le Saint-Esprit illumine toutes les églises.

Les sept lampes de la Menorah symbolisent les sept églises locales de l’Apocalypse, qui représentent elles-mêmes l’Eglise tout entière, et pas seulement les églises de différentes époques.

Car Apoc. 1:4 nous dit que ces sept églises existaient déjà en Asie à cette époque.

Puisque ces églises existaient au moment où Jean écrivait, elles ne sont donc pas seulement un symbole des églises futures, ni de l’Eglise à différentes époques.

Nous pouvons toutefois admettre que les sept églises représentent aussi les églises de toutes les époques, et qu’elles existent également toutes aujourd’hui, en tant que types, de même qu’elles ont toujours existé tout au long de l’histoire.

La dernière église mentionnée par Jésus dans l’Apocalypse est celle de Laodicée. Elle représente l’Eglise des temps de la fin. C’est le type d’église qui sera le plus répandu à la fin des temps, et c’est par elle que viendra l’apostasie.

« Ecris à l’ange de l’Eglise d’Ephèse : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or » (Apoc. 2:1).

Le Seigneur marche au milieu des églises de toutes les époques. Il les connaît. Jésus les encourage, les réprimande et leur donne des avertissements particuliers. Il dit à l’église d’Ephèse :

« Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes » (Apoc. 2:5).

Quand le Seigneur ôte le chandelier, cela signifie que l’Esprit de Christ quitte cette église, et la laisse marcher seule. Elle devient alors une église de Laodicée. « Laodicée, » en grec, signifie « le règne des opinions des hommes (à la place de Dieu). » La fidélité à Christ devient la fidélité à une organisation, à une dénomination ou à ses dirigeants, qui remplacent la Parole de Dieu par des règles nouvelles, et de nouvelles interprétations des vérités bibliques.

Nous pouvons voir que toutes les églises mentionnées dans l’Apocalypse existent en même temps. Aujourd’hui, nous pouvons constater que les églises fidèles existent à côté des églises infidèles. Mais une seule de ces églises occupera une place prépondérante, et deviendra le centre de l’apostasie. Il s’agit de l’église de Laodicée, qui a préparé le chemin de la grande apostasie. Elle a chassé Jésus du milieu d’elle, et L’a éloigné de Son peuple.

Cette église existe depuis longtemps. Elle n’a rien fait de bon, et n’a eu que peu d’effets positifs sur la société. Au contraire, elle a introduit au milieu d’elle tout ce qui était opposé aux enseignements de Christ. Aujourd’hui, le monde regarde favorablement cette église et excuse son péché, parce qu’elle n’a aucun sel pour le convaincre de péché. Le monde se demande pourquoi il devrait être jugé, puisqu’il ne voit aucune différence substantielle entre cette église et lui.

Mais le jugement commence par la Maison de Dieu. Le Seigneur se préoccupe infiniment plus de Son peuple que de ceux qui ne croient pas en Lui. C’est pour cela que Jésus encourage, avertit ou réprimande chacune de ces Églises.

C’est parce que le Seigneur a ôté Son chandelier des églises apostates qu’elles ont eu recours aux méthodes et aux techniques du monde, afin de continuer à attirer les foules.

Après tout, il faut bien continuer à faire fonctionner toute cette organisation !

L’église de Laodicée pense que tout va bien et qu’elle est spirituelle. Puisqu’elle est riche, elle est persuadée que Dieu doit la bénir.

Ceux qui sont riches s’habillent toujours bien, et parlent de leurs possessions, afin d’impressionner leur entourage. Ils ne s’intéressent qu’à l’apparence. Mais ils ne connaissent pas leur état spirituel réel. Ils sont aveugles et ne peuvent voir.

C’est pourquoi le Seigneur dit à l’église de Laodicée d’acheter de Lui un collyre pour oindre ses yeux, afin qu’elle puisse voir sa condition réelle.

Aujourd’hui, beaucoup d’églises considèrent leur réussite et leur prospérité comme une bénédiction de Dieu.

L’Église de Laodicée était tiède. Le Seigneur aurait préféré qu’elle soit froide ou bouillante. En général, on utilise de l’eau chaude comme moyen de guérison, tandis que l’eau froide sert à rafraîchir. Cette église ne parvenait pas à se décider. Elle n’avait aucune vérité à défendre et n’était bonne à rien.

Elle vivait à la fois dans le monde et dans le domaine spirituel. Au lieu d’être entièrement pour Dieu, ou complètement froide, elle restait dans le compromis.

Si elle avait été bouillante, Dieu l’aurait approuvée. Si elle avait été froide, Dieu aurait pu la changer. Tandis que cette Église restait dans une position intermédiaire, et Dieu ne pouvait rien faire.

C’est la pire position que vous puissiez occuper, quand vous êtes dans une église qui joue à l’église, que vous croyez que vous êtes un Chrétien, et que vous ne l’êtes pas !

Lorsque vous avez juste assez de religiosité pour croire que vous tirez votre épingle du jeu et que tout va bien.

C’est la seule église qui ait mis Jésus dehors.

Jésus frappe à la porte.

Mais il s’agit de la porte des Chrétiens individuels qui sont dans cette église, et non à la porte de l’Eglise dans son ensemble.

Car l’Eglise dans son ensemble s’est écartée de la vérité et n’est plus guidée par la Parole de Dieu.

Cela ne signifie pas qu’elle ait rejeté de manière formelle la Parole de Dieu ou le Nom de Jésus. Mais elle ne les utilise que dans la mesure où cela lui convient, ou bien elle en modifie le sens.

Beaucoup croient que l’apostasie concerne des individus qui s’écartent de l’Eglise. Au cours des siècles, il est certain que de nombreux individus, qui étaient membres de l’Eglise, l’ont quittée pour créer leur propre secte.

Cependant, Jésus ne S’adresse pas qu’à des individus. Il S’adresse aux Églises au milieu desquelles Il marche personnellement.

À notre époque moderne, l’apostasie a commencé dans des écoles ou instituts bibliques libéraux, qui ont envoyé des enseignants dans des assemblées innocentes pour y répandre leurs idées libérales.

Ce sont ceux qui défendent l’homosexualité, et qui forment des pasteurs qui nient la pleine divinité de Christ, la naissance miraculeuse de Jésus-homme, et tous les principes essentiels de la foi.*

Note MAV : j’ai un peu modifié ce passage, qui n’allait pas suffisamment loin sur la mauvaise connaissance du Véritable Jésus,( selon Esaie  9:5, Jn 1, Apoc 1 et bien d’autres passages). IL Y A UN SEUL DIEU, JÉSUS étant aussi le Créateur de tout, le Père Éternel, le Tout -Puissant, et non le sous-Dieu pas dérangeant que beaucoup se sont fabriqués à partir du faux dogme trinitaire qui ravage la chrétienté depuis seize siècles (ce dogme a été décrété au Concile de Nicee, sous l’influence de Constantin, qui a imposé en même temps quantité de dogmes apostats)

Ensuite, le Mouvement du Nouvel Age a commencé à se développer et à s’infiltrer dans l’Eglise, avec sa théologie du « Royaume Maintenant, » et sa tendance à placer les expériences subjectives au-dessus de l’autorité objective de la Parole de Dieu.

(NdE : La théologie du « Royaume Maintenant » enseigne que l’Eglise doit conquérir le monde, dans tous les domaines, pour le soumettre à l’autorité de Christ, avant que Celui-ci puisse revenir pour régner sur une terre conquise).

Puis le mouvement homosexuel s’est introduit dans l’Eglise Episcopalienne, en même temps que le mouvement féministe, qui rejette Dieu comme Père.

L’apostasie s’est à présent tellement répandue qu’elle touche à presque tout ce qui est considéré comme sacré. Elle affecte presque toutes les dénominations, à des degrés divers.

Les doctrines bibliques sont tordues ou abandonnées.

Des pasteurs autoritaires prennent la direction des églises, enseignant la convoitise, et affirmant que la prospérité et la santé parfaite inconditionnelles sont la volonté de Dieu pour tous. Ils approuvent le divorce et acceptent l’homosexualité.

Les paraboles de Jésus dans Matthieu 13 dépeignent l’Église actuelle, et décrivent la progression de l’apostasie. L’Eglise, en devenant apostate, s’écarte de la vraie foi, qui se nourrit de la Parole de Dieu.

La parabole du levain (Matthieu 13:33) décrit une femme mettant du levain dans trois mesures de farine,

« jusqu’à ce que la pâte soit toute levée. »

Dans l’Ecriture, le levain représente le péché et les faux enseignements (1 Cor. 5:6 ; Galates 5:9). La femme représente l’Eglise.

Cette parabole nous dit que la petite quantité d’erreur qui a été introduite par des faux docteurs, dès le temps des apôtres, se développera de plus en plus, tout au long des siècles, jusqu’à ce que presque toute l’Eglise en soit affectée à la fin des temps.

L’accomplissement final de cette apostasie est décrit dans Apocalypse 17.

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Le développement de l’apostasie.

Paul parle aux Thessaloniciens de ceux qui ont essayé de les séduire par un faux enseignement sur la tribulation, qui avait dérangé l’église.

Apparemment, après le départ de Paul de Thessalonique, certains faux docteurs étaient venus visiter l’église, et l’avaient troublée en enseignant que les Chrétiens se trouvaient déjà dans la tribulation (2 Thes. 2:1-2). Ils avaient dit que le Jour du Seigneur était déjà là, et que l’enlèvement et la résurrection s’étaient déjà produits, ce qui obligeait les Chrétiens à traverser la grande tribulation.

Le Jour du Seigneur est l’expression utilisée le plus souvent pour désigner le début de la grande tribulation (1 Tim. 1:20 et 2 Tim. 2:18).

L’objectif principal de la lettre de Paul était de réconforter les Chrétiens de Thessalonique, qui subissaient déjà des persécutions (1 Thes.), et de leur rappeler la vérité, pour leur assurer qu’ils n’étaient pas en train de traverser la grande tribulation. Paul voulait leur préciser ce qui précèderait la grande tribulation.

Il souligna que le mystère de l’iniquité était encore retenu.

À cause de cela, la révélation de l’Antichrist ne devait se faire que plus tard, avant le retour de Christ. C’est en ce jour que l’Antichrist serait pleinement révélé.

En remettant l’Église sur la voie de la vérité, Paul lui donne cet avertissement :

« Que personne ne vous séduise. »

Il est évident que Paul ne dit pas que notre réunion avec le Seigneur (verset 1) doive se faire avant ce jour. L’enlèvement ne peut pas se produire avant que deux choses précises ne se produisent :

======> L’apostasie doit arriver auparavant (juste avant le Jour du Seigneur).

======> L’homme de péché doit paraître.

Paul parle donc de deux choses différentes : de notre réunion avec le Seigneur (verset 1) et de l’apostasie (verset 3).

Paul dit clairement que le Jour du Seigneur ne se produira pas sans que l’Apostasie se produise d’abord.

Avant le retour de Christ, il doit y avoir un abandon de la foi.

En mentionnant le retour de notre Seigneur Jésus et notre réunion avec Lui (verset 1), Paul semble mentionner deux événements, qui nous permettent de penser que le retour du Seigneur se fera en deux étapes.

====>1 Thes. 3:13 nous informe que Jésus-Christ reviendra avec tous ses saints, c’est-à-dire tous les Chrétiens morts et ressuscités ou enlevés vivants.

=====>Jésus reviendra d’abord pour enlever Son Eglise. Ensuite Il reviendra sur la terre avec Son Eglise. Puis Il jugera un monde rebelle, et instaurera Son Royaume sur la terre pendant mille ans.

En ce qui concerne le verset :

« Pour ce qui concerne l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion avec lui… » (2 Thes. 2:1),

le mot grec traduit par « notre réunion avec lui » est « epi sunagoges. » « Epi » signifie « au-dessus, » et « sunagoges » signifie « réunir avec. »

Il ne s’agit donc pas de notre réunion avec Lui sur la terre, au moment où Il viendra instaurer Son Royaume, mais d’une réunion avec Lui au-dessus de la terre, quand nous serons enlevés dans les airs pour être toujours avec le Seigneur, et pour être conduits dans l’endroit qu’Il nous a préparé (Jean 14).

Il faudrait donc traduire ce passage plus correctement, par :

« Pour ce qui concerne notre réunion avec Lui au-dessus (de la terre). »

Voir aussi 1 Thes. 4:14.

Actuellement, la doctrine de l’enlèvement est en train d’être abandonnée, au profit d’un « triomphalisme terrestre, » qui annonce la conversion du monde entier à Christ, avant que le retour du Seigneur puisse se produire.

C’est la théologie du Royaume Maintenant, ou de la Domination de l’Eglise sur la terre.

Tout cela fait partie de l’apostasie. Cela ne prépare pas les Chrétiens à veiller pour être prêts à Son retour.

« Que personne ne vous séduise d’aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition » (2 Thes. 2:3).

Dans Matthieu 24:4, Jésus-Christ nous met en garde de ne pas être séduits par ceux qui viendront en Son nom et avec Son autorité.

Il nous parle aussi de ce qui va se produire avant l’abomination de la désolation.

« Que personne ne vous séduise.« 

La séduction comprend toutes sortes de supercheries et de « trucs. » Comme Jésus-Christ, Paul nous donne des avertissements. Il nous demande d’être sur nos gardes. Christ ne reviendra pas avant que certaines choses importantes ne se produisent.

L’ordre des événements est donc important.

Dans 2 Thes. 2:3, le mot « apostasie » vient du verbe grec « aphistemi, » qui signifie, littéralement : « partir, « s’éloigner. » Dans 1 Tim. 4:1, Paul utilise le même mot grec pour dire :

« Certains « abandonneront » la foi. »

Paul explique pourquoi. Ils

« s’attacheront à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons. »

Ils seront séduits par des enseignements contraires à la Parole de Dieu, et cela se produira à l’intérieur de l’Eglise.

A.T. Robertson, grand érudit de la Bible, a écrit à propos de ce mot grec :

« Plutarque l’utilise en parlant d’une révolte politique.

Le mot iden- tique est aussi employé en hébreu dans le premier Livre des Macchabées (2:15), lorsque Antiochus Epiphane forçait les Juifs à apostasier le Judaïsme pour se convertir à l’hellénisme.

Il est utilisé dans Josué 22:22 pour désigner la rébellion envers Dieu. »

Dans 2 Thes. 2:3, il semble clair que l’apostasie est associée à une révolte religieuse. L’emploi de l’article défini (hè) semble signifier que Paul en avait déjà parlé aux Thessaloniciens. Ainsi,

« l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion avec lui » ne se produiront pas avant la venue de l’apostasie.

On ne peut absolument pas comprendre autrement ces paroles, si ce n’est en modifiant leur contexte et la construction grammaticale de ce verset. Pourquoi donc ?

Parce l’apostasie est le principal signe caractérisant l’état de l’Eglise dans les tout derniers temps.

L’apostasie représente le principal danger pour l’Eglise, bien plus que les lois du monde ou les sectes.

L’apostasie s’est accrue dans l’Eglise visible, d’une manière stupéfiante pour ceux qui la voient progresser. On ne peut même plus la mesurer.

Il est clair que lorsque le chandelier est ôté, et que Christ est mis à la porte, les démons peuvent pénétrer dans de nombreuses églises et en prendre le contrôle.

Il est certain que cet abandon de la foi a déjà commencé, et se développe de plus en plus chaque année, chaque mois, et même chaque semaine. De grands mouvements se sont produits. Ils ont attiré des foules immenses, en flattant les désirs naturels des hommes, et en profitant de leur tendance à être séduits par tout ce qui est surnaturel.

On est en train de leur offrir tout ce que Christ a refusé de prendre, et tout ce qu’Il nous a demandé d’éviter dans Ses enseignements.

Auparavant, c’est l’Eglise qui était en conflit avec le monde. Actuellement, ce conflit se produit à l’intérieur même de l’Eglise.

Il a créé une division nette entre les « puristes » attachés à la Bible, et les promoteurs d’un « réveil » attachés aux nouvelles révélations et au christianisme libéral.

Comment cela s’est-il produit ?

J’ai déjà parlé du problème général de l’Eglise de notre siècle, et des divers courants qui s’écartent de la Parole de Dieu.

Mais pour nous, Chrétiens individuels, l’apostasie commence déjà avec l’indifférence, le manque de convictions, et le manque de hardiesse pour défendre la vérité.

Nous préférons plaire aux hommes et aimer le monde, au lieu d’aimer Dieu et Sa Vérité. Parfois, cela va jusqu’à abandonner complètement Christ et Ses enseignements.

L’Écriture nous dit que dans les temps de la fin, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Dans Matthieu 24, Jésus explique que cela sera dû à l’accroissement de l’iniquité.

On n’aime plus assez les gens pour leur dire la vérité, et l’on modifie les doctrines pour les adapter à la culture.

L’église de Laodicée avait progressivement abandonné son premier amour, et elle avait fini par ne plus obéir aux commandements du Seigneur,

« jusqu’à ce qu’Il vienne. »

Elle n’enseignait plus la vérité aux disciples. Il fallait à présent être large d’esprit, et accepter n’importe quelle doctrine, sous prétexte d’unité.

Mais il ne s’agit en fait que d’une tolérance mondaine, et non d’un amour réel.

L’église de Laodicée s’enorgueillit de sa richesse et de sa prospérité. Elle s’écrie :

« C’est la meilleure époque pour l’Eglise ! »

Nous avons souvent entendu cela !

L’histoire nous montre que diverses sectes ont été créées par ceux qui sont sortis du milieu de l’Eglise. Elles ont répandu toutes sortes d’apostasies. La fin des temps verra tout cela se manifester pleinement (1 Tim. 4:1-3 et 2 Tim. 3:1-5 ; 4:3-4).

Les Ecritures parlent d’une apostasie qui se répandra au milieu de ceux qui obéissaient auparavant à Dieu, et qui se trouvent encore dans l’Eglise.

Il s’agit d’une rébellion mondiale, qui ne touche pas un petit nombre de Chrétiens, mais la majorité.

L’emploi de l’article défini est significatif. Il ne s’agit pas d’une apostasie, mais de l’apostasie, de la grande rébellion finale envers Dieu, du rejet de Sa Parole et de Son règne par de nombreuses personnes et de nombreuses églises.

On s’écarte de Sa Parole et on la remplace par une autre.

C’est quelque chose de différent de l’erreur, qui résulte de l’ignorance, même si l’apostasie comprend des fausses croyances et des erreurs de doctrine.

L’apostasie implique une volonté de défier la Parole de Dieu, parce qu’on s’est laissé séduire.

Comment est-il possible qu’un Chrétien, ou qu’une église entière, qui aimaient le Seigneur, puissent abandonner la foi ? Simplement en refusant d’accepter les commandements que nous donne la Parole.

On met la Bible de côté, pour s’intéresser à un autre programme et à d’autres activités.

Paul nous avertit que des faux docteurs se lèveront du milieu de l’Eglise. C’est pour cela qu’il nous met en garde contre l’esprit du monde.

Aujourd’hui, l’Eglise associe trop souvent le succès à sa taille et à sa popularité.

La Bible nous dit que cela se produira à la fin des temps. Cela commence par un simple petit compromis. Mais il ne se passe pas longtemps avant que l’on ne se rende même plus compte que l’on s’est écarté de la source. Si nous n’avons pas d’ancre, la marée nous emportera où elle veut !

« Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons » (1 Tim. 4:1).

Notez qu’il s’agit de « quelques-uns » et pas de tous !

C’est l’esprit de tolérance qui est responsable de l’abandon des absolus de la Parole de Dieu.

La raison en est simple : on n’aime pas la vérité plus que tout autre chose, et l’on finit par la remplacer par ce qui ne peut être qu’un mensonge. Un mensonge peut être déguisé, et on peut l’accepter, parce qu’il est plus facile à comprendre que la vérité, qui exige un bon terrain pour y être plantée.

Dieu a ordonné à Son peuple de se séparer de l’erreur et de ne pas l’accepter. Ceux qui rejettent cet ordre finissent par se retrouver dans l’apostasie. Comment Dieu pourrait-Il nous demander aujourd’hui de détruire les murs de séparation qu’Il nous avait ordonné de bâtir ? Il ne s’agit plus de la grande commission, mais de la grande confusion, qui finira par aboutir à la grande apostasie.

Jacques a dit :

 » Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions » (Jacques 3:16).

Aujourd’hui, l’esprit de tolérance associé à l’œcuménisme, au nom de l’amour et de l’unité, est le principal responsable de l’abandon de la vérité par l’Eglise. Le résultat, c’est que l’Eglise n’a presque plus de puissance spirituelle.

En outre, cela n’a pas permis d’atteindre les résultats escomptés.

Par exemple, ceux qui ont voulu s’unir avec l’Eglise Catholique afin de partir en mission pour changer la société se sont retrouvés dans une situation difficile, comme le Pape, qui a été photographié en train d’embrasser le Coran, à l’intérieur du Vatican !

Si nous continuons à faire les yeux doux au mensonge, nous finirons par avoir les yeux fermés à la vérité.

(Rom. 16:17-18) ; 2 Cor. 6:14-18 ; 1 Tim. 1:3 ; 2 Tim 2:16-21, 3:5, 13 ; Tite 1:10-13, 3:9-11 ; 2 Jean 7-11 ; Apoc. 18:4).

Finalement, dans les derniers jours, ce sera l’Eglise apostate qui acceptera la marque de la Bête, avec le reste du monde, comme marque d’allégeance au gouvernement mondial. Il existe actuellement aux Etats-Unis un brevet permettant de tatouer une marque sur tous les citoyens américains. Il existe aussi un brevet pour une puce électronique digitale, qui peut envoyer des informations à un satellite, ou recevoir des informations de ce satellite. Le premier prototype sa été mis en fabrication à la fin de l’année 2000.

La technologie existe donc. Il suffit que certains décident de l’appliquer.

Il faudrait aussi parler du Mouvement des Signes et des Prodiges, qui promet toutes sortes de miracles pour annuler vos dettes ou augmenter vos possessions, par les paroles que vous prononcez.

Ce Mouvement est motivé par la convoitise.

Il vous assure que vous avez la puissance de transformer la réalité en manipulant le domaine spirituel.

Le surnaturel constitue réellement le meilleur moyen de promotion de l’apostasie de la fin des temps. Paul, s’adressant aux anciens d’Ephèse, leur dit :

« Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux » (Actes 20:29-30).

De grandes foules s’assemblent pour écouter leur enseignant favori, et le regardent accomplir des miracles à la télévision. Jésus nous a prévenus que les signes et les prodiges mensongers feraient partie intégrante de la séduction des derniers jours dans laquelle s’engagerait l’Eglise.

Ce n’est pas le moment de nous enfouir la tête dans le sable, en espérant que tout cela passera. Si nous croyons réellement que l’apostasie doit venir d’abord, et que nous vivons à l’époque de l’église de Laodicée, alors nous sommes d’autant plus proches du retour du Seigneur.

Nous vivons littéralement les derniers moments qui nous séparent de la grande tribulation.

Ce sera la période la plus affreuse que la terre ait jamais connue. Si nous croyons réellement que nous sommes dans les derniers jours, nous devons travailler avec ardeur, avant que la nuit tombe. Vous ne jouez pas de la même manière au début et à la fin d’un match de football. En plus, il ne s’agit pas d’un jeu ! Il y va de la destinée éternelle des âmes, de vos amis et de ceux que vous aimez.

« Car le mystère de l’iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu » (2 Thes. 2:7).

L’Ecriture nous dit que dès que la puissance qui le retient aura disparu, il sera révélé. De qui s’agit-il ? De l’Antichrist, le fils de la perdition, qui inondera le monde de ses faux enseignements, et qui le séduira par ses signes et prodiges mensongers.

En 2 Tim. 3:8, Paul fait référence aux magiciens égyptiens Jannès et Jambrès, qui s’opposèrent à Moïse, comme exemples de l’opposition qui se manifestera dans les derniers jours contre le Seigneur, par la puissance de la magie.

Comment cela sera-t-il possible ? L’un des moyens utilisés sera la télévision. Le Seigneur n’a jamais dit que l’Evangile serait prêché dans le monde entier par le moyen de la télévision. Il utilise toujours des hommes prêts à donner leur vie pour aller sur les champs de mission de ce monde.

Ceux qui regardent la télévision chrétienne devraient se rendre compte que la plupart des émissions n’enseignent pas le renoncement au monde, comme l’Eglise l’enseignait au premier siècle, mais recherchent au contraire ce qui plaît au monde.

Une ligne est aujourd’hui tracée pour séparer ceux qui suivent le monde comme des moutons, et ceux qui suivent le Seigneur comme Ses brebis.

Cependant, il a toujours existé un reste fidèle.

L’apostasie ne se définit pas simplement comme une simple continuation de ce qui se passait auparavant. Paul dit qu’elle sera le signe de la proche venue du Seigneur pour enlever Son Eglise, et de la proximité de la tribulation !

Pour que l’apostasie soit un « signe, » il est nécessaire qu’elle soit très différente de tout ce qui s’est produit auparavant.

Mais les hommes ne remarqueront pas cela, parce que la plupart d’entre eux seront séduits.

« L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers » (2 Thes. 2:9).

Cela signifie que Satan manifestera toute son énergie et toute sa puissance pour produire des signes et des prodiges (Matthieu 24:24).

Quand le Nouveau Testament parle de puissance, il ne s’agit que de la puissance surnaturelle de Dieu, ou de celle du diable. Satan manifestera toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers.

Il s’agit d’une puissance qui ressemblera à celle des apôtres. Mais elle proviendra uniquement de Satan, comme il nous l’est montré dans Apoc. 13:13-17.

Le fait que le nombre de miracles ait augmenté au cours de ces dernières années n’est pas une coïncidence. Certes, Dieu continue à faire des miracles. Mais Satan en accomplit aussi, pour séduire les gens, ainsi que Paul nous l’a annoncé. Satan a souvent utilisé des signes surnaturels pour faire passer ses fausses doctrines, dans le climat spirituel qui règne aujourd’hui, aussi bien dans l’Eglise qu’au-dehors de l’Eglise.

Plus que jamais auparavant, notre époque est mûre pour accepter les miracles mensongers qui séduiront des multitudes de gens. Ils veulent se laisser guider par leurs expériences, au lieu de suivre ce qu’enseigne la Parole de Dieu.

Ce qu’ils croient voir ou entendre est toujours la vérité pour eux.

« Et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge » (2 Thes. 2:10-11).

Ils seront complètement séduits.

Dieu ne dit jamais de mensonges. Il ne dit que la vérit&eac