* JESUS REVIENT *

* JESUS REVIENT   *

Daniel Guegain


L'huile et le vase (5 ) et fin

Ceci fait suite aux quatre précédentes parties du livre de Daniel GuegainPremière partie:http://www.michelledastier.org/index.php/2006/01/13/1475-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain

Deuxième partie : http://www.michelledastier.org/index.php/2005/06/14/1478-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-deuxieme-partie

Troisième partie : http://www.michelledastier.org/index.php/2005/06/16/1481-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-troisieme-partie

Quatrième partie http://www.michelledastier.org/index.php/2005/06/13/1477-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-quatrieme-partie

Ma question au Seigneur concernait aussi le vase.

Et Il me donna pour le vase la référence de l’habit de noces. – Matt 22/11 -

Puis Il ajouta Rom 13/I4.

Se revêtir de Christ c’est prendre Christ comme habit.

Inutile d’expliquer que cet habit est un véritable habit de noces. L’homme invité au repas de noces qui n’avait pas revêtu l’habit adéquat n’était donc pas revêtu de Christ. Or Christ est la Parole de Dieu.

 

L’habit de noces est donc la Parole de Dieu.

Et dans la parabole des dix vierges, le vase des sages est donc la Parole de Dieu.

 

Il peut paraître étrange de considérer la Parole de Dieu comme un habit et un vase !

Mais la Parole de Dieu n’est-elle pas le fin lin précieux dont sont formées les œuvres justes des Saints ? – Apoc 19/8 – Car les œuvres des Saints n’ont pas d’autre matériau que celui fourni par la Parole Vivante de Dieu.

De plus n’est-Elle pas aussi le vase qui contient la Vérité ? Et rien que la Vérité ?

Ce n’est pas pour rien que le Seigneur Jésus précise Lui-même à Jean la tenue que portera son Épouse lors des Noces. Un fin lin éclatant et pur qui n’est autre que les œuvres justes des saints.

Le mot grec que l’on traduit généralement par « juste » signifie d’abord « droit ». Les œuvres des Saints sont des œuvres qui n’ont pas à être rectifiées ni même contrôlées par Dieu. Elles possèdent toutes les qualités des œuvres de Dieu Lui-même et sont donc marquées du sceau de Dieu: Dieu connait ce qui est à Lui et sait qu’il n’y a en elles aucune ombre ni pensée d’iniquité.

(C’est ce qui fait dire « Justice» à beaucoup de traducteurs).

Mais comment produire de telles œuvres si ce n’est pas Christ qui les accomplit Lui-même ? Et Christ peut-Il accomplir ces œuvres si la Vérité n’est pas au fond du cœur ?

Si le chrétien se contente de la théologie de son église ou fédération d’églises ou de ses théologiens sans vérifier, non pas la conformité aux Ecritures, mais les fondements dans ces mêmes Écritures, Christ ne peut accomplir ces œuvres faites de lin.

Car c’est une chose de se conformer aux Écritures et c’en est une autre de chercher les fondements dans les Écritures.

Pourquoi « les fondements » ? Parce que si la Parole de Dieu n’a qu’UN fondement: Christ, les œuvres des Saints ont DES fondements dans cette même Parole de Dieu. Cela dépend de chaque œuvre et de ce qu’elle représente.

De plus l’habit de fin lin peut-il revêtir un être qui ne soit pas vérité comme son Seigneur est Vérité ? Tant que Philadelphie ne sera pas constituée, les chrétiens ne seront vérité qu’en espérance, du moins ceux qui ont le cœur pur (non pas quant aux intentions mais quant aux actes eux-mêmes, car tous ceux qui disent « Seigneur ! Seigneur ! » ont certes de bonnes intentions mais cela ne veut pas dire que leurs actes soient agréés de Christ).

Je ne reviens pas sur ce que j’ai dit plus haut concernant la condition des chrétiens morts « en Christ », et donc devant la face de Christ et des saints vivants qui vont composer Philadelphie.

Les œuvres des églises actuelles sont certes conformes aux Écritures (et sont donc fondées par de bonnes intentions) mais elles n’ont pas les fondements des Écritures dont le premier est la Volonté de Dieu.

Ce sont les hommes qui dominent actuellement les églises et non plus Christ.

Il y a trop de ténors qui tiennent beaucoup à ce qu’on les entende et qui s’accrochent avec fermeté à la même partition alors qu’ils devraient céder leur place à une autre voix jusqu’à ce que le Seigneur les rappelle à ce pour quoi ils ont été formés: ténor ! Et rien que ténor. Mais presque tous prennent la place des basses, des soprano, des alto, etc …

On me pardonnera cette image: c’est le Seigneur qui me l’a Inspirée. Mais si dans un orchestre cela se passait ainsi l’orchestre ne ferait pas long feu.

Seulement on se permet tout dans les églises. C’est tellement commode puisque le « chef » n’est pas là. Il a délégué ses pouvoirs aux chrétiens, avec un rôle pour chacun et aussi un temps de repos pour chacun, mais une délégation n’est pas une abdication. Les chrétiens l’oublient facilement.

L’Elie qui vient va actualiser les fondements en les rétablissant dans leur intégrité (Je ne dirai rien ici, cela faisant l’objet d’une autre étude). Il ne va pas former le vase, ni l’habit. Ce n’est pas pour cela qu’il est envoyé. Il va agir sur le contenu du vase de façon à ce qu’il soit pur et parfumé, sur le fin lin de façon à ce qu’il soit éclatant et pur. Le mot pur signifiant non pas que le fin lin a des impuretés mais qu’il n’a simplement besoin que d’une action spéciale du Seigneur pour être vu dans sa pureté inaltérable.

C’est ce que Jésus a fait à ses disciples en leur lavant les pieds – Jean 13/10 – Le sens du mot grec est « propre » (en vue de..), « prêt à ».

En somme c’est la dernière touche du Maître pour en signifier la perfection.

Nous sommes dans ce temps où « Elie » va venir.

Dieu a appelé. Son appel prend fin.

Ce que l’on entend encore n’est que l’écho de sa Voix.

Mais bientôt cet écho va se perdre. C’est la sécheresse qui s’installe.

Elle ne se fait pas encore sentir car il y a toujours de l’eau dans les ruisseaux des églises mais les sources célestes sont fermées.

Pendant des mois il ne pleuvra plus sur l’Eglise.

Mais va-t-on reconnaître cet « Elie » ?

Le vase a aussi une particularité que le Seigneur m’a montrée:

C’est Lui qui le façonne comme Il l’entend.

On pourrait en douter, mais Dieu ne tient pas à mettre l’huile pure et parfumée dans un recipient qui ne correspond pas à ses Vues.

Si la masse d’argile ne se laisse pas travailler alors Il refait la forme, ou Il jette l’argile qui n’est bon à rien.

L’argile n’est pas seulement notre personnalité, mais c’est aussi notre service. Les deux vont ensemble: ou notre personnalité est aux ordres de Dieu – et elle s’épanouit alors – et les oeuvres qu’elle produit sont la lumière qui vient de Christ ou elle ne l’est pas – elle est centrée sur elle-même, inquiète de son impact – et les oeuvres produites ont toutes la marque de l’orgueil. Un orgueil d’autant plus difficile à déceler qu’il ne se met jamais en avant mais se sert à tout moment du Nom de Christ et de sa Parole pour s’en couvrir.

J’ai dit cependant que le vase était la Parole de Dieu. Et voici que je viens d’écrire qu’il pouvait être mal façonné ! N’y-a-t-il pas là une contradiction ?

C’est bien ce qui m’est apparu et j’ai demandé à Dieu de m’éclairer. Voici sa réponse.

Les vierges folles ont certes un vase mais pas d’huile. Elles vont en acheter chez ceux qui en vendent et reviennent, trouvent la porte fermée et supplient l’Epoux de leur ouvrir. L’Epoux refuse, disant qu’Il ne les connait pas.

Parce qu’elles ont mélangé la Parole de Dieu, la Volonté de Dieu avec leur propre parole, leur propre volonté.

Le vase ainsi fait n’est pas un vase d’honneur. Il ne peut contenir l’huile parfaite. Étant ouvrières avec Dieu,

les vierges folles ont sondé leurs propres intentions et non celles de Dieu, et elles ont donné à leur vase une texture que Dieu n’agrée pas.

Malgré leur savoir, malgré leur appartenance à la classe des vierges (refus du monde, etc… ) elles n’en sont pas moins folles car elles ont copié les moyens du monde en les couvrant de la Parole de Dieu.

Elles ont toujours agi par intention et par désir du grandiose, du spectaculaire, oubliant que tout cela était le signe de l’Ancienne Alliance, mais que celui de la Nouvelle Alliance est fondée sur l’imitation de Christ.

D’où le résultat.

Quand on copie les moyens du monde, on ne doit pas dire que c’est Dieu qui les a inspirés.

Dieu veut des matériaux purs. Les vierges folles disent imiter le Seigneur. Il attirait de grandes foules et de grandes foules Le suivaient et croyaient en Lui parce qu’Il faisait beaucoup de miracles.

Elles étaient étonnées de l’autorité qui imprégnait ses discours, mais acceptaient rarement ces discours quand le Seigneur enseignait le renoncement, les peines, la Croix. Presque tous ses disciples L’ont un jour quitté parce que ses Paroles étaient dures et finalement Il s’est retrouvé presque seul.

La Pentecôte a amené 3000 âmes. Une autre occasion 5000 ! L’Eglise a augmenté en nombre mais il n’apparait pas qu’elle ait été une force spectaculaire par ses rassemblements et ses édifices.

Le Seigneur l’appelle « petit troupeau » et les Apôtres ont toujours parlé de  » l’église qui est dans la maison …. ».

A mesure qu’on lit les Actes on découvre que les grandes manifestations du début font place à une rencontre de plus en plus personnelle avec les individus, plutôt qu’à des discours du haut d’une estrade à une foule plus ou moins dense. L’expérience de Paul à Athènes le prouve bien, même si la ville présentait un caractère un peu spécial. Mais toutes les villes Grecques avaient des « aréopages » , lieux où les philosophes discouraient et où l’on pouvait apprendre les dernières nouvelles.

C’est le seul texte qui nous montre Paul se servant d’un lieu païen pour y annoncer la bonne nouvelle. Ce ne sera du reste pas un franc succès parce que les lieux païens offrent toujours l’incrédulité et la superficialité.

C’est bien pourquoi Paul a dit de l’imiter aussi, complétant l’exemple du Seigneur qui se méfiait beaucoup du nombreCe dont les chrétiens actuels ne se méfient plus.

Et notamment ceux qui ont pourtant l’intégrité du message de Dieu après tous les réveils qu’Il a suscités.

Le vase n’est pas d’honneur.

Un vase d’honneur ne peut servir qu’à un usage noble et dans un lieu noble. L’usage réclame l’assentiment du propriétaire – les chrétiens ne sont pas propriétaires de leur vase – et on ne peut jeter des perles devant les pourceaux.

Le Seigneur n’a jamais réclamé des siens de semer l’Evangile « à tout vent » mais dans un champ.

Le champ c’est la terre qui a été préparée par Dieu en personne et quand cela n’a pas été préparé, Il en interdit l’accès et les semailles.

Témoigner de Christ n’a jamais été d’évangéliser partout, mais là où on est certain qu’il y aura une récolte malgré les déchets inévitables dus au chemin, aux pierres, à la sécheresse des sentiments peu profonds, aux préoccupations d’environnement et d’avenir.

On ne peut semer que dans le champ du propriétaire et avec son accord, car Il est seul juge du temps et des moyens. Les Eglises actuelles n’ont que très rarement cette pensée.

Les vierges folles disent que l’Esprit leur parle mais on ne le dirait pas.

Ce ne sont pas les résultats qui comptent mais les fruits produits par les résultats. La parabole du semeur nous le montre bien: ce n’est pas ce qui lève qui importe mais combien un grain a rapporté au bout du compte.

Il ne semble pas que les vierges folles s’en soient soucié. Et leur vase s’en ressent. Pour qu’elles puissent posséder l’huile pure et parfumée, il faut un vase d’honneur, un vase qui fasse honneur, non aux chrétiens, donc à des hommes, mais à Dieu. C’est différent.

Le Seigneur m’a en effet montré que dans la Jérusalem Céleste, on verra des Saints qui n’ont gagné que quelques âmes et qu’on n’y verra pas des chrétiens qui ont fait quantité de choses pour Lui,mais sans LUI.

Il y a beaucoup de versets dans la Parole de Dieu qui le prouvent, mais je laisserai le soin à ceux qui ne sont pas d’accord avec moi de me démontrer – par la Parole de Dieu – qu’ils ont raison.

Je ferai une simple remarque : en elle-même, l’action de présenter l’Evangile ne perd pas sa récompense, mais cette action passe aussi au travers du feu et il n’en résulte que ce que nous avons vu plus haut concernant ce passage dans le feu.

Pour ce qui est du fin lin on peut appliquer les mêmes remarques, mais le qualificatif « fin » nécessite une précision.

Si le lin représente, comme le vase, le travail qui est fait avec Dieu, la finesse du lin est déterminée par les attitudes du coeur et donc de notre attitude devant Dieu.

- Lui sommes-nous agréables, comme son Fils l’a été ?

Pas autant qu’on le voudrait certainement et les raisons en sont nombreuses. Ce n’est pourtant pas de cette façon que le Seigneur considère notre amabilité à son égard.

Lui être agréable c’est demeurer en Lui afin qu’II demeure en nous. Demeurer en Lui c’est accomplir sa Volonté que certains peuvent trouver difficile à comprendre, mais que ceux qui vivent au contact permanent de Dieu trouvent agréable, bonne et parfaite – Rom 12/2 -

(Remarquons que ce verset commence par les mots :  » Ne vous conformez pas au siècle présent mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin que… », ce qui est bien explicite concernant les agissements des chrétiens et des églises actuellement).

L’agrément à cette Volonté permet la contemplation de Dieu (qui est contrairement à ce que beaucoup croient, non pas le fait d’admirer Dieu au propre et au figuré, mais de voir l’épanouissement de la Nature de Dieu au travers de ses Oeuvres si merveilleuses pour ses Enfants, jour après jour).

Quand on contemple Dieu ainsi Il nous invite alors à demeurer en Lui – ce qui est : entrer dans le repos de Dieu – et Il demeure ensuite en nous. Ce repos conduit alors le chrétien à laisser Dieu agir pour lui et à simplement entrer dans les oeuvres que Dieu accomplit et qu’II place sur sa route pour vraiment glorifier son Nom.

Aucun chrétien ne peut glorifier le Nom de Dieu si ce n’est pas Dieu qui fait cette action de glorifIcation.

Les vierges folles pensent que glorifier Dieu, c’est faire ceci et se tenir comme cela.

Rien de ce qui est humain ne peut glorifier le Seigneur, pas même si c’est le plus parfait des chrétiens qui en est l’auteur.

En fait c’est là le fin lin .. Il reflète la Gloire de Dieu mais n’est visible que lorsque Dieu le veut (et encore pas à tous les chrétiens) et seulement quand le Seigneur le veut.

II n’y eut que trois disciples qui virent la transfiguration du Seigneur et la blancheur immaculée de ses vêtements. Même le chrétien qui est revêtu de fin lin peut ne jamais en voir la finesse. Il ne vaut mieux pas, du reste, qu’il la voit.

Il n’est donc pas étonnant que le fin lin soit déclaré « éclatant et pur ».

Une dernière précision m’a été donnée concernant le « ministère » de l’Elie qui vient. Malachie dit qu’il ramènera le coeur des pères à leurs fils et le coeur des fils à leurs pères. J’ai toujours compris, par la Grâce de Dieu, que l’Elie qui vient ramènerait la foi des pères, c’est-à-dire, leur exemple de vie, à nous, leurs enfants dans la Foi, et notre consécration à Dieu, à leur exemple.

Mais je n ‘avais jamais eu d ‘illustration dans la Parole de Dieu de cette pensée. Et pour cela le Seigneur me fit comprendre que le fin lin représentait le résultat de l’action sur le coeur des pères vers leurs fils, et le vase, le résultat de l’action sur le coeur des fils vers leurs pères

Le Seigneur me conduisit d’abord dans Hebreux 11/4-40. Je saisis alors que ce chapitre qu’on intitule la Foi par excellence est en fait la description de la vie des pères en question, vie que le Seigneur désire que nous vivions comme eux.

Il leur avait été promis le fin lin mais ils ont du attendre notre époque pour s’en voir revêtus et c’est bien ce que le Seigneur m’avait montré ( que j’ai décrit plus haut), à savoir que les morts en Christ ne recevraient la perfection que devant la Face de Christ.

Puis le Seigneur me conduisit dans Jer 15/19:

« .. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. » ct 2 Thess 2/13-15 -

Jérémie fut le seul de son temps à proclamer la Parole de l’Eternel, parce qu’il n’y avait en lui qu’un seul désir: celui de demeurer fidèle à Dieu, non pas seulement en paroles mais aussi en esprit, ce qui est beaucoup plus difficile, contrairement à ses concitoyens, dont la foi reposait plus sur les affirmations des sacrificateurs de l’époque, qui interprétaient les Ecritures selon la mouvance du jour, que sur la Parole de Dieu.

C’est à Jérémie que Dieu donna l’image du potier et il fut bien le prophète qui fut façonné par la main de Dieu, au point que nul chrétien ne voudrait être Jérémie.

En affirmant à Timothée ce qu’un chrétien doit être – 2 Tim 2/19-21 – Paul explique comment Dieu forme le vase pour qu’il soit d’honneur. Travailler le lin pour qu’il soit plus fin et façonner le vase pour qu’il soit d’honneur n’est certes pas des plus agréables mais le résultat vaut bien plus (et c’est sans comparaison) que le manque d’agrément.

C’est ce qui attend les chrétiens qui veulent faire partie de Philadelphie.

En quelque sorte le travail a déjà été commencé car Dieu a déjà choisi des futurs partenaires de Philadelphie. D’autres vont s’y ajouter car la parole de l’Elie qui vient aura un écho dans bien des coeurs (Ce qui ne signifie pas qu’il s’agit d’un réveil de masse, loin de là !), mais ces coeurs-là ne sont nullement les coeurs des vierges folles.

Uniquement des sages, c’est-à-dire des chrétiens qui actuellement ont une soif intense du Dieu Vivant, mais qui vivent encore sous un joug, celui d’une confession de foi, qui pour être entièrement biblique n’en est pas moins un carcan dont il est interdit de sortir

(Je ferai remarquer que la confession de foi en elle-même n’est pas dangereuse, mais c’est son interprétation par les dirigeants qui l’est).

Que le Seigneur vous dirige donc et qu’II vous conduise dans sa Parole, non selon votre idée mais selon l’ Esprit de sa Parole.

Qu’Il vous donne d’ouvrir les yeux afin que de tout votre coeur vous souhaitiez avoir cet esprit de repentance qui est la condition sine qua non pour faire partie de Philadelphie.

Et je le rappelle encore ce n’est pas la repentance de ses péchés, mais celle d’avoir vécu la Parole de Dieu d’une façon qui ne correspondait pas au désir du Saint Esprit .

Tel fut le message de Jean-Baptiste, l’Elie déjà venu, et tel sera le message de l’Elie qui vient.

D.GUEGAIN

=============================================

Note sur l’huile concassée pure et le parfum unique (Condensé d’une étude plus détaillée)

Le mot « concassées » souligne que les olives étaient auparavant débarrassées de leur noyau, coupées en morceaux. Mais Exode 27/21 nous donne un détail précieux: on ne pouvait presser les olives que dans le sanctuaire, dans le Lieu Saint, c’est-à-dire en face du Lieu Très Saint et au milieu des meubles qui servaient au culte : table des pains de proposition, chandelier, autel des parfums

L’application dans la vie chrétienne est ici très facile: Christ, dépouillé de sa Vie purement divine (le noyau) pour pouvoir être brisé en plusieurs parts et écrasé sous le poids de la souffrance à cause du péché (le pressoir) et cela devant la face de Dieu (le Lieu Tres Saint) au milieu du Lieu Saint, c’est-à-dire au milieu de ses frères les sacrificateurs et de tout ce qui était au service de Dieu.

Les composants du parfum unique étaient :

1- Le stacté provient d’un arbre épineux qui laisse couler goutte à goutte une sève blanche très odoriférante mais d’une saveur amère

2- L’ongle odorant provient de l’opercule corné en forme d’ongle fixé au pied de certains mollusques dont la fonction est de fermer la coquille quand l’animal s’est retiré dedans. C’est une substance tres odoriférante.

3. Le galbanum provient d’une plante dont la base de la tige et des feuilles donne une résine très odoriférante mais d’une saveur très amère. L’odeur déposée sur les doigts demeure très longtemps malgré plusieurs lavages des mains.

4 – L’encens pur provient d’un arbre résineux : c’est une gomme résine qui s’écoule sous forme de larmes jaunâtres ou rougeâtres et qui en brûlant produit une flamme blanche.

Remarque.

Il est bien évident que le chiffre 7000 qui est cité dans cette étude n’est pas le chiffre du nombre des vierges sages ! Il n’est employé que par rapport à la similitude de situation entre le peuple d’Israël et les églises de nos jours. Dieu seul en connaît le nombre. Cependant on peut aussi en déduire que les vierges sages ne sont pas légion par rapport au nombre évalué d’hommes et de femmes que se disent chrétiens, nombre déjà peu important par rapport à la population mondiale.

Si beaucoup entendent la proclamation de l’Evangile, il y a cependant beaucoup de perte parce que chaque homme a toujours une bonne raison de ne pas répondre à l’appel de Dieu.

L’Eglise de Philadelphie est vraiment petite ! Mais précieuse et tellement vivante aux Yeux de Dieu que ses ennemis s’inclineront devant elle, non pas d’une manière visible car le verset signifie simplement que la puissance de la synagogue de Satan sera sans effet sur elle.

                                             Michèle D'Astier de la Vigerie 

 

 

Ceci fait suite aux quatre précédentes parties du livre de Daniel GuegainPremière partie:http://www.michelledastier.org/index.php/2006/01/13/1475-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain

Deuxième partie : http://www.michelledastier.org/index.php/2005/06/14/1478-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-deuxieme-partie

Troisième partie : http://www.michelledastier.org/index.php/2005/06/16/1481-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-troisieme-partie

Quatrième partie http://www.michelledastier.org/index.php/2005/06/13/1477-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-quatrieme-partie


29/07/2014
0 Poster un commentaire

" L'huile et le vase ( 4 )

Ceci fait suite aux trois précédentes parties du livre de Daniel Guegain:

Première partie :http://www.michelledastier.org/index.php/2006/01/13/1475-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain

Deuxième partie : http://www.michelledastier.org/index.php/2005/06/14/1478-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-deuxieme-partie

Troisième partie : http://www.michelledastier.org/index.php/2005/06/16/1481-l-huile-et-le-vase-par-daniel-guegain-troisieme-partie

Note M.A.V.: Cette quatrième partie entre dans la profondeur du sujet et va déranger beaucoup d’idées reçues, de fausses doctrines « confortables », et, on peut l’espérer, ramener une sainte crainte de Dieu chez beaucoup. Alors, avant de vous précipiter pour faire des commentaires contradictoires, munissez-vous de votre Bible, réétudiez les textes qui parlent de ce sujet épineux, et cherchez la sagesse d’en Haut et les réponses du Seigneur… pas celles des hommes qui caressent agréablement les oreilles… mais qui envoient à la perdition ! 

Eph 3/17 dit que les chrétiens doivent être enracinés et fondés.

Autrement dit, les chrétiens doivent être la chasse enracinée et fondée dans la monture (l’Amour de Christ) qui enserre la pierre précieuse ou le métal précieux et pur qu’est Christ.

Mais tout dépend de la manière dont ils puisent en Christ.

Si c’est selon la Volonté du Père, ce sera ce qui est précieux. Mais si c’est fait selon la volonté des chrétiens, même avec la meilleure intention et le plus parfait désir de faire ce qu’il y a de mieux et de plus beau, ce sera ce qui va se décomposer avec le temps et qui peut brûler.

 

Cela peut sembler étrange que nous puissions ainsi utiliser Christ. Mais Il nous a fait don de sa Vie:

« Je donne ma Vie … »

C’est à nous qu’II l’a donnée et non aux hommes du monde.

Il a expié le péché du monde mais Il a donné sa Vie à ses Amis.

Il est paradoxal de penser que la Vie de Christ revêt différents aspects: or, argent, pierres précieuses (Je ne dirai rien ici sur la signification spirituelle et pratique, cela étant l’objet d ‘une autre étude) mais ces trois aspects ne sont pas une gradation de valeur. C’est une différence d’approche qui est voulue par le Seigneur Lui-même.

Il apparait bien alors que le chrétien peut apporter dans la vie des églises une part qui n’est pas désirée par Dieu et c’est cette part que le Seigneur dénonce, qu’Il personnifie sous les traits de cadavres ayant tout ce qu’il faut pour vivre, mais qui n’ont pas ce qui fait la vie: l’animation de l’Esprit Saint.

À ceux-là, et ils sont très nombreux, il est réservé un sort terrible: ils ne seront pas dans la Jérusalem céleste. Ils ne feront pas partie de l’Épouse de Christ. Ils auront droit au salut mais en dehors de la Ville.

C’est ce à quoi correspond 2 Cor 5/10 et trouve ici son explication car en Christ il n’y a plus de condamnation mais attribution. Ceux-là sont sauvés « comme au travers du feu ». Leur salut ne peut être « brûlé» mais les œuvres qui suivent leur salut le seront bel et bien.

Or il ne suffit pas d’être sauvé pour avoir la Vie Éternelle, il faut avoir fait toute la Volonté du Père, c’est-à-dire Le connaître – Jean 17/3 -

Or pour connaître Dieu, il faut Lui obéir et ainsi demeurer dans son Intimité.

Et Lui obéir ce n’est pas observer les sacrifices et les holocaustes, c’est Lui plaire en tout.

Que l’on médite sur l’exemple du peuple d’Israël et l’on comprendra. Mais les églises, les chrétiens de nos jours acceptent-ils d’être comparés au peuple d’Israël ? N’avons-nous pas tendance à dire que nous ne lui ressemblons pas? Nous nous reposons très fortement sur le salut acquis à Golgotha, tout comme le peuple d’Israël se reposait fortement sur la promesse faite à Abraham et à ses descendants en Isaac.

Sommes-nous meilleurs que les israélites du royaume de Juda ?

Ne serait-il pas lamentable d’avoir vécu tout proche des mystères de la Vie Éternelle et d’être privé de la présence de Celui qui est la Vie Éternelle ?

C’est la Parole de Dieu qui le dit:

« Si l’oeuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense … » -1 Cor 3/15 -

La récompense n’est pas la Vie Éternelle car la Vie Éternelle est un don de Dieu par Jésus-Christ et non une récompense,

Or l’état actuel des églises, des chrétiens donc, ne permet pas cette récompense car on bâtit avec du bois, du foin et du chaume.

La récompense n’est pas non plus un grade que l’on obtiendrait dans la Nouvelle Jérusalem, où il n’y aura que des « Rois et des Sacrificateurs »

La récompense c’est la présence de Christ à nos côtés en permanence.

C’est LE voir. C’est voir DIEU dans toute la plénitude de sa Divinité. C’est surtout LE vivre dans une plénitude qu’il n’est pas possible de décrire ici. Ce qui n’est pas encore réalisable maintenant, ni dans les Cieux (pour ceux qui sont morts en Christ) ni sur la terre.

======================================

Esprit, souffle sur ces cadavres et qu’ils revivent !

Le Seigneur demande à tous de se repentir car voici II vient pour séparer l’ivraie du bon grain. Il vient pour rendre la VIE à ceux qui ont soif de LUI et les mettre de côté en les protégeant de la paume de sa Main. Mais du revers de la même Main Il va déblayer le chemin afin que les Vierges sages, les chrétiens Vainqueurs puissent aller à la rencontre du Seigneur Jésus qui va les appeler.

Il est bien évident que le Seigneur ne m’a pas dévoilé le contenu des quatre dimensions de son Amour, ni comment Il allait opérer, ni par quoi II allait commencer. Je n’ai pas cherché à savoir car cela aurait été faire office de devin. À quoi du reste cela me servirait-il, puisque ces choses doivent nous être enseignées par le Grand Berger Lui-même, aucun homme n’étant capable de le faire actuellement.

Mais ce dont je suis certain c’est que le Seigneur Jésus va préparer les chrétiens sages pendant un temps qui sera un temps de sommeil durant lequel ils vont « user» l’huile contenue dans le flambeau, afin qu’au réveil ils trouvent l’huile pure qu’il auront eue la précaution de mettre de côté et qu’ils pourrons utiliser puisque ce sera la seule qui leur permettra d’aller à la rencontre de l’Époux

Le mot sommeil a attiré mon attention, mais immédiatement dans mon esprit est venu le mot sécheresse. Apparemment il n’y a aucun lien entre « sommeil » et « sécheresse ». Pourtant aux yeux du Seigneur il y a un lien: la pensée me vint avec la profonde conviction que sait donner le Saint-Esprit que lorsque la nature connait un temps de sécheresse, c’est qu’elle est en sommeil.

Ou plus exactement, c’est que la pluie est en sommeil.

Et il m’apparut que le sommeil des dix vierges étaient le sommeil dû à la sécheresse spirituelle.

La nuit est venue et selon les Paroles du Seigneur Jésus, il n’est plus possible de travailler pendant la nuit. Pourquoi ? Tout simplement parce que le temps est venu où Dieu règle le salaire des ouvriers qu’II a appelés dans sa vigne.

Nous sommes les ouvriers de la onzième heure et si nous n’avons pas peiné comme les autres ouvriers qui sont venus avant nous et souvent ont travaillé dans des conditions très pénibles, nous allons recevoir le même salaire.

Ce salaire n’est pas la Vie Eternelle, car Dieu n’aurait pas employé dans sa vigne des ouvriers non qualifiés (ce qui ne veut pas dire que tous sont hautement qualifiés) mais ce salaire, c’est un denier – Matt 20,116 – Il faut savoir qu’au temps du Seigneur un denier était le salaire normal d’une journée de travail et non le taux horaire.

À ceux qui pensent que Dieu n’est pas juste, le Seigneur a bien répondu car ce denier représente la dépense nécessaire à la nourriture d’une personne pour une journée. Ce denier n’est pas accordé en fonction de la peine qui a été prise pour le travail mais c’est un forfait tout horaire, qu’on accepte ou non.

Ce denier, c’est le prix que Dieu estime devoir nous donner lorsque nous prenons la peine de garder sa Parole et de l’entretenir soigneusement.

Que nous ayons été appelés le matin ou à la onzième heure, c’est un denier.

Ce denier, c’est le prix d’un vase, un beau vase puisque c’est le prix d’une journée de travail.

Or ce qui est important de noter, c’est que le denier n’est donné qu’au soir de la journée, comme Il est logique de payer le salaire après le travail et non avant. Comme tous les ouvriers étaient qualifiés il n’y a pas eu inspection du travail (comme dans la parabole des talents), mais paiement du salaire. Le propriétaire a fait confiance en embauchant ces ouvriers et il paie sans marchander.

Bienheureux sont les ouvriers de la dernière heure car ils profitent sans doute des heures de travail des autres présents avant eux, mais leur travail est sans doute plus délicat, car si ce sont les autres qui ont débroussaillé, ce sont eux qui doivent donner la finition au travail afin que l’ensemble soit parfait.

Dans tous les travaux, c’est la finition qui demande le plus de délicatesse dans les mouvements. (Ceci dit la parabole des ouvriers de la onzième heure signifie aussi bien autre chose). Les apôtres connaissaient bien cette règle : l’un laboure, enlève les pierres, l’autre sème, etc, etc … – 1 Cor 3/6-9

Pourquoi les ouvriers de la onzième heure sont-ils payés autant que ceux de la première ? D’abord parce qu’ils ont convenu du salaire et en ont été d’accord. Ensuite parce que Dieu considère que le travail de la onzième heure est bien plus délicat, parce qu’il s’ exécute alors que le soleil n’éclaire plus franchement les personnes et les choses.

Pour donner des soins à une vigne il faut normalement travailler en pleine lumière. Quand le soleil est bas sur l’horizon le viticulteur ne laisse dans sa vigne que des ouvriers qui savent exactement ce qu’il faut faire: ils ne taillent plus, mais ils préparent le travail du lendemain. Or un travail bien préparé est déjà à moitié exécuté.

Cependant dans les églises actuellement c’est la préparation du travail pour le lendemain qui laisse à désirer.

On ne devrait y trouver que des ouvriers capables et attentifs aux conseils du viticulteur. Ils sont tous capables mais tous ne sont pas attentifs au souci du viticulteur et beaucoup font ce qui leur parait bon. Certes ils reçoivent le vase en prix.

Mais ce qui va remplir ce vase est fonction de l’attention que l’on va apporter au souci du Divin Vigneron. Car c’est Lui qui remplit le vase.

Une remarque s’impose à ce moment. Le Seigneur Jésus a parlé de n’importe quelle journée et non d’une en particulier. Cela signifie que chaque jour nous devons renouveler le vase. Il ne faut pas se contenter du vase que nous avons obtenu il y a ..X . temps, mais d’avoir le vase du jour. A cet instant m’est venu l’histoire de la veuve de Sarepta -1 Rois 17/8-16 – Cette veuve ne conservait pas son huile dans un vase trop petit, ni dans un vase trop grand mais dans un vase dont elle avait jugé la contenance suffisante pour l’huile de tous les jours en ces temps difficiles (la réserve étant en temps normal conservée dans des jarres d’une grande contenance ).

 Le vase que le chrétien reçoit donc chaque jour a une certaine contenance. Elle doit être suffisante pour une journée. Et de plus il faut aussi avoir soin de le remplir sinon ce vase ne sert à rien. Or dans la parabole de Matt 25 lorsque les vierges se réveillent, les folles ne demandent pas un vase mais de l’huile.

Elle ont le vase mais il ne contient point d’huile.

La raison en est simple.

Pendant la famine la veuve de Sarepta avait un vase et c’est le Seigneur qui le remplissait chaque jour car cette veuve avait sacrifié ce qui restait p