* JESUS REVIENT *

* JESUS REVIENT   *

La Manne


ÊTRE EN SÉCURITÉ ( Laurent Guillet )

Être en sécurité

Nous abordons aujourd’hui ensemble le thème de la sécurité. Voilà un mot à la mode, que nous déclinons sous toutes les formes possibles, particulièrement en ces temps de crise sanitaire mondiale.

Quel rapport avec une méditation biblique, une méditation spirituelle ? 

Nous donnerons réponse à cette question, mais d’abord revenons un petit peu à ce que nous vivons dans notre quotidien. Ce mot, sécurité, nous le connaissons parce qu’il est utilisé dans tellement de domaines : sécurité sociale, sécurité routière, sécurité matérielle, ceinture de sécurité, sécurité de l’emploi, sécurité militaire, sécurité civile, sécurité publique… arrêtons là, mais on pourrait en ajouter encore.

Être en sécurité, qu’est ce que cela veut dire ? 

Petite définition :

« C’est la situation où l’on n’a aucun danger à craindre ou à redouter ».

La sécurité, c’est un besoin essentiel à la vie de l’homme. Nous ne pouvons vivre sans ce sentiment de sécurité. De là découle un état de confiance, de tranquillité d’esprit qui résulte de la pensée qu’il n’y a aucun danger à redouter. C’est agréable pour chacun d’entre nous d’éprouver un sentiment de sécurité lorsque notre esprit, notre cœur n’est pas angoissé ou rempli de crainte parce que nous redoutons quelque chose.

Alors nous nous mettons en sécurité dans bien des domaines ; j’ai cité ci-dessus certaines formes de sécurité — j’en ai oublié certainement —, et j’aimerais souligner quelque chose de nouveau, apparu assez récemment, on appelle cela le principe de précaution, c’est de la sécurité exacerbée,  si l’on peut dire. Principe de précaution : rien n’est encore arrivé mais, par précaution, nous prendrons, nous prenons des mesures afin de nous mettre en « sur-sécurité ». Et pourtant, si nous avons à prendre tant d’assurances dans tous domaines, n’est-ce pas par là le signe évident qu’il n’y a pas de vraie sécurité ?

Quand il y a une catastrophe, on fait une enquête, on contrôle, on vérifie, on fait un audit en quelque sorte, et on s’aperçoit que souvent les normes de sécurité n’ont pas été respectées, bien qu’établies au préalable et consignées dans un « Registre des normes de sécurité ». On s’aperçoit que les dispositifs sécuritaires n’ont pas fonctionné, que le responsable de la sécurité incendie, ou autre n’était pas au top, n’était pas à son poste. Bref, pour toutes sortes de raisons objectives que l’on a vérifiées, on s’aperçoit que la sécurité n’était pas ce que nous pensions qu’elle était. L’actualité, hélas, chaque jour nous donne de tels témoignages.

Ce qui s’est passé au Liban ces jours-ci est l’exemple parfait… des milliers de personnes vivaient à côté du port de Beyrouth confiant dans la sécurité normalement assurée par des gens compétents…

La sécurité c’est quelque chose qui coûte très cher et sans cesse on nous l’explique, on nous le dit. Le client qui vient pour commander sa nouvelle voiture, on va lui expliquer que le prix a augmenté, depuis tant de mois, parce que l’on a mis des équipements de sécurité complémentaires, air-bag, système pour récupérer la voiture en cas de dérapage, l’électronique, etc. Cela coûte cher, la sécurité n’a pas de prix, n’est-ce pas ?

Alors, simplement une question : 

Spirituellement, et devant Dieu, face à Dieu, quel sentiment de sécurité avons-nous ?

Avons-nous un sentiment de confiance, de tranquillité d’esprit, de paix dans le cœur ? N’avons-nous aucune crainte, aucun danger à redouter, à paraître devant Dieu si le temps en est venu ?

Souvent, nous vivons dans une fausse sécurité et le danger alors est ignoré,  minoré et cela c’est le pire. Il y a, je le crois, dans le domaine spirituel, une fausse sécurité, c’est celle de la conscience apaisée, tranquillisé, par des rites religieux, par la superstition et c’est quelque chose de dommageable.

La Bible nous invite à considérer notre état devant Dieu, non seulement notre état spirituel, mais aussi notre état de cœur, d’âme, notre état moral, en un mot, notre relation avec Dieu.

Est-ce que la pensée de Dieu amène en nous toutes sortes de sentiments et de réactions de crainte, de rejet, de rébellion ? Si tel est le cas, alors nous ne sommes pas du tout en sécurité. Le danger qui menace l’humanité face à Dieu, c’est d’être éloigné de lui, et nous le somme. Le mal domine ce monde, nous le savons, il prend toutes sortes de formes et ce mal est niché au cœur de l’homme, dans notre propre cœur d’ailleurs.

La Bible nous dit que séparé de Dieu, éloigné de lui, ne voulant pas de lui, nous sommes en danger et peut-être, les mots sont forts, mais c’est la vérité de la Bible. Alors, il faut le dire, la Bible nous parle de perdition, de mort éternelle, elle nous parle de séparation pour toujours d’avec Dieu, ce qui est le pire état qu’un être humain puisse connaître.

L’Évangile, Bonne Nouvelle ou la Bonne Nouvelle de l’Évangile, c’est presque une redondance, est là pour nous dire qu’il y a un espoir, qu’il y a une possibilité, que tout n’est pas fermé et que nous pouvons réellement être en sécurité devant Dieu.

Mais pour cela, que faut-il faire ?

Une seule chose : croire en Dieu. La Bible nous dit que la base de tout c’est de croire que Dieu existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent. Croire en Dieu, mais quel Dieu ? Croire en Dieu, mais comment ? Croire en Dieu, mais de quelle manière ?
La Bible nous donne le nom du Messager de Dieu, c’est Jésus, et Jésus est venu pour nous montrer le chemin, pour nous donner un message d’espoir, un message qui est appelé réconciliateur.

À cause du danger que nous courrons, Dieu n’a pas hésité à envoyer ce qu’il avait de plus précieux, de plus cher à ses yeux, c’est son Fils Jésus.

Jésus, qu’en avons-nous fait ? 

La mort, voilà ce que, en son temps, dans sa génération, on a pensé lui donner.

« Il mérite la mort ! »

et des centaines, si ce n’est des milliers de personnes, d’une même voix ont crié

« à mort, à mort ! ».

Ce qui est extraordinaire lorsqu’on lit le récit des Évangiles, de la fin de la vie de Jésus, lors de sa crucifixion, c’est qu’il n’y a que deux personnes finalement qui n’étaient pas d’accord avec ce jugement populaire :

« Non, il ne mérite pas la mort ». 

Le premier c’est Pilate, procurateur romain, celui qui devait donner l’ordre et il est resté célèbre dans l’Histoire pour s’être lavé les mains et faire retomber ainsi la faute sur le peuple juif.

Ensuite, c’est un autre personnage, tout aussi particulier et surprenant : Jésus a été crucifié avec deux compagnons, si on peut dire, un à droite, un à gauche, ce sont les brigands, condamnés à mort comme lui. Et cet homme, l’un des deux brigands, va dire :

« Mais Jésus n’a rien fait de mal, pour nous c’est justice, nos fautes, tout ce qu’on a commis de mal, nous amènent à cette sentence de mort, et c’est justice, mais lui n’a rien fait de mal pour mériter une telle mort ».

Surprenant, n’est-ce pas ?

Alors, je termine en disant que pour être, non pas se sentir seulement, mais pour être, c’est un état, en sécurité devant Dieu, il nous faut accepter cette main tendue de Dieu, il nous faut accepter  ce Jésus, apprendre à le connaître, le découvrir et pour cela je vous invite à lire les Évangiles, à lire les textes de la Bible dans le Nouveau Testament qui nous le présentent.

La Bible dit que ceux qui croient en Jésus sont passés de la mort à la vie. En général, on passe plutôt de la vie à la mort, mais Jésus nous propose de passer de la mort à la vie.

En lui nous avons le pardon de nos péchés, en lui nous avons l’accès à la vie éternelle, en lui nous avons accès au Père, et devant Dieu, au jour du jugement, nous serons déclarés justes, nous serons déclarés justifiés par ce que Jésus a accompli.

La Bible va même jusqu’à dire :

« … Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8:1),

C’est-à-dire pour ceux qui ont la foi, l’espérance placée en Jésus-Christ.

La vraie sécurité, pour terminer, ne peut être que dans le domaine spirituel, éternel, parce que la Parole de Dieu, la Bible, nous dit que tout ce qui est matériel un jour ou l’autre disparaîtra pour que ne subsiste que ce qui est spirituel.

La vraie sécurité c’est celle que Dieu donne. Nous donnons tant d’importance à la sécurité pour notre vie terrestre ici-bas, et qui pourtant est si courte. Pourquoi ne pas donner un peu d’attention à notre sécurité en ce qui concerne l’éternité ?
Je vous invite tout simplement à considérer ces faits, ces paroles et à recevoir le Christ comme celui qui peut réellement nous mettre en sécurité. Et la bonne nouvelle, c’est que cela est gratuit, nous ne le méritons pas, mais Dieu nous en fait le cadeau, il nous le donne, c’est par grâce.

Les chrétiens sont porteurs de ce message extraordinaire ! N’hésitons pas à le partager avec ceux qui nous entourent. Toutes les fois où quelqu’un exprime une crainte, une peur — un manque de sécurité en quelque sorte — osons partager l’évangile de paix.

 


10/08/2020
0 Poster un commentaire

TROIS FAÇONS DE S’APPROCHER DE JÉSUS ( Laurent Guillet )

1-03_08_2020-Message-Evandis-3_façons_sapprocher_Jésus-1-440x264

 

 

 

Nous regardons vers le ciel, vers Dieu, et nous nous attendons à quelque chose : Peut-être de l’amour, de la compréhension ou tout au moins à une espérance nourrie par une tradition, une foi, ou rien du tout. Alors, nous devons considérer comment les gens, au temps de Jésus, s’y prenaient pour arriver jusqu’au Seigneur lui-même. Voici trois textes simples, pour illustrer cela.

I. Tout d’abord, une femme syro-phénicienne (c’est par rapport au lieu où elle habitait qu’on la qualifie ainsi). Il nous est dit qu’elle est venue vers le Seigneur Jésus, puis elle lui a fait cette déclaration très simple, elle cria : 

« Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon ».

Le texte nous dit que Jésus ne lui a même pas répondu, mais que les disciples, eux, lui ont répondu en s’approchant et lui dirent : 

« Renvoie-la, car elle crie derrière nous. » 

Le Seigneur Jésus va s’adresser à cette femme et lui dire : 

« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». Se prosternant devant lui, elle dit : Seigneur, viens à mon secours ! Il répondit : il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, dit-elle, pourtant les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. Alors Jésus lui dit : Femme, ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme tu veux. Et, à l’heure même, sa fille fut guérie. » (Marc 7 : 24-30)

Cette femme est l’exemple de la persévérance. Elle sait ce qu’elle veut et sait qu’en Jésus il y a une solution au problème de sa fille. La persévérance est une qualité nécessaire, indispensable dans la vie de chaque jour, mais aussi dans le domaine de la foi, dans le domaine spirituel. Savez-vous que Dieu n’est pas là pour satisfaire nos envies et nos caprices ? Cette femme a un grand besoin. Peut-être vous-même, amis auditeurs avez-vous de grands besoins, des besoins réels, existentiels, des choses qui sont fondamentales pour vous ? Alors, à l’exemple de cette femme, je crois qu’il faut insister. Elle dit au Seigneur : 

« Viens à mon secours ! »

et malgré les disciples qui la renvoient, elle continue et s’accroche. Elle fait du bruit, mais lorsque le Seigneur lui dit : 

« Il n’est pas bien de prendre ce qui est destiné aux enfants, pour le donner aux petits chiens »

Alors, avec une simplicité, mais une foi extraordinaire, elle dit : « Mais moi je me contente des miettes, je ne veux pas le pain, je veux les miettes qui tombent de la table. »

Autrement dit, dans son esprit et son cœur, c’est sa foi qu’elle exprime par ces mots. Même avec les miettes de la bénédiction elle sera satisfaite, elle aura une réponse. Alors, le Seigneur va lui donner une parole d’encouragement et de bénédiction. Amis, êtes-vous persévérant ? Êtes-vous comme cette femme, capable, même devant l’adversité, devant les difficultés de vous accrocher au Seigneur ? 

II. Ensuite, regardons comment une autre personne s’est approchée de Jésus. Il s’agit d’un officier romain, un centenier. Un homme qui avait un serviteur malade à la maison et qui vient vers le Seigneur Jésus en demandant que Jésus intervienne.

Voilà que Jésus se propose d’aller dans sa maison pour guérir le serviteur, et cet homme dit : 

« Non, ce n’est pas nécessaire, dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri. » 

Cet homme est l’exemple de l’humilité. Lui le romain, non-juif, s’abaisse en quelque sorte à demander au Seigneur Jésus qu’il vienne ou qu’il dise un mot pour guérir son serviteur malade. Cet homme dira même : 

« Je ne suis pas digne, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ». 

C’est un homme humble malgré sa position, malgré sa situation. Le pays était occupé. Les Romains dominaient et il lui suffisait de commander, de dire une chose pour qu’on l’exécute. La Bible nous dit que Dieu fait grâce aux personnes humbles, mais qu’il résiste aux orgueilleux. 

Dans la présence du Christ, de Jésus, devant celui qui est à la fois homme et Dieu, cet homme sait s’humilier. Cet homme reconnaît sa condition d’indignité, en un mot : de pécheur. Sachez bien-aimés, chers amis, que nous ne méritons rien. À cause de cette condition de pécheur devant Dieu, nous ne pouvons rien attendre en quelque sorte. Le Seigneur ne nous doit rien. Nous devons avoir la même humilité que cet homme : dire que nous sommes indignes, mais nous te demandons quand même Seigneur, parce que nous savons que tu es plein de compassion, de grâce et d’amour.

III. Troisième exemple pour illustrer cette façon de s’approcher du Seigneur Jésus. Cette fois, c’est un aveugle, un mendiant, assis au bord de la route. Il est dans la ville de Jéricho et s’appelle Bartimée. Lorsqu’il entend un cortège bruyant qui arrive — on peut imaginer la poussière, le bruit, les cris, bref tout ce qui fait une foule orientale —, cet homme demande : mais que se passe-t-il ? Qu’est-ce qui arrive ? Ne voyant pas, cependant, il a de l’oreille. On lui dit que c’est Jésus. Et cela provoque une réaction tout à fait surprenante : il va se mettre à crier, à l’appeler. Il va être hors de lui en quelque sorte, et j’aimerais vous dire que cet homme aveugle, ce mendiant, Bartimée, c’est l’exemple de la ferveur. Quand on dit, quand on prononce le nom de Jésus, alors il ne tient plus en place et se met à crier de plus en plus fort. 

Il n’est pas sans réactions ou impassible disant : « C’est dommage, je n’y vais pas, Jésus passe et c’est fini ! » Non, il va au contraire se faire remarquer à tel point même que Jésus va s’arrêter, ainsi que tout le cortège et Jésus va demander ce qui se passe. On va l’informer et Jésus va dire :

« Amenez cet homme ». 

Pourquoi réagit-il ainsi ? Pour lui, Jésus c’est l’espoir et la possibilité d’une délivrance. Cet homme avait entendu parler de nombreux miracles accomplis par le Seigneur et se disait : « Ce qui était bon pour les autres, ce qui a été pour les autres, ça peut l’être pour moi… » Pour lui, retrouver la vue c’est un changement de vie. C’est sortir de la mendicité, du bord du chemin, c’est quelque chose d’extraordinaire. Alors, cet homme se lève, jette son manteau, et la Bible nous dit que d’un bond il est là, devant Jésus. Quelle ferveur, quel dynamisme ! 

Je termine simplement en posant cette question, et j’espère que vous vous la posez vous aussi : de ces trois façons de s’approcher, très différentes, quelle est la plus importante : la persévérance, l’humilité, la ferveur ? Si vous lisez, ces textes, vous remarquerez que Jésus regarde et il met l’accent et le doigt sur autre chose. À la femme, il lui dit : 

« Femme, ta foi est grande ! »

Au centenier romain, Jésus dit : 

« Je n’ai jamais vu une foi si grande même en Israël, qu’il te soit fait selon ta foi. » 

Et à Bartimée l’aveugle, Jésus lui dit : 

« Ta foi t’a sauvé ! » 

L’homme est guéri, le serviteur est guéri et la fille tourmentée est aussi délivrée.

Pour terminer chers amis, je vous pose cette question : « Avez-vous cette même foi ? » C’est la clé pour s’approcher du Seigneur Jésus. Bien qu’elle puisse habiter vos cœurs, cette foi doit vous permettre de recevoir de Dieu en vous approchant avec persévérance, humilité et ferveur. 


03/08/2020
0 Poster un commentaire

LA FOI AU TRAVERS DE LA SOUFFRANCE  ( Laurent Guillet )

La foi au travers de la souffrance 

Peut-on expérimenter la foi alors que l’on souffre ? Est-ce que le fait de souffrir au contraire n’amène pas en nous la réaction de rejeter Dieu, de rejeter la foi ?

Voici un texte très ancien, un Psaume écrit par le roi David : 

« J’aime l’Éternel, car il entend ma voix, mes supplications ; car il a tendu son oreille vers moi ; et je l’invoquerai toute ma vie. Les liens de la mort m’avaient enserré, et les angoisses du séjour des morts m’avaient atteint. J’avais atteint le fond de la détresse et du chagrin. Mais j’invoquai le nom de l’Éternel : je t’en prie Éternel, sauve mon âme ! » (Psaume 116/1-4) 

David nous dit que Dieu lui a fait grâce, qu’il a entendu sa supplication, sa prière, son cri du cœur… 

David a expérimenté la foi au travers de la souffrance. Dans ce texte, il exprime son amour envers l’Éternel. Pourquoi clame-t-il son amour envers Dieu ? 

Premièrement, parce que Dieu a entendu sa voix, ses supplications, ensuite parce que Dieu a tendu son oreille vers lui. En conséquence, David, le roi d’Israël nous dit : 

« Je l’invoquerai toute ma vie… »

Cher ami, comment découvrir Dieu ? Dans une situation de détresse, est-ce possible ? David nous parle par expérience d’une situation concrète, vécue : tout simplement la détresse de son cœur. Il dit : 

« Les liens de la mort m’avaient enserré, les angoisses du séjour des morts. » 

Pour couronner le tout, il dit : 

« J’avais atteint le fond de la détresse et du chagrin… » 

Peut-être vous retrouvez-vous dans ces mots, dans cette description d’un état d’âme, d’un état de cœur ? Une vie qui chaque jour, sans cesse ne propose que cela : angoisses, liens de la mort, atteindre le fond de la détresse, constamment être dans les larmes et le chagrin.

David n’a pas honte d’exprimer la détresse de son cœur et en même temps de manifester le fait qu’en Dieu il a trouvé le secours et la délivrance. La découverte de Dieu ne s’est pas faite simplement au travers d’un savoir — quelque chose apprit par cœur — d’une leçon de catéchisme ou d’une instruction religieuse quelconque. Pas plus qu’elle ne s’est produite après un long raisonnement, un cheminement intellectuel ou logique. 

Non ! La découverte de Dieu pour David résulte simplement d’une rencontre entre un homme qui souffre, et un Dieu qui voit cette souffrance.

Jésus, le Christ, envoyé par Dieu aux hommes a dit de lui-même, de sa mission, qu’il était venu dans ce but. Il dira 

« Voici, je suis venu pour chercher et sauver ceux qui ont le cœur brisé. » 

Il est venu pour nous atteindre, quand bien même nous sommes environnés des liens de la mort, sujets aux angoisses du séjour des morts ou bien que nous ayons atteint le fond de la détresse et du chagrin. Dieu n’est pas un Dieu lointain, insensible, au contraire. Il est attentif aux besoins de l’homme. Jésus (ce nom signifie « Sauveur ») veut nous sauver de nos détresses et de nos malheurs. Comment trouver le secours de Dieu ? David donne la réponse à cette question : 

« J’invoquai le nom de l’Éternel en disant : sauve-moi ! » 

C’est la prière d’un cœur sincère. Non pas des formules apprises par cœur, récitées, non, mais tout simplement un cri du cœur. Invoquez, appelez au secours, à l’aide. Le prophète Jérémie, en son temps, dira : 

« Invoque-moi et je te répondrai. » 

C’est une parole de la part de Dieu. Dans le Livre des Actes, dans la seconde partie de la Bible, le Nouveau Testament, nous trouvons cette autre parole de la bouche des apôtres, qui s’adresse à chacun de nous : 

« Quiconque invoquera le nom du Seigneur Jésus, sera sauvé. » 

Êtes-vous de ceux qui invoquent le nom du Seigneur ? Êtes-vous de ceux qui sont prêts à exercer la foi en disant : 

« Seigneur, les liens de la mort m’environnent, les angoisses sont-là, le chagrin, la douleur ; alors j’invoque ton Nom. » 

Appelez à l’aide, au secours. Se tourner vers Dieu, c’est le commencement de la foi. Croire que Dieu existe et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. Il se fait connaître à nous dans de telles circonstances, dans de telles expériences. Il se présente comme un Dieu de grâce, de justice et de compassion, capable de comprendre celui qui souffre parce que le Christ lui-même — la grâce de Dieu personnifiée — lui aussi a souffert. 

L’intervention de Dieu dans l’histoire des hommes se manifeste d’une manière extraordinaire, éclatante, par la croix de Jésus-Christ. Il est mort crucifié, non pas à cause de ses propres fautes, mais à cause de nos fautes, de nos péchés. La Bible nous l’enseigne très clairement. 

Alors, en lui nous pouvons avoir la délivrance. Nous pouvons redresser nos têtes. David a expérimenté cela : vivre de cette grâce et par elle. Il est capable de nous relever de nos chutes, d’effacer les larmes de nos yeux, d’éloigner de nous l’angoisse du séjour des morts. 

L’expérience d’une foi vivante, d’une foi engagée qui connaît celui qui est l’objet de cette foi. Suite à cette rencontre avec Dieu, David pourra dire cette parole : 

« Je marcherai devant l’Éternel sur la terre des vivants. » 

Il proclame sa fidélité envers Dieu. Nous avons commencé avec cette déclaration quand il dit :

« J’aime l’Éternel » 

Ensuite, cette parole qui proclame sa fidélité envers Dieu. Comment ne pas aimer celui qui nous a tant aimés, au point de donner son fils, son unique, Jésus-Christ ? Comment ne pas aimer celui qui entend nos cris, qui voit nos larmes et qui est capable de nous atteindre au plus profond de la détresse ? L’assurance du croyant, de celui qui espère en Dieu et qui croit en lui, c’est que l’Éternel entend.

Cher ami, je vous invite à croire que l’Éternel entend vos soupirs, vos douleurs. Il entend quand vous êtes au fond de la détresse et que vous l’invoquez, que vous criez à lui. Alors, faites cette expérience par la prière, par la foi toute simple : 

« J’invoquai le nom de l’Éternel en disant Éternel, sauve-moi et il m’a secouru. » 

Aujourd’hui, par la foi, faites cette expérience et voyez comment Dieu va intervenir dans votre vie ! 


27/07/2020
0 Poster un commentaire

VAINCRE L’ADVERSITÉ ( Laurent Guillet )

3-20_07_2020-Message-Evandis-1024x640

 

 

 

 

Lorsque je l’ai rencontré — nous l’appellerons Charles, pour conserver son anonymat — c’était un homme fatigué, déçu, et plutôt révolté. Il distillait une grande amertume. Charles était un homme du bâtiment, c’était un honnête travailleur, qualifié, consciencieux et apprécié. Un jour, il décida de monter une petite entreprise de maçonnerie. Les affaires prospérèrent, le travail ne manquait pas. Il eut bientôt une dizaine de compagnons, comme l’on-dit dans le métier. Puis, vint la crise, les affaires se ralentirent, les chantiers se raréfièrent, la concurrence des gros se fit impitoyable. Il fallait néanmoins payer les hommes et les écrasantes charges fiscales. Charles connut bien des nuits blanches. Le cœur serré, il dut se séparer un à un de ses ouvriers, et un matin, au bout de dix ans, il fallut capituler : dépôt de bilan, l’entreprise devait fermer.

À quarante ans passés, Charles était au chômage, et toute la famille devait supporter cette situation : sa femme et ses deux grands enfants. Cela ajoutait profondément au désespoir de Charles, qui avait amené les siens à la dérive, pensait-il. 

« Ah ! me déclara Charles sur un ton qui en disait long, quand nous étions prospères, les amis ne manquaient pas, on connaissait bien la maison. Combien de personnes ai-je dépannées, et maintenant, voyez, je n’ai plus rien. Je suis même dans le besoin. Je ne m’en cache pas. Alors, tout ce beau monde m’ignore totalement. Même Dieu me délaisse, vous savez. J’ai toujours été croyant. Oh ! bien sûr, je n’avais pas le temps d’aller à l’église, de m’occuper de cela, mais tout de même, je croyais. »

« Est-ce que vous croyez encore ? »

« Bof ! je ne sais plus, tout ça ne veut pas dire grand-chose pour moi. »

Comment était Charles ? Comment expliquer à ce brave homme que croire en Dieu ne se limite pas à cette vague idée qu’il existe quelque chose ou même quelqu’un au-dessus de nous, que croire en l’existence d’un Dieu, ça ne change pas la vie. La Bible dit que le diable lui-même a cette sorte de croyance. La foi qui fait vivre, la foi qui change la vie, c’est autre chose. Il s’agit d’une relation personnelle, harmonieuse, intérieure, mais très réelle, avec le Dieu vivant. C’est un contact intime, vital, avec celui qui est vivant, toujours présent là où on l’invoque. Je veux parler de Jésus, le Christ, le Sauveur. En dehors de l’Évangile, lu, vécu, la croyance en un Dieu vague et lointain risque de conduire à bien des déceptions.

Comme nous n’étions pas bien loin de chez moi, j’invitai Charles à venir prendre une tasse de café. Au fond de moi, je vous avoue que je priais afin que le Saint-Esprit me donne la sagesse et la meilleure façon de parler à cet homme, de l’aider à découvrir la lumière, à prendre la bonne route, la route qui lui permettrait de sortir de ce sombre tunnel. Ce qu’il fallait déjà pour Charles, c’était un peu de chaleur humaine, un peu de véritable amitié. Et puis, je savais qu’il y avait une solution simple et efficace, mais qui dépendait essentiellement de Charles lui-même ? Comment lui faire comprendre cela ? Comment lui dire ? Comment dire à quelqu’un qui se trouve dans la souffrance, dans la misère, que le bonheur existe ? Qu’il existe pour tout le monde, pour lui en particulier, et pour tous ceux qui sont malheureux. 

Parce que, malgré les apparences, tous ceux qui souffrent sont aimés de Dieu, qui leur tend toujours une main secourable. Le malheureux est semblable au naufragé tombé à la mer. Il se bat, se débat contre les flots qui risquent de l’engloutir, et pourtant, à côté de la main, flotte toujours une bouée salutaire. Mais il faut garder les yeux ouverts et saisir cette occasion de salut.

« Si tu connaissais le don de Dieu »,

Dit Jésus à cette femme affligée. Le drame de cette femme qui parle avec Jésus, c’est qu’elle voudrait justement ce don de Dieu, et son amour. Charles était dans la même situation. Je décidai donc d’aller droit au but :

« Charles, je connais quelqu’un qui peut vous faire sortir de là. Je ne sais pas comment, mais je sais qu’il peut le faire, et ça ne dépend que de vous. »

Son visage changea d’expression, un trait de lumière passa sur lui, mais aussitôt, il se referma.

« Vous savez, j’ai déjà frappé à tant de portes », me dit-il avec une voix lasse.

« Vous n’avez pas encore frappé à celle-là », répliquai-je. Charles ne répondit pas. Alors, sans détour, je lui parlai de Jésus, de l’Évangile, du salut, de la Bonne Nouvelle, du Royaume de Dieu. « Christ est vivant, il nous aime et il nous veut du bien. Lui seul donne un sens à notre vie. Il vous faut rentrer en vous-même, Charles, et lui parler simplement, comme à un ami. Il est votre ami et il vous attend. Il a dit :

« Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira. »

« Et croyez-moi, vous ne recevrez pas seulement quelques bonnes paroles de consolation morale, mais il interviendra dans le concret de votre vie. Il peut transformer les choses. Faites-lui confiance, c’est une affaire entre vous et lui. Toute votre vie peut basculer, changer profondément, dès l’instant où vous déciderez de mettre votre main dans la sienne. »

Charles m’écoutait, il restait silencieux. Au bout d’un moment, il s’exprima : 

« C’est bon d’avoir la foi, je vous admire, mais cela est si peu réaliste, trop merveilleux pour être vrai. Je n’ai plus le cœur à rêver, vous savez. En tout cas, je pense que ce n’est pas pour moi. »

« Qu’est-ce que vous en savez, tant que vous n’avez pas essayé ? »

« Bah ! dit-il, il y a si longtemps que ça ne va plus. »

« Écoutez-moi, Charles, si l’humanité va si mal, c’est parce qu’elle ignore et veut vivre sans se soucier des lois spirituelles qui sont finalement les grandes joies de la vie. Je vous le répète : le succès, l’abondance, existe pour tous, mais ces bienfaits sont la mise en œuvre des grandes lois du monde spirituel. Si nous refusons de boire à la source de la vie, comment s’étonner de ne pas pouvoir apaiser sa soif ? Les sages et les prophètes de la Bible disaient déjà :

« Vous buvez à des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau. »

Par contre, je vous le répète : Jésus promet le bonheur et l’abondance à tous ceux qui veulent et qui acceptent de le suivre. À chacun de choisir ! »

Je voyais bien que toutes ces paroles laissaient finalement mon interlocuteur perplexe. Après lui avoir parlé assez longuement des sources de la vie et de l’amour de Dieu, je l’invitai à tenter une expérience personnelle de foi. Je lui amenai un Nouveau Testament et je soulignai devant lui et pour lui, quelques passages dynamisants :

« Je suis avec vous tous les jours »,

dit Jésus ;

« Demandez et vous recevrez… Je veux que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite… Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir… Ne vous inquiétez pas pour votre vie, Dieu votre Père sait de quoi vous avez besoin. »

Saint Paul affirmait :

« Je puis tout par Christ qui est ma force. »

Il y a tant d’autres passages qui nous stimulent dans la foi et dans la confiance. J’invitai donc Charles à lire et à relire sans cesse ces versets et tout le reste, bien sûr, d’en imprégner sa pensée, à les prononcer le plus souvent possible, à affirmer positivement ces vérités fondamentales.                

À changer totalement, radicalement sa façon de voir, de penser, de juger les choses. L’apôtre Paul dit :

« Soyez transformés par le renouvellement de votre pensée. »

Charles me promit d’essayer. Les jours passèrent. Souvent, je repensais à lui, à nos conversations, au combat dans lequel il était engagé, et j’étais confiant. Je le voyais sortir en vainqueur de cette épreuve, et personnellement, je ne manquais pas de remercier Dieu d’agir dans sa vie et d’éclairer ses pas. Mes activités m’éloignèrent pour un temps de mon domicile, et ce n’est qu’après plusieurs mois que je revis Charles.
Avant qu’il parle, au large sourire qui éclairait son visage, je savais qu’il s’était passé quelque chose.

« J’ai suivi vos conseilsme dit-ilvous aviez raison. Il y a de la dynamite dans l’Évangile, et je ne le savais pas. Maintenant, je peux dire qu’à partir de notre rencontre, j’ai commencé une nouvelle vie. »

Charles m’expliqua l’affirmation des promesses de Dieu, et que la prière et la confiance dans le Christ vivant avaient changé sa vie, transformé ses pensées, illuminé son horizon, et créé en lui un climat de paix intérieure qu’il ne pensait plus réalisable.

« Savez-vous qu’avec l’aide de Dieu, j’ai aussi retrouvé du travail ? Un salaire correct et une dignité que je croyais perdue. »

Bref, je trouvai un homme heureux. Comme on a raison de dire que l’Évangile est une Bonne Nouvelle ! Et quel témoignage ! On ne pouvait en douter, Charles avait vraiment rencontré le Christ dans le fond de son cœur. Comme dit la Bible :

« Il est passé des ténèbres à la lumière, et de la mort à la vie. »

Puisse ce témoignage vous encourager à toujours placer votre foi en Dieu ! 


20/07/2020
0 Poster un commentaire

“EN QUEL DIEU CROYONS-NOUS ?” LE DIEU DE LA BIBLE ( Pasteur Claude PARIZET )

“EN QUEL DIEU CROYONS-NOUS ?” LE DIEU DE LA BIBLE

Les reporters de Dieu font parfois ce qu’on appelle un « micro-trottoir ». Ils se promènent dans la rue, et tendent un micro aux gens, pour recueillir leur opinion sur un sujet particulier. Imaginez ce que donnerait une question comme :

« Pour vous, qu’est-ce que Dieu ? »

Imaginez les réponses, ou plutôt, les silences, les airs embarrassés. C’est qu’en dehors de la révélation biblique, les hommes ne peuvent qu’inventer des approches dérisoires de Dieu, nous en avons déjà parlé. Curieusement, la Bible ne donne aucune description de Dieu, elle ne pose pas le problème de Dieu, elle nous invite simplement à l’écouter parler, et à Lui faire totalement confiance.

La Bible s’ouvre sur une page extraordinaire, la Genèse. Dès les premiers mots, on découvre que Dieu est là, que Dieu existe. Son existence s’impose comme un fait initial qui n’a besoin d’aucune explication. Dieu n’a ni origine, ni devenir, Il est le seul, Il est le premier, et le dernier, et le monde tout entier est son Œuvre, sa Création. Parce qu’Il est le premier, Dieu n’a pas à se présenter, Il s’impose à l’esprit de l’homme, du seul fait qu’Il est Dieu. Nulle part, on suppose une découverte de Dieu, une démarche progressive de l’homme, aboutissant à poser son existence, non. Il n’y a dans la Bible aucune place pour le doute, aucune place pour l’athéisme. Si dans la Bible, l’existence de Dieu s’impose comme l’évidence même, le Livre saint ne nous donne aucune explication quant à la nature intime de Dieu.

Les auteurs inspirés nous disent que Dieu est au-delà de tous nos schémas, de tous nos raisonnements, de toute notre imagination ; nul ne peut Le voir, nul ne peut comprendre son mystère. Cependant, si nous pouvons comprendre, analyser la nature intime de Dieu — ce qui est évident — il nous est donné de pouvoir Le rencontrer au fond de nous-mêmes, Le connaître, et d’une certaine manière, de partager sa vie, et c’est le cœur même de la révélation.

La Bible raconte qu’un jour, Moïse — un des plus grand, sinon le plus grand témoin de l’histoire des relations entre Dieu et les hommes — se trouvait dans le désert du Sinaï. Il faisait paître un troupeau de moutons dans de maigres steppes. Dans ce lieu de silence et de solitude, il fit une étrange expérience. Il remarqua, dit le texte biblique, un arbuste, un buisson épineux sans doute, qui brûlait, mais qui brûlait d’une étrange façon, il brûlait sans se consumer. Avec une certaine crainte, mêlée de curiosité, Moïse s’approcha. Alors, une voix puissante s’adressa à lui.

La Bible rapporte qu’un étrange dialogue s’établit entre Moïse et Dieu, car c’était Dieu qui lui parlait directement, comme on parle avec un ami. Lorsque Moïse Lui demanda :

« Quel est ton nom ? »

Dieu lui dit :

« Je suis »,

que l’on transcrit par Yahvé, et que l’on traduit souvent dans nos bibles par l’Éternel. Yahvé ça veut dire : « Je suis qui je suis », on peut comprendre : « N’essayez pas de me sonder, vous n’y arriverez pas, faites-moi simplement confiance, suivez-moi comme des brebis dociles. » Yahvé, ça veut dire aussi : « Si tu souffres, je suis là à tes côtés, je te soutiens. »

On peut comprendre : « Je serai toujours avec toi, je t’accompagnerai sur tous tes chemins. » Il y a à la fois l’idée de l’être invariable, immuable, qui ne vieillit pas, et puis l’idée d’une présence constante, Celui qui est toujours là, Celui qui ne déçoit pas : « Je suis le rocher et non le sable. »

En révélant son nom, Dieu se manifeste comme une personne, Il exprime son désir de se faire proche, non seulement de Moïse, mais proche de chacun de nous. Dieu ne désire pas seulement que nous Le connaissions comme Créateur tout-puissant, mais avant tout comme un Père, comme notre Père. Dieu veut cheminer avec nous, prendre la tête de la colonne humaine, nous conduire vers un pays qu’Il nous montrera, selon Ses propres paroles données à Abraham :

« Je suis celui qui suis. » « Désormais, voilà mon nom, tu sais comment je m’appelle, tu peux donc m’appeler. »

En nous donnant son nom, Dieu nous invite au dialogue, on peut Lui parler et on peut Le joindre, on peut Le prier ; encore une fois, Il est là, Il est là pour nous. Par rapport à toutes les divinités vaporeuses, qui s’évanouissent comme un tourbillon de moucherons, Dieu, le vrai Dieu, est quelqu’un de consistant, quelqu’un que l’on rencontre : « Je suis là, vous pouvez vous appuyer sur moi. » C’est un nom de solidité, c’est un nom de fidélité. Le Dieu de la Bible est à la fois majestueux et familier. On a l’impression qu’Il dit à l’homme : « Allez ! asseyons-nous et bavardons un peu ». Je le répète, l’accent porte plus sur la notion de présence, que sur celle d’existence.

Mais ce qu’il faut noter, c’est que cette présence est bienveillante, elle est bienfaisante. Ce qui caractérise aussi le Dieu de la Bible, c’est qu’Il veut faire alliance avec les hommes. Dieu a un projet pour l’humanité. Il a un plan pour le bonheur des hommes, et Il les invite à entrer dans son alliance, c’est-à-dire à marcher avec Lui, à vivre en s’appuyant sur Lui. C’est dans l’alliance avec Dieu que se situe le destin de l’homme, la grandeur de l’homme, le bonheur de l’homme. De nombreuses fois dans l’histoire, Dieu renouvelle son alliance avec des personnages, avec Noé, Abraham, Moïse, et puis avec un Peuple tout entier, auquel Il confiera sa révélation pour qu’elle soit ainsi offerte à l’ensemble de l’humanité.

L’alliance avec Dieu, la révélation qui sera conseillée dans les pages de la Bible, ne représente pas un courant de pensées, une idéologie, elle s’incarne dans une histoire réelle, dans une histoire très concrète. Ce n’est pas une théorie, c’est un fait. Un Dieu-Créateur, un Dieu qui manifeste sa présence, un Dieu qui dit son nom, un Dieu qui fait alliance avec les hommes. Mais il y a plus, un Dieu qui dit et qui manifeste son amour pour l’humanité.

Un des joyaux de la Bible, c’est cette phrase, ce verset de Jean :

« Dieu nous a aimés le premier. » 

C’est sur cette certitude de l’amour de Dieu pour nous, que repose toute notre espérance. Si nous découvrons Dieu dans sa création, dans son immensité, dans sa complexité, nous pouvons être pleins d’admiration. Mais une telle puissance ne peut manquer d’engendrer de la crainte, je dirais presque de l’épouvante. Que sommes-nous face à ces forces infinies ? Il suffit de songer à l’énergie fantastique contenue dans un atome de matière, pour être saisie de vertiges. Je ne parle pas de l’immensité des galaxies, ces milliards de milliards d’étoiles qui dansent dans un univers incommensurable. Tout cela est effrayant !

Mais lorsque ce Créateur se penche vers nous, avec une infinie tendresse, et nous dit : « Ne crains pas, n’aie pas peur, je suis avec toi, je ne veux que ton bien, je t’offre mon amour », alors, tout est différent. L’angoisse se transforme en chants d’allégresse, le monde s’illumine, la vie prend tout son sens, notre vie devient une marche dans la joie.

Nous vivons aujourd’hui un temps de folie. Les hommes semblent avoir perdu tout repère, la barque de l’humanité s’en va à la dérive, la violence gangrène notre société. Pourquoi ne pas revenir aux sources, à l’alliance, pour puiser la seule eau qui soit vraiment capable de nous désaltérer, de nous apporter la plénitude ?

Oui, Dieu nous rappelle qu’Il est notre Père, avec tout ce que cela comporte d’attention, d’affection, de tendresse même. Pourquoi ne pas chercher refuge en Lui ? Il est temps de conclure cette série d’émissions consacrées au Dieu de la Bible. À travers ces causeries, peut-être avez-vous entendu Son appel ? Accueillez-Le dans votre vie, Il ne vous décevra pas. On ne le redira jamais trop, Dieu nous aime, Dieu nous veut du bien. Que sa Grâce soit avec vous tous !

 


13/07/2020
0 Poster un commentaire