* JESUS REVIENT *

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Lueur du matin )


L’Église une hôtellerie ? ( Paul Calzada )

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« Le Samaritain… s’approcha, et banda ses plaies … puis il le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui » (Luc 10 :34).

Dans la parabole dite du « Bon Samaritain », il est assez commun de voir dans cette hôtellerie une image de l’Église. Un lieu où les blessés de la vie peuvent être soignés et restaurés. 

Toute parabole n’est qu’une image de langage, et il convient d’être modérés dans les conclusions, cependant ce texte nous interpelle quant au rôle de l’Église dans la société.

L’Église ne doit-elle pas être un lieu ouvert où Jésus veut amener les hommes et les femmes abimés par la vie, pour qu’ils y soient accueillis, aimés et soignés ?

Un lieu où non seulement les besoins spirituels sont pris en compte, mais aussi un lieu où les besoins matériels sont considérés avec amour. 

Être le sel de la terre et la lumière du monde, n’est-ce pas également être impliqués dans la société ? L’Église n’est-elle qu’un groupe de personnes vivant en vase clos, chantant des cantiques et se préparant à aller au ciel, sans s’intéresser aux pauvres, aux malheureux, aux démunis… ? Certainement pas. 

La Bible nous dit : « partage ton pain avec celui qui a faim » (Ésaïe 58 :7).

Voici ce qu’écrit un spécialiste de l’enfance en danger : "Le problème de la faim est planétaire… Même nos pays, dits développés, ne sont pas épargnés… Cinquante-cinq pour cent des décès des enfants de moins de cinq ans dans le monde, sont liés directement ou indirectement, à la sous-nutrition ; dix-mille enfants en meurent chaque jour. Le minimum d’empreinte divine qui est en nous, ne peut se voir que dans l’engagement à sauver ce qui peut l’être !" 

Oui, notre responsabilité de croyants, c'est de donner à manger à celui qui a faim. L’Église doit être une hôtellerie, où les besoins physiques, émotionnels, matériels et spirituels sont simultanément pris en compte.

Nous sommes donc appelés à partager notre pain, nos biens, mais aussi nos connaissances. L’Église devrait pouvoir organiser des crèches, des lieux de formation, des lieux de convivialité, des lieux d’écoute … 

Pendant des siècles des temples, des cathédrales … ont été édifiés, ils étaient nécessaires au rassemblement des fidèles, mais était-ce là l’essentiel ? N’avons-nous pas oublié parfois, d’être également des hôtelleries ?

Ma prière en ce jour : 

Permets Seigneur que les diverses communautés soient particulièrement actives dans la solidarité envers ceux qui en ont tellement besoin. Amen !


09/12/2019
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Allez de progrès en progrès ( Paul Calzada )

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Une vie chrétienne ne voit pas son aboutissement du jour au lendemain, c'est une marche de chaque instant !

“J’aperçois les hommes, mais j’en vois comme des arbres, et qui marchent… Jésus mit de nouveau les mains sur les yeux, et l’aveugle… vit distinctement” (Marc 8.24/25).

Ce récit nous montre que la guérison de l’aveugle de Bethsaïda fut une guérison progressive.
Il nous arrive parfois de vouloir que l’œuvre de Dieu se fasse instantanément, mais ici nous découvrons que le miracle de guérison fut progressif. A la suite d’une première intervention de Jésus, cet homme confesse un progrès mais pas une guérison totale.
Ceci a pour objet de nous rappeler que Dieu désire nous faire sortir de nos ténèbres spirituelles, mais il nous faut accepter que sortir de l’aveuglement spirituel réclame que nous laissions le Seigneur nous toucher aussi souvent que nécessaire. L’œuvre du Seigneur dans nos vies nécessite de sa part beaucoup de patience à notre égard. Il ne se décourage pas alors que nous sommes lents à comprendre, lents à sortir de nos aveuglements et de nos ténèbres. Jésus va prier et toucher les yeux de cet homme une deuxième fois, et cet homme sera totalement guéri.
L’essentiel, c’est que vous alliez de progrès en progrès. C’est que par la grâce de Dieu agissant dans vos vies, vous puissiez avancer dans la compréhension et la révélation de la vérité. Pour cela permettez au Seigneur de toucher à nouveau vos cœurs, soyez sensibles à sa Parole.

Attendez toujours un progrès, ne vous arrêtez pas au milieu du gué. Il veut que vous alliez plus loin dans la découverte de sa bénédiction. Ce qu’il a commencé, il veut l’amener à la perfection. La volonté du Seigneur, c’est de vous perfectionner de jour en jour. Ne regardez pas à ce qui n’est pas achevé, mais à ce qu’il a déjà accompli. Cet homme déclare qu’il commence à voir. Vous aussi reconnaissez ce que le Seigneur a commencé de faire. Jésus veut toucher encore votre vie pour vous conduire plus loin dans la voie qu’il a préparée pour vous.

D’autre part ce texte est un encouragement à persévérer dans la prière. Vous est-il arrivé de prier et de voir votre prière exaucée seulement en partie ? Comment avez-vous réagi ? Êtes-vous déçu ?

Ce texte vous encourage à persévérer, et à attendre que le Seigneur vous accorde un plein et entier exaucement.

Ma prière en ce jour :

Merci Seigneur pour ce que tu as déjà fait dans ma vie, je sais que j’ai encore besoin que tu poses ta main sur moi pour me conduire plus loin dans la révélation de ton plan pour ma vie, touche mon esprit et aide-moi à aller de progrès en progrès. Amen !


07/12/2019
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Aimez l'Eglise ( Paul Calzada )

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« Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle » (Éphésiens 5 :25).

Jésus aime-t-il l’Église parce qu’elle est parfaite ? Certainement pas. Le Seigneur sait quelles sont les faiblesses et les manquements qui existent dans les diverses communautés. 

Comme nous le rappellent les lettres envoyées aux sept Églises de l’Apocalypse, aucune n’était parfaite. À chacune le Seigneur adresse des reproches. À certaines il dit :« Ce que j’ai contre toi », à d’autres il leur parle de certaines lacunes ou faiblesses. (Apocalypse ch. 2 et 3).

Il les aimait sans être laxiste, il les reprend. 

Nous sommes, chacun pour notre part, imparfaits. C’est pourquoi il ne peut y avoir de communauté parfaite. Par contre nous sommes tous invités à suivre le modèle de Christ qui a aimé, et continue d’aimer l’Église. À l’exemple de Christ, aimer l’Église ne signifie pas fermer les yeux. Ce n’est pas parce que nous aimons quelqu’un que nous devons tout excuser et tout approuver. Nous pouvons, et même nous devons nous exhorter les uns les autres à devenir meilleurs. Le Seigneur « lui-même corrige celui qu’il aime » (Hébreux 12 :6). Cependant la désapprobation doit toujours être faite dans un esprit de douceur et de miséricorde.

Aimer l’Église ne signifie pas également s’obliger à rester dans une communauté où certaines pratiques, certains fonctionnements ou comportements vous troublent. Vous avez la liberté de trouver une autre communauté qui correspond à vos convictions. Si vous agissez ainsi veillez à ne pas jeter l’anathème sur celle que vous quittez. Aimez l’Église dans sa diversité. 

À titre personnel, pendant mon ministère, j’ai toujours insisté sur cette notion de liberté de choix. Je disais aux fidèles : « Si vous désirez aller dans une autre communauté, sentez-vous libre de le faire, nous prierons pour vous, et vous bénirons avant votre départ, comme nous prions pour ceux qui nous rejoignent ; nous aimons trop le corps de Christ dans sa diversité pour ne pas avoir de respect à l’égard des autres églises ».

Aimez l’Église comme Christ l’aime, dans sa pluralité et sa diversité. J’aime imaginer le Seigneur visitant chaque communauté de ma Région, le voir considérer les lacunes des unes et des autres, et les inviter, chacune pour sa part, à la repentance, et je suis dans l’une d’elles.  

Un conseil pour ce jour :

Votre communauté n’est pas la meilleure, mais c’est celle que vous avez choisie, alors aimez-la ; et si vous devez la quitter pour quelque raison que ce soit, continuez à l’aimer et à prier pour elle.


06/12/2019
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Recevoir le pardon (2) ( Paul Calzada )

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"Il le saisit et l’étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois" (Matthieu 18.28).

Cet homme, qui voulait payer pour mériter son pardon, qui percevait son maître comme un maître sévère, et qui en plus, avait une mauvaise appréciation de son compagnon, n’avait vraiment pas su recevoir le pardon. 

Comment voit-il son compagnon qui lui doit un peu d’argent ? Il le voit comme le dernier des derniers. Il le traite avec dureté, le juge sévèrement, et le fait jeter en prison. Il se positionne comme étant au-dessus de son compagnon. L’orgueil et la suffisance remplissent son cœur. 

Dans la parabole du fils prodigue, le frère aîné ne pardonne pas à son frère parce qu’il se considère comme étant moralement supérieur à son frère. Il ne reçoit pas l’amour du Père. Il ne comprend pas son amour ; il juge même son Père. Il accuse son frère et son père avec des mots violents : "Quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as fait la fête" (Luc 15.30). Il n’était pas ouvert au pardon du Père, et s’il n’était pas réceptif à son pardon, c’est parce qu’il se considérait comme meilleur que son frère. 

Tout jugement, tout mépris, toute critique envers un frère constitue un obstacle pour que nous recevions le pardon de Dieu. L’attitude qui convient pour recevoir le pardon de Dieu est celle préconisée dans ce texte : "Que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes" (Philippiens 2.3). 

Pour recevoir le pardon de Dieu, nous devons cesser de nous comparer aux autres, et de les juger. Nous pouvons toujours trouver que tel ou tel est bien plus pécheur que nous (ce qui est souvent subjectif), mais ce mode de fonctionnement nous rend inaptes pour recevoir le pardon de Dieu. 

Se placer en juge, en pourfendeur des injustices des autres, c’est démontrer que nous n’avons pas totalement saisi la dimension de la grâce qui nous est offerte en Christ. 

Les trois obstacles qui nous empêchent de recevoir le pardon sont : notre désir de payer nous-mêmes pour nos fautes, une mauvaise perception de Dieu, et une mauvaise appréciation des autres. 

Mon engagement pour ce jour : 

Seigneur, désirant pleinement jouir de ton pardon, je m’engage à ne pas chercher à mériter ta grâce, mais à la recevoir comme un précieux cadeau. Je m’engage à me souvenir que si tu es juste, tu es également miséricordieux car ta justice a été satisfaite en Christ. Je m’engage à être compatissant envers mes compagnons, comme toi tu l’as été pour moi.


05/12/2019
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Recevoir le pardon (1) Paul Calzada )

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"Le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs" (Matthieu 18.23). 

Quelle perception avez-vous de Dieu ? Cette parabole nous montre deux aspects importants de la personnalité de Dieu : D’un côté, il demande des comptes, car il est juste ; par ailleurs, il efface la dette, car il est miséricordieux. 

Comment ce serviteur voit-il son maître ? Cette parabole nous indique qu’il perçoit son maître comme quelqu’un qui demande des comptes. Il le perçoit sous son aspect de juge intransigeant, mais il ne le voit pas comme celui qui lui fait grâce. Il ne voit que celui qui lui demande des comptes, et oublie celui qui lui fait grâce. 

Certains chrétiens voient Dieu comme un Dieu sévère, comme un père fouettard, un juge impitoyable. Ce Dieu-là demande des comptes, et il ne pardonne que si on le mérite. Il est très important de savoir comment nous voyons Dieu, car cette vision va nous aider à recevoir ou pas son pardon.

Certains, lorsqu’on leur dit que Dieu est un Père qui les aime, ont du mal à saisir cela, car ils ont une image négative de leur père. Leur perception de Dieu est déformée par l’histoire dramatique de leur vie. Bien souvent le Dieu que nous percevons n’est pas celui de la Bible, mais une image de Dieu que nous nous sommes faite.

Lorsque les Israélites étaient dans le désert au pied du mont Sinaï, ils se sont fait un Dieu selon l’image qu’ils en avaient eue en Egypte. Leur perception de Dieu était façonnée par leur histoire vécue. 

Quelle perception de Dieu avez-vous ? Voyez-vous en lui, celui qui vous a privé d’un père ou d’une mère alors que vous étiez enfant ? Celui qui est violent et dur comme votre père l’a peut-être été ? Celui qui envoie la maladie, qui envoie la souffrance pour punir ? 

L’histoire de votre vie peut vous avoir laissé une perception fausse de Dieu, ce qui vous empêche de recevoir son pardon, son amour. 

Une mauvaise perception de Dieu vous empêchera de recevoir son pardon. Vous pouvez parler de Dieu, faire référence à lui, mais avoir une perception déformée de Dieu sera un obstacle pour recevoir son total et entier pardon. Le fait de parler de lui ne changera rien à la réalité de ce qui se passe dans votre cœur. 

Ma prière en ce jour : 

Mon éducation, ma relation tumultueuse avec mon père, ma pratique religieuse, m’ont donné la perception d’un Dieu sévère. Aujourd’hui, je prie pour que la révélation d’un Dieu qui m’aime et qui pardonne toutes mes iniquités, imprègne mon esprit. Amen !


04/12/2019
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