* JESUS REVIENT *

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Lueur du matin )


Les mouches importunes ( Paul Calzada )

 

« Les mouches mortes infectent et font fermenter l’huile du parfumeur… » (Ecclésiaste 10.1).

L’Ecclésiaste nous rappelle que même mortes, les mouches continuent leur travail de corruption !

Cet insecte abonde dans les pays de la Bible. Une divinité philistine portait le nom de Baal-Zébub (Seigneur des mouches). Le Roi Achazia voulut consulter cette divinité (2 Rois 1.1/16), au lieu de consulter l’Éternel. Les mouches se nourrissent de carcasses, ou végétaux, en train de se décomposer. Elles ont un rôle important dans l’équilibre de la nature en favorisant cette décomposition, mais à cause de cela, elles transportent souvent des maladies dont certaines sont mortelles. Leur présence nous importune, à peine chassées, elles viennent nous harceler sans relâche. Elles personnifient le mal qui veut sans cesse trouver une place dans nos vies. Alors que Jésus guérit les malades, et libère les captifs, les religieux de son temps l’accusent d’être possédé par Béelzébul (le seigneur des mouches) (Marc 3.20/23). Ils considèrent que les miracles de Jésus sont l’œuvre du diable.

Lorsque nous nous faisons une blessure, les mouches sont attirées par l’odeur du sang et voudraient se poser sur nos plaies. Nous n’avons de cesse de les chasser ! Cette image nous rappelle que c’est lorsque nous sommes blessés, et sur l’emplacement de nos blessures que le malin cherche à trouver le moyen de venir nous harceler. D’où l’importance de soigner nos blessures afin de ne pas donner accès au diable (Éphésiens 4.27).

L’expression « une fine mouche » désignant une personne rusée, un espion, semble provenir de la capacité des mouches à s’infiltrer partout et à voir tout, ayant une vision à trois cent soixante degrés. La ruse n’est-elle pas aussi l’une des caractéristiques du diable ? « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable » (Éphésiens 6.11). Lorsqu’elles sont nombreuses, elles constituent un fléau, comme nous le voyons dans le récit de la quatrième plaie d’Égypte (Exode 8.16/28).

Si l’huile représente l’onction sainte ainsi que la grâce de la présence du Saint-Esprit, les mouches nous rappellent que des péchés non pardonnés, enfouis, finissent par altérer l’onction sainte, tout comme les mouches mortes infectent l’huile du parfumeur. Voilà pourquoi il est dit : « N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » (Éphésiens 4.30).

Une parole pour ce jour :

Vous ne pourrez pas empêcher les mouches de voler au-dessus de vos têtes, mais vous pouvez les empêcher de pondre leurs œufs dans vos cheveux. Ne laissez pas de vieilles rancunes, ou des péchés non confessés, infecter l’huile sainte de l’onction divine dans vos vies.

 

 


24/05/2018
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Mauvaises pensées d'un bon disciple ( Paul Calzada )

 

« Arrière de moi, Satan ! Tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu…  » (Matthieu 16.23).

Lorsque nous lisons l’évangile de Matthieu, nous sommes surpris de trouver à peu d’intervalle, deux appréciations contradictoires de Pierre au sujet de Jésus. Dans Matthieu 16.17, Jésus dit à Pierre : « Tu es heureux, Simon… car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux ». Ensuite nous trouvons la déclaration mentionnée au début du partage de ce jour. Dans ces versets, rapportés par Matthieu, nous découvrons un homme recevant tour à tour de bonnes pensées, et puis, de mauvaises pensées. Une pensée de Dieu suivie d’une pensée humaine, et même, au dire de Jésus, une pensée diabolique.

Ce récit nous rappelle que nous ne sommes pas infaillibles quant à nos pensées. Nous pouvons en avoir de bonnes suivies ensuite de mauvaises. Ce récit nous apprend qu’un bon disciple n’est pas exempt de mauvaises pensées, de pensées hors du plan de Dieu. Parfois, Jésus peut venir souffler à notre oreille : « C’est bien, tu as reçu la pensée de Dieu », et ensuite nous dire : « Tes pensées ne sont pas celles de Dieu » ! Le désir de bien faire ne suffit pas. Pierre voulait bien faire, mais cette pensée était diabolique car Jésus était venu pour donner sa vie.

Combien il nous est difficile de savoir en toutes circonstances quelle est la pensée de Dieu ! Combien Ésaïe a raison lorsqu’il écrit de la part de Dieu : « Car mes pensées ne sont pas vos pensées et mes voies ne sont pas vos voies…  » (Esaïe 55.8/9). Cet abîme, entre les pensées de Dieu et les nôtres, nous oblige à une grande modestie, à sortir de nos absolus irréversibles.

Bien des années plus tard, le même Pierre se trouve confronté à une vision étrange dans Actes 10, et il est écrit : « Tandis que Pierre ne savait que penser du sens de la vision qu’il

avait eue…  » (Actes 10.17).

Voilà que les années de marche avec Christ lui ont appris à rester humble, à ne pas se lancer dans des pensées humaines, à s’interroger plutôt qu’à répondre. Le bon disciple n’est pas celui qui a des pensées sur tout, et à tout moment, mais celui qui sait aussi admettre qu’il ne sait que penser face à certaines situations.

Un conseil pour ce jour :

Êtes-vous face à des situations complexes, ne vous précipitez pas à vouloir tout expliquer. Reconnaissez modestement que vous ne savez que penser de ces situations. Et, s’il vous est arrivé de mal interpréter les choses, dans certaines circonstances, souvenez-vous que cela est arrivé à Pierre, et que le Seigneur lui a fait grâce.

 

 


23/05/2018
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Garder sa Parole ( Paul Calzada )

 

« Si quelqu’un garde ma Parole, il ne verra jamais la mort…  » (Jean 8.51).

Alors qu’il parcourait les villes et villages de Pologne, distribuant la Bible, le colporteur Michel Billister laissa une Bible chez un villageois désireux de la posséder. Cet homme lut le livre, il devint un croyant engagé, et il commença à partager sa foi dans son village. La Bible passait de maison en maison,

et deux cents autres personnes devinrent croyantes.

Lorsqu’en 1840, le colporteur repassa dans ce lieu, un grand nombre de personnes se rassemblèrent pour l’entendre parler sur la Bible. Comme il voulait savoir ce que ces gens avaient fait de la Bible qu’il avait laissée, il leur demanda s’ils avaient mémorisés quelques versets. L’un des assistants se leva et lui dit : « Voulez-vous que nous récitions des versets ou des chapitres ? » Quelque peu étonné, le colporteur leur dit : « Vous êtes en train de me dire qu’il y a ici des personnes qui connaissent des chapitres entiers de la Bible ? » « En effet – répondit son interlocuteur – nous avons mémorisé non seulement des chapitres

entiers, mais également des livres entiers de la Bible ».

« Treize d’entre nous connaissent les évangiles de Matthieu et de Luc, d’autres peuvent vous réciter la moitié du livre de la Genèse, l’un parmi nous a appris tout le livre des Psaumes. N’ayant qu’une seule Bible, nous avons essayé de mémoriser le plus possible la Parole de Dieu. Cela nous a permis, alors que les pages étaient de plus en plus usées et devenues illisibles, de continuer à partager sur son contenu. »

Emu par ce témoignage, le colporteur leur laissa le stock de Bibles dont il disposait, et par la suite, il leur en fit livrer autant qu’ils en avaient besoin.

Voilà des personnes qui s’étaient attachées à mémoriser la Parole de Dieu. Bien avant l’arrivée de l’imprimerie, les livres étaient rares et chers ; le seul moyen de connaître les Écritures, pour la plupart des gens du peuple, c’était d’en mémoriser le plus possible. Voilà pourquoi il est écrit : « Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras

en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. » (Deutéronome 6.7).

Les moyens modernes : tablettes, ordinateurs, bible online etc. rendent l’effort de mémorisation presque inutile ; ils nous incitent à une forme de paresse. En ce qui vous concerne, est-ce que vous cherchez à garder en mémoire quelques versets de l’Écriture ? Garder sa Parole, c’est une ressource spirituelle pour vos âmes.

Ma décision en ce jour :

Tout comme Marie gardait toutes les paroles de Jésus dans son cœur (Luc 2.51), je veux aussi apprendre à garder ta Parole dans mon cœur.

 

 


22/05/2018
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Un vieillard joyeux ( Paul Calzada )

 

« Ils portent encore des fruits dans la vieillesse, ils sont pleins de sève et verdoyants. » (Psaume 92.15)

Voici une déclaration qui va à l’encontre des discours pessimistes concernant les personnes âgées, que l’on prétend blasées, aigries, et fatiguées de la vie. La Bible déclare que la joie, fruit de l’Esprit, est toujours expérimentée par ceux qui, même âgés, se confient en Dieu. A ce sujet, j’aimerais vous faire part du témoignage suivant :

Alors que je me rendais à mon bureau, un matin, j’ai rencontré une personne âgée qui fredonnait joyeusement ce vieux cantique : « Tout joyeux bénissons le Seigneur, Chantons et célébrons ses louanges… ». Après l’avoir saluée, je lui dis : « Vous me semblez particulièrement joyeux ce matin, pouvez-vous m’en donner la

raison ? »

Il me répondit :

– En effet, je suis joyeux car j’ai donné ma vie à Christ il y a longtemps, depuis lors, je l’ai servi fidèlement, il m’a tenu la main dans les moments difficiles, il m’a relevé quand je suis tombé, et il m’a rempli de sa joie, une joie profonde et véritable, qui a été toujours mon partage en toutes circonstances.

– Voulez-vous dire que si vous n’aviez pas été chrétien, vous ne seriez pas heureux aujourd’hui ? A quoi il me

répondit avec un sourire radieux :

– Monsieur le pasteur, vous pouvez dire, partout où vous prêcherez, ceci : Le diable peut donner une forme de joie à certains jeunes, mais avec

lui, il n’y a pas de vieux heureux !

J’ai bien aimé sa remarque.

Le fruit de la joie, est un fruit que le croyant peut expérimenter jusque dans sa blanche vieillesse.

Il m’est arrivé de rencontrer des croyants qui en vieillissant deviennent aigres, amers, plaintifs. Le fruit de l’Esprit s’est desséché. Or, Dieu ne veut pas qu’il en soit ainsi. Au contraire, Dieu veut que l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour, et que la joie, fruit de l’Esprit, subsiste et grandisse (2 Corinthiens 4.16). Combien j’aime ce témoignage de joie et de paix, de Siméon et d’Anne, rapporté par l’évangéliste Luc (Luc 2.25/38). Âgés mais heureux !

Peut-être, comme moi, êtes-vous entrés dans la catégorie dite des séniors. Et il se peut qu’avec l’âge, les douleurs se fassent plus fréquentes ; il se peut que les cicatrices des blessures de la vie deviennent plus sensibles, voilà aussi pourquoi il est important que le fruit de la joie se renouvelle jour après jour dans

votre vie.

La promesse du Seigneur est là, sa volonté est que vous portiez ce fruit jusqu’à la fin. « Ils portent encore des fruits dans la vieillesse ».

Ma prière en ce jour :

Merci Seigneur pour cette promesse fantastique. Que la joie, ce merveilleux fruit de l’Esprit, remplisse ma vie aussi longtemps que je pourrai dire : aujourd’hui. Amen !

 

 


22/05/2018
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Souffrance partagée ( Paul Calzada )

 

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui. » (1 Corinthiens 12.26)

Dans 1 Corinthiens douze, des versets douze à vingt-sept, l’Église de Jésus-Christ est comparée à un corps au sein duquel tous les membres ont leur fonction spécifique, étroitement imbriqués les uns aux autres. Dieu établissant lui-même les ministères dons, il est recommandé au verset 31 : « Aspirez aux dons les meilleurs.

Et je vais encore vous montrer une voie par excellence ».

Cette voie excellente, c’est l’amour qu’il s’agit de rechercher (poursuivre) avant tout et en tout ! (1 Corinthiens 13)

Ainsi, face à la souffrance de notre prochain, nous avons besoin avant toutes choses, d’être émus de compassion, c’est-à-dire profondément touchés de l’intérieur. Car aimer c’est souffrir avec, c’est partager la douleur spirituelle, morale et

physique d’autrui.

Avant de toucher les yeux de deux aveugles qui criaient à lui, puis de les guérir de leur cécité, qu’est-ce qui a provoqué l’intervention de

Jésus, si ce n’est l’amour, comme l’indique le texte ?

« Et voici, deux aveugles assis au bord du chemin, entendirent que Jésus passait, et crièrent : Aie-pitié de nous, Seigneur, Fils de David ! La foule les reprenait, pour les faire taire ; mais ils criaient plus fort : Aie-pitié de nous, Seigneur, Fils de David ! Jésus s’arrêta, les appela, et dit : Que voulez-vous que je fasse ? Ils lui dirent : Seigneur, que nos yeux s’ouvrent. Emu de compassion, Jésus toucha leurs yeux ; et aussitôt ils recouvrèrent la vue, et le suivirent » (Matthieu 20.30/34).

Une question s’impose ici : comment pouvons-nous être solidaire des autres dans leur souffrance ? Certes, prêter une oreille attentive, offrir une entière disponibilité, ouvrir un dialogue, être touché par le cri de celui qui souffre, sont autant de bonnes dispositions nécessaires. Mais pour cela, il nous faut recevoir et laisser vivre l’amour de Dieu, qui « est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit » (Romains. 5.5).

C’est cet amour qui permet de partager joies et peines, de se réjouir et de pleurer avec notre prochain. Et d’agir concrètement en partageant notre présence, notre cœur, nos biens, nos dons, nos compétences… Sans oublier de prier avec foi et par l’Esprit.

Alors, le miracle de la grâce de Dieu peut s’accomplir au travers d’une profonde consolation, d’une délivrance, d’une libération, d’une guérison. Pour sa seule Gloire !

Ma prière en ce jour :

Avec l’aide du Saint Esprit, Seigneur Jésus, donne-moi d’avoir tes sentiments, et en particulier celui de la compassion envers ceux qui souffrent. Merci Seigneur, car c’est ton amour en moi qui me permet de souffrir avec celui qui souffre. Amen !

 

 


22/05/2018
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