* JESUS REVIENT *

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Lueur du matin )


Un chrétien peut-il faire un procès ? ( Paul Calzada )

“Quelqu’un de vous, lorsqu’il a un différend avec un autre, ose-t-il plaider devant les injustes, et non devant les saints ? … Quand donc vous avez des différends … Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ?” (1 Corinthiens 6 :1/7).

Le chrétien évangélique est vivement encouragé à se laisser dépouiller, à supporter l’injustice. Cette attitude est rattachée au modèle que Jésus lui-même nous a laissé : “Lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point

de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement” (1 Pierre 2:23).

D’une manière générale, nous pouvons dire que les chrétiens évangéliques ne sont pas procéduriers, car ils adhèrent à ces paroles de l’Écriture. Cependant il ne faudrait pas tomber dans une passivité coupable. Il est des situations où les injustices doivent être dénoncées et traitées selon la loi.

Lorsque certains responsables ou groupes évangéliques utilisent ces textes de l’Écriture pour réduire au silence les personnes victimes de quelque injustice, c’est alors qu’il y a une expression de dérive sectaire. Ainsi, par exemple, il peut se produire que des membres d’une association, victimes de certains abus ou injustices, soient culpabilisés s’ils veulent faire valoir leur droit

devant la justice.

La dérive est d’autant plus marquée quand l’association, qui culpabilise ses membres au nom du respect de l’Écriture, inscrit dans ses propres statuts qu’elle peut ester ses membres devant les tribunaux s’ils ne respectent pas les décisions de l’association.

Il n’est pas interdit de défendre ses droits, lorsqu’ils ont été bafoués.

C’est ce qu’ont fait Paul et Silas : “Paul dit aux licteurs : Après nous avoir battus de verges publiquement et sans jugement, nous qui sommes Romains, ils nous ont jetés en prison, et maintenant ils nous font sortir secrètement ! Il n’en sera pas ainsi” (Actes 16 :35.40). Paul et Silas ont été accusés injustement d’être des fauteurs de trouble. Ils ont ensuite été battus et jetés en prison (Actes 16:19/24). Ils se sont laissé dépouiller et brutaliser sans rien dire. Cependant, le lendemain matin, lorsque les magistrats ont voulu les faire sortir secrètement, ils ont fait valoir leurs droits.

De nombreux croyants pensent qu’intenter des procès, ce n’est pas biblique. Ce n’est pas exact, il est des situations où l’on ne doit pas faire l’économie de faire cesser l’injustice. Certaines femmes battues, par exemple, pardonnent sans cesse leur mari violent, et ne pensent pas à faire cesser cette violence en faisant valoir leur droit et en portant plainte. Leur silence

n’aidera pas ce mari à prendre conscience de son problème.

Rappelons également qu’il est obligatoire de défendre le droit des mineurs lorsqu’ils sont violentés. Ne pas faire valoir leur droit, c’est

se rendre coupable de complicité avec ceux qui les violentent.

 

Un conseil pour ce jour :

Dans la mesure où vous pouvez faire établir vos droits, faites-le. Pour les droits d’un enfant vous devez le faire. Interdire ces droits, c’est une dérive sectaire.

 

 


15/12/2018
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Christ le témoin fidèle ( Paul Calzada )

“Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable… ” (Apocalypse 3:14).

Alors que l’apôtre Jean était déporté sur l’île de Patmos, il reçut une grande révélation concernant Jésus-Christ. L’un des aspects de cette révélation est que Christ est appelé le témoin fidèle.

Il est intéressant de noter dans ce verset, que le témoin fidèle est aussi appelé l’Amen. Or, en Hébreu, le mot “fidèle” vient de “amanah” qui a donné aussi le mot “amen”. Les mots “fidèle” et “amen” procèdent de la même racine. Celui qui est fidèle, est fiable, et donc on approuve ses dires.

Ce que l’on attend d’un témoin, c’est qu’il atteste avec exactitude ce qu’il a vu et entendu. Ainsi parce qu’il est le témoin fidèle, les paroles de Jésus-Christ sont fiables. Elles sont fiables lorsqu’il parle du Père, car il a connu le Père, et il est venu sur cette terre pour nous le faire connaître. C’est ce qu’il rappelle à Nicodème (Jean 3:11/13). C’est parce qu’il connaît le Père (Jean 10:15), que son témoignage est vrai, il sait ce qu’il dit, et son Père lui rend

témoignage (Jean 5:31/37).

Quand il parle de Dieu, du ciel, de l’Esprit-Saint, de la création et même de l’homme, il nous dit fidèlement les choses qu’il connaît. Il était présent à la création, et ses paroles sont fiables.

Dans la recherche scientifique, un objet témoin sert de repère et de point de comparaison. Par exemple, si un animal n’a pas subi un vaccin, il est la référence de base à laquelle seront comparés ceux qui en ont subi un. On parle également d’une maison témoin pour désigner une maison qui sert de modèle pour la vente… Jésus-Christ est, en ce sens, le témoin fidèle. Celui qui sert de modèle et de référence pour nous qui sommes ses disciples. Par son humanité parfaite, Christ devient notre modèle.

En sport, le témoin est ce bout de bois que les coureurs se font passer les uns aux autres. Perdre le témoin ou le laisser tomber, disqualifie l’équipe. Nous qui sommes engagés dans la course (Actes 20:24 ; Colossiens 2:18 ; 2 Timothée 4:7 ; 1 Corinthiens 9:24), nous avons la responsabilité de porter fidèlement le “témoin fidèle”, c’est à dire Christ, à ceux qui nous observent. Notre vie, imprégnée du caractère de Christ, rend témoignage à ce monde, du “témoin fidèle” qui vit en nous. Voilà pourquoi les disciples sont également appelés les fidèles, comme nous le voyons dans de nombreux textes des

épîtres (Éphésiens 1:1 ; Colossiens 1:1).

 

Questions pour ce jour :

Ma vie reflète-t-elle le témoignage de Christ ? Lui, qui est le “témoin fidèle”, est-il vu dans ma vie ? Suis-je toujours dans la course ? Ma vie reflète-t-elle sa fidélité ? Sa fidélité est-elle le standard auquel j’aspire ?

 

 


14/12/2018
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Solitude et repli sur soi ( Paul Calzada )

Cher(e) Jacqueline, je vous invite à découvrir les 23 livres que j'ai écrit ces dernières années. Vous pouvez les acheter pour les offrir à vos proches ou les télécharger gratuitement sur eXcaléo !

 

En achetant mes livres vous me permettrez d'en éditer de nouveaux et vous bénirez des personnes en détresse, 30% du prix des ventes étant reversés à l'association Made In Compassion. 4 nouveaux titres viennent de partir à

l'imprimeur, j'aurais la joie de vous les présenter très bientôt. 

 

“Malheur à celui qui est seul et qui tombe” (Ecclésiaste 4:10).

Dans cette sentence, Salomon souligne le drame de celui qui est seul dans son problème.

Lorsque l’âme est blessée, la tendance naturelle est de conduire la personne ainsi affectée, à se replier sur elle-même, à s’isoler. Dans le psaume 107, il est fait mention de diverses souffrances, et il est dit au sujet de certains, qu’ils avaient une âme languissante (verset 5), et qu’à cause de cela, ils marchaient dans le désert et la solitude : “Ils marchaient dans la solitude” (verset 4).

Le Psaume 102 décrit la situation d’un cœur blessé. Il est malheureux, il est abattu, il gémit, son cœur est desséché, il a perdu le sommeil, il pleure, et il est solitaire : “… Je

suis comme l’oiseau solitaire sur un toit” (verset 8).

Décrivant la condition de celui qui est souffrant et blessé, Job dit :

“C’est pour lui seul qu’il ressent de la tristesse en son âme” (Job 14:22).

Tous ces textes nous rappellent que celui qui porte des blessures en son âme recherche la solitude, il se replie sur lui-même, il s’enferme dans

le silence.

Cette attitude lui procure-t-elle du répit ? Peut-être un répit passager, mais pas de guérison.

Lorsqu’un enfant subit des stress à répétition, lorsque ses propres parents ou son entourage immédiat sont responsables de ce stress, il aura le réflexe de se replier sur lui-même pour chercher à se protéger. Considérons l’image d’un escargot, lorsqu’on le touche, il rentre dans sa coquille. De même le repli sur soi est la réaction naturelle lorsqu’on se sent agressé. Plus l’agression aura eu lieu tôt dans l’enfance, plus le repli sur soi sera profondément enraciné. Si le repli sur soi est une forme de protection, il ne peut en aucun cas être un remède à la blessure qui l’a provoqué. Au contraire, le repli sur soi ne fait qu’enfouir la blessure sans la traiter.

Comment sortir de cette attitude morbide et destructrice ? Certes, on peut recourir à diverses aides psychologiques, mais il existe aussi un moyen testé par des milliers de croyants : chercher le secours de Dieu ! David en rend témoignage dans le psaume 34 lorsqu’il dit : “J’ai cherché l’Eternel et…il m’a délivré de toutes mes frayeurs…Quand un malheureux crie, l’Eternel entend, et il

le délivre de toutes ses détresses” (Psaume 34:5/7).

 

Un encouragement pour ce jour :

Dieu est puissant pour vous redonner cette espérance perdue. Le repli sur soi ne peut pas vous guérir de vos blessures, par contre, ouvrez votre cœur à Jésus, et il vous donnera du repos (Matthieu 11:28/29).

 

 


13/12/2018
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Un roi redoutable ( Aline Neuhauser )

« Il existe une loi portant peine de mort contre quiconque, homme ou femme, entre chez le roi, dans la cour intérieure, sans avoir été appelé. ; celui-la seul a la vie sauve, à qui le roi tend le sceptre d’or. » (Esther 4.11)

Malheur à ceux qui déplaisaient aux rois de l’Antiquité, car leur châtiment était terrible : l’exil, la prison ou même la mort ! Dans la Bible, le roi Assuérus nous en fournit l’exemple. Il était :

• inflexible : lorsque sa première épouse, la reine Vashi, a refusé de se rendre au festin du roi et de ses convives, elle a été répudiée pour toujours, sans autre forme de procès, sans avoir la moindre possibilité de plaider sa cause. Pour elle, pas

de seconde chance possible !

• inaccessible : sa seconde épouse, Esther, avait besoin de lui parler, mais elle ne pouvait pas s’approcher de lui sans convocation, sous peine de risquer sa vie. Or, le roi ne l’avait pas appelée depuis trente

jours !

• imprévisible : la reine s’est finalement décidée à aller trouver le roi, en sachant que si celui-ci ne lui tendait pas son sceptre, elle serait mise à mort. Elle redoutait tellement cette entrevue qu’elle a jeûné pendant trois jours avec ses servantes et qu’elle a demandé à tout le peuple juif d’en faire autant. Sans avoir rien fait de mal, elle n’avait aucune assurance d’être bien reçue par le roi. Elle était à la merci de son humeur changeante.

Quelle différence avec notre Roi, le Dieu tout-puissant ! Loin d’être inflexible, il est toujours prêt à nous pardonner et à nous bénir quand nous venons à lui avec un cœur

repentant. Il est le Dieu des secondes chances, et même infiniment plus.

Grâce au sacrifice de Jésus sur la croix, il est toujours accessible. Son sceptre nous est tendu en permanence, et nous pouvons entrer sans crainte dans sa cour intérieure, car il se réjouit d’entendre notre

voix.

Parce qu’il n’y a en lui ni changement ni ombre de variation, nous pouvons avoir pleinement confiance en lui. Il nous recevra chaque jour, à chaque instant, de jour comme de nuit puisqu’« il ne sommeille ni ne dort. »

Pourquoi nous priver de la merveilleuse présence d’un tel Roi ? Pourquoi ne pas courir à lui sans cesse, lui crier notre reconnaissance et lui faire part de tout ce qui nous

préoccupe ?

«Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos

besoins. » (Hébreux 4.16)

 

Un sujet de reconnaissance :

Quand je pense à tous les rois cruels et à tous les despotes de l’Histoire, combien je veux m’émerveiller chaque jour d’avoir un Dieu si bon, si accessible et si fidèle !

 

 


12/12/2018
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La souffrance punition ? ( Paul Calzada )

“Père Abraham, aie pitié de moi…car je souffre cruellement dans cette flamme” (Luc 16:24).

Dans le Nouveau Testament, la souffrance “punition” apparaît sous la figure du lieu de tourment qu’est l’enfer. C’est dans ce lieu, que le riche crie les paroles citées en référence.

Même si j’utilise ce terme, je n’aime pas l’expression “souffrance punition”. Pourquoi ? Parce que certains en abusent, et l’emploient sans discernement. En plus ils l’utilisent souvent, avec une dose diabolique de jugement et d’accusation. La souffrance ne doit pas être systématiquement rattachée au péché. Dans certains cas cela peut être vrai, mais gardons-nous de prendre la place de Dieu pour dire qui est sous un jugement divin ou pas. Lorsque Job s’est retrouvé écrasé par une accumulation d’épreuves, l’attitude de ses amis fut de penser, et de dire, que Job était puni pour quelque péché caché. Quelle erreur !

La Bible parle-t-elle de la souffrance comme conséquence du péché ? Oui, évidemment, et c’est peut-être à cause de cela que certains se posent cette lancinante question à l’heure de la souffrance : “Mais enfin qu’est-ce que j’ai pu faire à Dieu pour

souffrir de la sorte ?”

Que dit la Bible à ce sujet ? Nous trouvons de nombreux textes qui relient la souffrance au péché, comme nous pouvons le voir dans ce long passage sur les malédictions dans Deutéronome 28:15/68. Dans certains Psaumes, comme dans les Proverbes, la souffrance apparaît comme une punition réservée aux méchants. Par exemple, voici ce que déclare Dieu aux hommes qui aiment faire le mal : “Tu aimes le mal plutôt que le bien, le mensonge plutôt que la droiture…Aussi Dieu t’abattra-t-il pour toujours…” (Psaume 52:5/7). En d’autres mots, Dieu te punira.

Cependant, n’oublions jamais que les faveurs de Dieu et sa grâce ne dépendent en aucune façon de nos mérites. Surtout ne tirons pas une conclusion hâtive en pensant que nos épreuves sont la conséquence automatique de nos fautes. Retenez ceci : La justice divine n’est pas plus liée aux mérites, qu’aux fautes des

hommes.

Tout l’enseignement de Jésus tend à nous détacher de cette idée de souffrance punition. Pour Jésus, l’origine de la souffrance est évidente, “c’est un ennemi qui a fait cela” dira-t-il dans (Matthieu 13:28). Il rappellera à ses auditeurs, que ceux, sur qui est tombée la tour de

Siloé, ne sont pas plus pécheurs que les autres (Luc 13:4).

Celui qui nous pousse à avoir de tels jugements sommaires est le destructeur de nos âmes.

Dans le psaume 73, Asaph souligne la difficulté qu’il a eu à comprendre le sens de la souffrance des croyants (Psaume 73:2/16). Asaph croyait que “souffrance = punition”, et cela perturbait son âme.

Il a retrouvé la paix en abandonnant cette pensée culpabilisante.

 

Un conseil pour ce jour :

Gardez-vous de juger ceux qui passent par la souffrance, et d’imaginer que leur souffrance est liée à un péché caché. Ne commettez pas l’erreur des amis de Job.

 

 


11/12/2018
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