* JESUS REVIENT *

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Lueur du matin )


L’usage néotestamentaire du mot Église ( Paul Calzada )

 

“S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église” (Matthieu 18 :17).

Dans le Nouveau Testament et plus particulièrement dans les Actes et les Épîtres, le mot “Église” revient cent-dix fois lorsqu’il parle du rassemblement des croyants. On peut distinguer deux usages : l’usage le plus fréquent concerne le rassemblement des croyants d’un lieu donné. Dans ce cas ce mot est employé quatre-vingt-douze fois. Par exemple “l’Église de Jérusalem”, “les Églises de Galatie”…

Ensuite ce mot est utilisé pour parler de l’Église universelle composée de tous les enfants de Dieu du monde entier. Par exemple dans Éphésiens 5 :25/27 le mot Église est l’ensemble des rachetés qui constituent l’épouse de Christ : “…Christ a aimé l’Église qui est son corps”. Ici le mot “Église” désigne tous les rachetés du Seigneur mais pas une Église locale. On a l’habitude de parler dans ce cas de l’Eglise invisible, car elle n’a aucune organisation mondiale. Ce qui en fait son unité c’est que ses membres sont tous reliés à Christ (la tête), ils sont habités par le Saint-Esprit qui les sanctifie et les équipe de divers dons, et bien qu’étant séparés les uns des autres dans le temps et l’espace ils forment le seul troupeau dont Jésus est le berger.

Nous ne trouvons jamais dans les cent-dix textes qui parlent de l’Église une autre notion que ces deux, ci-dessus mentionnées.

Cependant le christianisme a donné à ce mot des sens extra bibliques.

Citons par exemple le cas où ce mot est employé pour désigner une organisation visible et universelle fortement structurée comme l’Église catholique romaine ou encore comme l’Église anglicane… Citons encore l’usage qui est fait de ce mot pour parler d’Églises dénominationnelles : l’Église méthodiste, l’Église apostolique… Enfin il n’est jamais employé pour désigner l’ensemble des Églises dénominationnelles d’une région, d’un pays, d’un continent comme par exemple : l’Église luthérienne de France, l’Église pentecôtiste de Suède…

Dans les textes bibliques, il n’est pas dit : l’Église de Judée, l’Église de Macédoine mais il est dit : les Églises de Judée, les Églises de Macédoine… Il n’est jamais fait mention d’un diocèse, d’un synode, d’une convention, d’une fédération, d’une union nationale ou internationale… Mais il est toujours fait mention d’Églises locales lorsqu’il est question d’une assemblée visible.

Comment se fait-il que le protestantisme et le monde évangélique en général n’ont pas observé ce principe en ce qui concerne la manière de parler de l’Église ? D’où vient cet écart entre le “sola scriptura” et la pratique courante ?

Une réflexion pour ce jour :

N’avons-nous pas été influencés par le poids de la tradition ? Peut-être est-ce le temps de revenir à cette réalité néotestamentaire de l’Église ?


19/10/2019
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L’horizontalité de l’Église ( Paul Calzada )

 

“Voici les exhortations que j’adresse aux anciens, moi ancien comme eux…paissez le troupeau de Dieu … non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau… tous dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité” (1 Pierre 5 :1/5).

Il est très important de souligner que celui qui écrit ces choses (l’apôtre Pierre), se place non au sommet d’une pyramide mais au niveau de la base. L’Église n’est pas appelée à être une organisation pyramidale, mais un organisme où le principe de la soumission est réciproque entre tous. L’Église est un lieu où la soumission des uns aux autres doit être vécue selon le modèle que nous donne la trinité.

L’apôtre Pierre rappelle l’importance du bon fonctionnement de cette soumission réciproque. La soumission selon les Écritures, n’est pas à sens unique, elle n’est ni manipulation ni autoritarisme.

L’horizontalité abolit le danger de la pyramidalité (pardon pour ce néologisme). Mais l’horizontalité ne peut être constructive que si la soumission réciproque fonctionne correctement.

L’Église a pour objectif de faire connaître Christ au monde. Or, la meilleure façon de faire connaître Christ c’est que l’Église ne soit pas divisée en une multitude de pyramides placées les unes à côté des autres et fermées aux autres : “À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples si vous avez de l’amour les uns pour les autres” (Jean 13 :35). La tactique de l’adversaire a été de supprimer l’horizontalité, en créant une multitude de divisions qui sont autant de pyramides. Ne lui laissons pas l’avantage comme le dit l’apôtre Paul : “Afin de ne pas laisser à Satan l’avantage sur nous, car nous n’ignorons pas ses desseins” (2 Corinthiens 2 :11).

La stratégie que Dieu veut que nous développions c’est de combattre l’adversaire et non de nous combattre nous-mêmes : “Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres” (Galates 5 :15). Comme cela a été dit avec tristesse et aussi un certain réalisme : «l’Église est la seule armée qui achève ses blessés”. Développons une stratégie efficace, celle du pardon et de la miséricorde, dans le respect de la diversité.

Une prière pour ce jour :

Il est difficile de renverser les pyramides déjà en place, mais il est possible de développer l’horizontalité dans l’acceptation de ministères confirmés qui s’exercent dans la transversalité. Prions pour cela.


18/10/2019
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Les deux seaux ( Aline Neuhauser )

 

« Une réponse douce calme la fureur, Mais une parole dure excite la colère. » (Proverbes 15.1)

Symboliquement, chacun d’entre nous porte deux seaux à la main, un seau d’huile et un seau d’eau.

Quand des problèmes surgissent dans notre couple, notre famille, notre Église – et tant que nous serons sur la terre, ne nous berçons pas d’illusions, nous en auront TOUJOURS – nous pouvons verser soit de l’huile, soit de l’eau sur le feu.

Un jour, deux amis bavardaient. L’un d’eux dit à l’autre : « Quand je me dispute avec ma femme, elle devient historique. »

« Tu veux dire hystérique ? » s’étonna son ami.

« Non, historique : elle me lance à la figure tout ce qu’elle me reproche depuis que nous nous sommes rencontrés ! »

Sans aucun doute, cette femme se servait de son seau d’huile pour attiser la dispute ! Ne vaudrait-il pas mieux apaiser les tensions en versant de l’eau sur le feu afin d’éteindre les flammes de la discorde ? Pour cela, attendons de nous être calmés avant de réagir, et ne rappelons pas à notre interlocuteur tous ses torts passés. Nous serons ainsi des artisans de paix au lieu de blesser les autres par nos paroles cinglantes… que, peut-être, ils n’oublieront plus jamais. En effet, lancer des paroles blessantes aux autres ne peut nous soulager que momentanément, alors que les conséquences seront le plus souvent désastreuses.

« Un homme violent excite les querelles, mais celui qui est lent à la colère apaise les disputes. » (Proverbes 15.18)

Ma résolution de ce jour

Je veux me souvenir que je porte un seau d’huile d’une main et un seau d’eau de l’autre. Quand les tensions surgiront, cela m’empêchera de « jeter de l’huile sur le feu ». Avec l’aide du Seigneur,  j’apprendrai à me maîtriser, car je veux devenir un artisan de paix.


17/10/2019
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Dérives sectaires et communautés fermées ( Paul Calzada )

 

“Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux” (Matthieu 5 :16).

En sortant du judaïsme, le christianisme s’est développé autour de communautés appelées “églises”. Les rassemblements de ces croyants se faisaient autour des apôtres, dans des lieux aussi variés que : places publiques, maisons, synagogues, temple de Jérusalem…

Relevons un point très important, c’est que ces lieux étaient des espaces ouverts. Lorsque le rassemblement prenait fin, chacun s’en retournait chez soi. Nous ne voyons jamais, dans l’Église du premier siècle, se constituer des lieux de rassemblements fermés. Ce n’est qu’au troisième siècle qu’apparaîtront les premiers monastères. À partir du quatrième siècle et jusqu’à nos jours de nombreux lieux de prière, de méditation, de contemplation, ont été créés partout dans le monde. Abbayes, couvents, prieurés ont abrité et abritent une grande diversité d’ordres plus ou moins repliés sur eux-mêmes et donc plus ou moins tournés vers l’extérieur. Ce phénomène communautaire plus ou moins fermé s’est étendu aussi aux milieux protestants et évangéliques.

Si j’aborde cette question, c’est parce que ce mode de repli communautaire fermé ne correspond pas à l’enseignement de Christ qui a voulu que ses disciples soient dans le monde pour être la lumière du monde et le sel de la terre, comme c’est écrit (Matthieu 5 :13/16 et Jean 17 :15).

D’autre part, ce mode de vie communautaire fermé est propice à la manipulation mentale.

C’est dans ces lieux fermés que peuvent se manifester diverses dérives telles que la séparation d’avec les familles, abus de faiblesse (à cause parfois de régimes alimentaires stricts accompagnés de jeûnes prolongés), culpabilisation à outrance avec flagellations et auto flagellations, don de tous ses biens à la communauté qui en tire de réels bénéfices, et pour les communautés fermées accueillant des familles, c’est souvent la communauté qui se substitue aux parents pour l’éducation des enfants, ce qui peut conduire à certains abus.

Quelques conseils pour ce jour :

Si vous voulez échapper à la manipulation mentale, ne vous exposez pas en entrant dans ces centres communautaires fermés, de quelque dénomination qu’ils soient. Tous ne seront pas forcément des lieux à risque, mais le risque y sera plus fréquent que dans des lieux ouverts.

En quête de sainteté, d’idéal, d’absolu, nous pouvons être tentés d’aller vers ces centres communautaires qui semblent proposer une voie idéale pour atteindre ces objectifs, cependant n’oublions pas que c’est aussi en allant vers ces lieux de repli et de retrait que nous courrons le risque d’être manipulés. Acceptons tout simplement le défi que le Christ nous lance d’être ses témoins dans le monde et non séparés du monde


16/10/2019
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Les autres et moi ( Aline Neuhauser )

 

« Donnez-leur vous-mêmes à manger. » (Luc 9.13)

Jésus voulait se retirer à l’écart avec ses disciples. Il alla dans le désert, mais les foules le suivirent. Patiemment, il leur parla du royaume de Dieu et il guérit les malades. Le soir, tous étaient fatigués et affamés – Jésus le premier, certainement. Les disciples lui suggérèrent donc de renvoyer les gens pour qu’ils aillent s’acheter des vivres dans les environs, mais Jésus leur fit cette réponse stupéfiante : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Comment ? Alors que des milliers de ventres criaient famine et que les disciples avaient à peine de quoi nourrir une seule personne ? L’unique solution humaine était d’aller acheter des vivres, mais la petite bourse des disciples était certainement très insuffisante pour se procurer une telle montagne de nourriture.

Parfois, mon âme est désertique, elle aussi. Je suis à bout de forces. Je sais qu’autour de moi, des foules de gens ont d’immenses besoins, mais cela me dépasse. Après tout, qu’ils aillent se nourrir eux-mêmes ! Il me reste tout juste assez pour moi !

Et pourtant, Jésus me dit : « Donne-leur à manger. » Mais comment faire ? Je ne peux pas porter tous les problèmes du monde sur mes fragiles épaules ! Ma bourse est vite à sec, mon énergie aussi…

La seule solution est de laisser Jésus couler en moi, déverser son « pain de vie » et son « eau vive » à travers moi. « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle », a dit Jésus à la femme samaritaine (Jean 4.14). Notons que l’aide que nous apporterons aux autres ne sera pas forcément matérielle. « Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne », a dit Pierre au boiteux du temple (Actes 3.6). Il peut s’agir d’une parole encourageante, d’un geste d’amitié, de prières en faveur de ceux que Dieu nous met à cœur, d’une présence réconfortante, etc. Si nous nous laissons guider par le Saint-Esprit, il multipliera chaque mot et chaque acte, grand ou petit. De même que Jésus a rassasié miraculeusement des milliers de personnes avec quelques bribes de nourriture, qui sait quelles répercussions auront nos offrandes et notre témoignage ?

Ma prière de ce jour

Seigneur, tu sais que parfois, je n’en peux plus et j’ai envie de me renfermer sur moi-même, mais tu me demandes d’ouvrir mon cœur et mes bras. Je te prie de déverser des fleuves d’eau vive sur les autres à travers moi. J’ai conscience de mon insuffisance et de mes limites, mais mes yeux sont fixés sur toi, sur ta puissance, sur ta compassion infinie. C’est en toi seul que je me confie. Amen.


15/10/2019
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