* JESUS REVIENT *

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Lueur du matin )


La paille dans tous ses états ( Paul Calzada )

« Pourquoi mêler la paille au froment, dit l’Éternel ? » (Jérémie 23.28)

Dans ce texte de Jérémie, il est fait symboliquement allusion à la confusion que produit le mélange, entre ce qui vient d’une révélation inspirée par Dieu, et ce qui n’est que le produit de l’imagination des hommes. Que Dieu nous donne du discernement pour savoir trier entre la paille et le froment !

De nombreux textes de la Bible mentionnent la paille.?Du temps des patriarches, offrir de la paille et du fourrage, était la marque d’une généreuse hospitalité : « Il y a chez nous de la paille et du fourrage en abondance, et aussi de la place pour passer la nuit » (Genèse 24.25). Ce ‘reste’ de la récolte du blé ou de l’orge, avait une utilité certaine pour le confort des animaux. Souvenons-nous que même les personnes les plus humbles peuvent être une bénédiction pour les autres, en exerçant l’hospitalité.

La paille, mêlée à l’argile, servait à la fabrication des briques. Les hébreux, esclaves en Egypte, étaient soumis à cette tâche. Après la demande faite par Moïse, de libérer les esclaves, le pharaon augmenta leur charge en exigeant qu’ils ramassent eux-mêmes la paille (Exode5.7). Ce n’était plus la paille de l’hospitalité, mais la paille de la

douleur et de la servitude.

La paille, image de notre humanité fragile, nous rappelle que nous pouvons être soit des sujets de bénédiction ou de malédiction. Dans les mains de Dieu nous serons en bénédiction, dans les mains du méchant nous serons en malédiction.

Plusieurs versets font allusion au feu qui consume la paille, ou au vent qui la disperse : « Il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint pas » (Matthieu 3.12). « Ils sont comme la paille que le vent dissipe » (Psaume 1.4). Ici, la paille symbolise les méchants emportés par leur orgueil, leur vanité, leur haine, leur violence. Le Saint-Esprit, symbolisé par le feu et le vent, jugera leurs œuvres.

Le texte le plus connu, au sujet de la paille, est certainement celui où Jésus parle de la paille et de la poutre : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère… Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille dans l’œil de ton frère » (Luc 6.41/42).?Nous avons tous tendance à juger les autres, souvent sans miséricorde et sur des impressions. Nous ne voyons que ce qui est extérieur, et nous ignorons leur parcours de vie. Apprenons à nous examiner nous-mêmes.?Retirer la paille de notre œil est une opération qui peut être désagréable, mais combien bénéfique ! Quel soulagement cela nous procure, et cela nous permet d’être plus efficaces pour aider les autres.

Ma prière en ce jour :

Seigneur, bien que je sois fragile comme un brin de paille, merci de me remplir de ton Esprit, et de te servir de moi. Amen !

 


21/06/2019
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Le fruit de la joie ( Paul Calzada )

« Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie… » (Galates 5.22).

Le fruit de l’Esprit est comme une grappe de raisin. C’est une grappe avec neuf grains. Après nous être intéressés au premier grain « l’amour », nous allons nous arrêter sur le deuxième « la joie ».

Ecrivant aux Philippiens, à six reprises, l’apôtre Paul parle de la joie : « ne cessant…de manifester ma joie » (Philippiens 1.4). Voyez aussi (Philippiens 1.25 ; 2.2 ; 2.29 ; 4.1 ; 4.10) ; on peut y ajouter toutes les fois où il emploie le verbe «se réjouir» comme dans : Philippiens 1.18 ; 2.17 ; 2.18 et 2.28 ; 3.1 ; 4.4.

Nous voyons que Paul, alors même que sa situation était peu enviable, possédait cette joie profonde. En effet, il était en prison au moment de la rédaction de cette lettre !

C’est dans cette même épître qu’il écrit : « J’ai appris à être content dans l’état où je me trouve… » (Philippiens 4.11). Où l’a-t-il appris ? A l’école rabbinique, aux pieds de Gamaliel (Actes 22.3) ? Certainement pas, car il ne respirait pas la joie, mais bien plutôt la

violence, au sortir de cette école (Galates 1.13/14).

Alors comment l’a-t-il appris ?

En laissant l’Esprit de vie manifester cette joie. La joie est le fruit de l’Esprit : « Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie … par la puissance du Saint-Esprit ! » (Romains 15.13). Il parle aussi de cette joie dans 1 Thessaloniciens 1.6.

Ceux qui ne savent faire autre chose que de se lamenter, qui se positionnent toujours en victimes, ou qui entrent dans une critique constante des autres, font la démonstration que cet aspect du fruit de l’Esprit, leur fait défaut. Inversement, ceux qui manifestent la joie, même dans des situations désagréables, ne peuvent le faire que par le secours de Dieu.

Voici un témoignage qui le confirme :

Un chrétien âgé, connu pour son extrême dénuement, passait beaucoup de temps à chanter joyeusement. Un voisin, ayant entendu parler de la pauvreté de cet homme, vint avec l’intention de l’aider. En l’entendant chanter malgré son dénuement, il lui demanda pour quelle raison il chantait. Le vieillard lui répondit : « Je suis heureux car il ne me manque rien ». Entendant cela, et pensant que cet homme venait d’hériter quelque fortune, ce voisin garda son aide dans sa poche. En fait, quelques jours plus tard, ce voisin apprit que le vieil homme n’avait que le nécessaire pour le repas du midi. Alors il revint vers ce grand-père joyeux, et lui demanda pourquoi il avait dit qu’il ne lui manquait rien ? A quoi ce vétéran répondit : « Comme on ne mange pas les deux repas en même temps, et que j’avais de quoi manger à midi, je ne manquais de rien ; d’ailleurs laissez-moi vous dire que pour le soir, j’ai eu aussi de quoi » !

Ma prière en ce jour :

Seigneur, alors que je passe par un chemin douloureux, remplis-moi de cette joie surnaturelle qui vient d’en haut. Amen !

 


20/06/2019
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Aimez-vous les nouvelles missionnaires ? ( Paul Calzada )

« Après leur arrivée, ils convoquèrent l’Église, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi. » (Actes 14.27)

Ce que nous indique ce texte, c’est que l’Église primitive prenait du temps dans ses rassemblements pour écouter les rapports des missionnaires. Les apôtres étaient partis d’Antioche, et revenus à Antioche ils racontent comment Dieu a béni leur travail missionnaire.

Ce verset nous rappelle que tout missionnaire est redevable envers ceux qui l’envoient et le soutiennent, et que les églises sont appelées à manifester de l’intérêt pour les nouvelles missionnaires.

Les nouvelles missionnaires sont une source de joie pour les églises : « Après avoir été accompagnés par l’église d’Antioche, ils poursuivirent leur route à travers la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des païens, et ils causèrent une grande joie à tous les frères. » (Actes 15.3) Parfois dans certaines églises locales sans vision missionnaire, les croyants ne trouvent pas de grandes raisons de se réjouir. Mais raconter ce que Dieu fait au travers de ses envoyés, c’est oublier nos problèmes locaux, et c’est nous réjouir des merveilles de Dieu.

Lorsque les missionnaires Paul et Barnabas arrivent à Jérusalem, ils recommencent à raconter comment Dieu a été à l’œuvre, et on les écoute très attentivement : « Toute l’assemblée garda le silence, et l’on écouta Barnabas et Paul, qui racontèrent tous les miracles et les prodiges que Dieu avait faits par eux au milieu des païens. » (Actes 15.12) Les nouvelles missionnaires étaient écoutées très respectueusement y compris par tous les apôtres.

Le livre des Actes n’est autre chose qu’un récit de l’œuvre missionnaire de l’Église primitive au travers de ses divers envoyés.

Ces divers versets nous obligent à nous poser quelques questions élémentaires au sujet de la mission :

Quelle place donnons-nous aux nouvelles missionnaires dans nos rassemblements ?

Quel intérêt portons-nous à la lecture des nouvelles missionnaires ?

Nous intéressons-nous aux récits écrits par les missionnaires au sujet de leur service parmi les peuples où ils travaillent ?

Certains chrétiens vivent sans manifester la moindre attention au développement de l’œuvre de Dieu dans le monde. La seule chose qui les préoccupe c’est leur univers clos (la famille, l’église locale, leur santé et leur bien-être). Les prières qu’ils adressent à Dieu sont souvent très révélatrices de cette vision étriquée : « Bénis-nous, guéris-nous, fais-nous du bien, bénis ma famille, mes enfants, mon pasteur, mon église… »

Un conseil pour ce jour :

Apprenez à élargir vos champs d’intérêt. Soyez à l’écoute de ce que Dieu fait ailleurs, aimez les nouvelles missionnaires. Cet amour pour ces nouvelles missionnaires, vous procurera une abondante source de joie et de reconnaissance.

 


19/06/2019
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Miséricorde et justice ( Paul Calzada )

“Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir ! Loin de toi ! Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice ? “ (Genèse 18.25).

L’une des bases sur lesquelles Dieu établit la justice des hommes, c’est celle de la foi. Dieu justifie ceux qui croient en ce qu’il dit, ceux qui croient en sa justice, ceux qui croient en ses promesses. C’est ce que nous voyons avec Abraham, David et bien d’autres.

Une autre base apparaît dans le récit où Abraham plaide avec Dieu pour le salut de Sodome et Gomorrhe. Dans son plaidoyer soyons attentifs au fait qu’Abraham ne se limite pas à demander le salut pour les justes. Il va bien plus loin. Au nom de la justice divine, Abraham demande le salut de toute la ville, il dit au Seigneur : “Et ne pardonneras-tu pas à la ville à

cause des cinquante justes qui sont au milieu d’elle ?” (verset 24).

Au travers de cette requête, Abraham propose que les coupables qui sont dans cette ville soient justifiés à cause de la miséricorde de Dieu en leur faveur.

Parfois notre notion de la justice divine serait celle qui consiste à punir les pécheurs, les coupables, mais ici Abraham propose une justice qui cherche le bien et le salut au travers du pardon des coupables. En effet si la justice de Dieu ne consistait qu’à punir les pécheurs, alors, qui serait sauvé ? Personne ! Parce qu’il n’y a pas de juste, pas même un seul. Si nous pouvons être justifiés, c’est uniquement par sa grâce (Romains 3.24).

D’ailleurs, à la place du mot “justice”, Abraham aurait pu employer le mot “miséricorde” et dire : “Celui qui

juge toute la terre n’exercera-t- il pas la miséricorde ?”

Ce que nous laisse percevoir Abraham au travers de cette prière, c’est qu’il entrevoit dans la miséricorde divine une base pour établir la justice. Abraham conçoit très bien qu’il serait injuste de traiter les innocents comme des coupables, mais il propose de traiter les pécheurs comme des innocents. Il nous fait entrevoir qu’il a saisi le cœur de Dieu. Il comprend en effet que Dieu est en mesure d’établir la justice des coupables en leur faisant grâce.

Abraham croit que cette grâce divine peut conduire les pécheurs à la repentance.

Si la foi que nous plaçons en Dieu est l’une des bases sur laquelle Dieu justifie les pécheurs que nous sommes, sa miséricorde et sa grâce, en nous amenant à la repentance, constituent le fondement sur laquelle se fonde sa justice : “C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi” (Ephésiens

2.8

).

 

Ma prière en ce jour :

Merci pour ta miséricorde, elle me permet de bénéficier de ta justice, laquelle m’est accordée au nom de la foi que je place dans le sacrifice expiatoire de Christ. Amen !

 

 


18/06/2019
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Le Seigneur tarde ( Paul Calzada )

« Ils disent : Où est la promesse de son avènement ? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création. » (2 Pierre 3.4)

Comme nous l’avons vu, les premiers disciples attendaient le retour de Jésus de leur vivant. Ils avaient de bonnes raisons pour cela. En effet, Jésus avait donné quelques paroles qui pouvaient le laisser croire. Par exemple lorsqu’il nous est rapporté l’échange qui a eu lieu entre Pierre et Jésus au sujet de Jean : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Là-dessus le bruit courut…que ce disciple ne mourrait point » (Jean 21.22/23).

Jésus avait dit également : « Cette génération ne passera point que tout cela n’arrive » (Matthieu 24.34).

Il est évident qu’il faut comprendre ce à quoi Jésus faisait allusion, et de quelle génération il parlait. Si cette compréhension fait défaut, on peut se fourvoyer. C’est à cause de cela que plusieurs disciples croyaient que le Seigneur tardait dans l’accomplissement de sa promesse (2 Pierre 3.9). Certains même se moquaient des croyants qui vivaient dans l’espérance de son avènement (2 Pierre 3.3/4). Pourtant le Seigneur avait annoncé qu’il tarderait, et que tous les croyants s’assoupiraient : « Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent… » (Matthieu 25.5). Dans la parabole des talents, il précise : « longtemps après… » (Matthieu 25.19).

Alors pourquoi tarde-t-il ?

Pierre nous donne quelques réponses : « Devant le Seigneur, un jour est comme mille ans… » A la mesure de l’éternité, le temps ne compte

pas.

D’autre part, Pierre ajoute : « Le Seigneur use de patience…ne voulant qu’aucun périsse…La patience du Seigneur est votre salut » (2 Pierre

3.8/9-15).

Dieu, qui est hors du temps, désire le salut d’un plus grand nombre.

Notre responsabilité est de ne pas oublier qu’il vient, et donc de nous tenir prêts : « C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas »

(Matthieu 24.44).

Nous sommes invités à nous tenir prêts, à garder jour après jour la pensée de sa venue, à nous exhorter les uns les autres, à ne pas nous assoupir, à vivre ce jour comme si c’était celui de son retour… (Hébreux 10.24/39). Dans ce passage, l’auteur de l’épître précise : « Encore un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas » (verset 37).

Un conseil pour ce jour :

Ayez la même ferveur d’attente joyeuse qu’avaient les premiers croyants. Le jour est plus près de nous que lorsque nous avons cru (Romains 13.11).

 


18/06/2019
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