* JESUS REVIENT *

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Méditations ...


::: J'ai vu un char de guerre... sur la France ::: ( Fabienne Pons )

 

 

 

Pendant un temps de célébration j’ai vu un char de guerre, très lumineux, dans le ciel bien sombre. Il était au-dessus de Paris et de l’Arc de Triomphe et comme posé dans les airs : il attendait. Le Seigneur le conduisait. Le Psaume 45 nous décrit notre bien-aimé sur un char et qui est sorti pour vaincre. Et comme un vaillant guerrier il s’élance pour la cause de la vérité, de l’humilité, et de la justice.

Dans ma vision, il attend, car il est descendu dans un but. Comme du temps de Sodome et Gomorrhe, il est venu voir deux choses : le cœur de notre président et les motivations de ses enfants dans la prière. Ses yeux

regardent et sondent le juste et le méchant dit le Psaume 11/4-7

Pour notre président Mr Macron, j’avais fortement à cœur ce passage de Daniel concernant Neboukadnetsar dans Daniel 4/21-24.

Un décret ici aussi en France est en attente afin de laisser un peu de temps à notre président pour mettre un terme à ses péchés par la justice, et à ses fautes par la compassion envers les malheureux. Alors

la paix se rétablira. Daniel 4/24.

Sinon le décret s’accomplira jusqu’à ce que la raison lui revienne ou pas ....

Je crois que le Seigneur nous appelle à le cibler dans nos prières. Mais pour cela, nous avons besoin que nos cœurs soient touchés pour prier avec compassion pour cet homme, car seul l’amour nous donne autorité dans la prière. Nous n’avons pas à condamner, ni à prononcer des jugements avant que le décret de Dieu soit arrêté et qu’il ne nous

en ait donné le mandat.

Alignons nos prières sur ce que Paul demande dans 1 Tim2/1-8.

Le Seigneur vient aussi écouter les motivations de ses sacrificateurs en France. Notre souverain sacrificateur Jésus prie lui-même en ces jours. Sommes-nous alignés avec ses prières ? Mais que prie-t-il en fait ? Aujourd’hui nous avons accès à cette révélation, car le voile est déchiré et nous avons un libre accès dans le sanctuaire. Dans celui-ci, nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu

Heb10/19-21.

Que nous puissions être purifiés de notre orgueil, de nos colères et jugements, pour être touchés par ses compassions. Il y’a une puissance dans l’amour, c’est le message de La Croix et l’amour triomphe du jugement. Nos prières sont puissantes quand nous mourrons à nous mêmes et allons à La Croix pour être touchés à nouveau par sa miséricorde. Dieu cherche des hommes et des femmes qui se tiennent à la brèche du pays. Qu’ils puisse nous trouver.

L’Esprit veut aussi mettre en lumière toutes les autorités de ce pays. Notre président bien sûr et tous les politiques, mais aussi les autorités des sphères de notre société française et celles de l’Eglise. Dieu va se servir de ces épreuves pour lever sa famille en France mais elle a besoin de pères et de mères et non de dirigeants, de leaders avec des grands titres, de

dictateurs ou tout autre chose.

Prions pour qu’une génération de pères et mères se lève pour aimer et servir la famille de Dieu, qui est au milieu de nous, et qui est sans repère pour ces temps de la fin.

Encourageons-nous à la prière selon le cœur du Père, afin de vraiment prier au nom de Jésus, et non en notre nom. Les temps sont sérieux...

Enfin ce n’est pas uniquement notre nation qui est ébranlée, mais en Europe, l’ennemi essaye de redistribuer les cartes à son avantage, dans

les îles britanniques, entre la France et l’Allemagne etc...

Veillons, prions, et aimons -nous les uns les autres.

Unis ensemble sur la muraille,

 

www.fabiennepons.fr

www.franceenfeu.com

www.melkisedek.fr

 


19/01/2019
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CHANGEMENT OU METAMORPHOSE...? ( Pasteur Xavier Lavie )

"Parce que nous ne sommes pas immuables, nous changeons tous ! Seulement, la question qui demeure est la suivante : changeons nous en mieux ou en pire...?

Nos proches, lorsqu'ils sont emprunts d'une certaine franchise, sont souvent les témoins directs de nos changements, ne manquant pas de nous faire part de leurs constats nous concernant. Et, souvent leur première question est : mais qu'est-ce qui t'arrive...? Tu as changé...?

Dans 2 Corinthiens 3.18, l'apôtre Paul écrit : "Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit."

Dans ce verset, Paul parle d'une transformation qui atteint la vie de ceux et celles qui lisent la Bible. Il parle de transformation et non de simples changements, d'améliorations ou pire d'altérations. Il ne parle pas de l'influence du temps et des évènements sur la vie d'une personne, mais de transformation. Il emploie le verbe "metamorphoo" conjugué au présent

à la voix passive indiquant que le sujet subit l’action.

"Metamorphoo" c'est être changé en une autre forme, être transformé, transfiguré.

C'est le même verbe qui est employé lors de la transfiguration de Christ.

Pour Paul, il n'est donc pas question de changement en rapport d’événements qui nous atteignent ou de l'emprise du temps sur notre vie, mais littéralement d'une métamorphose.

Cette métamorphose se réalise simplement dans la vie des enfants de Dieu, quand ils contemplent la gloire du Seigneur dans la Parole de Dieu (selon l'analogie du miroir), induisant dans leur vie une métamorphose ou une transformation produite par le Saint Esprit, dont le but est essentiellement de refléter l'image du Christ et non une image améliorée

d'eux-mêmes.

Que nous le voulions ou non, nous changeons....!

Mais pourquoi laisser les événements forger nos vies, aux risques de nous rendre aigris, amers et frustrés, déçus,...etc…?

Nous pouvons échapper à toutes ces influences néfastes en laissant l'Esprit Saint transformer notre vie pendant que nous contemplons la

gloire du Seigneur.

Tout est une question de regards et de dispositions de coeur.

Il y a ceux qui changent et vieillissent mal et ceux qui sont bonifiés dans le temps grâce à l'action du Saint Esprit. La différence entre eux est frappante....! Un chrétien qui bénéficie de l'action du Saint Esprit, tandis qu'il est au contact de la Parole de Dieu, vivra cette transformation le conduisant à refléter Christ d'avantage chaque jours. Les autres changeront à travers les évènements de la vie selon une logique aléatoire, allant de décrépitudes en décrépitudes.

La vie chrétienne ne s'inscrit pas dans le cadre du développement personnel et de toutes ses dynamiques de changements, mais dans celui de la métamorphose spirituelle, que seul l'Esprit Saint peut opérer dans nos

vies, tandis que nous contemplons la gloire du Christ.

Faites-vous la différence…? Vivez-vous des changements ou la métamorphose…?

 

 


17/12/2018
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Affliger l'Esprit de Réveil ( G.D WATSON )

 

 
Un véritable réveil est premièrement l’œuvre du Saint-Esprit, dont la profondeur et l’intensité dépendent en grande partie du nombre de personnes qui sont en union parfaite avec le Saint-Esprit.

En temps de réveil, toutes les forces spirituelles arrivent à un point de crise, aussi bien les bonnes que les mauvaises. Satan est présent pour coaliser tous ses enfants contre une profonde œuvre de la grâce. Il sera aussi actif dans la société, se fabriquant toutes sortes de troubles sociaux agissant contre le réveil. Il influencera tous les croyants faibles, au cœur partagé de toutes les manières possibles pour les liguer contre une œuvre profonde. Il fera tout pour décourager les ouvriers. Il les rendra malades ou minera leur zèle, ou les tentera d’une certaine façon pour qu’ils attristent le Saint-Esprit.

L’Esprit est plus souvent attristé par des choses secrètes que par des choses qui sont extérieures et visibles.

En temps de réveil, il est presque impossible d’avoir six personnes d’une grande communauté qui soient pleinement en accord de cœur.

Il se peut qu’il y ait une confession extérieure d’unité, et que personne ne détecte le moindre signe de dysharmonie, et pourtant le cœur humain est si trompeur, et les conditions intérieures de l’harmonie parfaite requièrent un désintéressement et une transparence à l’Esprit si absolus, que très peu de personnes parviennent jamais à s’y conformer selon le point de vue de Dieu.

Ce qui suit dépeint quelques unes des choses qui attristent le Saint-Esprit et l’entravent dans les réveils :

1. UN ESPRIT DE CRITIQUE.

Je ne veux pas parler d’une réprimande ouverte du péché, car Dieu nous commande de le faire dans sa Parole. Je ne parle pas non plus des justes reproches adressés à des personnes se comportant mal dans une réunion, car cela est nécessaire, et aucun groupe d’adorateurs ne devrait être dérangé par des mauvaises conduites.

Mais je veux parler de ceux qui prétendent être sympathisants de l’œuvre de Dieu, et qui pourtant ont un esprit de critique contre les dirigeants de la réunion, ou contre les méthodes de travail qui ont été adoptées. Même si cette critique n’est pas formulée des lèvres, elle entrave grandement le Saint-Esprit. Il y a souvent dans l’Eglise une capricieuse et têtue disposition à chercher les fautes d’autrui, à surveiller les défauts parmi les enfants de Dieu, à repérer des défauts dans la louange, la prière, ou la prédication. Tout ceci constitue une énorme barrière au flot du Saint-Esprit. De telles personnes sont trompeuses, difficiles à contenter, et quelles que soient les excellences qu’elles peuvent avoir, elles sont clairement un obstacle à l’œuvre de Dieu. Il y a toujours une compagnie d’esprits mauvais qui s’amassent autour de ces personnes pour neutraliser tout le bien qu’elles essaient de faire.

2.UN ESPRIT DE CRAINTE.

La timidité, la lâcheté morale, la crainte de l’opinion publique, la crainte de la famille et des amis, qui empêche des personnes d’avoir un rôle décisif et audacieux dans l’église; qui les empêche de diriger la prière, ou de donner un témoignage public, ou de parler à des âmes à propos du salut personnel, toutes ces craintes dans l’esprit afflige grandement le Saint-Esprit. Certains ont peur que Dieu les surcharge de travail, ou exige d’eux une consécration au-dessus de leur force, et alors ils ne parviennent pas à s’abandonner entièrement au Seigneur. Bien qu’ils tentent de se rendre utiles dans l’église et pensent aider remarquablement, par cette misérable crainte cachée dans leur cœur, qui est l’essence même de la désobéissance devant Dieu, ils font grandement obstruction à la puissance de l’Esprit !

3. LES OPINIONS PROPRES ATTRISTENT GRANDEMENT L’ESPRIT.

Beaucoup de réveils sont bloqués complètement parce que des personnes éminentes dans la réunion s’attachent de façon entêtée à une mauvaise formation, ou à de veilles notions théologiques. Certains peuvent avoir des vues anti-scripturaires sur le péché inné, ou sur la croissance dans la pureté de cœur, ou sur l’annihilation des méchants. D’autres peuvent avoir des préjugés sur les manifestations de l’Esprit, ou sur la guérison divine. Ces choses sont des obstacles invisibles à l’opération de l’Esprit. Le fait d’être enseignable et la volonté de n’avoir que des vues scripturaires sont la condition préalable à la venue de la puissance de Dieu.

4.UN ESPRIT DE RESSERVE VIS-A-VIS DE DIEU EST UNE AUTRE CAUSE D’ATTRISTEMENT DU SAINT-ESPRIT.

Dans tout réveil, il y a tant de personnes qui sont, dans leur nature profonde, liés à un conservatisme prudent qui les retient d’un plein abandon à Dieu et à son œuvre. Ils se vanteront de vouloir des choses si merveilleusement grandioses. Et néanmoins, ils cachent leur refus inexprimé d’être et de faire tout ce que le Seigneur veut, ou de souffrir tout ce que le Seigneur veut qu’ils souffrent. Ils se retiennent consciemment, de peur de glisser d’un certain endroit escarpé pour tomber noyé dans l’océan de la volonté de Dieu. Ce contrôle interne d’eux-mêmes non seulement empêche leur propre plein salut, mais empêche l’Esprit de les utiliser pour la bénédiction d’autrui.

5. PLANIFIER L’ŒUVRE DE DIEU.

Au début de la plupart des réveils, il s’agit là d’une chose presque universelle pour ceux qui sont les plus enclins à former quelque plan dans leur propre pensée sur la façon doit Dieu devrait venir et comment l’œuvre devrait être faite. Chacun s’érige une norme concernant les personnes qui devraient conduire l’œuvre ou la façon dont celle-ci devrait être conduite, ou les démonstrations divines qui devraient survenir. Ainsi donc, il existe un grand nombre de programmes mentaux qui sont invisibles à l’œil du commun des mortels, mais qui se dressent comme des baïonnettes antagonistes devant l’œil qui voit tout, et le Saint-Esprit béni qui lit les pensées et les motivations du cœur, se retrouve lui-même sous le joug d’ordres que lui dictent les personnes même qui professent extérieurement qu’ils veulent que Dieu utilise sa méthode.

6.L’ESPRIT EST ATTRISTE PAR NOS VUES LIMITÉES SUR LA PUISSANCE DE CHRIST.

Souvent, Dieu veut commencer par les conducteurs d’une réunion en les conduisant dans un tout nouveau baptême de feu ou dans une nouvelle profondeur de renoncement à eux-mêmes. Mais leurs vues rigides et étroites de la grâce salvatrice de Dieu est un obstacle précis à la puissance de l’Esprit. Par conséquent, les personnes qui sont dirigées par de tels responsables souffrent souvent de vues limitées de la puissance salvatrice et sanctifiante de Christ.

7.L’ESPRIT EST SOUVENT ATTRISTE LORSQUE LE TEST DE L’OBÉISSANCE ÉCHOUE.

Il se peut que ce soit une question de restitution ou de réconciliation, ou la confession d’un état rétrograde, ou l’abandon de quelques péchés tolérés. Il y a eu des réunions où deux ou trois personnes remarquables avaient lamentablement échoué dans leur obéissance à Dieu concernant quelques points de test, et l’œuvre fut un échec; l’Esprit, attristé, fut chassé, Satan et ses anges noirs triomphèrent et l’œuvre de Dieu reportée pour bien des années.

8.L’ESPRIT EST SOUVENT ATTRISTE PAR NOTRE RÉTICENCE A ALLER AU-DELÀ DES AUTRES.

Dieu désire souvent que quelques uns d’entre nous allions embrasser sa volonté dans des lieux de la prière, de la foi et de l’obéissance, situés même au-delà de ce que d’autres partisans de la sainteté consentiraient à aller. Lorsqu’il appelle à le faire, si nous nous arrêtons pour nous mesurer aux autres, et nous comparer aux autres, il se peut que nous fassions considérablement obstacle à l’œuvre de la grâce. Dieu peut renverser les obstacles découverts et reconnus à Son œuvre beaucoup plus facilement que les barrières cachées dans les cœurs de Son peuple.

 

 


20/11/2018
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Vivre avec le sentiment d’un Dieu lointain ( Ravi Zacharias )

 

 

 
La question de la recherche déçue de Dieu me hante depuis longtemps. J’ai beaucoup réfléchi au combat que mène celui qui cherche Dieu et qui déclare : « J’ai tout essayé, mais je ne sens pas Dieu ».

Je tirerai deux conclusions au sujet de cette quête légitime.

La première est que d’une manière ou d’une autre, la vie nous brisera. Il faut que nous soyons brisés. Mais nous pouvons l’être par le mensonge ou par la vérité. A la veille d’un choix crucial, Jésus a montré d’une façon dramatique la réalité de son brisement. Le choix en question est au coeur du sujet qui nous occupe ici, celui du sentiment de proximité ou d’éloignement de Dieu. Hélas, nous ne lui accordons que peu d’attention. En affrontant la croix, Jésus savait ce qui l’attendait. Il savait que quelle que serait la direction qu’il prendrait, il en sortirait profondément meurtri. Un cri d’angoisse jaillit du plus profond de son être, révélant l’horreur que lui inspirait ce moment. Il demanda à ses disciples de rester près de Lui. Il avait besoin de sentir leur présence. Sa prière était : « Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! » (Matthieu 26/39). Cette prière nous plonge dans la plus vive inquiétude. Heureusement, il ajoute : « Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté qui soit faite, mais la tienne » (Luc 22/42).

Qu’est-ce qui L’effrayait ? Certainement pas la souffrance physique. Il était capable de lui faire face. C’était le fait de se savoir et de se sentir abandonné du Père, alors qu’il était au centre de la volonté divine. Lors de cette opération, Dieu ne serait pas auprès de son Fils. D’où ce cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27/47).

Dans un souci d’éviter la rupture de la communion avec son Père, de ne pas être abandonné par lui, Jésus aurait pu renoncer à s’offrir en sacrifice. Mais s’il l’avait fait, il se serait définitivement mis en dehors de la volonté de Dieu. Parce qu’il décida de mourir et d’accepter cette séparation, il fut accueilli dans le sein du Père.

Christ avait le choix : renoncer à la croix et laisser le monde brisé, ou accepter d’être brisé pour que le monde puisse retrouver le chemin vers Dieu et vivre.

La croix sur laquelle le Seigneur a été brisé, où il a endossé notre péché et notre châtiment, où il a connu l’éloignement de Dieu à notre place, où il a été abandonné de tous, cette croix est au coeur de l’évangile.

Cette vérité nous lance un défi personnel de la plus haute importance.En face de la croix, nous sommes devant un choix. Nous pouvons reconnaître tout ce qu’elle signifie, et nous offrir nous-mêmes en sacrifice pour Christ, avec nos passions et tout ce que nous sommes, pour vivre ensuite à portée de sa voix et au contact de ses battements de coeur, ou bien tourner le dos à la croix et vivre avec le sentiment d’un Dieu lointain.

MAIS C’EST LA QUE RÉSIDE LA SÉDUCTION : CROIRE QUE NOUS POUVONS VIVRE DANS LA PROXIMITÉ DU PÈRE SANS MOURIR A NOUS-MÊMES.

Dans le cas de Christ, c’était impossible. Nous entendons beaucoup parler de « venir à Christ », mais trop rarement d’être crucifiés avec lui. Si nous venons à lui avec tout ce que nous avons hérité du passé, rien ne changera si nous ne crucifions pas la vieille nature.

Quelque chose doit mourir : soit le mensonge auquel nos émotions croient, soit la vérité à laquelle elles doivent se soumettre. Tel est l’enjeu de la crucifixion avec Christ.

Pouvons-nous sincèrement faire moins dans notre consécration à Christ ?

L’apôtre Paul illustre cette vérité fondamentale dans sa lettre à Timothée dans 2 Timothée 1/12 : « Je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour-là »

 


18/11/2018
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S'AIMER SOI-MÊME EST-IL BIBLIQUE…? ( Pasteur Xavier Lavie )

 

 

Il est aujourd'hui courant d'entendre les chrétiens partager sur la nécessité de s'aimer soi-même avant de pouvoir aimer les autres.

Aussi, pour attester du bien-fondé de leurs propos, ils s'appuient sur des versets comme Lévitique 19.18 "Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Eternel." Ou sur Matthieu 22.37-39 "Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même."

Seulement la traduction de Lévitique 19.18 et son parallèle dans Matthieu 22.37-39 ne seraient-ils pas des erreurs de traduction et de point de vue ?

La traduction par le grec "agapêseis ton plêsion sou hôs seauton" ou "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" provient de la traduction faite par la communauté juive hellénistique dans la Septante vers 270 avant notre ère.

Dans le texte original de ce passage, il n'est nullement question de ce domaine de l’amour, que l'on pourrait qualifier de narcissique, et qui devrait être étendu à autrui…!

La traduction véritable de ce passage est : " Tu aimeras ton prochain, car il est comme toi".

De toutes évidences, le sens du verset change grandement avec cette traduction…! En effet, il ne s’agit donc pas d’une espèce de commandement d’amour en rapport de celui que l'on pourrait avoir vis-à-vis de soi-même et qui s’étendrait aux autres car un tel amour n'est qu’un narcissisme, une charité bien ordonnée qui commence par soi-même. Rien de bien en phase avec le reste de la pensée biblique globale, lorsqu'on s'y attarde un peu…!

En réalité la traduction de l’hébreu en grec appelée "Septante" fut particulièrement inspirée par la fameuse règle d’or qui circulait beaucoup à l’époque de la rédaction de la Septante. Cette règle d'or disait : "traite les autres comme tu voudrais être traité". C’est ainsi qu'un choix de traduction fut fait en relation avec la règle d'or pour en arriver à dire : "aime ton prochain comme tu t’aimes toi."

Savez-vous que plus récemment, c’est dans le contexte du dialogue entre juifs libéraux et chrétiens libéraux, au XIXe siècle et au début du XXe, que la traduction de ce verset prit encore plus d'essor?

A cette époque des protestants libéraux comme Adolf von Harnack qui dialoguait avec le rabbin Leo Baeck, s'accordèrent, par-delà leurs oppositions, en partageant tous deux une conception idéaliste de la religion et répandant ainsi une vision profondément humaniste, tirée de l'influence qu'exerçait aussi sur eux la fameuse règle d’or, particulièrement en phase avec la pensée moderniste de leur siècle, soutenue par les données de la psychologie et des sciences du développement.

Il n'en fallait pas plus pour que cette erreur de traduction se propage au fil des siècles et influence encore aujourd'hui la pensée chrétienne et juive par la même occasion.

Nous en sommes arrivés au stade où beaucoup de chrétiens et même de pasteurs déclarent que l'on doit s’aimer soi-même pour pouvoir aimer les autres…! Mais une approche moderne de l’amour comme celle-ci, n’a pas grand-chose à voir avec l’amour que Dieu demande dans tout le reste de la révélation particulière qu'est la Bible.

Nous trouvons ici une approche psychologique moderne qui déclare que l’amour du prochain présuppose une

bonne estime de soi, une bonne dose d'amour propre…..!

Mais réalisons nous qu'une telle interprétation ouvre le champ à des comportements anti-bibliques quand on considère que si l'on ne parvient pas à s'aimer soi-même, alors rien n'est plus normal que de ne pas aimer les autres…! Et que tout ceci sous-tend que le narcissisme serait une volonté divine…?!

Une correction au niveau de la traduction de Lévitique 19.18 et Matthieu 22.37-39 permettrait de ramener l'ensemble des croyants devant une conception de l'amour biblique beaucoup plus

juste et moins centrée sur l'homme et ses ressentis.

Notre conception humaine de l’amour ne peut être la norme.

La norme c'est l’amour de Dieu pour nous et non pas notre vécu ou notre ressenti personnel.

L’amour dont il est question dans la Bible n’est pas une émotion sans implication concrète ou un idéal utopique très changeant. L’interprétation sentimentale de cet amour n’est pas celle que Dieu enseigne.

Il ne s’agit donc certainement pas dans ce commandement de l’amour du prochain en lien avec l’amour de soi-même, mais de l’amour du prochain dans la prise de conscience de ce qui nous réunit au sein de notre humanité commune, et ceci dans le but de l’aimer et de l’aider ; dans l’humilité et dans l’obéissance à la volonté de Dieu, en manifestant aux autres le même amour que Dieu a pour nous. Voilà la véritable base de notre amour pour les autres. Ainsi, apprenons à aimer

notre prochain, car il est comme nous.

 

 


14/11/2018
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