* JESUS REVIENT *

* JESUS REVIENT   *

Michèle d'Astier de la Vigerie


L’INCRÉDULITÉ D’ADAM ET SES CONSÉQUENCES, PAR MICHELLE D’ASTIER DE LA VIGERIE.

Note : Ceci est le premier volet d’une série, et sera suivi de « L‘incrédulité du peuple élu, et ses conséquences », puis de « l’incrédulité de l’Eglise et ses conséquences. »… Un long travail en perspective !

bible interrogationLes mots INCRÉDULITÉ, DOUTE, ne font plus peur à personne. L’incrédulité, dans un monde où le mensonge est omniprésent, et de plus en plus érigé comme une norme  politique, religieuse, médiatique, publicitaire, commerciale ….  est même considérée, souvent à juste titre, comme une preuve d’intelligence éclairée et une démonstration de sagesse. Car dans le monde, le contraire de l’incrédulité, c’est la crédulité, la candeur, la naïveté, la stupidité … En France, l’incrédulité, le doute, sont même considérés comme des vertus.

 

Ce n’est pas du tout le sens du mot incrédulité dans la Bible, où cette épithète, spirituellement mortelle, est toujours attribuée à des croyants, et même à des disciples de Christ, ou à des apôtres, quand ils n’ont pas cru TOUT ce que Dieu a dit, et n’ont donc mis en pratique que ce qu’ils jugeaient « acceptable », « supportable » (selon leurs propres critères), ou même agréable à leur chair.

Sauf à changer radicalement de mentalité, ceux-là peuvent faire naufrage face à la foi.

Car l’inverse de l’incrédulité, dans la Bible, c’est laFOI !

Pas n’importe quelle foi. Foi dans tout ce que Dieu a dit (Rms 10 :17), ce qui conduit à avoir soif d’obéir à Dieu car on croit fermement aux promesses attachées à l’obéissance. C’est cette foi qui libère la puissance de Dieu. On croit en parallèle que les sanctions attachées à la désobéissance se produiront inexorablement, et on obéit dans une sainte crainte de Dieu. Dieu a dit, Point final ! Rien à y ajouter, rien à en retrancher, car Dieu est lumière, sainteté, vérité et amour. On obéit aussi par amour pour Christ, en sachant qu’il est la vérité et la vie, et que ce qu’il nous demande, c’est toujours pour notre bien, car son amour est incommensurable.

Daniel 9:4

Je priai l’Eternel, mon Dieu, et je lui fis cette confession : Seigneur, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui fais miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements !

 

Jn 14 : 15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements. 16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, 17 l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. 18 Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. 19 Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi. 20 En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous. 21 Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui.

Nous voyons dans ce texte que l’obéissance aux commandements est une condition absolue du salut, parce qu’elle est une résultante de la vraie foi, qui se traduit par des actes concrets. C’est Christ en nous qui agira !

L’incrédulité, dans la Bible, est assimilée à la rébellion contre Dieu. Elle y est associée à la dureté de cœur, à la perversité, à l’orgueil. Elle bloque la puissance de Dieu pour guérir et faire des miracles, et elle conduit immanquablement – je dis bien immanquablement, car Dieu a parlé -, dans la géhenne

 

Jude 1:5

Je veux vous rappeler, à vous qui savez fort bien toutes ces choses, que le Seigneur, après avoir sauvé le peuple et l’avoir tiré du pays d’Egypte, fit ensuite périr les incrédules;

 

Apocalypse 21:8

Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

 

 

Démontrons par la Parole que le plus grand péché de l’Église daujourdhui est dédulcorer la Parole de Dieu, de lémousser alors quelle est tranchante comme une épée aigüe à double tranchant, en pensant ainsi devenir conciliante, tolérante, humaine. Cest cela même, lapostasie. Mais tout a commencé avec Adam.

On lit dans nos dictionnaires que l’apostasie, c’est « l’abandon de la foi »… et personne de se sentir concerné dans l’Eglise puisque tous vont rétorquer : « moi, j’ai la foi ! ». Mais le terme grec vient du verbe : «  aphistèmi » qui se traduit par « s’éloigner de ». De quoi ? De la vérité, de la saine doctrine, de la Parole de Dieu qui exige qu’on n’en retranche pas un iota, ni qu’on en rajoute un.

Et là, ce sont toutes les Églises qui sont concernées. Elles auront beau se revendiquer du SOLA SCRIPTURA, il suffit de voir la manière dont elles fonctionnent, le contenu de leurs prédications, leurs rituels, etc., pour voir à l’évidence que dans de multiples domaines ou habitudes, elles sont souvent très loin des Ecritures. Elles se cantonnent dans des traditions d’hommes, et des schémas de fonctionnement que les premiers chrétiens ne connaissaient pas ou dont ils avaient été libérés par la vérité. J’en ai écrit un livret il y a tout juste un an :http://www.michelledastier.com/les-heresies-evangeliques-par-michelle-dastier/#more-17487

La véritable raison de cet éloignement de la saine doctrine ? L’INCRÉDULITÉ.

On n’ajoute pas foi en tout ce que Dieu a dit, on ajoute foi dans ce qu’on veut entendre, comme prophétisé pour les derniers jours par Paul (2 Tim 4-4)

C’est par ce péché que la mort est entrée dans le monde, par ce péché dans le peuple élu (Roms 11:20), et c’est par ce péché que la mort est entrée dans l’Église, pour l‘amener à devenir la grande prostituée que l’on voit aujourd’hui se profiler via l’œcuménisme papal.

Heureusement, il y a quelques rescapés « qui ont gardé la parole de la persévérance en Jésus-Christ. ». Donc qui la gardent et la mettent en pratique, car ils savent que c’est la Parole de vie et que la tordre ou l’amoindrir ouvre la porte à la mort. Ces rescapés font partie de Philadelphie, une Église cachée en Christ qui n’a aucune puissance temporelle ou politique sur la terre ! Elle est séparée du monde.

L’incrédulité, c’est le PREMIER péché, et il a été commis par Adam, qui a «  atténué » la Parole de Dieu pour la rendre plus « humaine » . Nous le démontrerons par la parole.

Il est écrit :

Romains 5:12

C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,.

C’est exactement ce que font aujourd’hui la majorité des prédicateurs d’un évangile apostat. Et cela conduit à la mort spirituele de millions de Chrétiens à qui on fait croire en sus qu’ils sont sauvés « parce qu’ils ont cru ». Cru en qui, en quel Jésus, en quel Tout-Puissant ? Puisque l’obéissance aux commandements, gage d’amour pour Christ (Jn 14 :15,22) et démonstration du vrai salut (1Jn 3 :24), est considérée comme obsolète par une majorité écrasante des Chrétiens se disant « Sola Scriptura », mais qui font ce qui leur semble bon. Aux yeux de Dieu, ce sont des apostats, des incrédules, qui acceptent un « autre évangile » sans plonger leur regard dans les Ecritures pour voir si ce qu’on leur dit est vrai.

En fait, l’évangile diffusé aujourd’hui dans l’Eglise gomme une grande partie des Ecritures ; il est permissif, édulcoré, humaniste, et il ne se base au final que sur quelques versets sortis de leur contexte et brandis comme justification d’une croyance accommodante, dite chrétienne, et justification de comportements que la bible qualifie de péchés, de perversions, d’abominations, mais que l’homme qui veut se faire « meilleur que Dieu » excuse. C’est prophétisé en Romains 1 :31,32.

De torsion en torsion de la Parole de Dieu, la chrétienté est depuis longtemps sortie de la saine doctrine et ne sait même plus ce que cela recouvre !

Ecoutons :

ROMS 10 :17: la foi vient de ce que l’on entend (comprend, reçoit et que l’on met en pratique) et ce que l’on entend vient de la Parole de Dieu :

Résumé : la vérité vient de la Parole de Dieu ET SEULE LA FOI BASÉE SUR LA TOTALITÉ DE LA PAROLE, ET MISE EN PRATIQUE est la preuve que nous sommes dans la saine doctrine et dans la foi qui sauve, et cela se traduit par une obéissance au Seigneur, dont on entend la voix, parce qu’on fait partie de SES brebis (Jn 10)!

Si cette foi n’est pas mise en pratique, c’est la preuve que nous faisons le tri dans ce qui nous paraît juste, en rejetant ce qui nous dérange. La parabole du Semeur démontre qu’en fait, nous méprisons la parole et la foulons au pied, ou bien que nous n’avons pas de racines (nous ne sommes pas fondés sur les Ecritures, mais sur « un autre évangile » (2Co 11:4). Jacques dit de ce type de foi qu’elle est vaine, et qu’elle ne sauve pas.

C’est une offense à Dieu, offense dont nous n’imaginons même pas l’ampleur et les conséquences.

On les constate pourtant pour Adam et sa postérité (nous !), on les constate tout au long de la Bible et jusqu‘en Apocalypse. Mais la plupart de ceux qui se disent Chrétiens ne se sentent pas concernés ! C’est pourtant le fléau absolu, la démonstration de l’orgueil de l’homme qui met son intelligence au-dessus de ce que Dieu a dit, et qui se permet de tordre sa parole pour la rendre plus « humaine » !

Pourtant, une seule torsion suffit pour que cette parole puissante qui soutient toute chose ne soutienne plus rien du tout et conduise la grande majorité de ceux qui se disent chrétiens aujourd’hui dans les « ténèbres du dehors où il y aura des pleurs et des grincements de dents »

LE PÉCHÉ D’ADAM

La torsion de la Parole de Dieu par Adam, apparemment de peu d’importance, voire insignifiante aux yeux de beaucoup, a condamné à la mort toute l’humanité et même toute la création de Dieu, animale et végétale, avec le cortège de souffrances qui l’accompagnent. Et cela a touché et touche encore des milliards de gens !

Qui a pris conscience de cette subtile torsion ?

Il ne s’agit pas de rétablir « ma » vérité, poussée par je ne sais quel « féminisme  chrétien ». Il s’agit de rétablir une vérité fondamentale, sans doute volontairement ignorée d’une Église qui, noyautée par le paganisme de Constantin, a propagé une fausse doctrine sur « le péché originel » afin de rejeter la culpabilité sur les femmes et, par voie de conséquences, les rejeter de toute fonction sacrificielle dans l’Eglise, malgré ce que Paul a dit :

« Il n’y a plus … ni hommes ni femmes en Jésus-Christ », et Jean : « Vous êtes un royaume de sacrificateurs ».

Et surtout afin de relativiser des Ecritures qui, rappelons-le, ont été interdites dans l’Eglise catholique depuis Constantin jusqu’à 1950, soit près de seize siècles. Il fallait cacher la vérité qui affranchit ! Entre autres en falsifiant les Ecritures pour jeter l’opprobre sur Eve, tout en faisant d’Adam la victime et non le coupable ! Les traductions, elles-mêmes édulcorées, ont largement participé à cette hérésie. Volontairement ou pas ?

Oui, il est bien écrit qu’Eve a été séduite. Mais pour que la séduction opère spirituellement, il faut que la personne n’ait pas de repères solides, ou bien, ait été mise dans la confusion.

« Eph 4 :14 afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction »

 

Satan devait savoir ce qu’il en était, raison évidente pour laquelle il s’est attaqué à Eve plutôt que, directement, à Adam. Remarquons déjà qu’Adam, en prenant le fruit défendu sans que le récit démontre qu’Eve l’ait, à son tour, séduit, ou bien ait exercé une quelconque pression sur lui, démontrait deux choses : il ne croyait pas que la femme qui était « chair de sa chair, os de ses os » allait mourir, sinon il serait intervenu puisqu’il était AUPRÈS d’elle et entendait certainement tout. Deuxièmement, il n’aurait certainement pas mangé lui-même de ce fruit s’il avait ajouté foi à ce que Dieu lui avait PERSONNELLEMENT dit et en ce que Dieu lui avaitRÉELLEMENT dit.

DONC, ADAM N’A PAS CRU DIEU EN TOUT! Il a rabaissé les standards de Dieu pour rendre sa parole plus digeste… à ses propres yeux ! C’est une parole édulcorée qu’il a transmise à Eve. Nous verrons que la Parole le démontre, car Dieu est juste.

Rabaisser les standards de Dieu pour rendre sa parole plus digeste : la chrétienté actuelle n’en fait-elle pas autant ?

LA CAUSE DE LA VULNÉRABILITÉ DÈVE.

Il n’est nulle part dit dans la Bible que la femme spirituellement serait plus vulnérable que l’homme. Elle est plus faible physiquement, bien sûr, sans doute plus sentimentale, peut-être plus sensible au besoin d’être aimée, protégée, soutenue dans sa mission de mère, encouragée… mais Satan ne l’a pas attaquée par cette vulnérabilité, mais en la testant sur sa connaissance de la Parole de Dieu (comme il le fera plus tard avec Jésus dans le désert – Lu 4, Mt 4) :

 

  • «  Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? »

Dieu a-t-il réellement dit  ?

Remarquons que Satan déforme aussi la parole, car Dieu a dit : «  Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; Mais … »

Le don gratuit, incommensurable, avec une seule exception imposée par Dieu pour le bien de sa créature, s’est transformé subtilement dans la bouche de Satan en un interdit quasi général, ce qui entraîne la protestation d’Eve. Une protestation elle-même entachée de déformation humaine

Comme les Corinthiens à qui Paul reproche :

 

2 Cor 11 3 Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. 4 Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien.

 

Eve avait été fragilisée par une parole de Dieu édulcorée. Mais les Corinthiens, instruits par Paul dans la saine doctrine, préféraient délibérément un évangile moins exigeant, comme cela est annoncé comme une des caractéristiques des derniers temps. (2Tim 4 :4)

C’EST EXACTEMENT CE QUE L’ÉGLISE APOSTATE DES DERNIERS TEMPS REPRODUIT SUR UNE GRANDE ÉCHELLE, après avoir fait des réformes importantes, mais partielles, face aux hérésies déversées par Rome depuis des siècles. L’Église réformée, avec toutes les dénominations qui en sont issues, a d’ailleurs rajouté ses propres hérésies au fil du temps. Toujours dans le même esprit : on met l’intelligence de l’homme et son « humanisme » au-dessus de l’intelligence de Dieu et de sa bonté trois fois sainte qui implique une sévérité trois fois sainte et une justice parfaite. Alors on commence à relativiser ce que Dieu a dit de manière tranchante !

Combien nous avons une tendance adamique à sous-estimer notre responsabilité et les conséquences qui découlent de nos choix, conséquences pourtant inscrites dans la Bible, sauf à nous repentir et à changer nos voies !

Dieu avait dit à Adam, avant la création d’Eve – C’est un ordre clair, limpide, et sans ambiguïté :

Voici deux versions tordues:

Gen 1 : 16 (versions:  LSg et Le Semeur) L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; 17 mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Ces traductions déforment l’ordre de Dieu et ainsi l’édulcorent. Certaines traductions ajoutent : « tu mourras certainement ». Mais dans le texte original, il est écrit « tu mourras, tu mourras ».

Dieu bégaierait-t-il ?

Genèse 2 : 17 mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras, tu mourras (Muwth) (Muwth).

Donc insistance de Dieu qui déclare (Muwth) (Muwth). C’est volontaire et cela a un sens profond, grave, qui nous est révélé en Apocalypse !

Dieu sait ce qu’il dit !

On pourrait comprendre comme « Tu mourras physiquement et tu mourras spirituellement », ce qui et partiellement vrai, puisque nous sommes tous spirituellement morts si nous ne recevons pas de nouvelle naissance par la foi en Christ. Mais c’est plus tranchant que cela: car le NT parle aussi de la seconde mort (Apoc. 2 :11, 20 :6, 21 :8, et 20 :14)

Apocalypse 20:14

Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort.

La seconde mort vient donc après le jugement dernier et c’est la précipitation dans l’étang de feu. C’est sans ambiguïté, cela ne laisse pas le moindre interstice de doute.

Donc Dieu dit clairement à Adam que s’il désobéit, non seulement il mourra physiquement, mais qu’il passera son éternité dans l’étang de feu et de soufre.

Sauf à confesser son péché et à se repentir …

Paul le rappelle :

Romains 6:23

Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.

 

Mais qui croit encore la première partie du verset dans nos églises ? Bien sûr, on croit au pardon de Dieu pour ceux qui croient, mais cela passe par la « repentance qui mène à salut », ce qui est aujourd’hui bien trop rarement souligné et prêché, et cela implique une lutte « jusqu’au sang » contre le péché, et de se détourner de ses mauvaises voies.

Pire, on proclame « On n’est plus sous la loi », pour faire ce que nous jugeons bon, ou ce qui nous plaît, en nous excusant nous-mêmes pour nos péchés qui sont, justement, la transgression de la loi (1Jn 3 :4)

Tout comme Eve qui répond à Satan par une version « assouplie » de l’interdit divin, de fait fortement éloignée de ce que Dieu a réellement dit. Ève déclare :

« Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. »

« … de peur que vous ne mouriez. »

AIE ! La menace de l’enfer vient d’être gommée (comme aujourd’hui dans beaucoup de courants chrétiens), et même la menace de la mort physique (Idem dans bien des courants chrétiens dont les membres, imprégnés de prédications ou prédictions humanistes, pensent qu’ils vont être enlevés, même quand ils se vautrent dans la boue morale et spirituelle)

Ève n’était pas créée quand Dieu a parlé. Ce n’est pas elle qui a entendu l’ordre divin. C’est donc, à l’évidence, – et nous en avons la certitude par les jugements de Dieu – Adam qui a déformé la parole de Dieu et qui l’a assouplie à sa convenance pour gommer l’inexorable menace de mort, de double mort, la seconde mort étant l’étang de feu et de soufre.

Ce qui est traduit en Genèse 3 par « de peur que », c’est le mot Panah (strong 6437) qui est traduit ailleurs par « peut-être »Il ne se trouve pas en Genèse 2 :17 ! Il n’a pas été prononcé par Dieu, mais c’est le mot prononcé par Ève.

La mort, comme sanction, ce n’est plus une certitude, c’est seulement une possibilité. Mais puisque « Dieu est bon », certes il a dit qu’il le ferait, mais il ne le fera sûrement pas ! Cela s’appelle INCRÉDULITÉ, le plus grave sans doute des péchés, car l’homme met sa connaissance du bien et du mal au-dessus de ce que Dieu définit comme bien ou mal, et se crée ainsi un faux dieu, à sa propre image, tolérant face à ses iniquités.

Avec cette incrédulité, ce doute,  arrive alors la CONFUSION – ON NE SAIT MÊME PLUS CE QU’EST VRAIMENT LA VÉRITÉ.

Satan a beau jeu alors de renverser la vérité, et de faire croire au contraire de ce que Dieu a dit !

-« VOUS NE MOURREZ POINT, MAIS DIEU SAIT QUE …. » 

Non seulement il parvient à faire croire le contraire de ce que Dieu a dit, mais il suggère que Dieu a des arrière pensées pour se garder certaines prérogatives. En fait, il projette sur Dieu ce qu’il est Lui-même: méchant, menteur, sournois, égoïste … un dieu qui n’aurait qu’un objectif, dominer sur sa créature, un dieu sournois et méchant.

Combien de Chrétiens ont un dieu qui passerait son temps à guetter sa créature pour la punir dès qu’elle fait un faux pas ? Il n’y a pas que dans la mouvance catholique que beaucoup ont ce dieu-là. C’est aussi le cas de tous les dieux attachés aux fausses religions: Islam, bouddhisme, animisme… On n’y a pas une sainte crainte de Dieu en le sachant trois fois saint, un Dieu qu’on peut aimer parce qu’Il est bon, juste, prêt à pardonner et qu’Il s’est donné Lui-même, par amour, en rançon pour nos péchés … on y a une peur d’un dieu méchant, tueur, et éventuellement « miséricordieux » mais on ne sait quand: c’est la roulette russe ! Cherchez dans le Coran le mot « amour », vous ne le trouverez pas. Mais vous trouverez sans arrêt le mot « soumission », toujours associé à la peur ou l’enfer, tandis que dans la Bible, il est associé à des  promesses de bénédictions.

Face à la confusion spirituelle, Satan sait comment faire pour faire douter de la bonté de Dieu et conduire l’homme à la désobéissance.

Voici l’effet de l’incrédulité quand on doute de ce que Dieu a dit  ou qu’on édulcore ce qu’Il a dit, pour rendre Sa Parole moins tranchante !

C’est exactement ce que Pierre a fait quand il a « repris » Jésus, parce que la déclaration que Jésus venait de faire n’était pas conforme à ses propres désirs. Il contredit carrément Jésus.

Mt 16 : 22

 

« À Dieu ne plaise, cela ne t’arrivera pas » !

La réponse de Jésus va être tranchante :

« Arrière de moi, Satan »

Malgré cette forte semonce de Jésus, Pierre et tous les apôtres vont démontrer par la suite qu’ils n’ont pas vraiment cru à ce que Jésus avait dit, non seulement à ce moment-là, mais certainement répété de nombreuses fois par la suite :

Mt 16 : 21 Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem,qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour.

C’est pour cela qu’aucun d’entre eux, sauf Jean, ne sera au pied de la croix, aucun d’entre eux n’ira regarder où on met le corps de Jésus, aucun d’entre eux n’ira le troisième jour au tombeau, et aucun d’entre eux, sauf après l’insistance persévérante de Marie de Magdala, ne croira qu’il est ressuscité. Mais des femmes, trop souvent rabaissées à cause de leur condition de femme, ont cru !

Marc 16:14

Enfin, il apparut aux onze, pendant qu’ils étaient à table; et il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur coeur, parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité.

 

Luc 24: 10 Celles qui dirent ces choses aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles. 11 Ils tinrent ces discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes.

« Ces femmes-là », elles, avaient cru ce que Jésus avait annoncé. Mais pas ses apôtres ! C’est ce constat et le brisement de leur orgueil qui en découlera qui les rendra à être enfin aptes à la mission que Dieu a préparée pour eux.

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QUI EST LE VRAI COUPABLE ?

Comment peut-on être certain que le premier crime d’incrédulité, lourd de conséquences, est effectivement le fait d’Adam tout seul, et non du couple Adam et Eve, encore moins d’Ève accusée – à tort – depuis des millénaires d’être la première pécheresse, ouvrant ainsi la maltraitance des femmes, et un sexisme insupportable, y compris dans l’Église.

Justement, par les conséquences ! ET PAR LES JUGEMENTS DE DIEU. DIEU EST JUSTE, ET PERSONNE NE PEUT LE TROMPER ! SES ARRÊTS SONT CONFORMES À LA VÉRITÉ ET À LA JUSTICE. C’EST ÉCRIT !

Notons qu’avant de prononcer son jugement, Dieu tend la perche à Adam pour qu’il dise la vérité et se repente. Il le fait toujours, car Il nous donne du temps pour nous repentir : Il est lent à la colère, riche en bonté…

Mais Adam va rater cet examen de passage. Quand Dieu lui demande :

 

GEN 3 :11 Et l’Eternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ?

Notons que Dieu ne dit pas : « Que je VOUS avais défendu de manger ». Seul Adam avait entendu l’avertissement solennel de Dieu. Il devait reconnaître que c’était lui qui avait exposé sa femme à la transgression en ne lui disant qu’une vérité partielle, et qu’il s’était lui –même exposé à la mort en ne croyant Dieu qu’à moitié !

Au lieu de le reconnaître et de s’humilier, il va mettre la faute sur sa femme, et, par ricochet, sur Dieu :

 

 

12 L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.

« LA FEMME QUE TU AS MISE AUPRÈS DE MOI ».

Au final, pour Adam, le seul fautif, c’est Dieu ! Il aurait dû lui donner une femme différente…

ÈVE RÉPOND, ET C’EST JUSTE :

13 Et l’Eternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé.

 

Elle n’a pas encore compris que si le serpent a pu la séduire, c’est parce qu’elle ne savait pas ce que Dieu avait « réellement dit ». Ou bien, entretemps, elle l’a compris, mais ne cherche pas à se disculper en rejetant sa faute sur Adam !

LES JUGEMENTS DE DIEU

Les jugements sur Adam et sur Eve vont être bien différents. Ils démontrent le vrai degré de culpabilité de chacun d’eux.

17 Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme (au lieu d’ajouter foi à la Parole de Dieu)*, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre (à Adam seul): « Tu n’en mangeras point! », le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, 18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. 19 C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.

*Nous verrons dans la deuxième partie que le même reproche a été fait à Abraham, et pour des raisons identiques: absence de confiance dans la promesse de Dieu

RAPPELONS:

Romains 5:12

C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché.

 

C’est clair et sans appel : Le péché est entré par Adam, et la mort est entré dans la monde par Adam, et par Adam seul ! Mais il nous a communiqué sa nature pécheresse, son incrédulité, sa rébellion, et sa responsabilité est immense, tout comme la nôtre, puisque nous reproduisons ce qu’Adam a fait, même dans l’Église !

Eve aussi est sanctionnée, durement car ce va être la source d’énormes souffrances pour toutes ses descendantes: «  tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. ».

 

16 Il dit à la femme : J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.

Les deux plus grandes aspirations de la femme: enfanter et être protégé par un mari aimant et fidèle sont désormais associées à la douleur et à la déception. L’homme, de protecteur tel que Dieu l’avait créé, va devenir un prédateur qui sème «  la crainte et l’effroi »  (Ge 9:2), non seulement avec les animaux, mais aussi envers les femmes et les faibles qu’il va trop souvent dominer avec violence au lieu de protéger.  De fait, plus les religions ou idéologies sont antéchrist, plus cette malédiction pèse sur la femme ! Elle ne se disparaît qu’en Christ.

Mais cette sanction de Dieu a été accompagnée de promesses de vie et de victoire:

15 Je mettrai inimitié entre toi (le serpent) et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

Notons que Dieu spécifie que c’est la postérité de la femme, pas celle du couple ! C’est sans doute la raison pour laquelle Christ devait naître d’une vierge, comme annoncé en Esaïe 7, : la semence de l’homme adamique est déjà polluée par le péché et la mort !

Adam l’a compris. Il sait maintenant que son péché va amener la morts dans toute sa descendance, mais il sait aussi qu’une prmesse de vie va venir, mais pas par lui. :

20 Adam donna à sa femme le nom d’Eve : car elle a été la mère de tous les vivants

Eve, Chavvah en Hébreu, signifie : « vie » ou « vivant »

Oui, la différence entre les deux jugements est colossale, et ne laisse planer aucun doute.

Ce qui n’implique évidemment pas que les femmes naissent sans péché, Marie y compris, « car tous ont préché et sont privés de la gloire de Dieu ». Mais il y a indéniablement une réalité spirituelle derrière le fait que Dieu a choisi une vierge pour s’incarner en homme.

Martin :
C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe; voici, une Vierge sera enceinte, et elle enfantera un fils, et appellera son Nom EMMANUEL;)

Le plus grand crime, la plus grande source terrestre de mort physique et de mort spirituelle, c’est de ne pas croire, ou seulement en partie, ou d’édulcorer, de tordre, ce que déclare la Bible, ce que Dieu a dit et qui fut rapporté par ses prophètes et les apôtres de Christ. C’est la source de tous les péchés, de toutes les abominations, de toutes les horreurs, et Dieu déclare :

Roms 1 : 18 La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive 25 eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen !

 

Qui croit que les fléaux décrits dans l’Apocalypse ont commencé et que nous sommes tous concernés ? Qui croit que c’est de la volonté de Dieu qu’ils viennent ? Pourtant toute la Bible annonce les jugements divins, incontournables pour ceux qui ne se repentent pas !

Qui est encore capable de dire : c’est un avertissement divin, quand deux tours jumelles s’effondrent à New York, ou qu’un tremblement de terre ravage l’Italie ? Pourtant il est écrit :

Amos 3:6

Sonne-t-on de la trompette dans une ville, Sans que le peuple soit dans l’épouvante ? Arrive-t-il un malheur dans une ville, Sans que l’Eternel en soit l’auteur ?

Qui est capable de croire que les attentats djihadistes sont un jugement divin sur des nations qui massacrent leurs propres enfants par l’avortement et qui agréent des lois de plus en plus contraires aux lois divines ?

Pourtant il est écrit :

Deut 28 : 15 Mais si tu n’obéis point à la voix de l’Eternel, ton Dieu, si tu n’observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses lois que je te prescris aujourd’hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui seront ton partage :

25 L’Eternel te fera battre par tes ennemis; tu sortiras contre eux par un seul chemin, et tu t’enfuiras devant eux par sept chemins; et tu seras un objet d’effroi pour tous les royaumes de la terre. 32 Tes fils et tes filles seront livrés à un autre peuple, tes yeux le verront et languiront tout le jour après eux, et ta main sera sans force. 33 Un peuple que tu n’auras point connu mangera le fruit de ton sol et tout le produit de ton travail, et tu seras tous les jours opprimé et écrasé.

 

QUI CROIT ENCORE QUE DIEU EST DIEU ET QUE SA PAROLE (JÉSUS) NE REVIENT PAS SANS EFFET?

Esaïe 55:11

Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté Et accompli mes desseins.

Oui, certains croient vraiment tout ce que Dieu a dit, parce qu’ils connaissent leur Dieu : ils l’ont rencontré, en rencontrant la lumière qu’est Christ et ils ne laissent pas tomber à terre une miette de sa précieuse parole !

Écoutez-Le, car les temps sont mauvais :

Joël 2:11

10 Devant eux (les guerriers de Dieu) la terre tremble, Les cieux sont ébranlés, Le soleil et la lune s’obscurcissent, Et les étoiles retirent leur éclat. 1

L’Eternel fait entendre sa voix devant son armée; Car son camp est immense, Et l’exécuteur de sa parole est puissant; Car le jour de l’Eternel est grand, il est terrible : Qui pourra le soutenir

Que le Seigneur vous bénisse

 


27/09/2016
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L’INCRÉDULITÉ DU PEUPLE ÉLU – 1 ABRAHAM, PAR MICHELLE D’ASTIER DE LA VIGERIE.

Suite de :

L’incrédulité d’Adam et ses conséquences.

bible interrogationCette étude est si copieuse que je suis conduite à la faire en plusieurs parties. Ne perdons jamais de vue qu’il s’agit de faire le constat des dramatiques conséquences de l’incrédulité, omniprésente dans le monde depuis Adam.

 

Le terme « incrédulité » dans la Bible s’apparente à « apostasie » et concerne ceux qui savent quelle est la volonté de Dieu parce qu’ils entendent en direct la voix de Dieu ou parce qu’ils ont accès aux Ecritures. Pourtant ils ne croient qu’en partie et surtout ne les mettent que peu ou partiellement en pratique. Pourtant, Jésus a dit:

Jn 15 : 22 Si je n’étais pas venu et que je ne leur eusse point parlé, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché.

« Aucune excuse ! ». Mais c’est fou ce que nous trouvons comme excuses pour nous justifier nous-mêmes et ne faire souvent que ce qui nous semble bon, sans croire aux conséquences de la désobéissance, pourtant annoncées tout au long de la bible ! C’est cela, l’incrédulité selon Dieu.

Nous allons parler d’Abraham, le « père de la foi », … mais dont la foi a été parfois chancelante, avant d’être bâtie sur le Roc. Puis nous verrons les conséquences de ces moments d’incrédulité. Il ne s’agit en aucun cas d’émettre un jugement, car, nous le verrons dans une étude ultérieure, l’Église n’a guère fait mieux, elle fait même mille fois pire et elle n’a aucune excuse car elle, elle dispose de toutes les Écritures ; pourtant elle adopte des hérésies énormes, de plus en plus énormes, et à une allure qui s’accélère. La vraie foi est devenue très rare. Un signe qui ne trompe pas : l’Eglise ne connaît plus une sainte crainte de Dieu, PARCE QU’ELLE NE CONNAÎT PAS LE VRAI DIEU. Elle s’est dotée d’un évangile permissif. Elle aussi « fait ce qui lui semble bon », sans se soucier d’obéir rigoureusement aux ordres divins, commandements pourtant toujours assortis de promesses (ex : Deut 28), tandis que les désobéissances sont toujours suivies des conséquences fâcheuses qui en découleront irrévocablement, tôt ou tard, comme pour Adam qui n’y a pourtant pas cru. C’est une folie, car Dieu n’a pas changé et les conséquences de la désobéissance sont toujours les mêmes : LA MORT !

Romains 6:23: Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.

Sauf, bien sûr, à se repentir et à se détourner de ses mauvaises voies.  Mais cela ne fait pas disparaître toutes les conséquences.

« QUI A CRU … ?»

C’est par ces mots que commence la plus grande prophétie messianique de l’AT en Esaïe 53. Elle a été confirmée par Jésus :

Jean 12:38

Ainsi s’accomplit ce que le prophète Esaïe avait prédit : Seigneur, qui a cru à ce que nous avons prêché et à qui ta puissance a-t-elle été révélée, ô Dieu ?

 

Nous avons vu les conséquences effroyables de l’incrédulité d’Adam. Dès l’arrivée de Jésus, c’est l’incrédulité de la grande majorité du peuple, pourtant dans l’attente de son Messie depuis 2.000 ans, qui va déclencher un cataclysme terrible : 2.000 ans d’errance, de dispersion, de perte du pays, d’exactions en tous genres, de persécutions, de pogroms et jusqu’à la Shoah. Et c’est loin d’être fini : l’antisémitisme ne cesse de croître et les pays musulmans, selon les prophéties, vont se liguer avec beaucoup de nations impies contre Israël et en détruire les deux tiers. Cela uniquement parce qu’ils n’ont pas reconnu le temps où ils ont été visités, ils n’ont pas cru ce que les écritures annonçaient. Pourtant un roi païen (Érode), lui, ne s’y est pas trompé ! Ce qui a conduit à la mort de milliers de nouveaux-nés.

Il faudra encore bien des souffrances pour qu’un jour ils reconnaissent enfin celui qu’ils ont percé ! (Zac 12)

Rappelons ce que la Bible ne cesse de démontrer : l’incrédulité n’est pas seulement de ne pas avoir foi dans le Dieu d’Israël et en Jésus-Christ, Dieu qui s’est fait chair pour nous sauver. L‘incrédulité selon la Bible – et c’est pour cela que nous sommes particulièrement concernés de nos jours – , c’est relativiser la parole de Dieu, la déformer, l’édulcorer, ou ne croire qu’une partie, celle à laquelle on veut bien adhérer… et ainsi se faire un faux dieu, un faux Jésus, alors qu’’Il est la Parole tout entière, dans son intégralité, de l’alpha à l’oméga.

L’incrédulité colle à la peau de l’humanité, à cause de son orgueil et de sa vanité, et cela de tous temps. Cette incrédulité, ou scepticisme, a pris un virage bien plus vertigineux avec l’apparition de l’humanisme, qui a créé des fausses sciences comme l’évolutionnisme pour évacuer l’intervention de Dieu dans la création, ou encore la psychologie pour proposer à l’homme des excuses pour ses péchés. L’humanisme, de fait, tend à faire de l’homme son propre dieu. Il a contaminé l’Eglise qui est de plus en plus rapidement aspirée par la grande prostituée, via le séduisant œcuménisme papal.

Heureusement, il y a un faible reste qui ne plie pas le genou devant ces séductions humanistes…

PREMIÈRE PARTIE : ABRAHAM

abraham-dieu1En étudiant en profondeur certains épisodes de la vie d’Abraham, je me suis beaucoup remise en question. Que de fois ne voulons-nous pas « aider » Dieu dans ses promesses par des moyens humains ou pour faire avancer les choses plus vite, à notre rythme, et ne cassons-nous pas ainsi les plans parfaits du Seigneur en faisant des détours souvent funestes, ou en aboutissant à une impasse ?

L’histoire d’Abraham semble liée, au départ, à celle de son père :

Gen 11 : 31 Térach prit Abram, son fils, et Lot, fils d’Haran, fils de son fils, et Saraï, sa belle-fille, femme d’Abram, son fils. Ils sortirent ensemble d’Ur en Chaldée, pour aller au pays de Canaan. Ils vinrent jusqu’à Charan, et ils y habitèrent.

 

Voici un étonnant résumé. C’est juste après la mort de son fils Haran que Terach décide de partir pour Canaan. Un appel de Dieu lui a-t-il été adressé pour sortir de la Chaldée, ce pays d’adorateurs de la lune (ça l’est toujours !), pour aller vers le territoire qui deviendra celui de la promesse ? En tout cas, il s’est arrêté en chemin, il n’est pas sorti de Chaldée, il y est mort sans voir le pays de la promesse. Pourquoi ? Parce que le lieu l’a séduit ?

Des siècles plus tard, deux générations d’Hébreux resteront dans le désert faute de croire en la promesse de Dieu et de Lui obéir. Charan vient d’ailleurs d’un mot « Charar », qui signifie « sécheresse ».

En tout cas, ce n’est qu’après la mort de son père qu’Abram entend la voix de Dieu lui dire de partir de ce lieu et de « la maison de son père » (Gen 12). Comme si, le père, en ayant manqué son destin en ne faisant que la moitié du chemin, la promesse s’était reportée sur Abram. Ce n’est pas écrit, mais c’est induit.

Celui que l’on nomme « le père de la foi »  a lui aussi eu des moments d’incrédulité. Il avait de bonnes excuses – selon nos propres normes – puisque la Thora n’était pas écrite. Pourtant, elle était écrite dans son cœur (Gen 26 : 5). Et puisqu’il entendait la voix de Dieu, il aurait pu Lui faire confiance en tout. Mais il avait encore à apprendre beaucoup ! En fait, sa foi n’a cessé d’augmenter, jusqu’au moment crucial du sacrifice d’Isaac

Héb 11 17 C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, 18 et à qui il avait été dit : En Isaac sera nommée pour toi une postérité. 19 Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection.

Quelle foi ! Pourtant, aucune résurrection n’a jamais encore eu lieu dans l’Hstoire de l’humanité. La prmère sera du temps d’Elie, quelque mille ans plus tard !

Dieu, non sans raison, en a fait le « père de la foi », donc un modèle, et pourtant Abraham a plusieurs fois chuté dans l’incrédulité, avec des conséquences qui se répercutent encore de nos jours… presque tout autant que les conséquences de l’incrédulité d’Adam. Les répercussions des erreurs d’Abram (dont le prénom n’est pas encore devenu « Abraham » = « père d’une multitude » ) se font sentir depuis 4.000 ans. Elles n’en finissent pas d’augmenter  et de se propager dans le monde entier, via la descendance de Lot, et surtout via la descendance d’Ismaël qui s’alliera plus tard avec Esaü : résultat : du sang, du sang, et encore du sang!

Etudions les faits.

Gen 12 : 4 Abram partit, comme l’Eternel le lui avait dit, et Lot partit avec lui.

 

Dieu avait dit à Abram de quitter la famille de son père : « Ge 12:1 L’Eternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, » Le père étant mort, la maison, ce sont les descendants directs de Terach, dont Lot, son petit-fils.

Mais : « Ge 12 : 5 Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère »

Pour quelle raison emmène-t-il Lot, de la maison de son père, alors que Dieu lui a ordonné de quitter cette maison? Par sentimentalisme ? Parce qu’il craignait de faire seul ce voyage – hasardeux selon les critères humains – ? La Bible ne le dit pas. Pourtant la promesse de Dieu, lors de sa première alliance avec Abram, contenait déjà toutes les « assurances ». Car Dieu avait dit à Abram (Ge 12) : « 2 Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. 3 Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »

 

La présence de Lot va se révéler catastrophique. D’abord, c’est un sujet de dispute (Ge 13 : 7), qui débouche sur une séparation qui va conduire Lot à choisir la riche plaine de Sodome. Ceci va déclencher une guerre qu’Abram va devoir mener pour délivrer son neveu. Puis Lot choisit d’habiter à l’intérieur de Sodome, et cela va se terminer par la fuite de cette ville condamnée par Dieu pour sa méchanceté, ce qui entraîne le viol de Lot par ses deux filles incestueuses, sans doute encore imprégnées de l’esprit de Sodome. Il en sortira deux peuples : les Moabites et les Ammonites, qui ne cesseront d’être les pires ennemis du peuple élu, le rejetant 40 ans dans le désert pendant l’Exode. Ils le refoulent dans le désert, pour garder le territoire dont ils se sont emparés illégitimement : quel parallèle avec la situation d’aujourd’hui ! Quand ils ne peuvent plus le refouler, les descendants de Lot vont chercher à faire maudire les Hébreux par Balaam (Nb 22 à 25). Ensuite ces descendants de Lot vont les contaminer par leurs pratiques idolâtres, ce qui vaudra aux Hébreux, des siècles plus tard, la déportation à Babylone et la perte de tous leurs biens, à commencer par la perte de Jérusalem, du temple de Jérusalem… Bref, un désastre inouï… juste pour avoir rajouté à l’ordre de Dieu une décision relevant de « ce qui semble bon » ! Au lieu de faire une confiance entière en Dieu en lui obéissant à la lettre.

Dieu savait d’avance pourquoi Il avait recommandé à Abram de « quitter la maison de son père » !

On peut aisément supposer aujourd’hui que Moabites et Ammonites sont une composante importante du peuple appelé « palestinien », qui n’a aucune histoire en tant que nation, et qui est composé, en sus de migrants,  de diverses populations locales, dont beaucoup avaient été condamnées à l’extermination par Dieu Lui-même, à cause de leurs pratiques immondes : entre autres, le sacrifice de leurs propres enfants au dieu Moloch.

Parmi elles, les descendants de Lot, maudits par Dieu, et qui poursuivent toujours de leur hargne tueuse la nation d’Israël.

Voici donc le résultat d’une défaillance dans la foi du « père de la foi » !

Voici la seconde par ordre chronologique : l’épisode de l’arrivée en Egypte d’Abram. On lit cet épisode en Genèse 12. Pourquoi Abram descend-il en Egypte ? À cause de la famine. Or Dieu a fait à Abram la promesse d’une descendance qui peuplerait les nations. Dieu le laisserait-il mourir de faim ? Non ! Mais Abram marche encore en partie par la chair et il a recours à la solution humaine  qui lui paraît la mieux adaptée. Avant même son arrivée en Egypte, il déclare à Saraï :

Gen 12 :12 Quand les Egyptiens te verront, ils diront : C’est sa femme ! Et ils me tueront, et te laisseront la vie. 13 Dis, je te prie, que tu es ma soeur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que mon âme vive grâce à toi.

Il présume de la manière dont les Egyptiens vont le traiter, comme plus tard dans le désert les Hébreux présumeront de l’impossibilité de s’emparer du pays que Dieu leur a promis, en se fiant à ce que leurs yeux voient au lieu de se fier à ce que Dieu a dit (Nb 13:31-33)

Abram craint pour sa vie à cause de la beauté de Saraï. Alors, il va livrer sa femme à Pharaon, en commençant par la faire mentir (à moitié: c’est sa demi-soeur. Mais une demi-vérité, c’est un mensonge).

S’ensuivent pour Pharaon des cataclysmes. Mais Pharaon, heureusement, comprend l’origine des maux :

Gen 11 :18 Alors Pharaon appela Abram, et dit : Qu’est-ce que tu m’as fait ? Pourquoi ne m’as-tu pas déclaré que c’est ta femme ? 19 Pourquoi as-tu dit : C’est ma soeur ? Aussi l’ai-je prise pour ma femme. Maintenant, voici ta femme, prends-la, et va-t’en ! 20 Et Pharaon donna ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait.

 

Au final, Pharaon a davantage eu la crainte de Dieu qu’Abraham !

L’intervention divine devrait faire comprendre à ce dernier que Saraï fait partie intégrante de la promesse ! Cela ne va pas être le cas, durant bien longtemps. Cet épisode égyptien peu glorieux a-t-il un lien avec le fait que c’est précisément en Egypte que le peuple Hébreux va être réduit en esclavage durant 400 ans ?

Gen. 15 : 13 — « Et [l’Éternel] dit à Abram : Sache certainement que ta semence séjournera dans un pays qui n’est pas le sien, et ils l’asserviront, et l’opprimeront pendant quatre cents ans »… 16 A la quatrième génération, ils reviendront ici; car l’iniquité des Amoréens n’est pas encore à son comble.

Notons que les Hébreux sont restés plus de 400 ans en Egypte, mais Dieu ne se trompe pas. Les premières années, grâce à Joseph, ils ne sont pas esclaves.

L’Égypte symbolise le monde et Abraham, en l’occurrence, a marché dans l’esprit du monde et employé des solutions humaines, d’abord face à la famine, puis face au risque de perdre sa vie. Mais il y a peut-être une autre raison, une annonce prophétique.

Israël est un peuple TÉMOIN, le moindre des peuples a dit Dieu. Il a été 400 ans en esclavage, jusqu’au moment où Dieu a levé un libérateur, Moïse. Le monde a été sous l’esclavage de Satan durant 4.000 ans (dix fois plus), d’Adam à Jésus le Sauveur (Yeshua signifie : « Dieu sauve »). À partir de ce moment là, tous ceux qui ont eu foi en Christ ont été libérés du joug de Satan (le Pharaon) et au lieu d’être esclaves du péché, deviennent des fils et filles de Dieu, en changeant de royaume. En parallèle, depuis Abraham, donc 4000 ans, le peuple élu, celui qui n’a pas cru, attend son Messie. Il va Le rencontrer bientôt.

Dieu dit à Abram une phrase étrange :

A la quatrième génération, ils reviendront ici; car l’iniquité des Amoréens n’est pas encore à son comble

Amoréens veut dire : « Montagnards ».   Ils sont iniques, comme le monde est inique, mais Dieu laisse du temps aux Amoréens pour se repentir. Au lieu de cela, ils s’endurcissent jusqu’au jugement final : Dieu ordonne aux Hébreux sortis d’Egypte de les exterminer. Cet ordre a été accompli par Josué (Jos 11). Il est intéressant de savoir que ces Amoréens étaient considérés comme des géants par Moïse (Deut 3 :11). Il est aussi surprenant d’apprendre qu’ils avaient probablement des cheveux blonds, la peau blanche et des yeux bleus ! (http://mb-soft.com/believe/tfnm/amorites.htm). De vrais Européens nordiques… mais de 2m 60 (environ !) !

La Bible nous montre la même chose pour le temps des nations. Il faut que le péché arrive à son comble avant que Dieu fasse tomber ses jugements.

Regardons ces comparaisons

1Th 2 :15 Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes, 16 nous empêchant de parler aux païens pour qu’ils soient sauvés, en sorte qu’ils ne cessent de mettre le comble à leurs péchés. Mais la colère a fini par les atteindre.

Et pour l’Eglise apostate :

Apocalypse 18:5

Car ses péchés se sont accumulés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses iniquités.

 

En tout cas, même si c’était prophétique, cette épouse vendue par Abram à Pharaon, contre l’espérance d’avoir la vie sauve, a eu des conséquences, et ceci simplement parce qu’Abram a douté du fait que Dieu ne le laisserait jamais mourir avant que Sa promesse soit accomplie.

Mais, alors qu’il a reçu un nouveau nom et entendu l’alliance renouvellée de Dieu, Abraham, va recommencer la même erreur avec Abimelec, le roi de Guerar, un Philistin. De nouveau Sara reçoit l’ordre de se faire passer pour sa sœur (c’est à ce moment-à que l’on apprend que c’est sa demi-sœur). Et cette fois, c’est Abimelec qui entend la voix de Dieu :

Gen 20 : 6 Dieu lui dit en songe : Je sais que tu as agi avec un coeur pur; aussi t’ai-je empêché de pécher contre moi. C’est pourquoi je n’ai pas permis que tu la touchasses. 7 Maintenant, rends la femme de cet homme; car il est prophète, il priera pour toi, et tu vivras. Mais, si tu ne la rends pas, sache que tu mourras, toi et tout ce qui t’appartient.

Notons qu’Isaac va reproduire exactement la même erreur, avec le même roi, bien des années plus tard. Il fait passer sa femme, très belle, pour sa sœur, afin de ne pas mourir de la main d’Abimelec, et c’est Abimelec qui va le lui reprocher vivement ! Les fautes des pères servent rarement de leçon aux descendants !

« Gen 26 9 Abimélec fit appeler Isaac, et dit : Certainement, c’est ta femme. Comment as-tu pu dire : C’est ma soeur ? Isaac lui répondit : J’ai parlé ainsi, de peur de mourir à cause d’elle. 10 Et Abimélec dit : Qu’est-ce que tu nous as fait ? Peu s’en est fallu que quelqu’un du peuple n’ait couché avec ta femme, et tu nous aurais rendus coupables. 11 Alors Abimélec fit cette ordonnance pour tout le peuple : Celui qui touchera à cet homme ou à sa femme sera mis à mort. »

 

Décidément, les païens ont souvent plus une sainte crainte de Dieu que le peuple de Dieu, et ils comprennent parfois plus vite ses voies, comme Rahab, la prostituée de Jéricho, dont nous reparlerons !

Mais quelle souffrance pour ces belles épouses, livrées par leur mari pour sauver leur propre vie et même vendues. Tout le contraire de ce que Christ a fait : il a donné sa vie pour sauver son Epouse !

Dieu nous laisse faire nos erreurs, même si elles nous coûtent cher et qu’elles coûtent très cher parfois mêmes aux dizaines de générations suivantes, parce que le plus important pour Dieu, c’est de faire grandir notre foi dans ce qu’Il dit et d’agir en conséquence.

1P 1 6 C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, 7 afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra,

 

Jacques 1 : 2 Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, 3 sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. 4 Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.

La foi d’Abram grandit à travers ces épreuves et ces erreurs. Mais à quel prix ! C’est souvent notre cas, surtout quand Dieu a prévu pour nous une mission d’importance. Marcher par la foi ne se fait pas du jour au lendemain. On tâtonne, on pense que l’on doit « aider » Dieu quand on se trouve face à une situation humainement insoluble ou trop risquée si on n’agit pas par notre propre sagesse…

Abram, lui, va commettre la pire erreur de toutes : Ismaël ! Car c’est bien le doute dans la promesse de Dieu qui va provoquer la naissance d’Ismaël dont les descendants, quatre mille ans plus tard, ont toujours la même obsession : faire disparaître de la planète les descendants d’Abraham par Isaac, le fils de la promesse. Des centaines de millions de morts, au cours des âges, et pas seulement contre Israël, mais aussi contre la chrétienté, contre des peuples plus faibles qu’ils mettent en dhimmitude (esclavage), et aujourd’hui attentats aveugles de plus en plus meurtriers.

Lourdes, les conséquences de l’incrédulité !

Dans cet épisode, nous reconnaissons un point commun avec l’histoire d’Adam et Eve : C’est à Abram seul que Dieu a parlé, pas au couple (Gen 12 :2 puis Gen15 :4,17-21)-

 

Abram s’impatiente de ce que Dieu ne réalise pas TOUT DE SUITE ce qu’il a promis. Il doute… Alors

« Abram écouta la voix de Saraï. » (Gen 16 :2)

On retrouve ce qui a été dit pour Adam : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme »… sous-entendu : « au lieu d’accorder foi à ce que Dieu avait promis »

 

Certes Dieu, en Ge 12 ou 15 n’avait pas spécifié que cette postérité serait « avec Saraï ». Mais Dieu haïssant la polygamie, c’était induit ! L’ordre de Dieu à l’humanité « l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et les deux ne feront qu’une seule chair » est une loi inscrite dans le cœur de tous les hommes, même quand ils prétendent que cela ne les concerne pas ! Et cette épouse est un VIS-À-VIS, pas un être inférieur que l’on peut humilier et bafouer, ou même vendre, comme Abram l’a fait. C’est aussi inscrit dans toutes les consciences humaines !

Certes les mœurs de l’époque tordaient l’ordre donné à perpétuité par Dieu, et cet ordre avait déjà été rompu par Lemec (bigame) en Gen 5Mais les mœurs et coutumes du temps, donc du monde, ne seront jamais une excuse pour transgresser les commandements de Dieu !

 

En sus, l’intervention de Dieu pour que Saraï ne soit pas souillée par un adultère avec Pharaon démontrait que la promesse passait par elle, pas par une autre femme. Clairement, Saraï était tout autant l’objet de l’attention de Dieu qu’Abram lui-même. Oui, Abram SAVAIT au fond de lui que la promesse de Dieu devait s’accomplir par Sara.

En Gen 15, il est écrit :

4 Alors la parole de l’Eternel lui fut adressée ainsi: Ce n’est pas lui (un serviteur) qui sera ton héritier, mais c’est celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héritier. 5 Et après l’avoir conduit dehors, il dit : Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Telle sera ta postérité. 6 Abram eut confiance en l’Eternel, qui le lui imputa à justice…

18 En ce jour-là, l’Eternel fit alliance avec Abram, et dit : Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Egypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate*,

*(Cela sera un jour puisque Dieu l’a promis !)

Pourtant il va douter, car les années passent ! Lui et  Saraï vieillissent. En sus, Dieu ne parle plus : il va s’écouler vingt ans avant qu’Abram n’entende de nouveau la voix de Dieu. Cela va le conduire à « écouter la voix de sa femme ».

Franchement, Dieu a mis devant Abram une épreuve de foi qui dépasse l’imagination. Dieu pouvait accélérer la réalisation, Il pouvait préciser que c’était avec Saraï. Bref, il pouvait faciliter grandement les bonnes décisions à prendre.

Oui mais ! Dieu a mis Abram, pour en faire Abraham, devant des obstacles à la mesure de l’appel qui est sur cet homme, le futur père d’immenses nations et la future bénédiction des nations qui le béniraient, lui et ses descendants par Isaac : le peuple élu.

Et Saraï, pourquoi propose-t-elle un tel marché ? Elle connaît la promesse pour Abram d’une postérité immense. OR ELLE EST STÉRILE.

La stérilité pour une femme, tout au long de la Bible, est considérée comme une malédiction et un sujet d’opprobre par le mari. Abram, sur la suggestion de Saraï (et l’on verra cela se répercuter avec Jacob, avec le père de Samuel, David et bien d’autres), va s’emparer d’un droit que Dieu ne lui a pas donné : se donner une postérité par des maîtresses, notamment par des servantes, ou même d’autres épouses. Sara doit penser que c’est le plan de Dieu, puisqu’il lui est impossible d’avoir des enfants, selon les normes terrestres. Notons qu’à ce moment-là, Saraï n’a jamais entendu directement la voix de Dieu, elle ne connaît cette promesse que par Abram. On peut comprendre sa panique et son doute, après tant d’années !

Mais Abram, « au lieu d’écouter la voix de sa femme » comme Dieu va le lui reprocher, devrait continuer à avoir confiance en Dieu. Conséquence du doute : un cataclysme politique, spirituel et social pour le futur peuple hébreu : Ismaël.

Ce n’est que des années plus tard que Sara va entendre directement de Dieu la promesse, et y croire… très difficilement  :

 

Gen 18 10 L’un d’entre eux dit : Je reviendrai vers toi à cette même époque; et voici, Sara, ta femme, aura un filsSara écoutait à l’entrée de la tente, qui était derrière lui.

 Entre-temps, il s’est passé un évènement crucial:

 

abrahamABRAM DEVIENT ABRAHAM, ET SARAÏE DEVIENT SARAH !

LE RUAH DE DIEU (LE SOUFFLE, SYMBOLISÉ PAR LE H) EST ENTRÉ DANS LE COEUR DE CHACUN D’EUX, C’EST UNE NOUVELLE NAISSANCE, UN NOUVEAU NOM, UN NOUVEAU REGARD…

 

Et une nouvelle foi ! Même si ce n’est pas encore la foi parfaite, mais elle va le devenir !

À ce moment-là, Dieu va parler à Abraham bien plus longtemps et clairement qu’il ne lui avait jamais parlé auparavant. La déclaration de Dieu prend presque un chapître entier (Genèse 17). La promesse prend une toute autre dimension. Ce n’est plus une « grande nation » comme promis en Genèse 12:2, ou une « postérité comme les étoiles du ciel (Gen 15:5), ou une grande terre du Nil à l’Ehrate (Gen 15:18), mais une promesse inouïe.  Lisons une partie de Genèse 17:

3 Abram tomba sur sa face; et Dieu lui parla, en disant : 4 Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d’une multitude de nations. 5 On ne t’appellera plus Abram; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d’une multitude de nations. 6 Je te rendrai fécond à l’infini, je ferai de toi des nations; et des rois sortiront de toi. 7 J’établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi, selon leurs générations : ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi. 8 Je te donnerai, et à tes descendants après toi, le pays que tu habites comme étranger, tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle, et je serai leur Dieu.

Et pour Sara:

15 Dieu dit à Abraham : Tu ne donneras plus à Saraï, ta femme, le nom de Saraï; mais son nom sera Sara. 16 Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils; je la bénirai, et elle deviendra des nations; des rois de peuples sortiront d’elle

 

Reprenons ce moment où celle qui est devenue Sara(h) entend à son tour directement la voix de Dieu et le fait que la promesse passe par elle:

Gen 18 10 L’un d’entre eux dit : Je reviendrai vers toi à cette même époque; et voici, Sara, ta femme, aura un filsSara écoutait à l’entrée de la tente, qui était derrière lui.

C’est la première fois que Sara s’entend clairement désignée par Dieu comme mère. Evidemment, elle aussi, elle doute. Mais c’est à Abraham que Dieu reproche ce doute qui va conduire Sara à mentir:

 

Gen 18 :11 Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge : et Sara ne pouvait plus espérer avoir des enfants. 12 Elle rit en elle-même, en disant : Maintenant que je suis vieille, aurais-je encore des désirs ? Mon seigneur aussi est vieux. 13 L’Eternel dit à Abraham : Pourquoi donc Sara a-t-elle ri, en disant : Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, moi qui suis vieille ? 14 Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l’Eternel ? Au temps fixé je reviendrai vers toi, à cette même époque; et Sara aura un fils. 15 Sara mentit, en disant : Je n’ai pas ri. Car elle eut peur. Mais il dit : Au contraire, tu as ri.

 

Pourtant il est écrit :

 

Hé 11 :11 C’est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d’avoir une postérité, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse.

 

 

Comme on sait que Dieu est juste, cela sous-entend que c’est bien Abraham qui a transmis le doute à Sara, qui a ri « en elle-même », ne sachant sans doute pas encore que Dieu entend la moindre de nos pensées. Le doute, l’incrédulité, c’est encore plus transmissible que la peste ou le sida, parce que l’incrédulité trouve un terrain très fertile dans le coeur de l’homme (et de la femme !)

 

Nous devons réaliser qu’Abraham, tout comme Sara, sont sans le moindre repère.

Ils n’ont pas les Ecritures. Ils avancent pas à pas dans la connaissance de Dieu, donc dans la foi. Et Dieu les confronte à quelque chose de si inouï face à ce qu’ils connaissent des lois naturelles qu’ils ont du mal à « y croire »

 

Enfin, la naissance d’Isaac !… et déjà, tout de suite, la confrontation avec Ismaël.

Sara a connu la longue souffrance d’être stérile, l’humiliation d’avoir dû offrir sa servante à son mari, pour lui donner l’enfant qu’elle ne pouvait avoir. Elle est encore humiliée quand Ismaël rit devant elle ( dans ce contexte: par insolence et moquerie) : or Abraham ne s’en offusque pas et n’accepte pas d’éloigner ce fils sont la seule vue humilie Sara ( v. 11 ). Mais, pour la troisième fois, Sara va voir Dieu s’interposer en sa faveur :

Gen 21 : 12 Mais Dieu dit à Abraham : Que cela ne déplaise pas à tes yeux, à cause de l’enfant et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu’elle te demandera; car c’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre. 13 Je ferai aussi une nation du fils de ta servante; car il est ta postérité.

 

Les compassions de Dieu sont immenses. Les hommes (et tout autant les femmes) sont souvent si enfermés sur eux-mêmes qu’ils voient rarement les dégâts qu’ils peuvent causer dans le cœur d’autrui par leurs paroles ou par leurs actes. C’est souvent vrai dans les couples. C’est souvent vrai chez beaucoup d’hommes qui ne réalisent pas la portée des humiliations qu’ils infligent aux femmes. On le voit dans des religions comme l’Islam, car c’est évident. Quand j’entends les témoignages d’ex musulmanes converties à Christ, ce qui revient sans cesse c’est : « Je n’étais rien », « Je n’existais pas »… Mais la chrétienté au cours des âges n’a guère fait mieux, contraignant les femmes à subir parfois une maltraitance insupportable dans leur couple, et semant même le doute sur le fait qu’elles avaient une âme !

Une petite anecdote au passage, qui m’a été racontée par un célèbre évangéliste aujourd’hui disparu (Gaston Ramsayer). Il venait d’aller dans une église pour prêcher, et il aperçoit une femme avec un robe à manches courtes (c’était en été), dont les bras étaient couverts de vilaines marques brunes ou sanguinolentes. Il s’approche d’elle et lui demande d’où viennent ces marques. Elle répond : « J’en ai sur tout le corps. Mon mari écrase ses cigarettes sur moi plusieurs fois par jour. ». L’évangéliste, choqué, lui demande :

-« Pourquoi ne le quittes-tu pas ? ».

Réponse :

-Mon pasteur et les Chrétiens de mon église m’ont dit que je devais me soumettre à mon mari et que je n’avais pas le droit de le quitter. Seulement le droit de prier.

Mais Dieu, Lui, a une grande compassion pour ses filles. On le voit à travers ses interventions pour Sara… et bien d’autres dans la Bible !

Dieu ne sait-Il pas tout d’avance ? N’avait-il pas prévu la demi-incrédulité d’Abraham « écoutant la voix de Sarah » ? Si, bien sûr. Ismaël a toujours fait partie de Ses plans, car Dieu se sert aussi des erreurs humaines qu’Il connaît d’avance (sans pour autant les excuser !) pour que ses plans s’accomplissent, et Ismaël et ceux qui sont sous sa coupe spirituelles (les islamistes) deviennent aujourd’hui un instrument de Sa justice contre l’Occident et contre l’immoralit&ea