* JESUS REVIENT *

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DES ENTRETIENS DE JESUS

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Jésus et l’aveugle-né.
Jean 9.1-3-12 ; 13-17 ; 35-38
L’aveugle-né dut découvrir progressivement qui est Jésus. Nous sommes tous aveugles aux réalités profondes et devons, nous aussi, Le rencontrer pour être guéri.
Mais pour que notre vie soit transformée, il faut plus d’une simple rencontre et plus d’une réponse à nos questions : pourquoi le mal, le péché d’Adam, nos incapacités…
C’est progressivement que l’aveugle-né passe de la reconnaissance de l’homme qu’on appelle Jésus (v. 11) à C’est un prophète (v. 17) et, enfin, à Je crois, Seigneur (v. 38) accompagnée de l’adoration qui prouve qu’il a reconnu Dieu en Jésus.
La réponse à nos questions est surprenante : La souffrance qui nous blesse, le mal et ses conséquences, c’est pour que les œuvres de Dieu soient manifestées.
Mais où LE rencontrer aujourd’hui ? Dans les écritures (Jn 5.39) abordées de façon personnelle.
Jésus et Pierre
Matthieu 16.13-17 ; 21-23
Nous ne pouvons connaître qui est Jésus que dans la mesure où Dieu lui-même nous le révèle. ‘La chair et le sang’ (c’est-à-dire nous-mêmes avec nos capacités naturelles) ne sauraient y suffire (1 Corinthiens 2.14).
D’autre part, il ne suffit pas de savoir qui Il est, d’avoir reçu quelque lumière à son sujet. Il faut encore ‘entrer’ dans son projet. Sans cela on peut, inconsciemment, devenir l’instrument de l’Adversaire. Pierre dut s’entendre dire : Arrière de moi, Satan, tu m’es en scandale… tes pensées sont celles des hommes.
Il faudra des années de proximité avec Jésus et bien des expériences parfois douloureuses avant que Pierre devienne l’apôtre utile au Seigneur. De même, connaître Jésus et devenir son disciple nous demanderont du temps et de la persévérance.
Jésus et le jeune homme riche
Marc 10.17-27
Voilà un homme « bien à tous égards ». Un fameux parti… riche par dessus le marché ! Mais il croit pouvoir mériter la vie éternelle, d’où la question : Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ?
La réponse de Jésus est, en quelque sorte : « Tu veux faire quelque chose ! Alors, fais tout. » Il a tout respecté (de ce qui est extérieur… mais le premier commandement exige d’aimer Dieu par-dessus tout. Or, il aimait ses biens plus que Dieu ! La proposition de Jésus avait pour but de l’aider à en prendre conscience). Mais c’était demander l’impossible. Telle est la leçon.
Gagner le ciel par ses œuvres, c’est impossible. Le salut ne peut venir que de Dieu.
Nous sommes tellement habitués au « donnant donnant » que nous ne saisissons pas le sens de la grâce. Or, c’est là l’évangile. Dieu donne gratuitement, sans rien exiger en retour. nous avons seulement à y croire et à le recevoir.
Qu’est devenu ce jeune homme ? Nous l’ignorons, mais Jésus a vu en lui quelqu’un d’honnête, tiraillé entre son désir de bien faire et sa situation de ‘riche’. Il l’a aimé, ce qui permet de penser qu’Il a probablement trouvé d’autres occasions de parler à son cœur et de lui faire découvrir le sens du don divin.
Jésus et Nicodème
Jean 3.1-10
Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu…Le salut s’opère par un engendrement, qui est le fruit de l’action de l’Esprit dans le ‘cœur’ de l’homme. Sa ‘mise au monde (divin)’[= naître d’en haut], est l’œuvre de Dieu lui-même, afin que personne n’y trouve sujet de se glorifier (éphésiens 2.8,9). Dieu est jaloux de sa gloire. Il ne la donne à personne d’autre.
Mais dans quelle mesure Dieu accomplit-Il cette oeuvre ? Dans la seule mesure où nous ne nous y opposons pas, où il rencontre notre ‘fiat’ (notre accord). Lorsque l’homme le laisse agir, Il agit.
Naître d’eau et d’Esprit. Nicodème, comme chef juif, aurait dû comprendre cette expression, car c’est ce qu’avait annoncé surtout ézéchiel (36.25-27).
Le peuple Juif, bien qu’élu, devra passer par là avant d’entrer dans l’âge messianique. Et nous ne pouvons davantage entrer dans la sphère du Règne divin sans cette transformation fondamentale.
Jésus et Pierre
Luc 5.1-11
C’est la découverte de la grandeur de Dieu et de sa sainteté qui permet à l’homme de se voir tel que Dieu le voit. Pierre en fait l’expérience et s’écrie : retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Luc ajoute que l’épouvante l’avait saisi. Bien avant lui, le prophète ésaïe l’avait expérimenté (6.1-7), et avait conclu : Malheur à moi ! Je suis perdu…. !
Toute vraie expérience spirituelle doit inclure la repentance, la découverte et la confession de sa propre misère.
C’est seulement après cet aveu de Pierre que Jésus pourra luio dire : Ne crains point … désormais tu seras pêcheur d’hommes, tout comme ésaïe, à la question : Qui enverrai-je ? ne put dire : Me voici, envoie-moi qu’après avoir fait la découverte de la sainteté de Dieu et de sa propre misère morale.
Jésus et la femme syro-phénicienne
Matthieu 15.21-28.
Si Jésus n’a pas répondu directement à la demande de cette étrangère, c’est avant tout pour que soit d’abord manifestée sa foi étonnante et son humilité. Car la parole de Jésus n’était pas tendre. Il la comparaît à un petit chien, animal profondément méprisé par ses contemporains.
Elle l’accepta, illustrant ainsi la parole reprise par Jacques : Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles (Jacques 4.6).
Il faut sans doute de l’humilité pour dire comme Pierre : Je suis un homme pécheur ou comme la femme syro-phénicienne : Aie pitié de moi. Nous disons plus facilement « on est tous pécheur » que « Je suis pécheur ». C’est pour cela que l’on présente de plus en plus souvent un évangile facile, sec, sans vraie repentance et confession ! Mais cette dernière est la porte obligée de l’action salvatrice de Dieu en nous.
Jésus et la femme adultère
Jean 8.1-11
Il y a beaucoup d’hypocrisie dans la démarche des scribes et des pharisiens. Pourquoi amènent-ils la femme seule ? De plus, il y a déjà belle lurette que, eu égard à Osée 4.14, la loi n’est plus appliquée.
Jésus échappe au piège qui lui est tendu, il manifeste le sens de la grâce mais accompagnée de « l’injonction » qui en est inséparable : Ne pèche plus.
C’est aussi ce que dira Paul aux Romains : Demeurerons-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Jamais de la vie ! (6.1)
Le grâce et le pardon qui l’accompagne ne sont pas des formes de laxisme. Ils n’ont rien à voir avec une minimisation de la culpabilité. Se repentir, c’est aussi manifester la ferme intention de ne pas recommencer.
Jésus et la Samaritaine; Jésus et Paul
Jean 4.7-26 ; 39-42 ; Actes 26.13-20
Deux personnes fort différentes qui ont pourtant un point commun. Chez tous deux, la rencontre aura pour résultat de les transformer en témoins.
La Samaritaine n’a qu’une connaissance élémentaire de la vérité, mais elle va dire ce qu’elle a découvert, comme allait le faire l’aveugle-né : Si c’est un pécheur, je ne sais ; je sais une chose c’est que j’étais aveugle et que maintenant, je vois.
L’apôtre Paul est un érudit d’un Q.I. exceptionnel ; mais il a reçu de Dieu lui-même une révélation complète. Et il sera témoin à son niveau d’apôtre des païens.
De même, nous sommes tous appelés à témoigner de ce que nous savons, quel que soit le degré de notre expérience avec le Seigneur. Se taire, par timidité ou par crainte des moqueries est une faute.
Mais il importe d’être de vrais témoins, témoignant de quelque chose de vécu !
Le témoignage de Paul a porté beaucoup de fruit : de nombreuses conversions. Mais celui de la Samaritaine en a aussi conduit bon nombre à Jésus. Quel que soit notre expérience de Jésus, notre témoignage portera également du fruit.
Jésus et le ‘frustré’ d’héritage
Luc 12.13-15
Un très court dialogue mais contenant une leçon importante.
Cet homme n’a-t-il pas raison de demander à Jésus de régler son problème plutôt que de traîner son frère devant les tribunaux ? Mais sa démarche ‘légitime’ manifeste (malgré lui) qu’il y a de l’avarice en son cœur.
Le salut que Dieu nous propose transforme notre existence par le dedans. Il ne consiste pas à arranger nos ‘affaires’. Les miracles : guérisons, délivrance des possédés, résurrections, étaient signes du Royaume alors proche. Mais la foi ne met pas Jésus à notre disposition. L’accueillir, c’est bien plutôt, se mettre à sa disposition, comme les disciples qui L’ont suivi en abandonnant tout ou ésaïe disant : Me voici.
L’homme de la parabole que raconte Jésus à cette occasion avait, de son côté, plus qu’il espérait. Il agit sagement en refusant d’en vouloir toujours davantage. Mais il met Dieu en dehors de ses calculs. Comme le frustré d’héritage, il arrête son regard aux choses présentes.
Jésus et Marie sœur de Marthe
Luc 10.38-42 ; Jean 12.1-11
Quoi de plus légitime que la remarque de Marthe ? Est-il juste que l’une des sœurs écoute tandis que l’autre fait tout le travail ? Non, bien sûr, surtout si écouter est une excuse et cette excuse une habitude. Mais Jésus prend la défense de Marie parce qu’Il sait ce qui motive son attitude : un amour débordant pour l’hôte divin.
Cet amour, elle va le montrer de façon extraordinaire plus tard avec le don, apparemment en pure perte, d’un vase de parfum d’une valeur d’un an de travail d’ouvrier. Là, ce sont les disciples qui lui feront des reproches, surtout Judas, l’hypocrite ! Mais là encore, Jésus prendra sa défense ; car son geste insensé aux yeux des bien-pensant est le signe non seulement d’un amour profond, mais encore d’un réelle discernement spirituel. Elle semble avoir été la seule à comprendre que la condamnation à mort du Maître était proche. Jésus dit, littéralement : Laisse-là, c’est pour ma sépulture qu’elle l’a gardé.
Elle avait fait le bon choix, quitte à sembler oublier les choses élémentaires : l’accueil de l’invité,… le prix exorbitant d’un parfum, l’existence des pauvres.
Le plus important, c’est l’écoute et l’amour du Maître. Tout le reste est vraiment secondaire, même ce qui paraît capital aux yeux de nos contemporains chrétiens (trop souvent) ou non chrétiens (a fortiori).
Jésus et un brigand, compagnon de supplice
Luc 23.35-43
Voilà bien la plus étrange et la plus inattendue des rencontres ! Pas beaucoup de paroles, mais d’une telle profondeur ! Jésus est un type ‘fini’. Tout le monde se moque de lui, y compris deux brigands… Mais pour l’un de ces deux, un travail intérieur s’accomplit. Il comprend progressivement qui est cet agonisant.
Que peut-il espérer ? Il n’a mérité que la condamnation. Il ne saurait racheter son crime, ne peut rien réparer, ni se réclamer d’aucune religiosité. Il est à jamais impuissant ; il en a tout juste pour quelques jours :… Or, c’est dans un crucifié qu’il met sa foi ! Que peut pour lui un mourant ?
Au-delà des apparences, il lui réclame la grâce et le salut, en même temps qu’une part à la résurrection et au règne annoncé par les prophètes.
Quelle lucidité : Il se reconnaît pécheur (Nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes) et l’innocence de Jésus (Celui-ci n’a rien fait de mal). Est-ce à cause de la lecture de l’inscription voulue par Pilate sur la croix ? Il croit que Jésus est le roi des Juifs, qu’Il ressuscitera (Quand tu tu viendras… dans ton règne…), qu’il a le pouvoir d’accorder la grâce (Souviens-toi de moi) !
Il a ‘tout juste’, il a tout compris ! et tout gagné : Tu seras avec moi, au delà du règne,… jusque dans le paradis !
Nous qui savons que le crucifié est sorti du tombeau, sommes-nous prêts à Lui faire la même confiance ?
Jésus et Pierre
Jean 21.15-22
Pierre, fougueux, plein d’énergie, toujours prêt à intervenir… avait reçu de Dieu la révélation de la personne du Christ. Il avait compris son état de pécheur. Il avait réclamé des preuves [Si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux…(Mtt 14.28)]… Pourtant, il n’avait pu veiller une heure et il l’avait renié.
Une nouvelle pêche miraculeuse devait lui rappeler les débuts… qu’avait-il appris durant les trois ans de contacts étroits ?
Jésus ne fait pas de reproche, mais il pose la question essentielle : Tu as toujours été le premier à parler, à promettre… mais où en est ton amour pour moi ? M’aimes-tu plus ?… Dans la proportion où tu es prompt à t’engager ? De quelle forme d’amour ?
Jésus rétablit Pierre. Posée trois fois, la question rappelle le triple reniement ; mais c’est pour le dépasser par une tâche 3 fois répétée : Pais mes brebis.
On peut imaginer le chemin que Pierre a fait depuis son reniement. Sans doute est-il mûr maintenant pour reconnaître qu’il n’aime pas comme il le devrait, mais aussi pour en affirmer le désir. Et cette fois, il ira jusqu’au martyre.
Jésus et le paralysé de la piscine.
Jean 5.1-9
Des malades, des aveugles, ont supplié Jésus de les guérir ; d’autres lui ont amené des parents, des amis. Ici cependant, Jésus prend clairement l’initiative, sachant (comment ?) que l’homme est malade depuis longtemps. Sa question semble étrange. Un malade peut-il n’avoir pas envie de guérir ?
Parfois, oui. L’assistanat dispense de bien des responsabilités. Il y a même des maladies auxquelles on tient. Le péché en fait partie.
C’est pourquoi, spirituellement surtout, la question de Jésus prend tout son sens. Car tout a été fait pour notre totale guérison spirituelle, mais Dieu ne le fait pas si nous ne le voulons pas de façon résolue.
La guérison intérieure, comme le salut, impliquent une décision, celle de saisir la grâce qu’il propose et une rupture avec le passé. C’est en effet ‘se lever’, quitter nos habitudes, notre vieille manière de vivre en comptant sur Lui.
Conclusion
Vivre réellement la quête de Dieu, reconnaître humblement ses faiblesses, mettre sa confiance en Jésus pour vivre d’une façon nouvelle et plaire à Dieu, l’aimer plus que tout et braver la moquerie pour témoigner de Lui, c’est aller à contre-courant. Cela n’est jamais facile.
Mais 1 Thessaloniciens 5.25 résume bien le programme : l’irréprochabilité désormais possible parce que le Dieu fidèle le fera… si, du moins, nous le voulons autant que Lui le veut.


11/03/2021
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