* JESUS REVIENT *

* JESUS REVIENT   *

En ce temps-là ...

123495554_975968709559826_6968377868609844757_o

 

 

 
Un premier novembre, c’est sûr, on va nous parler de la Toussaint. Et c’est vrai qu’il y aurait beaucoup de choses à dire à propos de ceux que la Bible appelle ‘saints’ et qui n’ont pas grand-chose à voir avec les prénoms du calendrier ! Mais j’ai un autre sujet à l’esprit et c’est plutôt celui-là que j’ai envie de développer un peu. Comme thème, j’ai retenu quatre mots qui sont dans le dernier verset du livre des Juges, livre dont je viens, il y a quelques jours, de terminer la lecture dans mon culte personnel du matin. Ces quatre mots, les voici : En ce temps-là.
S’il s’agit de se souvenir du temps passé, ce serait plutôt à rattacher au jour des morts, qui est demain. Mais ce n’est pas tout-à-fait mon intention non plus. Jésus disait : Laisse les morts ensevelir leurs morts. Ce qui ne veut pas dire qu’il nous faille faire l’effort de les oublier !
En fait, penser au temps que l’auteur du livre des Juges appelle « ce temps-là », c’est plutôt découvrir qu’il y a plus de ressemblances que de différences avec le nôtre ! J’y reviendrai.
Le livre des Juges couvre les 400 ans environ qui séparent la mort de Josué de l’établissement de la monarchie, peu avant la mort de Samuel ! Qu’est-ce qui caractérisait ce temps-là ? Est-ce le fait qu’il n’y avait pas de roi en Israël ? Le rédacteur le dit, mais ce qui me frappe, c’est plutôt la conséquence qui en découlait et qu’il souligne en quelques mots : Chacun faisait ce qu’il lui semblait bon. Il le dit comme conclusion finale pour résumer ou expliquer toutes les catastrophes, tous les drames qu’il a rappelés, y compris le dernier qui n’a pas d’égal en horreur et a failli effacer d’Israël une tribu toute entière ! Des hommes pervers voulant sodomiser un voyageur l’ont conduit à leur abandonner sa femme qu’il a retrouvée morte d’épuisement, le matin, sur le pas de la porte de l’homme qui l’avait hébergé. Vous pouvez lire tout le drame dans les chapitres 19 à 21 du livre des Juges.
En y regardant de près, on voit, de fait que ce récit et le précédent, tous deux commençant par les mots en ce temps-là, se rapportent plutôt, comme appendices, au début de cette époque trouble et troublée ! Mais cela ne change rien ou presque rien à ma constatation. Ce temps-là ressemble étrangement au nôtre. À commencer par la cause. Alors, explique l’auteur des Juges, c’était parce qu’il n’y avait pas de roi en Israël et que, par là, chacun pouvait faire ce qu’il trouvait bon ! Or ─ ai-je besoin de le dire ? ─ ce que l’homme naturel croit être bon c’est bien rarement le meilleur et souvent le pire !
Chez nous il y a eu un roi ce qui n’a garanti à peu près rien. On a mis fin à la monarchie et on est fier de le fêter tous les ans. Donc, plus de roi. Mais nous avons eu des présidents élus pour quelques années ce qui ne leur permettait pas d’accomplir les promesses électorales qu’ils avaient faites sachant d’ailleurs qu’ils ne les accompliraient pas… sauf les mauvaises ! Et ça dure.
Les Juifs, au temps des Juges, avaient la loi de Moïse, mais pas de roi pour les faire respecter. Nous, nous avons encore un président, ai-je dit, mais pas vraiment des lois, sinon celles que l’on vote pour supprimer les précédentes.
Qu’est-ce qui caractérise notre temps ? Le fait que chacun veut faire ce qu’il veut et qu’on le lui permet de plus en plus largement.
Ai-je besoin de citer des exemples ? Le divorce est rendu facile. L’adultère n’est plus un délit. Au lieu de condamner la pratique homosexuelle, c’st le fait de dire qu’elle est contre-nature, donc une perversion, qui est condamné d’amende et prison !
Il fut un temps, ce sont les brigands qui craignaient les gendarmes. Maintenant ce sont ceux-ci qui n’osent même plus mettre les pieds dans certains quartiers. Jadis, les élèves redoutaient l’autorité des maîtres ; maintenant, ce sont les enseignants qui craignent la violence des élèves. Quant aux parents, la loi elle-même leur refuse le droit de les corriger en même temps que de choisir le genre d’enseignement à leur donner !
Laxisme total sur le plan moral, dictature et répression à deux vitesses pour le reste. Il n’est vraiment plus bon d’être la victime. C’est le coupable que défend la législation.
La loi avait pris ses racines chez celle de Moïse. Il y avait encore place pour la clause de conscience. Maintenant, non seulement elle autorise l’assassinat de l’enfant à naître quasi jusqu’au jour de sa naissance, mais encore on l’encourage, on le rembourse avec l’argent de nos impôts et on refuse au médecin le droit de s’y soustraire par motif de conscience. Nous sommes loin de la loi qui s’inspirait de celle de Dieu. Autant dire qu’il n’y en a plus. Et s’il y en a encore l’une ou l’autre, plus personne ne semble autorisé à l’imposer. Tout le monde le sait, au moins depuis 68, il est interdit d’interdire !
Les coupables, les escrocs, au lieu d’être contraints de réparer font un temps de prison avec un confort sans doute relatifs, mais que beaucoup de leurs victimes n’ont pas même le moyen de se payer !
Voilà à quoi conduit le refus du bon sens lié au refus d’une juste loi et de son application.
Mais les conséquences sont bien plus graves que celles que mon propos laisse entrevoir.
Tout psychologue sait (et il le dit souvent) que l’enfant privé d’encadrement ne peut s’épanouir ni se développer normalement, qu’il a besoin de règles à respecter, de barrières ou clôtures à ne pas franchir. S’il est livré à lui-même, il en ressent un manque totalement déstabilisant, source des pires désordres intérieurs et souffrances existentielles. Ne nous étonnons pas du nombre de suicides ou de tentatives de suicides qui caractérisent notre époque.
Mais le besoin de repères disparaît-il ensuite ? Non, pour en être convaincu, il suffirait de visiter les prisons !
Pourquoi, dans une prédication, aborder un tel sujet ?
Pourquoi ? Parce que l’anarchie se glisse jusque dans les églises et dans les consciences individuelles. Je pourrais parler d’églises où l’on accepte comme membres les concubins, ceux que la Bible nomme impudiques (ayant des relations sexuelles hors mariages). J’ai entendu excuser cela par ces mots : « Mais ils allaient se marier ! » Je n’ai pas besoin de vous dire que l’homosexualité s’installe tranquillement dans les églises et que des pasteurs acceptent de singer un vrai mariage pour des paires d’individus au lieu de couples !
En lisant ─ peut-on dire ‘l’exhortation’? ─ relative à la fin des temps (ou temps de la fin) en Apocalypse 22.11 : Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore, en lisant cela, disais-je, on a pu penser un jour que le tri final passerait entre les églises. Il est devenu évident que le tri passe ou se fait au sein des églises.
L’apostasie annoncée ne concerne pas les mécréants, les incrédules. Par définition, c’est à l’intérieur des communautés qu’elle sévira et sévit déjà bien souvent !
Au temps des Juges, chacun faisait ce qui lui semblait bon…
N’est-ce pas la seule règle qui nous reste et à laquelle nous obéissons ? Nous nous sommes fait nos propres lois. Ce n’est plus la Parole de Dieu qui nous sert de critère, mais nos sentiments. Et nous trouvons les raisons qui, paraît-il, justifient que l’on n’obéisse plus à ce que Dieu nous a transmis par les prophètes et les apôtres. Il est vrai, direz-vous, que Jésus a dit que rien de sa parole ne passerait tant que subsisteront le ciel et la terre… mais, voyons ! ce n’était qu’une façon de parler ! Paul établissait des règles… oui, mais c’était à cause des coutumes de sons temps…
Je n’invente rien. Nous savons mieux que lui ce qui est bon pour nous !
Inévitable parce que dans l’air du temps ?
Non ! Si nous sommes invités à nous accrocher à ce que nous avons entendu ─ relire par exemple Hébreux 2.1 : C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur d’être emportés à la dérive ─ c’est parce que la dérive n’est pas inéluctable.
En ce temps-là, Dieu a suscité des Juges lorsque Israël confessait et abandonnait ses idoles et ses désordres; pour le ramener à la loi.
Sachons, aujourd’hui, reconnaître ceux que Dieu suscite pour nous ramener à Sa Parole. Se sanctifier est encore possible, pratiquer la justice coûte, il est vrai, mais on le peut encore si on le veut et si, avec la grâce de Dieu, on refuse de se laisser emporter par le tempête de l’anarchie !
Quel exemple donnons-nous à nos enfants ? Quelles barrières leur assurons-nous ? Quel vérités apportons-nous dans nos églises ? Comment obéissons-nous à ce que Paul ordonnait à Timothée (2 Ti 4.2) : Prêche la Parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant.
Reprendre ? Censurer ? Instruire ? Rien n’est plus éloigné de ce que l’on nous propose aujourd’hui. C’est chacun, paraît-il, qui doit trouver sa propre vérité, construire son propre crédo, établir es propres règles et, bien entendu, tolérer et respecter les vérités, crédos et règles de vie de chacun, sans vouloir en détourner ou convaincre !
Et l’on s’étonne que le coronavirus vide les églises !
Il est temps de nous reprendre et de choisir entre se souiller encore ou se sanctifier encore.
La bonté de Dieu n’est pas épuisée. Le temps de la patience n’est pas révolu. Dieu se laisse encore fléchir et reporte ses jugements, même s’il semble bien qu’ils aient commencé ! Oui, notre temps est encore celui de la grâce… mais pour combien de décennies, d’années, de semaines, ou de jours ?


02/11/2020
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 1030 autres membres