Amis, peut-être avez-vous entendu parler de cette expression de saint Thomas :

« Je ne crois que ce que je vois ? »

Peut-être même l’avez-vous utilisé souvent vous-mêmes ? Mais savez-vous que lorsque Thomas a fait cette confession c’est l’expression d’une très grande détresse ?

Le christianisme est la religion de la rédemption, c’est-à-dire que Dieu a décidé, selon le bon plaisir de sa volonté, de nous racheter de nos fautes, par Jésus-Christ, son Fils bien-aimé.
La Bible dit, en effet :

« En lui (Jésus), nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce. » 

L’emblème du christianisme est la croix, tout comme le croissant est l’emblème de l’islam, tout comme la faucille et le marteau sont les emblèmes du communisme. L’Évangile est donc l’Évangile de la croix.

La croix symbolise le don de Dieu pour tous les êtres humains. Jésus dit, en effet :

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » 

Cette grande vérité se trouve confirmée par une réalité géographique. La croix de Jésus a été plantée à l’intersection de plusieurs continents : l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Le don de Jésus est donc une œuvre divine pour vous personnellement. Vous êtes inclus dans cette promesse du Christ :

« afin que quiconque croit en lui ne périsse point. »

Jésus, portant sa croix, arrive au lieu du Crâne, qui se nomme en hébreu, Golgotha. C’est là qu’il est crucifié et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate a fait une inscription qu’il place sur la croix et qui est ainsi conçue :

« Jésus de Nazareth, Roi des Juifs. » (Jean 19/19)

Beaucoup de Juifs lisent cette inscription parce que le lieu où Jésus est crucifié est près de la ville. Et, détail de la plus haute importance, l’inscription est écrite en hébreu, en grec et en latin.
Pourquoi l’hébreu ? C’était le langage sacré de la religion monothéiste la plus évoluée. Le grec ? Cette langue représentait le monde de la sagesse philosophique, celui d’Aristote, de Platon, de Socrate. Et le latin, me direz-vous ? Il était l’expression de la civilisation romaine, du droit romain, de la politique conquérante.

Quel est le message de Dieu pour nous, à travers cette petite phrase rédigée par Pilate, en trois langues ? Ni la religion, ni la philosophie, ni la politique, quelles qu’elles soient, n’ont sauvé le monde, et ne le sauveront jamais. La Bible dit :

« Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4/12)

Si la croix symbolise, comme nous l’avons dit, le don de Dieu pour tous les hommes, elle est aussi le triste témoignage du rejet de Jésus-Christ par une humanité pleine de folie.

La croix a été dressée, avons-nous dit, sur le Golgotha, le lieu du Crâne – tout un symbole. C’est là, hélas ! la mesure de l’intelligence de l’être humain. Elle l’a conduit à rejeter et à crucifier le Fils de Dieu. Jésus avait raison de dire un jour dans sa prière :

« Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. » (Matthieu 11/25) « La sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. » (1 Corinthiens 3/19)

« Puisque le monde, avec sa sagesse, n’a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. » (1 Corinthiens 1/21)

L’apôtre Paul déclarait, il y a vingt siècles :

« Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse. Nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes. » (1 Corinthiens 1/22-25)

Avant de terminer, il est indispensable de souligner que la croix a été dressée à cause du péché. Trois croix sont plantées ce jour-là : une pour Jésus, les autres pour deux malfaiteurs.

La première, sur laquelle meurt l’un des brigands, est le symbole d’une humanité qui meurt dans son péché. En effet, ce malfaiteur choisit de blasphémer et d’insulter Jésus jusqu’au bout, en disant :

« N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous ! » (Luc 23/39)

Dans son enseignement, Jésus nous avait dit :

« Si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. » (Jean 8/24)

Et encore :

« Celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure en lui. » (Jean 3/36)

Sur la croix du milieu, Jésus souffre une agonie terrible pour le péché, à cause du péché de l’humanité tout entière. Le prophète de Dieu avait annoncé ces choses des siècles auparavant :

« Nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui. » (Ésaïe 53/4-5)

L’apôtre du Christ, nommé Pierre, a écrit, dans la Bible :

« Lui, (Jésus) qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois. » (1 Pierre 2/24) Et encore :

« Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de vous amener à Dieu.) (1 Pierre 3/18)

Les mains de Jésus ont été percées pour nos mains impures. Ses pieds ont été percés pour les nôtres qui courent si facilement au mal. Sa tête fut couronnée d’épines pour les folies de ce que nous appelons sagesse et notre prétendue science.
Oui, il fut couronné d’épines ! Il a porté nos égratignures, nos moqueries, nos méchancetés, nos mesquineries, nos petits chagrins, nos petites peines, nos petits soucis. Jésus peut nous sauver parfaitement.

La troisième croix où est attaché l’autre malfaiteur, est le symbole d’une humanité qui, elle, meurt au péché. Cet homme choisit de se tourner vers Jésus et de se repentir. Il reprend d’ailleurs le brigand qui blasphème, et lui dit :

« Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal !
Il dit à Jésus : Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne. Ce à quoi Jésus lui répond : Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »
(Luc 23/40-42)

En 1848, plantant sur la place royale l’arbre de la liberté, Victor Hugo dira publiquement :

« Le premier arbre de la liberté a été planté il y a 1800 ans par Dieu lui-même sur le Golgotha. Le premier arbre de la liberté, c’est cette croix sur laquelle Jésus s’est offert en sacrifice pour la liberté, l’égalité et la fraternité du genre humain.
La signification de cet arbre n’a pas changé depuis dix-huit siècles. »

Entre une incrédulité obstinée, une haine farouche de la vérité, une impénitence délibérée, et d’autre part, une repentance sincère de vos fautes, la foi dans le pardon de Dieu et la volonté de tourner le dos à une vie misérable, loin de la loi divine ; quel est votre choix ?

Ne voulez-vous pas choisir en cet instant de vous tourner vers Jésus, pour qu’il vous fasse grâce de tout votre passé coupable, et vous donne la force de vivre une vie nouvelle ?

Diriez-vous, comme ce dernier martyr huguenot en France, mort à Toulouse à 26 ans, pendu sur la place du Salin en février 1762 :

« Je demande pardon à Dieu de tous mes péchés, et je crois fermement en être lavé par le sang de Jésus-Christ qui nous a rachetés à un grand prix » ?