* JESUS REVIENT *

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LA FOI D’EVE ( Charles Nicolas )

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Cependant l'Éternel désire vous faire grâce, Et il se lèvera pour vous faire miséricorde ; Car l'Éternel est un Dieu juste : Heureux tous ceux qui espèrent en lui ! Oui, peuple de Sion, habitant de Jérusalem, tu ne pleureras plus ! Il te fera grâce, quand tu crieras ; Dès qu'il aura entendu, il t'exaucera. Le Seigneur vous donnera du pain dans l'angoisse, et de l'eau dans la détresse ; ceux qui t'instruisent ne se cacheront plus, mais tes yeux verront ceux qui t'instruisent. Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira: Voici le chemin, marchez-y !
Esaïe 30.18-21
Adam connut Ève, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit : J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel. Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur.
Genèse 4.1-2
Je propose de méditer ces deux derniers versets de Genèse 4 et d'en tirer quatre leçons pour nous.
Les conditions étaient-elles idéales ?
Les conditions dans lesquelles nous nous trouvons aujourd'hui sont-elles idéales ? Non. Les conditions étaient-elles idéales, en Genèse 4 ? Non plus ! Adam et Eve ont désobéi et sont couverts de honte. La mort a fait son entrée, la terre est maudite, l'homme et la femme sont chassés loin du jardin d'Eden, loin de la présence de Dieu, loin de l'arbre de vie. Les raisons de se réjouir étaient bien minces, en vérité.
Comment cela nous parle-t-il aujourd'hui ? Les hommes ont progressé dans beaucoup de domaines, mais pas dans leur condition devant Dieu. Le fait que nous soyons couverts de vêtements (même si ce ne sont plus des peaux de bêtes) nous le rappelle tous les jours !
Si, en tant que chrétiens, nous avons été rachetés et régénérés pour une espérance vivante – ce qui n'est pas rien ! – les conditions de cette vie demeurent celles d'une terre maudite. Nous pourrions être étonnés d'être encore en vie. Que pouvons-nous faire par nous-mêmes ? Surtout des sottises, même quand nous voulons faire le bien...
C'est dans ce contexte qu'Adam connut Eve, sa femme, qu'elle conçut et enfanta Caïn, et qu'elle dit : J'ai formé un homme avec l'aide de Dieu !"
1ère leçon : Dieu continue à agir dans des conditions très défavorables.
La surprise d'Eve
Ce qui apparaît aussi, logiquement, c'est la surprise d'Eve. Ce que Dieu fait est surprenant. Le voyons-nous ? La dernière parole que Dieu leur avait adressée était : Tu es poussière et tu retourneras à la poussière. Et voilà qu'au lieu de mourir misérablement, elle donne naissance à un fils, puis à un deuxième. Elle n'en revient pas ! Quel est ce Dieu si redoutable qui rend possible des choses si étonnantes ?
Nous voyons des souffrances parfois grandes autour de nous. En réalité, tout pourrait être bien pire. D'ailleurs, il n'est pas exclu que cela le devienne. Jésus dit que dans les derniers temps, les hommes rendront l'âme de terreur dans l'attente de ce qui surviendra pour la terre (Lc 21.26). Eve est surprise de ce qui arrive encore de bon dans ce monde, de par la grâce de Dieu. Cette grâce n'est pas 'à salut', mais c'est une grâce quand-même. L'étonnement d'Eve devrait être le nôtre.
Eve rend grâce à Dieu. Elle ne conçoit rien comme venant seulement d'elle-même, alors que ce sont ses enfants qui sortent de son ventre ! J'ai formé un homme avec l'aide de Dieu ! Elle a tellement conscience de l'absence totale de mérites et de l'immensité de la grâce de Dieu, dans un moment semblable. Je pense que Paul est resté toute sa vie étonné de ce que Dieu l'ait appelé à être son serviteur, lui qui avait été un blasphémateur, un persécuteur. Et Pierre aussi, sans aucun doute.
2ème leçon : Ne nous habituons pas à ce que Dieu fait. Soyons reconnaissants
Acteurs et témoins en même temps
Ce qui me frappe, dans ce passage, c'est aussi qu'Eve a vraiment l'air d'être témoin autant qu'actrice de ce qui se passe. Cela est très important.
Actrice elle l'est, et nous devons l'être aussi. Il y a des chrétiens qui aimeraient seulement regarder ce qui se passe. Ils sont observateurs. Ils sont passifs. Non, il faut des acteurs, il faut que la foi et l'amour se transforment en actes ! Une des vocations des pasteurs, des anciens, des diacres, est de convaincre chaque chrétien qu'il est, lui aussi, un acteur. Même celui qui n'a reçu qu'un talent. Même les enfants. Un serviteur passif, cela ne va pas ! Un chrétien passif non plus.
Mais Eve est en même temps témoin. J'ai formé un homme avec l'aide de Dieu, dit-elle, étonnée. En un sens, c'est assez facile d'être acteur. Dans les associations, c'est plein d'acteurs ! Mais en tant que chrétiens, nous devons agir de telle manière que nous soyons en même temps acteurs et témoins de ce que Dieu fait[1]. Qu'est-ce que Dieu est en train de faire, en ce moment dans ma vie, dans ma maison, dans mon église, dans la vie de telle personne ? Prendre le temps d'observer...
Eve, par exemple, se souvient de la promesse de Dieu que de sa postérité naîtrait le Christ ! (Gn 3.15). Jean Calvin commente ainsi ce passage : « Par la foi, Eve embrasse la promesse qui lui a été donnée, que sa postérité briserait la tête du serpent ». Calvin propose de traduire ainsi : « J'ai acquis un homme pour Seigneur ! » Comme Marie à la naissance de Jésus ! C'est elle qui l'a fait et c'est l'accomplissement d'une promesse de Dieu !
En somme, Eve dit : « C'est par le Seigneur et pour le Seigneur ! » Ce n'est ni par moi-même, ni pour moi-même. C'est le sens de sanctifier le nom du Seigneur (comme dit le Notre Père). Tout doit être sanctifié ainsi. Tout ? Oui, tout. Cette journée, le culte, la maison, la voiture, l'argent, les relations, les affections, les enfants, les mots qu'on dit... Tout ! C'est la clé du bon usage de chaque chose !
3ème leçon : Nous devons être des acteurs, et en même temps des observateurs de ce que Dieu est en train de faire : en nous, autour de nous, au travers de nous. Et comme elle, relier tout ce que nous voyons à la personne de Jésus-Christ.
Le cadre familial
La 4ème leçon est celle-ci : ce qui se passe ici se passe dans le cadre d'un foyer, d'une maison. Tout commence par la maison. Adam connut Eve (ce n'était pas sur la place publique), elle conçut et enfanta un fils. Tout cela se passe dans l'intimité. Tout commence à la maison ! Pas à l'église, mais à la maison. Tout ce qui se passe dans la maison (la lecture de la Bible et la prière, bien sûr, mais aussi plein d'autres choses : la vie de couple, les enfants petits ou grands, les demandes de pardon, la transmission de la foi, la gestion de l'argent, l'hospitalité, l'esprit de service, etc.) aura des répercussions ailleurs, y compris dans l'église, même si on n'en parle pas. S'il se passe peu de chose à la maison, il se passera peu de chose au niveau de l'église.
Si vous êtes béni(e) et fidèle à la maison, l'église sera bénie.
S'il y a un obstacle à la maison, une chose qui attriste l'Esprit de Dieu, cet obstacle se trouve aussi dans la vie de l'église (Cf. L'interdit d'Acan, Jos 7.1-22).
Bien sûr, nos maisons sont aussi faites pour accueillir des rencontres fraternelles, de toutes sortes (à deux, à trois, à cinq ou à dix), chaque fois que c'est possible : des rencontres où chacun peut prendre la parole, où chacun peut exprimer un besoin, confier une peine, apporter une pensée de la part du Seigneur, encourager !
C'est la 4ème leçon : Tout commence à la maison. Sanctifions nos maisons pour que l'église soit bénie et que Dieu agisse. Ôtons les obstacles !
Conclusion : vivre comme Dieu nous le demande n'est pas un idéal !
Pourquoi dire cela ? Parce que dire qu'une chose est un idéal, c'est s'excuser à l'avance de ne pas la vivre !
Vous voyez un seul idéal, dans la Bible ? On voit beaucoup de problèmes au sein desquels Dieu intervient, ça oui. Dieu ne dit pas : « Voici un idéal, débrouillez-vous pour y arriver ». Pas du tout ! Cela, c'est ce que disent les faux évangiles qui se répandent partout : l'évangile de la prospérité, l'évangile d'un monde fraternel, etc. Laissons cela.
Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut et enfanta un fils. Est-ce un idéal ? Caïn, c'était un idéal ? Abel assassiné, c'était un idéal ? Et la croix, était-ce un idéal ? C'était plutôt un chemin très étroit par lequel notre Sauveur devait passer.
Par la grâce et la fidélité de Dieu, Adam et Eve, malgré le péché profondément inscrit dans leur chair, ont eu une descendance de laquelle est né le Christ. Et du Christ est née une descendance qui s'appelle l'Eglise ! L'Eglise n'est pas un idéal ; c'est une réalité fragile, mais qui est aussi l'accomplissement d'une promesse et du dessein de Dieu. Et nous le vivons – par la foi – aujourd'hui, avec la multitude des rachetés du Seigneur. Et toi qui lis, tu fais partie de la grande nuée des témoins – dès lors que tu as connu que le Seigneur est juste et bon... dans des circonstances favorables ou défavorables.
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1ère leçon : Dieu continue à agir dans des conditions défavorables !
2ème leçon : Ne nous habituons pas à ce que Dieu fait. Soyons reconnaissants !
3ème leçon : Nous devons être des acteurs, mais aussi des observateurs attentifs de ce que Dieu fait et dit en ce moment.
4ème leçon : Tout commence à la maison. Sanctifions nos maisons pour que l'église soit bénie et que Dieu agisse. Otons les obstacles !
Vivre ce que Dieu nous demande n'est pas un idéal. C'est une marche par la foi.
Le Seigneur va montrer à chacun le chemin, jour après jour.
Mes brebis écoutent ma voix, et elles me suivent.
 
[1]
. Parfois, Dieu nous arrête pour que nous cessions d'agir (de courir) et que nos yeux (nos oreilles) s' ouvrent enfin .


30/10/2020
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