Cette série de méditations d’André Bolzer est utile aux chrétiens pour se rappeler l’immense grâce dont nous bénéficions. Ces trois méditations sur le Christ incomparable sont aussi de formidables modèles pour exposer l’évangile lorsque nous avons à témoigner de notre foi.


La présence de Jésus dans un cœur change cette vie, par le fait même d’une nouvelle relation, d’une nouvelle parenté, d’un nouveau contact qui s’établit. L’homme, qu’il le veuille ou non, est victime, dans son existence terrestre, de la solitude. Même dans la foule, nous arrivons à être seuls. Même avec des êtres bien-aimés, nous nous sentons esseulés. Qui n’a pas eu l’occasion, un jour ou l’autre, de se dire : « On ne me comprend pas ; je ne suis pas compris ; je ne suis pas aidé… » On se rend compte que ce problème existe. Parfois même, plus encore que la solitude, l’hostilité se rencontre aussi chez nos bien-aimés ou bien nous le pensons. Oui, je dis bien que nous le pensons, parce qu’elle n’est parfois qu’imaginaire. C’est nous qui la fabriquons, elle n’est pas toujours réelle.

Permettez-moi de vous dire qu’avec Jésus ce problème est réglé entièrement et complètement. L’Évangile présente d’abord le fait suivant : Lorsque Jésus vient dans notre cœur et dans notre vie, c’est pour devenir notre ami. Puis, l’Évangile nous affirme que Jésus pénétrant dans notre vie, nous réconcilie avec Dieu. C’est un grave problème que celui-là. Cette réconciliation fait de nous un enfant de Dieu, et faisant de Dieu, notre Père, non plus un juge, non pas un dieu inconnu, mais un Dieu qui nous aime et qui devient notre Père.

Pour que cela soit rendu possible, Jésus n’a pas hésité, lui qui était le Christ, le Fils de Dieu, assis à la droite du trône de Dieu, lui, n’a pas hésité à quitter son ciel de gloire pour venir sur la terre, prendre notre nature d’homme, et a également accepté de prendre notre péché à notre place à la croix du calvaire. Il n’y était pas contraint et il pouvait fort bien se dispenser de le faire, mais parce qu’il nous aimait et qu’il savait qu’il n’y avait pas d’autre solution pour nous sauver, il est allé jusqu’au bout, parce qu’il nous aimait. Il a fait tout ce qu’il fallait pour nous sauver. Alors, quand il vient maintenant dans notre cœur et que nous le recevons, son Évangile nous le dit :

« C’est lui qui nous réconcilie avec Dieu. Nul ne vient au Père que par moi. »

En même temps, Jésus nous met aussi en relation avec d’autres hommes et femmes qui, comme nous, ont fait la même expérience et son aussi devenus des enfants de Dieu. Or, tout cela est d’une très grande importance. D’abord, réconciliés avec Dieu, nous n’avons plus en lui un juge dont nous sommes séparés, mais nous avons en lui un Père avec qui nous pouvons avoir le contact d’un enfant avec son père. Nous pouvons lui parler, nous pouvons le prier. Pour bien des gens, la prière est un signe de faiblesse. Pour elle, elle est une punition, une pénitence, mais pas pour nous ! Pour nous qui connaissons Dieu comme notre Père, la prière est un privilège. Elle est une conversation, une bénédiction, une source de joie, de consolation, une source de force.

Je me souviendrai toujours de cet ho