* JESUS REVIENT *

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Le grondement de la cataracte ( Plaire au Seigneur )

Un abîme appelle un autre abîme à la voix de tes cataractes; toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi. Ps 42:7
Siméon les bénit et dit à Marie sa mère: Vois, celui-ci est là pour la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, et pour un signe que l’on contredira (une épée transpercera même ta propre âme), en sorte que les pensées de beaucoup de cœurs soient révélées. Lu 2:34,35

À quelques kilomètres en amont des chutes du Niagara, l’eau du fleuve court tranquillement entre les berges. Pendant la belle saison, on peut s’asseoir au bord de ces rives, écouter le chant des oiseaux et le clapotis des vagues qui viennent mourir sur les cailloux du bord. C’est une scène pleine de calme et de douceur et qui serait toute pareille à ce que l’on peut voir au bord de tous les fleuves, si l’on n’entendait pas monter, de là-bas, le sourd mugissement d’une chute d’eau. On songe alors que ces eaux si paisibles vont devenir torrentueuses, que tout ce calme va se changer en une cataracte. On est saisi à la fois par le contraste entre deux aspects si différents du même fleuve en marche, et par la continuité qui existe entre les deux.

Ainsi, dès les premières pages de l’Évangile, une rumeur de mort est présente. On la perçoit déjà dans le récit de la nativité, dans la prophétie du vieillard Siméon; sa voix devient plus forte au moment du baptême de Jésus; le Jourdain roulant vers la mer Morte est bien l’image de cette vie, sacrifiée d’avance. Dans la parole majestueuse de Jean le Baptiseur: Voilà l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jn 1:29), on entend le bruit anticipé de la cataracte.

À mesure que l’on avance, le paysage devient plus austère, le ciel plus sombre et la marche vers la mort s’accentue. Si quelques lignes sont consacrées à la nativité et aux trente années qui suivent, en revanche, les évangélistes s’étendent longuement sur la dernière semaine. Et les quelques heures qui vont du jeudi soir au vendredi après-midi prennent la place capitale dans chacun des évangiles… On sent que, pour les évangélistes, tout ce qu’ils ont transmis des actes et des paroles de Jésus n’était que la préface de sa mort. Comme le fleuve roule vers l’abîme, ainsi les récits sacrés roulent vers la croix où toutes les vagues et les flots de la justice de Dieu sont passés sur l’âme de notre Seigneur. Il fallait que le Christ souffre ces choses afin de nous conduire à des eaux paisibles.

D’après Ruben Saillens

 



11/04/2018
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