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Lecture : Esaïe 8/6 ; Jean 9

Lorsqu’on regarde le plan de Jérusalem au temps de Jésus, on constate que le réservoir de Siloé se situe à proximité de deux vallées de sinistres réputations : la vallée du Cédron et celle de Hinnom.

La vallée du Cédron est cette vallée au cours desséché et dont le nom hébreux « Qadar » signifie : noir, triste ! Ce lieu a servi quelquefois de fosse commune et la méchante reine Athalie y sera exécutée. Parfois, nos vies ressemblent à ce lieu sombre et aride où plane l’ombre de la mort… Cependant, au sein même de cette vallée se trouvait une source naturelle qui alimentait en eau le réservoir de Siloé. Quelle grâce de savoir que l’Eternel est toujours celui qui peut ouvrir une source rafraîchissante au sein même de la détresse (Psaume 84/7) !

La vallée de Hinnom (gémissements) a été le théâtre de crimes d’enfants sacrifiés aux idoles (2 Rois 23/10). C’est aussi là qu’on brûlait les immondices de la cité, faisant de l’endroit un lieu impur et de malédiction : la vallée de la Géhenne, une vallée ténébreuse où est absent le Père des lumières et qui illustre la perdition éternelle réservée à tous ceux qui n’auront pas accepté Jésus comme leur Sauveur.

Près de ces deux vallées, le réservoir de Siloé nous parle de la grâce de Dieu. Jésus dira à l’aveugle de naissance :

« Va te laver au réservoir de Siloé ».

Ce qui se traduit par « envoyé » (Jean 9/7). Jésus est cet envoyé du Père, celui qui s’est placé à l’intersection de ces vallées de mort et de désolation. Il est l’espoir d’un nouveau départ pour toi. Dans quelle vallée erres-tu ? Ne méprise pas les eaux de Siloé, fais cette halte aux pieds du Seigneur, dis-lui ta lassitude et viens te désaltérer car c’est pour cela qu’il a été envoyé.