* JESUS REVIENT *

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LE RÔLE D’ISRAËL DANS LE PLAN DE DIEU

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Josué Turnil, directeur de Juifs pour Jésus prêchait dimanche dernier à Loriol( Drôme ) et nous donnait, l’après-midi, un exposé extrêmement intéressant sur la question d’Israël, ce qui m’a conduit au désir d’en prolonger les lignes.

Je ne ferai, en effet, que reprendre brièvement son premier point avant d’en développer le ‘comment’. Il rappela que, dès le choix d’Abraham, les promesses faites d’une postérité avait pour but la bénédiction de toutes les ethnies de la terre. En d’autres termes, l’élection de la postérité d’Abraham, celle qui passe par Isaac et Jacob (à qui Dieu lui-même donna ce nom nouveau d’Israël) est le choix non ‘d’un’ mais ‘du’ canal de bénédiction de toutes les familles, de toutes les nations de la terre.
Cela impliquait l’émergence d’une nation sainte (c’est-à-dire mise à part, différente), ayant un territoire propre et consciente de sa vocation. J’ai eu plus d’une fois l’occasion de vous dire que la Bible affirme plus de cinquante fois que cela fut solennellement promis avec serment à Abraham, Isaac et Jacob. Et aucune de ces promesses ne s’accompagnait de condition.
Il ne faut donc pas s’étonner de ce que, dans l’épître aux Romains (1.16) ― la dernière que Paul écrivit avant son emprisonnement ―, Paul affirme encore que l’Évangile est la puissance de Dieu, pour le Juif premièrement, ni que, bien que se tournant, dès Actes 13, aussi vers les païens dont Dieu l’avait fait l’apôtre, il allait d’abord vers les Juifs et les synagogues dans tous les lieux où il était envoyé.
Être une source de bénédiction pour toutes les nations est donc l’objectif de Dieu pour Israël. Mais comment Dieu voulait-il que le peuple, une fois formé, accomplisse cette mission À quelle responsabilité le destinait-Il 
Exode 19.6 répond en ces termes : …vous m’appartiendrai entre tous les peuples, car toute la terre est à moi ; vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d’Israël
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‘Au risque de vous surprendre, je vous dirai que c’est aussi de cette vocation d’Israël que Paul parle en Éphésiens 1.3-12, résumant cette vocation par les mots : Dieu nous a élus dès avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant destinés à l’avance, dans son amour, à être ses enfants d’adoption, par Jésus-Christ, … à la louange de la gloire de sa grâce... (vv. 4, 5) destinée qu’il confirme au verset 11: En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été destinés à l’avance suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté, afin que nous servions à la louange de sa grâce... J’ai dit, en quelque sorte, que Paul parle ici en tant que Juif, d’où la première personne du pluriel: …que nous servions… J’ai suspendu ma lecture à dessein pour en souligner la preuve. En effet, il écrit : …que nous servions à la louange de se grâce, nous qui, d’avance, avons espéré en Christ.
Qui sont donc, au long des siècles, ceux qui ont, d’avance, espéré et attendu le Messie ? Ne sont-ce pas les Juifs ? Mais n’allons pas nous croire oubliés, nous païens. Le ‘Vous aussi’ suit aussitôt, au verset 13 : En lui, vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit de la promesse…
Revenons donc à cette vocation d’Israël : “servir à la louange de Dieu”. Cela ne pouvait devenir vrai, bien sûr, que dans la mesure où il gardait l’alliance que Dieu faisait avec lui. C’est ce que disait le verset 5 d’Exode 19 : Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez… etc.
Tout ne peut donc commencer que par sa conversion. Paul en parlera aussi au chapitre 11 de l’épître aux Romains, disant que leur réintégration ne pourra être qu’une vie d’entre les morts (verset 15) et qu’ainsi tout Israël sera sauvé (v.26).
Cette fois, nous abordons ce que la théologie appelle l’eschatologie. On ne peut le faire qu’avec prudence. Mais il faut le faire, car toute Écriture a été inspirée pour être utile… Ce que nous refusons d’aborder serait un obstacle à notre formation.
La première question inévitable concerne ce tout Israël. Cela signifie-t-il que tous les descendants de Jacob seront sauvés Ce serait beau, mais les textes ne permettent pas de le penser. Le même Paul parle d’un reste, d’un résidu fidèle. Et c’est de ‘tout ce reste’ qu’il me semble évident que Dieu parle.
Certaines paroles de l’Ecriture me semblent terribles, mais elles s’y trouvent. Par exemple, Zacharie, après avoir prophétisé la repentance au verset 10 du chapitre 12, paraît revenir en arrière dans le temps, au chapitre 13, versets 8 et 9 : Dans tout le pays, dit l’Éternel, Les deux tiers seront exterminés, périront, Et l’autre tiers restera. Je mettrai ce tiers dans le feu, Et je le purifierai comme on purifie l’argent, Je l’éprouverai comme on éprouve l’or. Il invoquera mon nom, et je l’exaucerai; Je dirai : C’est mon peuple ! Et il dira : L’Éternel est mon Dieu !
Et de fait, en 12.10, il disait : Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication..
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Josué Turnil nous a fait part des résultats d’un sondage fait en Israël. Il soulignait qu’en dehors de Jérusalem; 80 % des Israéliens ne sont pas religieux contre 20 % qui le sont. À Jérusalem, la proportion est pratiquement inversée : 80 % sont pieux, 20 % non religieux.
Ces chiffres plutôt effrayants me reportent aux prophètes, spécialement à Ésaïe. Vous savez qu’il est souvent appelé le cinquième évangéliste. Mais on semble oublier que l’évangile qu’il proclame est destiné à Israël. Oui, même Ésaïe 53 ! Il nous est si facile d’oublier ce que disait l’ange à Joseph concernant le rejeton de ce chapitre : Tu lui donneras le nom de Jésus (Sauveur); c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.
Dans le livre d’Ésaïe, le rôle de ce rejeton, notre seigneur, est si étroitement lié à celui d’Israël, son peuple, qu’il est parfois difficile de les distinguer.
À titre d’exemple, je pense au chapitre 49. Dieu dit, par la bouche du prophète, verset 3 : Tu es mon serviteur, Israël en qui je me glorifierai. C’est évidemment clair. C’est Israël qui est nommé par Dieu mon serviteur. Mais lisons la suite :
4Et moi j’ai dit : C’est en vain que j’ai travaillé, c’est pour le vide et le néant que j’ai consumé ma force ; mais mon droit est auprès de l’Éternel, et ma récompense auprès de mon Dieu. 5Maintenant, l’Éternel parle, Lui qui m’a formé dès ma naissance pour être son serviteur, pour ramener à lui Jacob, et Israël encore dispersé ; car je suis honoré aux yeux de l’Éternel, et mon Dieu est ma force. 6Il dit : C’est peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et pour ramener les restes d’Israël : Je t’établis pour être la lumière des nations, pour porter mon salut jusqu’aux extrémités de la terre. 7Ainsi parle l’Éternel, le rédempteur, le Saint d’Israël, à celui qu’on méprise, qui est en horreur au peuple, à l’esclave des puissants : Des rois le verront, et ils se lèveront, des princes, et ils se prosterneront, à cause de l’Éternel, qui est fidèle, du Saint d’Israël, qui t’a choisi.
On est pensé que ‘ramener les restes d’Israël, être la lumière des nations… c’est plutôt le Christ que cela concerne. C’est vrai, mais nous verrons bientôt que c’est tout aussi applicable à la nation juive ou, du moins, d’abord à un reste fidèle.
J’ai dit que tout doit commencer par la conversion d’Israël. Cela me reporte au chapitre 66 où il est question de la naissance d’un peuple en un jour. Il nous faut lire presque tout le texte, dès le verset 5 :
5Écoutez la parole de l’Éternel, vous qui craignez sa parole. Voici ce que disent vos frères, qui vous haïssent et vous repoussent à cause de mon nom : Que l’Éternel montre sa gloire, et que nous voyions votre joie ! -Mais ils seront confondus. 6Une voix éclatante sort de la ville, une voix sort du temple. C’est la voix de l’Éternel, qui paie à ses ennemis leur salaire. 7Avant d’éprouver les douleurs, elle a enfanté ; avant que les souffrances lui vinssent, elle a donné naissance à un fils. 9Qui a jamais entendu pareille chose ? Qui a jamais vu rien de semblable ? Un pays peut-il naître en un jour ? Une nation est-elle enfantée d’un seul coup ? À peine en travail, Sion a enfanté ses fils ! 9Ouvrirais-je le sein maternel, pour ne pas laisser enfanter ? dit l’Éternel. Moi, qui fais naître, empêcherais-je d’enfanter ? dit ton Dieu.
10Réjouissez-vous avec Jérusalem, faites d’elle le sujet de votre allégresse, vous tous qui l’aimez ; tressaillez avec elle de joie, vous tous qui menez deuil sur elle ; 11afin que vous soyez nourris et rassasiés du lait de ses consolations, afin que vous savouriez avec bonheur La plénitude de sa gloire.
12Car ainsi parle l’Éternel : Voici, je dirigerai vers elle la paix comme un fleuve, et la gloire des nations comme un torrent débordé, et vous serez allaités. Vous serez portés sur les bras, et caressés sur les genoux. 13Comme un homme que sa mère console, Ainsi je vous consolerai; vous serez consolés dans Jérusalem. 14Vous le verrez, et votre coeur sera dans la joie, et vos os reprendront de la vigueur comme l’herbe. L’Éternel manifestera sa puissance envers ses serviteurs, mais il fera sentir sa colère à ses ennemis. 15Car voici, l’Éternel arrive dans un feu, et ses chars sont comme un tourbillon; il convertit sa colère en un brasier, et ses menaces en flammes de feu. 16C’est par le feu que l’Éternel exerce ses jugements, c’est par son glaive qu’il châtie toute chair. Et ceux que tuera l’Éternel seront en grand nombre. 17Ceux qui se sanctifient et se purifient dans les jardins, au milieu desquels ils vont un à un, qui mangent de la chair de porc, des choses abominables et des souris, tous ceux-là périront, dit l’Éternel.
18 Je connais leurs oeuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations et toutes les langues ; elles viendront et verront ma gloire. 19Je mettrai un signe parmi elles, et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, à Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, à Tubal et à Javan, aux îles lointaines, qui jamais n’ont entendu parler de moi, et qui n’ont pas vu ma gloire. Et ils publieront ma gloire parmi les nations. 20Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, en offrande à l’Éternel, sur des chevaux, des chars et des litières, sur des mulets et des dromadaires, à ma montagne sainte, à Jérusalem, dit l’Éternel, comme les enfants d’Israël apportent leur offrande dans un vase pur, à la maison de l’Éternel.
La lecture était longue, mais je ne voyais pas ce qu’il eut été possible de sauter. Ici, trois choses sont prophétisées. En premier lieu, la naissance d’une nation. Elle est dite survenir en un jour. Contrairement à Ézéchiel qui dépeint une longue ‘naissance’: les os se rassemblant, la chair y apparaissant, les nerfs et autre éléments, mais sur qui doit finalement souffler l’Esprit. Ici c’est le fruit de ce souffle divin qui provoque, je pense, la naissance spirituelle en un jour.
En même temps, le prophète s’étend sur le châtiment de ses ennemis. C’est le deuxième élément qui lie ces jugements à sa délivrance. Mais suit, enfin, le rôle pour lequel intervient sa naissance spirituelle. Il n’y a que quelques années que cela m’est apparu de façon claire. C’est le résidu, habitant Jérusalem (le tiers restant et éprouvé de Zacharie), qui, enfin, accomplira son rôle : ramener le reste d’Israël dispersé à Jérusalem comme une offrande à l’Éternel et publier sa gloire parmi les nations. Vous vous souvenez d’Ésaïe 49 : … ramener les restes d’Israël, … être la lumière des nations… 
Alors s’accomplira la promesse si connue (et aujourd’hui si oubliée) du chapitre 11 de ce même livre d’Ésaïe : La terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. En ce jour-là le rejeton d’Israël sera là comme une bannière pour les peuples ; les nations se tourneront vers lui et la gloire sera sa demeure.
Bien sûr, vous pouvez préférer la théologie contemporaine, croire que Dieu a changé d’avis et ne tiendra pas la promesse jurée aux patriarches, il vous reste alors à chercher comment spiritualiser tout ce que nous avons lu. Ce ne sera pas simple.
Mais si les textes vous parlent comme ils me parlent, si vous croyez, avec Paul, que Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel (Rm 11.29) et si vous n’êtes pas étrangers à ce qui se passe au proche Orient, vous comprendrez que, pour que viennent les temps glorieux de l’évangélisation finale du monde par son peuple, nous sommes invités à prier pour sa conversion, à l’aimer et à lui donner envie, par notre comportement, de connaître à son tour celui que nous avons choisi pour Maître en même temps que pour Sauveur.
À lui seul, la gloire
https://douliere.wordpress.com/author/rdouliere/



17/07/2020
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