* JESUS REVIENT *

* JESUS REVIENT   *

Les règles d’une bonne justice ( Paul Calzada )

 

 

“Le méchant accepte en secret des présents, pour pervertir les voies de la justice.” (Proverbes 17.23)

La loi définit l’importance de l’indépendance, de la souveraineté et de l’incorruptibilité de la justice. Cependant la Bible dénonce de nombreuses infractions à ces règles. La corruptibilité des juges est signalée dans de nombreux textes. La Bible rappelle aussi que la justice n’est pas toujours détenue par la majorité des bien-pensants : “Tu ne déposeras point dans un procès en te mettant du côté du grand nombre, pour violer la justice” (Exode 23.2).

Les droits de la défense définis dans le code civil, sont largement inspirés de la Bible. Pour éviter une justice partiale, l’indépendance des juges vis-à-vis du pouvoir dominant est capitale. Or, dans certaines associations religieuses ceux qui instruisent les dossiers délicats, et qui jugent, sont en même temps ceux qui président ces associations. Par exemple, si un pasteur, ou tout autre responsable ecclésiastique, est à la fois président et juge, s’il dirige les débats lors du traitement d’une crise, il cumule le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif. Son implication ne respectera pas le principe d’indépendance, et son impartialité sera contestable. Il est à la fois juge et partie. Ce cumul des rôles est propice à des risques de manipulation, et d’abus de pouvoir. Une bonne justice nécessitera la séparation des pouvoirs.

Pour une bonne justice, il convient de respecter les droits de la défense. Parmi les droits de la défense cités dans le code civil, retenons celui-ci : “Toute personne doit pouvoir se défendre, soit personnellement, ou bien assistée par un avocat”. Or, dans bien des situations conflictuelles, ce droit est bafoué. On met en cause des personnes, alors qu’elles ne sont ni présentes, ni représentées. Ce fonctionnement bafoue le principe biblique qui stipule de ne pas apporter d’accusation contre qui que ce soit en son absence, et en l’absence de témoins. Ces manquements génèrent des blessures, et n’aident pas à exercer une justice équitable.

L’un des droits le plus souvent bafoué par le clergé (quelle que soit sa dénomination), c’est d’admettre qu’un “laïc” puisse être le témoin d’un “clerc”. Ainsi s’établit une justice de “castes”, contraire à l’esprit de l’Évangile. L’Église n’est faite que de fidèles remplissant un sacerdoce universel, tous les fidèles sont donc des sacrificateurs, et aucun d’eux ne devrait être récusé comme témoin à charge ou à décharge.

Enfin il est capital de rappeler que la justice des hommes considère que toute personne mise en cause est présumée innocente. La justice des croyants devrait-elle être de moins bonne qualité ? Parfois, les conclusions occultes, et les jugements de valeur répandus par la rumeur, condamnent avant même que les personnes soient entendues.

Un conseil pour ce jour :

Ne vous hâtez pas de juger qui que ce soit, à partir de rumeurs, veillez à entendre par vous-même les diverses parties en conflit. Respectez les règles bibliques d’une bonne justice.

 



08/04/2019
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 862 autres membres