* JESUS REVIENT *

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Les renards qui détruisent l’unité ( Paul Calzada )

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“Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes…” (Cantiques 2.15)

Il peut arriver que l’unité soit mise à mal à cause de certains comportements qui peuvent paraître insignifiants, mais qui ont des conséquences importantes. L’une de ces petites choses qui peuvent nuire à l’unité, c’est d’avoir des attentes trop exigeantes.

Quand on découvre, lors de notre conversion, la joie de la communion fraternelle, nous nous forgeons un idéal irréaliste. Or, dès le moindre accroc, le découragement s’installe en voyant le fossé entre l’idéal que nous nous étions forgé et la réalité que nous rencontrons dans l’église. A ce moment là, la tentation de nous éloigner de la communion fraternelle est forte.

Le verset deux, d’Ephésiens quatre, pourrait être traduit ainsi : “Soyez patients les uns envers les autres, vous montrant indulgents envers les fautes des autres à cause de votre amour.”

La raison centrale qui doit nous amener à nous supporter, c’est l’amour. On peut supporter les défauts des autres par insensibilité ou indifférence, on peut également les supporter par une forme de complaisance plus ou moins complice, mais le faire par amour, c’est ce qui renforce l’unité.

Les déceptions, les incompréhensions ne manqueront pas de se produire. Mais est-ce une raison pour rompre la communion ? L’indulgence que nous dicte l’amour nous invite à ne pas briser le lien fraternel.

Qu’est-ce qui vous a déçu ? Les conflits entre les uns ou les autres ? Peut-être l’hypocrisie de certains, la dureté d’autres, ou encore le laxisme par ci ou le légalisme par là ? La liste serait interminable…

Nos rêves d’église parfaite s’envolent en éclat, et le désir de quitter la communion fraternelle nous envahit ! En fait, il est capital de se souvenir que l’église est composée de pécheurs, dont nous faisons partie !

Parce que nous sommes pécheurs, nous nous blessons les uns les autres, souvent sans le vouloir. L’abandon de la communion et la fuite, nous empêchent d’acquérir un caractère plus stable, et surtout empêchent que l’unité soit plus forte.

Dietrich Bonhoffer, un pasteur allemand qui fut martyrisé à cause de sa résistance contre les Nazis, écrivit dans son livre “La Vie Ensemble” : “Celui qui aime son rêve de communauté plus que la communauté chrétienne elle-même devient un destructeur de celle-ci… être déçu par son église est une bonne chose car cela détruit les fausses attentes de perfection. Plus vite on abandonne l’illusion qu’une église doit être parfaite pour qu’on l’aime, plus vite on arrête de faire semblant et on commence à admettre qu’on est tous imparfaits et qu’on a besoin de la grâce. Voilà le commencement de la vraie communauté !”

Ma prière en ce jour :

Seigneur, je ne veux pas laisser mes rêves d’église parfaite, détruire mon amour pour les frères et sœurs que tu m’as donnés. Conscient de mes propres faiblesses, je te demande de me donner l’indulgence qu’inspire l’amour, envers les faiblesses des autres. Amen !



20/11/2019
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