L’opacité entretient l’esprit sectaire ( Paul Calzada ) - * JESUS REVIENT *

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L’opacité entretient l’esprit sectaire ( Paul Calzada )

“Si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspende à son cou une meule de moulin, et qu’on le jette au fond de la mer… Malheur à l’homme par qui le scandale arrive” (Matthieu 18.6/7).

Peut-on qualifier de dérive sectaire tout acte répréhensible par la loi ? Certainement pas. Il convient d’admettre qu’aucune religion, aucune association, aucun parti politique ne sont à l’abri d’agissements de la part de l’un ou l’autre de ses cadres de comportements frauduleux. Que l’on évoque des détournements de fonds, des prises illégales d’intérêts, des dérives sexuelles ou tout autre fraude, nous avons vu que malheureusement ces choses peuvent exister dans tous les milieux.

De tels comportements ne remettent pas forcément en cause toute l’institution quelle qu’elle soit. Cependant dans les divers groupes dont l’un ou l’autre de ses responsables a commis un de ces délits, nous avons pu observer que d’une manière quasi générale, la tendance est de ne pas ébruiter «l’affaire». On craint que cela nuise à l’image de ce mouvement, de ce groupe, de cette association. S’il y a dérive sectaire c’est à ce niveau qu’elle se situe. En effet entretenir le silence, l’omerta, l’opacité, c’est offrir un terreau favorable au sectarisme. Couvrir un délit pour préserver l’image de la dénomination religieuse, de l’association quelle qu’elle soit, constitue une forme de dérive sectaire tout à fait condamnable. Quand ces délits ne sont pas présentés à la justice, il y a dérive sectaire.

Lorsqu’un mineur est abusé, le fait que le coupable soit sanctionné d’une manière discrète, ne suffit pas à rassurer l’enfant blessé. Le sentiment qu’il a envers l’institution c’est que les intérêts de l’institution passent avant ses propres

intérêts et surtout avant le respect dû à sa personne.

Jésus a évoqué cette possibilité de scandaliser, blesser un enfant et il n’est pas tendre avec ces coupables, comme le mentionne le texte de ce jour. Dans ce verset, Jésus parle d’enfants qui vivent au contact de gens de foi et qui croient. Pour ceux qui commettent des délits et qui scandalisent ces petits, Jésus préconise la plus forte sanction qui existait alors : la condamnation à mort. Il n’est pas question ici d’ouvrir un débat sur la peine de mort, mais de souligner que de tels délits doivent subir la plus forte des condamnations prévues par la loi.

L’Église ne doit pas être un lieu opaque. Les reproches des fidèles, concernant divers délits doivent être traités avec le désir absolu de protéger la liberté et la dignité individuelle des personnes blessées. Si ce respect fait défaut toutes les dérives deviennent possibles. L’opacité entretient la confusion, seules la transparence, la sincérité, la vérité favorisent la confiance, et permettent une possible restauration des victimes et des responsables

d’actes frauduleux.

 

Un conseil pour ce jour :

Marchons dans la lumière, comme Dieu est lui-même lumière, et l’Église ne sera pas une lampe sous le boisseau

mais une lumière qui brille devant les hommes.

 

 

 



06/11/2018
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