* JESUS REVIENT *

* JESUS REVIENT   *

Pharisien, moi ? ( Aline Neuhauser )

 

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« Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : Ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes… » (Luc 18.11)

Franchement, quand je lis la Bible, je n’en crois pas mes yeux !
Regardez, par exemple, les Israélites dans le désert : Dieu vient de faire un miracle extraordinaire sous leurs yeux en ouvrant la mer Rouge pour qu’ils puissent passer à pied sec. Ils sautent de joie… Eh bien, trois jours plus tard, les voilà déjà en train de se lamenter parce qu’ils n’ont pas d’eau ! Et ensuite, ils se plaignent sans cesse, au point de lasser la grande patience de Moïse, et même celle de Dieu. S’ils périssent dans le désert au lieu d’entrer en terre promise, on peut dire qu’ils l’ont bien cherché !

Dans le Nouveau Testament, ce n’est pas mieux. Prenez l’apôtre Pierre : il a eu le privilège extraordinaire d’être en compagnie de Jésus pendant trois ans, de voir ses miracles et d’entendre ses paroles. Or, quand Jésus apprend aux disciples qu’il va mourir, Pierre s’écrie : « Quand tous seraient scandalisés, je ne serai pas scandalisé » (Marc 14.29). Quelle prétention ! Jésus prévient Pierre qu’il va le renier trois fois avant le chant du coq, mais au lieu de l’écouter, Pierre insiste : « Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. »
Et voilà que peu après, ce disciple si sûr de lui tremble comme une feuille devant une simple petite servante… Hallucinant ! Ah, il fait moins le fier à présent !

Combien de fois ai-je parcouru les pages de la Bible avec indignation, ai-je regardé de haut certains personnages. Qu’aurais-je fait si j’avais été assoiffé(e) dans le désert et que je n’avais trouvé que de l’eau amère et imbuvable pour étancher ma soif ? Et à la place de Pierre, menacé(e) de mort, n’aurais-je pas moi aussi cédé à la panique ?
C’est si facile de condamner sans savoir…

La seule attitude qui me convienne, c’est celle du publicain, qui n’osait pas lever les yeux. Les seules paroles que tu agrées, c’est : « Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. »

Ma prière du jour :

Seigneur, je réalise que bien des fois, j’ai lu la Bible comme un pharisien. J’ai tranché, jugé, condamné, comme si j’étais supérieure à tout le monde. Et pourtant, j’ai la même nature humaine que ces hommes et ces femmes, le même cœur « tortueux et méchant ».
Si ta grâce ne veillait pas sur moi à chaque instant, l’ennemi ne ferait qu’une bouchée de moi.
Ma place est à tes pieds, au pied de ta croix, et cela jusqu’à mon dernier souffle.
Apprends-moi à ne me vanter de rien, car si j’ai quelque talent, si tu permets que je réalise quelque œuvre pour toi, c’est un effet de ta grâce. Apprends-moi à dépendre de toi à chaque instant.
Sois béni pour ta grande patience à mon égard ! Amen.

 



23/12/2016
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