* JESUS REVIENT *

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Reconnaître sa faute n’est pas suffisant ( Bob Gass )

20201227

 

 

 

“Le pharaon fit appeler Moïse et Aaron et leur dit : cette fois, j’ai péché. C’est le Seigneur qui est juste, c’est moi et mon peuple qui avons tort.” Ex 9. 27

Quand le fils prodigue de la parabole “rentre en lui-même” pour examiner où les choses ont dérapé pour lui, il se laisse visiter par l’Esprit de Dieu plus que par une simple prise de conscience. Il découvre où est le vrai problème. Plus tard, son frère croit pouvoir dénoncer le péché de son cadet : “Il a dépensé tout son argent avec des prostituées.” Mais lui, en pleine introspection, pointe plutôt la racine de son péché : l’erreur fatale a été de quitter son père. Or, ce père, dans l’enseignement de Jésus, est l’image de Dieu Lui- même. La suite, jusqu’à la décadence au milieu des pourceaux, est une conséquence de l’éloignement. “J’ai péché contre Dieu et contre mon père”. Une fois le diagnostic établi, le jeune homme ne s’enferme pas dans l’erreur assumée ; il ne se justifie pas en cherchant des circonstances atténuantes. Il ne faut pas toujours blâmer la société, une enfance difficile, un contexte redoutable, une hérédité compliquée, ou les autres. Il faut oser reconnaître sa part. Avouer son péché, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant pour revenir au père. Il faut faire acte de contrition. La repentance ne vient pas de la faute elle-même comme si la gravité du péché la faisait naître. Plusieurs personnages bibliques ont reconnu avoir péché, sans demander pardon pour autant. Balaam avoue : “J’ai péché” (Nb 22. 34) ; Acan reconnaît : “Il est vrai que j’ai péché contre l’Éternel, le Dieu d’Israël” (Jos 7. 20). Saül admet sa faute : “J’ai péché, car j’ai transgressé l’ordre de l’Éternel” (I S 15. 24). Même Judas clame sa faute : “J’ai péché en livrant le sang innocent” (Mt 27. 4). Mais l’aveu ne suffit pas. Ces gens s’enferment dans le remords qui est tourné vers soi- même, et refusent d’entrer dans la repentance qui est tournée vers Dieu. C’est ici que l’on peut noter qu’ils ne sont pas inspirés par l’Esprit de Dieu et qu’ils Lui restent fermés alors qu’en s’ouvrant à Dieu, tel le fils prodigue, ils pouvaient encore recevoir le pardon.



27/12/2020
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